Jozef Siroka

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    Jozef Siroka est journaliste au pupitre à LaPresse.ca et blogueur cinéma à temps partiel.
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    Mardi 29 mars 2011 | Mise en ligne à 2h15 | Commenter Commentaires (154)

    L’esclavage revu et corrigé par Tarantino

    slave2

    La machine à rumeurs concernant le prochain film de Quentin Tarantino s’est vivement mise en branle au début du mois avec diverses sources faisant état d’un «western spaghetti en hommage au cinéma de Sergio Leone». Ce week-end, Uma Thurman, questionnée à propos du troisième volume de Kill Bill, a permis d’ajouter des pièces au puzzle : «Je crois qu’il a un scénario pour démarrer un nouveau film, A Southern. [...] Je crois donc que Kill Bill se fera par la suite.»

    Maintenant, il y a un débat à savoir si «A Southern» est véritablement le titre du film, ou s’il s’agit seulement d’un jeu sur le mot «Western» (ou les deux). Dans tous les cas, le terme ramène à la surface une idée que Tarantino avait évoquée il y plus d’un an lors de son blitz médiatique pré-Oscars pour Inglorious Basterds. Il avait déclaré en février 2010 au New York Daily News :

    J’aimerais faire un western, mais plutôt que de le situer au Texas, faisons-le à l’époque de l’esclavage. Ce sujet, tout le monde a peur de le traiter. Il faut qu’on l’éclaire nous-mêmes. Vous pouvez faire un film sous la forme d’une leçon d’histoire gonflante sur des esclaves qui s’échappent grâce au Chemin de fer Clandestin. Ou vous pouvez faire un film excitant. En faire toute une aventure. Un western spaghetti qui se passe à cette époque. Et je l’intitulerai A Southern.

    Après le révisionnisme historique jouissif d’Inglorious Basterds, où des juifs aguerris assuraient leur propre libération des mains des nazis, verra-t-on des esclaves impitoyables se défaire de leurs chaînes avant d’aller botter le cul de leurs maîtres sudistes (le tout appuyé par une mélodie entraînante à la Morricone)? Fort possible. Et très prometteur!

    A Southern pourrait d’ailleurs avoir comme figure héroïque centrale John Brown, le premier abolitionniste à avoir pris les armes pour revendiquer la liberté des esclaves. Un extrait tiré de WikiPedia :

    En 1859, John Brown projette de provoquer un soulèvement d’esclaves : avec l’aide de quelques partisans, il s’empare d’un arsenal fédéral en Virginie pour lancer l’insurrection (16 octobre 1859). La révolte tourne au désastre : aucun esclave ne le rejoint et Brown est grièvement blessé de plusieurs balles, deux de ses fils sont tués. Il est arrêté et, jugé pour trahison, condamné et pendu le 16 décembre 1859.

    En entrevue à Charlie Rose en août 2009, Tarantino affirmait (42e minute) que Brown est son «Américain préféré à vie». La conversion de cet amour en personnage cinématographique mémorable, si elle devait survenir, ne serait bien entendu que formalité. Reste maintenant à savoir qui serait choisi pour l’incarner. Si l’on se fie au casting partiel annoncé plus tôt ce mois-ci, je mettrai un petit 2$ sur Treat Williams… À suivre!


    • “Après le révisionnisme historique jouissif d’Inglorious Basterds, où des juifs aguerris assuraient leur propre libération des mains des nazis, verra-t-on des esclaves impitoyables se défaire de leurs chaînes avant d’aller botter le cul de leurs maîtres sudistes … ”

      Ça ne serait pas au contraire un peu répétitif, j’espère que plutôt il surprendra en trouvant un angle original et une nouvelle façon de raconter cette époque

    • Inglorious Basterds …. quelle niaiserie de film, pouah!

    • Ce sera excellent!

      Treat Williams! Wow! Si votre petit 2$ est gagnant, Tarantino aime vraiment sortir des acteurs des boules à mites et les mettre en valeur. Travolta, Grier, Forster, Carradine, Hannah et Russel!

    • @decembre
      quelle niaiserie de commentaire!

    • teamstef …. Cé quoi votre problème ? Vous avez aimé cet insulte à l’intelligence qu’est Inglorious Basterds probablement, j’ai heurté vos goûts ?

    • @decembre
      “Vous avez aimé cet insulte à l’intelligence qu’est Inglorious Basterds”

      Insulte à l’intelligence? Expliquer votre point.

    • Étrangement j’aimerais bien le voir diriger Schwarzenegger ..

    • Je seconde Teamstef. Quand on fait un commentaire sans argument pour un film qui est allé à Cannes et qui a fini dans les meilleurs films de l’année de plusieurs revues importantes, probablement sur la foi de préjugés bidons (genre il est trop violent ou il ne respecte pas la vérité historique), il faut s’attendre à ce verdict sans appel: niaiserie.

    • hxlsux …. Si je suis obligé de l’expliquer c’est peine perdue. Oubliez ça, je ne voudrais pas vous heurter vous aussi, un par jour me suffit.

    • Inglourious basterds a beau être assez ordinaire, il faut avouer que la scène d’intro est une véritable pièce d’anthologie!

      concernant ‘A Southern’, ça reste à voir… Personnellement j’attend surtout Kill Bill vol. 3, suite de ce que Tarantino a sorti de meilleur dans les dernières années. Et puis… vivement le retour de Uma Thurman.

