Jozef Siroka

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    Jozef Siroka est journaliste au pupitre à LaPresse.ca et blogueur cinéma à temps partiel.
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    Mercredi 8 juin 2011 | Mise en ligne à 1h00 | Commenter Commentaires (10)

    Bruit en salle: l’Éden est à Austin

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    Des employés d’une salle de cinéma à Austin, au Texas, ont récemment commis un geste tout à fait audacieux : ils ont imposé le respect! Une jeune spectatrice qui textait frénétiquement sur son portable, irritant ses voisins avec son écran phosphorescent, s’est fait expulser sur le champ. Et n’a pas été remboursée.

    Le fondateur de la chaîne de cinémas Alamo Drafthouse, Tim League, n’a pas mis ses gants blancs pour justifier ce renvoi. Il dit sur son blogue : «Nous avons adopté notre politique stricte quant au bruit en 1997. Suivez nos règles, ou foutez le camp et ne revenez pas avant que vous en soyez capables.» Amen!

    Au Alamo, pas de «Si», ni de «Mais», ni de «S’il vous plaît, auriez-vous l’amabilité de…». Non, c’est «Dehors»! (Et, aussi, «Une bière avec ça?»). Ah, si seulement cette virile sensibilité texane pouvait s’importer dans nos salles, ce serait le paradis. On peut toujours rêver…

    La jeune contrevenante n’a visiblement pas digéré sa leçon. On peut écouter ci-dessous le message vocal qu’elle a laissé au Alamo. Vous avez bien entendu la permission de jouir de sa désillusion! Pour souligner ce déshonneur, la chaîne va diffuser la vidéo avant tous les films cotés R cette fin de semaine…

    (Pour les oreilles chastes, une version censurée à consulter ici).

    - Merci à Simon-Olivier pour le tuyau

    À lire aussi :

    > Bruit en salle : le dilemme
    > Bruit en salle : un premier homicide


    • Pour faire la même chose dans les grandes chaines de cinéma à Montréal ça prendrait plus qu’une moyenne de 0,4 employés par salle!

      Fait vécu durant Black Swan : Une cliente a décidé d’aller fumer en passant par la porte de secours, donc une lumière aveuglante en plein milieu d’un film puisque le corridor de sortie doit être bien éclairé. Plusieurs minutes plus tard, la personne réalise qu’elle ne peut pas revenir dans la salle par la même porte, étant donné qu’elle est barrée. Elle décide donc de se mettre à cogner faiblement, ensuite comme personne ne vient lui ouvrir elle cogne de plus en plus fort! Éventuellement elle cogne de très gros coup (après probablement 30-40 seconde) et je finis par me lever de mon siège en plein milieu de la salle pour aller lui ouvrir. (la salle était disons remplie au tier, mais personne ne réagissait.)

      Je fantasme en imaginant ce que les employés du Alamo Drafthouse lui aurait fait.

    • @remington
      Moi, je l’aurais laissé sècher là au moins un autre 5 minutes.

      Et je me plaindrais à la salle de cinéma. Lorsqu’on ouvre une sortie d’urgence, il me semble que ça doit déclencher une alarme. Un spécialiste du code du batiment peut répondre ?

    • On dira ce qu’on voudra de l’Amérique, mais ils ont des couilles. Pas toujours pour les bonnes raisons, mais cette-fois-ci il s’agit véritablement d’une pièce d’anthologie positive.

      En ce qui concerne Miss Peggy Fuck Fuck, on ne peut que lui être reconnaissante d’éviter les lieux de culture et de s’en tenir aux aires communes de shopping malls.

    • “I was using my phone as a flashlight… I’ve texted in ALL the other theaters in Austin , and no one ever gave a fuck”. (huhh…?!)

      Anyway, on remplace les jurons par des beeps et ça fait une sacrée bonne pub TV!! Et comme tagline à la fin: Yes, we do give a fuck!

