Jozef Siroka

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    Jozef Siroka est journaliste au pupitre à LaPresse.ca et blogueur cinéma à temps partiel.
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    Vendredi 15 juillet 2011 | Mise en ligne à 18h45 | Commenter Commentaires (6)

    Le court du week-end: The External World

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    «There is only a silent emptiness spreading infinitely in all directions». – The External World

    Ceux qui ont flirté avec l’idée de prendre des substances hallucinogènes, mais qui n’en ont jamais eu le courage, une alternative s’offre à vous: The External World de David O’Reilly, le court-métrage le plus déstabilisant et inquiétant qu’il m’ait été donné de voir (il était projeté hier soir à la place de la Paix dans le cadre de Prends ça court!).

    Le film emploie des graphiques 3D rudimentaires rappelant l’esthétique des premiers jeux vidéo ou arcades, le tout teinté d’une influence de japanimation. Avec une surenchère de gris. Les mini-récits présentés, tous plus absurdes et offensants les uns que les autres, communiquent une vision angoissée, torturée, paranoïaque et extrêmement hostile de la vie.

    The External World est aussi, et surtout, absolument hilarant.

    Ce qui suit est bien sûr réservé à un public adulte et averti, et amateur d’humour très noir. À vous autres, je tiens néanmoins à rappeler le fameux avertissement de Dante: «Vous qui entrez, perdez tout espoir».

    (Cliquer sur les flèches en bas à droite pour le mode plein écran).

    David O’Reilly est un artiste irlandais de 25 ans qui réside depuis peu en Californie. Son premier film, Please Say Something, a remporté l’Ours d’or au Festival de Berlin en 2009 dans la catégorie court-métrage. On peut le regarder ici.

    Son travail a vite capté l’attention de U2 qui lui ont confié la conception et réalisation de la vidéo pour leur single I’ll Go Crazy If I Don’t Go Crazy Tonight, qu’on peut voir ici.

    The External World a eu sa première lors de la dernière Mostra de Venise et a depuis remporté une vingtaine de prix internationaux. Le site officiel.

    Enfin, en 2008, il y a eu l’aventure Octocat. Il faut le voir (et l’entendre) pour le croire


    • C’est effectivement un film exceptionnel. Il a d’ailleurs remporté le Prix du public lors des Sommets du cinéma d’animation en décembre dernier à la Cinémathèque québécoise.

      Marco de Blois

    • Superbe. Ça amuse autant que ça déprime. Un grand court.

    • Bien aimé. Drôle, tordu, et je dirai même poétique dans sa disjonction.

    • Bon ben han, on peut être « sauvés » par l’art, ou du moins réfléchir à nos propres vies de merde par son biais. (Je ne suis pas vulgaire d’habitude, mais, ’sais pas pourquoi, je ne voyais pas d’autre mot. M. Siroka, vous pourrez mettre ce blog PG-13 le temps d’un post.)

      Mon avertissement est assez clair, il n’y avait qu’à lire. -js

    • @J.Siroka. Mais à quoi faites-vous référence?

      Du PG-13; ne vous plaignez-vous pas du fait que le film est trop offensant? -js

    • « (Je ne suis pas vulgaire d’habitude, mais, ’sais pas pourquoi, je ne voyais pas d’autre mot. M. Siroka, vous pourrez [et non pas "pourriez", ce qui permettait, en ordonnant ainsi, de mieux faire comprendre que c'était de l'humour] mettre ce blog PG-13 le temps d’un post.) » C’était le « mot » (merde) qui, par sa vulgarité soft, « requerrait » le sigle PG-13; j’ai bien lu votre post, je suis désolé que le mien ait été si mal compris : c’était ambigu.

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