    • J’aimerais bien qu’un cinéaste, auteur, scénariste, whatever, s’intéresse à l’esclavage autrement que dans le cadre ultra défriché des noirs américains.

      Tarantino semble vouloir (peut-être) aborder la question d’un point de vue émancipé du dialogue misérabiliste et manichéen entre les Noirs assoiffés de justice et de liberté et les WASPs déchirés entre cruauté et culpabilité. C’est déjà pas mal.

      Mais il me semble qu’il serait temps de traiter de l’esclavage des Amérindiens qui a précédé celui des Africains et qui avec les épidémies, a achevé de détruire un pan presque entier de l’espèce humaine.

      Et que dire des demi-esclaves anglais, envoyés à leur propres frais remplacer les amérindiens mourants dans les champs de tabac, dans des conditions s’apparentant au servage moyennageux?

      Je trouve aussi qu’on ne s’intéresse pas assez aux conditions économiques de l’esclavage et qu’on voit tout sous l’angle du racisme en noir et blanc.

      On pourrait aussi parler de la traite des noirs du point de vue des esclavagistes africains et arabes, l’esclavage des africains en Europe, où ils étaient exibés comme des curiosités ou des fantaisies de nobles cherchant de l’exotisme dans leur contingent de domestiques.

      Il me semble que je verrais bien Tarantino faire un film sur la révolte de Tupac Amaru contre les Espagnols, ou encore une histoire d’Amérindiens dans une mine d’argent en Colombie, ou des plantations de tabac en Virginie.

      Bref, j’aimerais que les cinéastes sortent un peu plus des sentier battus.

      Quelqu’un a des suggestions de (bons) films de ce genre qui me seraient passés sous le nez?

    • kurtz …. Dans la même pensée, on pourrait parler de l’esclavage canadien, des noirs ou rouges qu’on gardait comme esclave parce que les enfants volaient leurs vieux parents tandis que les esclaves s’occupaient de leurs terres et leur permettaient de vivre plus en sécurité.

    • @ decembre

      Si comme vous semblez le faire, vous critiquez un film comme Inglorious Basterds parce qu’il propose une vision fantaisistes d’événements historiques, vous êtes dans le champs gauche et pas à peu près.

      Est-ce que l’oeuvre de Gabriel Garcia Marquez est une insulte à l’intelligence parce qu’elle prend des libertés avec l’histoire?

      Une oeuvre artistique n’a pas à être un documentaire réaliste, surtout si elle affiche clairement son intention de ne pas l’être.

      Vous semblez confondre les films historiques hollywoodiens remplis de raccourcis hypocrites et d’anachronismes avec un pastiche intentionnel dans le pur style BD tarantinesque.

      Et si vous ne parlez pas de ça, eh bien expliquez vous donc au lieu de laisser tomber des platitudes vides commes vos derniers commentaires.

    • J’attends déjà la sortie de Spike Lee contre Tarantino, après avoir égratigné Michael Mann et Clint Eastwood! mdr
      En fait, ça serait la deuxième fois contre Tarantino, Lee n’avait pas pu s’empêcher de se la fermer à la sortie de Jackie Brown!

    • kurtz …. J’ai donc heurté vos goûts à vous aussi et j’en suis fort aise finalement.
      Quand on est incapable de comprendre que le cinéma a été une affaire de propagande pour une grande part de son existence, on peut toujours se donner des prétentions artistiques ou prétendre aux prétentions artistiques des autres pour expliquer ses choix. Qu’un film ait gagné des Oscars ou des prix de toutes sortes n’en fait pas nécessairement un bon film.
      Si les films de guerre vous intéresse et que le roman qui s’y mêle ne vous gêne pas, essayez Valley Of The Wolves, trippant de voir les bons devenir méchants et les méchants les bons.

    • Question de clore enfin (vaine tentative sûrement…) le débat de ”Quel film de Tarantino pisse le plus loin”, voici le palmarès de Metacritic, probablement plus fiable et crédible que toutes les tergiversations d’un blogue:

      1. Pulp Fiction = 94/100

      2. Kill Bill vol. 2 = 83/100

      3. Reservoir Dogs = 78/100

      4. Kill Bill vol. 1 = 69/100

      4. (ex aequo) Inglourious Basterds = 69/100

      5. Jackie Brown = 64/100

      … je ne trouve aucune trace de Deathproof, mais sans risque de me tromper il doit vernir le fond du baril.

      Je suis plutôt très d’accord avec le palmarès, d’ailleurs.

    • Jackie Brown est bien meilleur que Kill Bill selon moi. Beaucoup plus mature, un film pour “grown ups” comme ils disent en anglais. KB était plutôt décevant, surtout la première partie. On dirait que c’était Tarantino qui se parodiait, aucune substance. Inglorious Basterds est aussi un bien meilleur film.

    • Decembre et les autres ….. ne savez vous donc pas qu’il est inutile de discuter des gouts de tous et chacun !!! -

      Pour ma part , Tarantino me fait découvrir differents coté au cinéma – Open mind for a diff’rent view !!

    • On veut du sang!
      There will be blood!
      Last man standing!

