Jozef Siroka

Archive, juillet 2011

Jeudi 28 juillet 2011 | Mise en ligne à 15h00 | Commenter Commentaires (8)

George Clooney ouvrira la Mostra

ides-of-march-poster

Le drame politique de George Clooney, The Ides of March, ouvrira la Mostra de Venise le 31 août prochain. Basé sur la pièce de théâtre Farragut North de Beau Willimon, le quatrième long-métrage de Clooney relate les tribulations de l’attaché de presse d’un candidat présidentiel aux prises avec un scandale. L’intrigue est librement inspirée de la campagne à l’investiture démocrate de Howard Dean en 2004. La bande-annonce du film, qui a été mise en ligne aujourd’hui, est à voir ci-dessous.

Du côté américain, trois autres films notables seront présentés en compétition officielle: 4:44: Last Day On Earth du toujours intrigant Abel Ferrara (Bad Lieutenant); Dark Horse, nouvel exposé misanthrope de Todd Solondz (Happiness, Storytelling) et Killer Joe, comédie noire de William Friedkin (The French Connection, The Exorcist) avec Matthew McConaughey dans le rôle-titre.

De très grosses pointures côté international. Je retiens surtout Carnage de Roman Polanski, huis clos à quatre têtes (Jodie Foster, Kate Winslet, John C. Reilly, Christoph Waltz) basé sur une pièce prisée de Yasmina Reza; A Dangerous Method de David Cronenberg (bande-annonce ici); Tinker, Tailor, Soldier, Spy, thriller d’espionnage de Tomas Alfredson que j’ai brièvement évoqué ici; Shame, deuxième long-métrage du Britannique Steve McQueen, qui m’avait soufflé avec son inoubliable expérimentation poétique Hunger (Caméra d’Or à Cannes); et, enfin, Faust d’Alexandre Sokourov (L’Arche russe, Le Soleil), fils spirituel d’Andrei Tarkovski et tout simplement l’un des plus grands cinéastes de notre époque.

Le Québec sera représenté par Café de Flore de Jean-Marc Vallée (C.R.A.Z.Y.), sélectionné dans la section parallèle Venice Days.

Le jury de la 68e Mostra sera présidé par Darren Aronofsky, qui y a remporté le Lion d’Or en 2008 pour The Wrestler.

> Le site officiel du Festival

The Ides of March prendra l’affiche le 7 octobre.

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Mardi 26 juillet 2011 | Mise en ligne à 15h15 | Commenter Commentaires (10)

Haywire : Soderbergh moins quatre (bis)

Haywire-Poster

Steven Soderbergh a mis son chapeau de réalisateur purement commercial pour Haywire, thriller d’action à vedettes qui pourrait bien accoter les recettes au box-office de son plus grand succès en carrière, Ocean’s Eleven (2001). Les premières descriptions font état de «Bourne avec une brassière»… Ceci dit, n’allez pas croire que j’attribue de connotation le moindrement péjorative à «commercial»: il y a une réelle jouissance à soutirer de ces films que Soderbergh fait «pour eux»; ce sourire en coin d’un artiste constamment à la recherche de sa zone de confort qui s’amuse à appliquer, plus ou moins franchement, les codes hollywoodiens.

Pardonnez-moi si je viens de faire un quasi copier-coller de mon récent texte sur le prochain Soderbergh, Contagion, qui prendra l’affiche en septembre. Mais je ne voyais pas la nécessité de forcer un autre angle; les deux projets, qui prennent l’affiche à 3 mois d’intervalle, semblant sortis de la même réunion de production. Pas que je m’en plaigne, bien au contraire!

Dans Haywire, Gina Carano, une étoile des arts martiaux mixtes féminins, incarne une «super-soldate» qui travaille pour une firme privée de type Blackwater. Trahie par un membre de son équipe après une mission ratée, elle tentera de découvrir l’identité de celui qui lui a tendu un coup monté. Et, si l’on se fie à la bande-annonce ci-dessous, va tenter au cours de sa razzia de vengeance de briser le record de Steven Seagal pour le cassage de membres.

Soderbergh a discuté de son film la semaine dernière de passage à Comic Con, l’imposant symposium de fanboys qui se déroule annuellement à San Diego.

J’ai vu Gina combattre à la télévision un jour et me suis dit, «Pourquoi est-ce que personne ne construit un film autour d’elle?». Je n’ai jamais vu personne comme elle se battre – dans une cage!

À propos de la structure narrative:

C’est une genre d’introduction froide, on vous parachute en plein milieu du récit. À un certain point, on rattrape le récit… la seconde moitié du film est en temps réel. J’adore les films d’espionnage et nous avons essayé d’être vraiment précis par rapport à cet univers… nous avions quelques consultants qui ont travaillé avec nous pour assurer que tout ce que nous faisions était factuellement exact.

Au sujet des scènes de combat, Soderbergh note qu’elles seront «plus courtes que ce qu’on a l’habitude de voir». Comme dans la série des Bourne, elles visent un air naturaliste, à la différence majeure qu’elles ont été tournées à l’aide de quelques plans fixes, contrairement à une série de plans très brefs. On revient donc au conflit philosophique sur le rythme au cinéma qui opposait les deux grands maîtres russes, Sergei Eisenstein et Andrei Tarkovski. Le premier prônant la construction du rythme à travers le montage, et le second à l’intérieur du cadre.