    • L’Amérique a des couilles ? Hmmm. Fait vécu la semaine dernière: durant la représentation de The Tree of Life, mes deux voisines de siège ont non seulement profité de la représentation pour manger leur lunch acheté hors du cinéma (du McMarde pour être plus précise), mais en plus elles papotaient sans arrêt. Après leur avoir demandé plusieurs fois de se taire et de cesser de faire du bruit, un mec assis devant s’est finalement plaint à un employé, pour se faire dire que s’il n’est pas content, il n’a qu’à s’acheter un cinéma maison.

      Bravo à ce propriétaire de cinéma. J’adore le fait qu’ils utilisent le message audio de cette hystérique avant le début des représentations.

    • Je comprends très bien ce désir d’Éden silencieux, mais il faut avouer que dans certains cas, une salle infernale peut être tout à fait jouissive: bruits de bouffe, commentaire lancés à la volée, rires gras et désaxés, amants permissifs, pieds en renverse, intrusions illicites, va-et-viens… Je me souviens avoir vu Parlez-nous d’Amour dans ces conditions. Et, sur la côte ouest américaine, plusieurs salles avec fauteuils et bar permettent bière et pizza dans ce qu’on croirait être une quelconque bolge.

      J’imagine ça dépend du film. Quand j’ai vu The New World au AMC, un couple se chicanait sans cesse devant moi. Et, 90 minutes après le début de la projection, une demi douzaine d’ados à casquette sont rentrés avec CHACUN une slosh et bavardaient comme dans leur salon. Ce n’était nullement jouissif. En fait, moi et mon ami on avait les poings serrés en regardant dans leur direction. Ils ont finalement quitté la salle, et je n’avais plus envie de continuer à regarder le film. Je l’ai revu quelques jours plus tard, au Parc, dans une salle pleine à craquer avec ambiance d’Église. C’était comme si je le voyais pour la première fois. -js

    • Je n’ai pas mis les pieds dans un cinéma depuis 6ans… C’était Charlie et la chocolaterie, ca vous donne une idée!! Tellement désagréable comme endroit. Le plancher gommant, le voisin qui parle, qui sape, qui croque, qui mouche, qui renifle, qui texte, qui tweet, qui ferme pas son sacra*** de cell, qui pue, qui pet, qui sent la cigarette, qui va pisser 3fois, qui arrive en retard, qui cours à la sortie à la fin et la facture de 40$ pour 2 personnes pour un film qui 9 fois sur 10 aurait pu être évité à la faveur d’une autre activité parce que on se dit tous secrètement qu’on aurait pu attendre qu’il passe à la télé sans problème…. Ahhhhh, misère!! Home sweet home!!

    • RE: …dans une salle pleine à craquer avec ambiance d’Église.

      Ca, c’est une idée! Il faudrait en parler au Monseigneur Turcotte et réserver les projections de ces films… dans ses églises désaffectées. Il faudrait juste penser à capitonner les bancs qui relèvent plus du supplice du Christ cloué sur une croix (à bien y penser, c’est sans doute pour cela que le business a sombré).

      Sinon, quelle ambiance enfin!

    • Je ne crois pas que la situation est près de se régler dans les cinémas AMC, Cinéplex et Guzzo du Québec… Il m’est arrivé plusieurs fois d’assister à des représentations pour propriétaires ou programmateurs seulement (L’équivalent des projections de presse pour les journalistes) et les “BOSS” de Cineplex et Guzzo s’en donnent toujours à coeur joie à texter/gosser sur leurs gros blackberrys/Iphone. L’un deux a déja répondu à un appel et parlait sans se presser dans la salle…

      Vive les mégaplex!

    • Je pose la question : qu’est-ce qui est plus payant pour les propriétaires/administrateurs de salles de cinéma? Un vaste public qui consomme, s’amuse comme s’il était dans son salon ou un auditoire cinéphile recueilli? Je n’affirme rien, remarquez, mais l’inertie des employés de cinéma devant les comportements propres à irriter les gens qui vont voir et écouter le film, eux, ne veut-elle pas dire que les proprios ont fait leur choix? J’adore le cinéma, mais, désormais, j’attends les sorties en DVD et les projections sur The Movie Network. Ma tension artérielle s’en porte mieux!

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