    • Le seul problème est que Jackie Brown est plus opaque, plus difficile d’approche. Mais quand on le réécoute, on se désole de voir la route que Tarantino a prise par la suite, seulement des hommages et des pastiches. Même si Jackie Brown était une sorte d’homme à la “black exploitation” le film était peuplé par de vrais gens, avec de vrais préoccupations. La prestation de Sam Jackson est formidable, je dirais même plus que celle dans Pulp Fiction.

    • **Je voulais dire “hommage” bien sûr, et non homme.

    • «Metacritic, probablement plus fiable et crédible que toutes les tergiversations d’un blogue»

      Rien n’est plus faux que cette affirmation. L’histoire nous enseigne que le public ne connaît pas grand chose à l’art et qu’il se trompe souvent dans son jugement. Si Metacritic avait existé dans la France du XIXe siècle, William Bouguereau aurait été déclaré meilleur peintre du siècle et Eugène Sue meilleur écrivain…

    • Jon8, oui, c’est la moyenne des idées reçues du moment. Je ne comprends pas que quelqu’un avec une intelligence au-dessus de la moyenne puisse penser que cet instantané du goût de mauvais critiques pour la plupart puisse une preuve pour l’avenir. Il est aisé de voir que ce rang est celui de la “coolitude” des films de notre gars Quentin et n’a rien à voir avec la valeur réelle, artistiques, de ses films.

    • ricklap …. Je ne discute pas des goûts de chacun mais bien des miens et selon mes goûts, Inglourious Basterds est une niaiserie.

    • Decembre, quand vous parlez de “propagande”, vous voulez de propagande “juive”? Vous venez sur ce blogue avec vos sous-entendus vagues pour dénoncer la chose?

      Passez donc votre chemin, si c’est le cas.

    • @ unholy_ghost n’essayez pas d’aller dans ce chemin là. Il n’aime pas le film, il trouve que c’est une niaiserie, il a le droit. Encore un bel exemple de la loi de Godwin ici…De plus, il est vrai que le film manque de zones grises, tout petit soldat allemand étant dépeint comme un Nazi sanguinaire. N’importe qui connaissant l’histoire sait que les Basterds seraient considérés comme des criminels de guerre. Mais c’est un FILM, on l’accepte, c’est tout, et on en redemande!

    • decembre : Daccord , tu n’a pas aimer , Parfait !! Alors pourquoi ? – est-ce le fait que c’est Tarantino ? Est-ce le fait que tu aimes pas trop les films trop violent ? Est-ce la facon donc Tarantino a étaler son regard de cette époque ? Peut-tu élaborer un peu plus ? – Merci !

    • jon8 a écrit :
      “voici le palmarès de Metacritic, probablement plus fiable et crédible que toutes les tergiversations d’un blogue”

      Les nombres valent plus que les mots quand vient le temps de juger d’une œuvre? Rassurez-nous et dîtes-nous que vous ne faîtes que lancer une ligne à l’eau pour ferrer un poisson (trollisme) pour alimenter le débat…

    • On a bcp parlé de l’esclavage, mais presque jamais des révoltes noirtes et des Marrons. Probablement parce que c’est trop explosif. En plein un sujet pour Tarantino.

    • “Je ne discute pas des goûts de chacun mais bien des miens et selon mes goûts, Inglourious Basterds est une niaiserie.”

      On s’en fout de vos goûts! Il faut avoir des arguments sinon c’est que de l’idiosyncrasie.

    • “De plus, il est vrai que le film manque de zones grises, tout petit soldat allemand étant dépeint comme un Nazi sanguinaire.”

      C’est faux.

      “N’importe qui connaissant l’histoire sait que les Basterds seraient considérés comme des criminels de guerre.”

      Oui, mais Tarantino le montre aussi. Il montre également que le spectateur est sanguinaire quand il représente les spectateurs nazis qui rient et applaudissent devant leur film de propagande et qu’ensuite, les spectateurs de son propre film ont les mêmes réactions devant la scène finale. Il renvoie le spectateur à sa propre morale. Contrairement à ce qu’on pense, Tarantino est un cinéaste qui se pose des questions éthiques très importantes dans ses films, ce n’est pas des divertissements gratuits même si certains fans voudraient mettre la “switch à off” (comme si elle était à on le reste du temps).

    • unholy_ghost …. Walt Disney n’était pas juif à ce que je sache. Et ce n’est pas Votre blogue donc passez vous-même votre chemin et cessez vos insinuations paranoïaques.

    • ricklap …. J’aime Tarantino et ses choix d’acteurs. Celui-là est une niaiserie et le gars a le droit d’en commettre une de temps en temps comme tous et chacun. Des fois, le succès qui fait rentrer l’argent nécessite un navet et même les plus grands en ont besoin.
      Demandez à n’importe quel artiste s’il avait à refaire une œuvre et plusieurs en retoucheraient des bouts. Bien sûr il y a des exceptions, en musique, Mozart par exemple.

    • @nononsesguy

      “Encore un bel exemple de la loi de Godwin ici…”

      Relisez son texte, c’est ce qu’il semble dire (je ne l’accuse pas, je ne fais que lui tendre la perche pour qu’il nous détrompe sur ces idées sous-entendus).