Haywire prendra l’affiche le 20 janvier 2012.

Le site The Playlist a révélé en exclusivité hier que Soderbergh avait complété en catimini un documentaire sur un de ses films-cultes, End of the Road (1970), comédie dramatique classée X scénarisée par son idole Therry Southern, un satiriste surtout connu pour ses scénarios de Dr. Strangelove (1964), Barbarella (1968) et Easy Rider (1969).

«Mis à part le réalisateur, tout le monde [qui a collaboré sur le film] est encore vivant, on a donc plein de bonnes entrevues. C’est un projet sur lequel je travaillais depuis de nombreuses années, et je suis vraiment excité qu’il sorte.» a dit Soderbergh, sans toutefois préciser de date.

Une édition en Blu-ray de End of the Road sera mise en vente en octobre.

Malgré ce documentaire qui sort du champ gauche, le cinéaste assure qu’il compte tout de même prendre sa retraite au moment prévu. Il admet cependant que la mini-commotion qu’à provoquée son étonnante décision est une source de distraction, et blâme Matt Damon, qu’il décrit comme «aussi discret qu’une fille de 14 ans», d’avoir dévoilé son plan jusque-là secret sans autorisation. (Plus de détails sur Deadline). Voici donc les trois derniers films de fiction qui restent pour compléter sa filmographie.

> Magic Mike (pré-production)

Channing Tatum, ancieur danseur nu, en incarnera un dans cette comédie bromance à saveur particulière, mettant également en vedette le jeune mannequin Alex Pettyfer. Large clientèle gaie et de jeunes adolescentes à prévoir. Oui, en effet, Soderbergh est définitivement LE cinéaste caméléon de notre génération.

> The Man from U.N.C.L.E. (pré-production)

Pour sa septième collaboration avec George Clooney, Soderbergh va adapter la populaire série télévisée d’espionnage The Man from U.N.C.L.E. (Des agents très spéciaux en version française), diffusée entre 1964 et 1968 sur NBC. Clooney reprendra le rôle de Napoléon Solo, un espion qui lutte contre une organisation criminelle internationale durant la guerre froide.

> Liberace (pré-production)

Michael Douglas pourrait bien offrir l’interprétation de sa vie dans la peau de l’extravagant et kitchissime chanteur de music-hall Liberace, qui a brillé entre les années 1950 et 1970. Ayant dissimulé son homosexualité toute sa vie, Liberace était pourtant une des plus grandes icônes de la communauté gaie. Il est mort du sida en 1987.

À lire aussi :

> Contagion : Soderbergh moins quatre
> L’héritage de Steven Soderbergh
> The Girlfriend Experience : document d’époque
> Che et la volonté de Soderbergh

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Lundi 25 juillet 2011 | Mise en ligne à 15h30 | Commenter Commentaires (7)

Le prochain Malick en 2012?

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Une belle petite réjouissance en ce début de semaine: le distributeur britannique Optimum Releasing a annoncé avoir acquis le nouveau film de Terrence Malick en vue d’une sortie en 2012, rapporte Screen Daily. Il s’agirait de la première fois de la carrière du mythique cinéaste que deux de ses films sortiraient deux années de suite. Seulement cinq longs-métrages de Malick ont pris l’affiche depuis 1973. Son plus récent, The Tree of Life, a atteint les écrans québécois le 17 juin dernier.

Peu d’informations circulent à propos du Untitled Terrence Malick Project, si ce n’est qu’il s’agit d’une «puissante et émouvante histoire d’amour» et que le film est encore plus «expérimental» que The Tree of Life. Ce qui n’est pas peu dire. Selon des rumeurs, le drame romantique pourrait être en lien avec l’architecte Frank Lloyd Wright et son Price Tower, situé à Bartlesville, ville natale de Malick où la majorité du tournage a eu lieu.

Côté casting, c’est du béton: Ben Affleck, Javier Bardem, Barry Pepper, Olga Kurylenko, Rachel McAdams, Rachel Weisz et, dans un petit rôle, Jessica Chastain, la gracieuse mère qu’on a découverte dans The Tree of Life.

Ceci dit, rien n’est encore confirmé. Les fans de Malick connaissent son penchant pour des sessions de montage gargantuesques. (The Tree of Life était initialement annoncé pour décembre 2009). On ne pourra donc vraiment croire à une sortie en 2012 que lorsque les chaînes de cinéma l’annonceront officiellement.

Dans les limbes

Lecture fortement recommandée : Les projets perdus et les scénarios abandonnés de Terrence Malick, qui incluent notamment des biographies de Che et de Jerry Lee Lewis, un film sur la psychanalyse et un remake du classique de Kenji Mizoguchi, L’Intendant Sansho. À lire sur The Playlist.

Éclaircissement

Un des (très nombreux) mystères de The Tree of Life a été percé. Le motif lumineux qui ouvre le film, et qu’on voit réapparaître à quelques reprises, est en fait une oeuvre expérimentale conçue par l’inventeur danois Thomas Wilfred (1889-1968). Malick a emprunté son Opus 161 “Untitled”, une de ses principales Lumias, composition «musicale visuelle» jouée sur un clavier à lumières. Plus de détails sur Fandor.

À lire aussi :

> The Tree of Life : entre extase et désespoir
> Malick prépare un documentaire IMAX
> The Thin Red Line : le beau cadeau de Criterion

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