      Du reste, je n’ai pas vu Valley of the Wolfes, mais le Wall Street Journal le décrit comme un film antisémite proche du Protocole des sages de Sion (oeuvre fictive dénonçant un complot juif pour dominer le monde, classique antisémite bien connu). Je ne saute pas au conclusion…

    • unholy_ghost …. La différence entre vous et moi c’est votre ignorance. Parler d’un film que vous n’avez pas vu pour accuser une personne, faut être pire qu’un paranoïaque. Vous a-t-on déjà dit que ça se soigne ?

    • Du reste, si son seul argument pour dire que Inglourious Basterds est une niaiserie est de dire que c’est un film de propagande, quelle “propagande” cela peut-il être dans l’esprit de Decembre, Nononsenguy?

    • Alors, Decembre, en quoi Inglourious Basterds serait de la “propagande”?

    • Je ne vous ai pas accusé.

    • Pas encore.

    • unholy_ghost …. Je n’ai pas dit que Inglourious Basterds est une propagande j’ai dit que c’était une niaiserie. Voyez-vous la vôtre maintenant, la niaiserie de vos accusations paranoïaques ?

    • Les meilleurs films de Tarantino, c’est ceux qu’il n’a pas réalisés!

    • Petite recommendation…n’embarquons pas de le débat de décembre. C’est inutile d’argumenter avec quelqu’un qui n’a pas d’arguments cinématographiques sérieux.

    • teamstef …. quelqu’un qui n’a pas d’arguments cinématographiques sérieux.

      Parce que vous pensez que le cinéma c’est sérieux et qu’il faut être sérieux pour le critiquer ?
      Franchement, avoir su, j’s’rais pas v’nu dans ce repaire d’intellos à la manque !

    • IG une insulte a l’intelligence? Au contraire, c’est un film qui a été fait en supposant que les cinéphiles étaient assez intelligents pour comprendre le degré. Ce qui ne semble pas être le cas de tous les cinéphiles.

    • Bon retour dans vos autres blogues!

    • Je ne suis pas toujours d’accord avec Ghost mais je ne pensais pas lire une accusation d’ignorance contre lui sur le sujet du cinéma mais bon, c’est amusant!

    • Decembre, je ne vous ai pas accusé de rien car vous ne vous expliquez pas sur vos arguments. Par contre je peux vous accuser d’anti-intellectualisme poujadiste.

      Teamsteaf, oui, ça ne manque pas de piquant… Merci pour la fleur.

    • Bonjour

      Je viens de lire les commentaires et de découvrir le triste cas de decembre. Désolé de l’inconvénient, il est maintenant dans la liste noire. Je me demanderai toujours ce qui motive les trolls… (Note à tous : être en désaccord avec moi ou avec les autres n’est évidemment pas un problème, c’est plutôt la provocation dénuée d’arguments que je ne peux supporter).

    • @jozef merci!

      Et si on revenait au sujet principal?

    • Première fois que j’entends parler de ce projet de Tarantino, ca me semble assez prometteur. Et c’est vrai qu’il n’y a pas eu beaucoup d’œuvres traitants de l’esclavage quand on considère l’importance de cette période dans l’histoire Américaine.

      J’ai hâte de voir sous angle il a va aborder le sujet.

    • Je viens de lire le lien sur John Brown…
      Quelle tête! quel personnage!

      Il y aurait de la matière pour un anti-Birth of a Nation.

      Comme titre, j’ai pensé à «Shootern»

      PS content de voir revenir ghost en forme, je commençais à m’inquiéter un peu de lui ces derniers temps.

    • Tarantino a bien débuté sa carrière avec Reservoir Dogs et Pulp Fiction mais depuis… c’est très très ordinaire. Tarantino est un excellent réalisateur mais en tant que scénariste, il est médiocre. Inglourious Basterds n’est qu’une parodie et un melting pot de pleins de trucs qu’il aime. Au final, ça donne un résultat bien ordinaire, si vous voulez mon avis. Son prochain va probablement être du même genre. Kill Bill Vol. 3?? On avait réellement besoin de ça. Un réalisateur qui va toujours plus bas avec chaque film. “A New Low” comme diraient les anglophones.

    • Merci Goupil de vous soucier de moi. Je vous inquiétais parce que je n’écrivais plus ou parce que j’écrivais des “niaiseries”? Les deux mon capitaine, beaucoup de fatigue mental en ce moment.

    • “Inglourious Basterds n’est qu’une parodie et un melting pot de pleins de trucs qu’il aime.”

      Ce n’étais pas le cas dans ces deux premiers films? Je trouve que sa carrière est ascendante.

    • unholy_ghost :
      Ses deux premiers films sont beaucoup mieux. Inglourious Basterds n’a pas “d’unité”. J’ai l’impression que Tarantino tire partout en espérant “entertainer” son public au maximum. Tu me diras que c’est le but du cinéma et tu as raison. Par contre, dans mon cas, je veux un film avec un peu de substance et de profondeur. Bref, plus que du tape-à-l’oeil. Le seul intérêt j’ai eu en regardant ce film est trouver les références des films qu’il utilise. Comme j’ai mentionné, Tarantino a un talent de réalisation indéniable mais je trouve ses scénarios médiocres et sans contenu.

    • Merci M. Siroka, il était temps que vous interveniez. Je lis souvent votre blogue et je trouvais navrant que le débat sombre dans la mesquinerie puérile (bravo à décembre). Peut-être est-ce également l’effet d’un sujet relié à Tarantino, cinéaste qui rejoint un public très large, ses films touchant à la fois les esprits les plus étroits (la violence) comme les plus grands (la méthode).

      En ce qui concerne l’hypothétique prochain film de Tarantino, il s’inscrira à l’évidence dans la trajectoire de plus en plus cinéphile empruntée par le cinéaste. Donc, un film qui reprendra les codes de langage des cinéastes qui ont imprimé leur marque dans l’oeil de Quentin, particulièrement la marque de Leone (déjà soulignée dans Inglorious Basterds). J’avoue avoir bien aimé son dernier film, mais sans toutefois qu’il ne laisse sa marque en moi comme l’ont fait ses premières oeuvres. On verra pour la suite.

    • IB est un film inégal, mais il contient au moins deux scènes d’anthologie. La scène d’ouverture et la scène dans le bar quand le faux nazi se fait démasquer. Scènes tendues et inoubliables, à mon avis. De plus il contient une performance d’acteur époustouflante (le ‘méchant’ allemand dont j’oublie le nom). Par contre je me serais passé de la violence explicite et excessive, cartoonesque à souhait. Le film aurait été bien meilleur sans cette surenchère, et s’il s’était pris davantage au sérieux. Mais bon, Tarantino étant Tarantino. Et Brad Pitt, contrairement à l’appréciation générale, n’était peut-être pas le meilleur choix (à mon humble avis).

      Son nouveau film va t-il emprunter un chemin similaire: celui du révisionnisme historique ludico-sanguignolent?

    • @unholy ghost
      “quand il représente les spectateurs nazis qui rient et applaudissent devant leur film de propagande et qu’ensuite, les spectateurs de son propre film ont les mêmes réactions devant la scène finale. Il renvoie le spectateur à sa propre morale.”

      Très intéressante observation, et étant quelqu’un qui a étudié en cinéma, c’est le genre d’analyse que je pourrais écrire. Elle est très juste. Toutefois, ayant beaucoup d’amis qui “trippent” sur ce film, je peux vous assurer que si le tiers, non, le quart d’entre eux ont compris cela, j’en serais très surpris. Le gens aiment ce film parce qu’on y casse du “Nazi”ou plutôt des soldats allemands. Et c’est comme ça que le film a été vendu.

    • Nononsensguy, c’est le paradoxe de tout art qui s’intéresse aux questions sensibles: doit-on souligner les choses ou se fier à l’intelligence du spectateur? C’est là l’intérêt d’une critique cinématographique qui prolonge l’intelligence du film.

    • “En ce qui concerne l’hypothétique prochain film de Tarantino, il s’inscrira à l’évidence dans la trajectoire de plus en plus cinéphile empruntée par le cinéaste. Donc, un film qui reprendra les codes de langage des cinéastes qui ont imprimé leur marque dans l’oeil de Quentin, particulièrement la marque de Leone (déjà soulignée dans Inglorious Basterds).”

      Non, il a toujours fait ça.

    • @vene777
      Sur Inglorious Basterds, il faut prendre au sérieux le carton d’ouverture : «Once upon a time…» nous sommes dans la fable, le conte.

      Sur le manque d’unité, là encore il faut voir la construction en «chapitres» et il y a de longues ellipses entre certains chapitres. Mais chaque chapitre est une leçon de progression dramatique. Je ne crois pas qu’un scénariste aussi dénué de talent que vous le dites de Tarantino pourrait arriver à un tel résultat.

      C’est un choix de construction dramatique parfaitement assumé que de laisser longtemps en plan certains personnages pour les reprendre plus loin. C’est une forme d’écriture moderne qui fait confiance au spectateur. Préférez-vous le «cinéma de papa», sage, linéaire et rassurant?
      C’est d’ailleurs en jouant avec la temporalité des blocs de scènes qu’il s’est vraiment fait un nom dans Pulp Fiction.

      Quand à la substance et la profondeur, c’est un truc qu’on apporte avec soi quand on va au cinéma.

    • Tarantino est le seul réalisateur avec Kubrick pour lequel je ressens un sentiment de trahison envers eux lorsque j’essaie d’ordonner mes préférences pour leurs films. Je les aime tous…

      mais sinon:

      Pulp fiction
      Kill bill 1
      Reservoir dogs
      Jackie Brown
      Kill bill 2
      Inglorious Basterds
      Grindhouse

    • “Ses deux premiers films sont beaucoup mieux. Inglourious Basterds n’a pas “d’unité”.”

      Ces deux premiers films n’avaient pas plus d’unité narrative, ou plutôt, suivaient plusieurs lignes narratives, ce sont des films choraux. Le dernier est pareil, on suit deux histoires, Shoshanna et les Basterds, deux lignes narratives qui se rejoignent à la fin sans se connaître (les deux complots réussissent sans s’aider mutuellement). Le seul liant est le Jew Hunter.

      À cet égard, Deathproof est son film le plus radical: un film coupé en deux. Si la plupart de ses films suivent la forme narrative de The Killing de Stanley Kubrick ou de Rashomon de Kurosawa Akira (Jackie Brown), Deathproof est beaucoup plus contemporain: sa forme clivée ressemble à Mulholland Drive de Lynch, Carcasses de Denis Côté ou les films de Weerasethakul.

      Quelle la question qui hante tous les films de Tarantino: l’incapacité de distinguer moralement les bons des méchants, en face à face à la mexicaine comme dans un miroir. Pensez au policier de Reservoir Dogs, au méchant qui veut être justicier de Dieu dans Pulp Fiction, à la tueuse pourchassée par des tueuses dans Kill Bill, aux basterds aux méthodes nazies, à la voleuse qu’est Jackie Brown.

      C’est incapacité à distinguer le bon du méchant est très languienne. C’est un filon à creuser: l’influence de Fritz Lang sur Tarantino. Inglorious Basterds est d’ailleurs un hommage évident à Manhunt par le sujet et la question morale.

    • “Quand à la substance et la profondeur, c’est un truc qu’on apporte avec soi quand on va au cinéma.”

      Excellent!

    • L’appréciation des films de tarantino purement sur le point de vue des trames narratives est selon moi réducteur. Pulp fiction n’est d’ailleurs pas son plus habile selon moi uniquement parce que c’est un film d’ensemble, ou que le montage déstabilise. C’est aussi la mise en scène, les dialogues parfaits, le mood, la direction des acteurs, qui contribuent à l’ensemble de la réussite. Quant à deathproof, le fait qu’il soit couper en 2 ne donne aucun point sur la qualité. À ce compte là, Rodriguez ramasse autant de crédit.

    • @unholy_ghost

      je réalise après coup que vous fesiez allusion a deathproof lui-même coupé en 2, et non le co-projet Grindhouse.

    • @Ghost

      ”Jon8, oui, c’est la moyenne des idées reçues du moment. Je ne comprends pas que quelqu’un avec une intelligence au-dessus de la moyenne puisse penser que cet instantané du goût de mauvais critiques pour la plupart puisse une preuve pour l’avenir. Il est aisé de voir que ce rang est celui de la “coolitude” des films de notre gars Quentin et n’a rien à voir avec la valeur réelle, artistiques, de ses films”

      ”instantané du goût de mauvais critiques”… Voyez-vous ça.

      Bien sûr, bien sûr j’oubliais qu’il y avait une hiérarchie dans la critique, nul n’y échappe finalement!

      Non seulement la plèbe à tort (comme astyanax le mentionne si ‘condescendement’) mais la masse critique (!) a aussi tort! Fatalement obscurcie par le ‘coolisme’ ambiant et, surtout, sa dangereuse cohabitation avec cette même plèbe.
      T’a des mauvais critiques et t’a des bons critiques, tout dépend, bien sûr, de leurs aptitudes à aller dans le même sens que toi. Si la moyenne des critiques ne va pas dans ton sens, la moyenne est dans le champs. Bien entendu.

      Ouaip. Guys, m’a m’en t’nir aux vulgaires chiffres de Metacritic, le vent y souffle du même bord que ma chaloupe.

    • Oui, c’est ça. Il y a deux histoires dans Deathproof, qui se rassemble selon un principe très moderne, plus dans un rapport réflexif que de continuité. C’est deux films en miroir, celui du méchant puis celui des bonnes. Mais en fait on ne peut les distinguer: le cascadeur qui prend en chasse des femmes victimes, puis des cascadeuses qui prennent en chasse le cascadeur pour lui botter le cul. Ces dernières doivent être aussi sadique que lui. C’est la question morale à la Fritz Lang qui informe la narration même du film. Son film le plus radical, disais-je.

    • “T’a des mauvais critiques et t’a des bons critiques, tout dépend, bien sûr, de leurs aptitudes à aller dans le même sens que toi.”

      C’est le contraire. Tu devrais essayer…

    • @ghost

      Tarantino avait déjà touché à la forme clivée dans ‘From Dask Till Dawn’. Ce n’est pas lui qui l’avait réalisé mais c’est un film qui ressemble beaucoup a Deathproof dans sa forme.

    • Bonne observation, Renaud, et c’est Tarantino qui a scénarisé ce film de Rodriguez.

    • Je répète ce que tu dis, désolé.

    • L’incapacité de distinguer le bon du méchant, c’est le sujet de 90% des films policiers américains, c’est tout Michael Mann par exemple, c’est même le sujet de bien des torture porn cheap qui disent avoir lu Nietzche en citant (de mémoire): “quand tu regardes dans l’abysse, l’abysse te regarde en retour”. C’est sûr que ça s’applique à Tarantino, mais ça ne m’apparaît pas si singulier chez lui. La relation du spectateur à la violence, plus évidemment mise en scène dans Inglorious Basterds, mais qui est toujours présente à des degrés divers, est plus fondamentale chez lui. Et c’est une dimension auto-réflexive que le cinéma hollywoodien ne se permet pas en général.

    • vene777

      “Le seul intérêt j’ai eu en regardant ce film est trouver les références des films qu’il utilise. Comme j’ai mentionné, Tarantino a un talent de réalisation indéniable mais je trouve ses scénarios médiocres et sans contenu”

      Je suis d’accord que Inglorious n’a pas la même unité que Pulp ou Reservoir. Mais pour Inglorious, il faut être plus selectif sur son plaisir, et choisir les scènes qu’on préfère. Le film est plus inégal que ses autres, mais il regorge de bonnes idées

    • Sur la difficulté à trancher entre le bien et le mal chez Tarantino :

      La scène où le sergent allemand va se faire battre à mort par Bear Jew. La musique, la manière dont il est filmé, son physique, sa dignité, son courage, son refus de trahir ses camarades, son uniforme (de toute évidence, ce n’est pas un SS, c’est un soldat de métier, dans la lignée du personnage de Lee Marvin dans The Big Red One) tout dans la scène fait que je suis autant avec lui (sinon plus) qu’avec the Bear Jew.

      Ce sergent allemand meurt comme un samurai. Full respect, comme disent les kids.

      On repense aussi à la scène de Pulp fiction où le personnage de Bruce Willis, Butch Coolidge (notez le «cool») va retourner dans l’antre du mal pour sauver la vie de Marsellus (qui veut cependant le tuer). Rien ne l’oblige à le faire sinon un certain sens moral qui émerge du chaos, transposé visuellement par le choix de l’arme. À la chainsaw, Butch préfère le sabre japonais. C’est tout à son honneur.

    • Je ne dis pas que chez Tarantino le bon est aussi un méchant, lieu commun du film policier, ni que la différence est difficile à trouver et qu’il faudrait un long procès pour rendre justice. Ce n’est pas l’ambiguïté des êtres qui est mis de l’avant mais l’ambiguïté même de toute vérité morale. Il y a une impossibilité philosophique de rendre justice car tous ces films de vengeance où le bon doit se faire justice est comme miner de l’intérieur par le fait qu’au moment de tuer le méchant, le bon ne voit plus qu’un miroir de lui-même, comme la fiancée qui arrive devant son Pygmalion, Bill: la statue est comme le sculpteur. Il n’y a plus de vérité transcendante qui permettrait de rendre un jugement. Dans M le maudit, le tueur est jugé par la mafia de la même façon que les sado-masos de Pulp Fiction seront jugés pour leur crime immonde par Marcellus Wallace. C’est la justice même qui est remise en question. Quand on ne peut plus distinguer un Nazi d’un honnête citoyen, il ne reste plus qu’à le marquer au couteau…

    • Mais, Cinématographe, je te le concède, l’influence de Lang, notamment par l’entremise de son disciple, Hitchcock, est immense aujourd’hui sur le policier et le film noir.

    • @frederic_clement_qc

      ”Les nombres valent plus que les mots quand vient le temps de juger d’une œuvre?”

      Les notes chiffrées offrent une base *objective* que les mots n’offriront jamais.

      Bien sûr, pour nager dans le subjectif, rien ne vaut une bonne séance de masturbation intellectuelle.

    • Cinéma, ^ça va te faire de la peine, Farley Granger vient de mourir. RIP.

    • J’aime Tarantino pour son originalité et son cinéma qui sort des sentiers battus . On ne regarde pas un Tarantino comme on regarde un Woody Allen qui j’adore littéralement .Selon moi , ces deux cinéastes sont des génies dans deux sphères différents. Naturellement , il faut peut être regarder deux , même trois fois ses films pour en saisir toute la subtilité. Mais , j’avoue aimer son cinéma plus particulièrement le commando des bâtards qui est avant tout un hommage au cinéma. Naturellement , il y a de la violence , histoire de VENDRE le film.A-t-il vraiment le choix ? Car peu importe l’activité criative qu’on cherche à produire , il faut de l’argent , alors…….

    • “Les notes chiffrées offrent une base *objective* que les mots n’offriront jamais.”

      Tout ce qu’il a d’objectif dans ces notes, c’est le portrait de la critique du moment sur un film en particulier. 69% pour Inglorious Basterds, sérieusement, qu’est-ce que ça me dit sur le film? Que Tarantino aurait dû en retrancher 31%? Ça ne dit rien sur le film, un peu sur la critique américaine, that’s it.

    • ‘Les notes chiffrées offrent une base *objective* que les mots n’offriront jamais.’

      Mais ces notes vont probablement changer avec le temps; elles ne seront pas éternellement stables. Si un tel système de votation (metacritic) avait existé, par exemple, à l’époque de The wild bunch, la note globale n’aurait peut-être pas été si élevée étant donné la violence extrême pour l’époque et le dégoût de plusieurs pour celle-ci. Et ceci est vrai pour tous les films qui ont été controversés dans l’histoire.

      D’autre part, depuis quand le nombre détermine automatiquement la qualité d’une chose? Beaucoup de personnes mangent et apprécient du McDo, mais est-ce bon pour autant? Allons-nous préféré le jugement de la foule ou bien l’appréciation culinaire de personnes qui ont exercer leur palais?

      Dans une société ou la plupart considèrent que l’excision est une chose normale, banale, voire bonne, allons-nous déclarer qu’il s’agit d’une chose objectivement bonne du fait d’un grand nombre de personnes qui l’approuvent?

      Parfois, il est vrai, un même jugement partagé par un grand nombre de personnes peut être un indice de qualité, parfois… Mais faut-il pour autant rejeter ce que tu décris péjorativement comme ‘une bonne séance de mastrubation intellectuelle’, qu’il faudraitplutôt traduire de façon neutre par ‘une analyse qualitative plus intellectuelle’? Non, bien sûr.

      Y a-t-il différentes façons d’analyser quelque chose? Oui. Certaines relèvent-elles d’une masturbation excessive et prétentieuse? Oui. Mais y a-t-il des façons louables, pertinentes et utiles d’analyser quelque chose de façon plus intellectuelle? Assurément. Donc faire preuve d’un anti-intellectualisme aussi primaire est déplacé et, désolé, mais pas vraiment à ton honneur.

    • Sur les notes toujours, franchement je ne vois pas la différence entre dire “j’aime un film” et dire “il mérite 8 sur 10″, qu’est-ce qui est plus objectif dans les chiffres de la deuxième phrase contrairement aux mots de la première?

    • cinematographe.

      À la défense de John 8, 8/10 est moins précis que ‘j’aime ce film’, qui pourrait se traduire en 6/, 7/, 8/, 9/ ou 10/10.

      8/10 suppose également un jugement objectif (du genre ‘ce film est bon en soi’), alors que ‘j’aime ce film’ reflète un jugement purement subjectif. ‘j’aime ce film’ pourrait être utilisé par quelqu’un pour parler de Filière 13, et par un autre pour parler de La graine et le mulet.

      À supposer, bien sûr, qu’il puisse être possible de faire des jugements de valeur objectifs à propos de l’art. Et cela nous ramène aux bonx vieux débats philosophiques sur l’objectivité de tout ce qui est normatif et implique des jugements de valeur, en éthique, en politique, comme en esthétique. Personnellement, après plusieurs cours et lectures sur le sujet, je ne sais pas trop quoi en penser. Un jugement de valeur n’est objectif, il me semble, que dans la mesure ou il exprime un état de fait sur telle personne qui est dans telle relation (d’appréciation ou de critique) envers tel objet. Mais celui-ci ne décrit pas les caractéristiques de l’objet lui-même.

      Anyway, débat oiseux par excellence parmi les débats oiseux. Nous devrions en rester à ‘l’analyse critique et informée’, et ne pas s’aventurer dans ‘les jugements objectifs’.

    • philomuzi,

      c’est vrai que d’utiliser une note donne l’impression de ne pas parler de soi mais du film lui-même, “j’aime” dit clairement qu’il s’agit d’un jugement personnel, ce qui n’est pas le cas du 8/10.

      Pour ces bons vieux débats, il est impossible d’être totalement objectifs, pour ce il faudrait se limiter à dire tel plan succède à tel autre, déjà si l’on tire une relation sémantique entre les deux, il y a interprétation et subjectivité. Les mots que l’on utilise pour décrire un film ont toujours aussi une valeur qualitative, impossible de s’en sortir. Et c’est bien parce que toute critique est nécessairement subjective qu’aucune note ou jugement expéditif comme “j’aime” ne peuvent être utilisés comme critère d’évaluation, seule “l’analyse critique et informée”, un discours qui prend autant en compte le film que le discoureur, peut former un jugement valable. Si on peut réduire une critique à une note, c’est qu’elle est mauvaise, même si à la limite la note semble juste.

    • Désolé pour le hors-sujet, j’aime Tarantino.

    • cinématogrpahe

      Je suis pas mal d’accord. En même temps je m’oppose à ceux qui supposent qu’il est possible de faire des jugements de valeur objectifs, en esthétique ou ailleurs, et en même temps je bouillonne quand j’entends des populistes soutenir que ‘tout est subjectif’ dans la critique de l’art. Je me situe quelque part, j’imagine, dans l’importance de ‘l’analyse critique et informée’.

      Retour à Tarantino…

    • Un 8/10 sur dix plus objectif qu’un “j’aime ce film”? Wow! On en lit des sornettes ici. Mythe scientiste des chiffres magiques.

      Un échelle de chiffres ne veut rien dire s’il n’est traduit en mot dont il est difficile de soustraire la part de subjectivité. Un très bon film pour Voir c’est 7, alors que pour d’autre c’est 8 ou 9. En bout de ligne, c’est juste une façon de traduire en valeur pseudo-objective “je pense que ce film est très bon”.

    • @ jon8

      «Non seulement la plèbe à tort (comme astyanax le mentionne si ‘condescendement’)»

      OK, d’abord.

      Jon8, je vous mets au défi d’être cohérent avec vous-même et d’assumer, en l’écrivant, la phrase suivante: «Compte tenu des ventes pharamineuses de ses disques et de l’appui qu’elle reçoit d’un public parmi les plus imposants, Céline Dion est l’une des meilleures chanteuses du monde.»

    • J’oubliais:

      Pendant que vous y êtes, ajoutez ceci: «À l’inverse, un cinéaste comme Apichatpong Weerasethakul, dont les films ne sont vus que dans les festivals et qui font systématiquement patate au box-office, est un cinéaste merdique.»

    • Il y a vraiment du monde ici qui pensent que les chiffres sont «objectifs»?

      1) À Hollywood, vous n’êtes valables en tant que réalisateur selon ce que votre précédent film a rapporté. «You’re as good as your last movie» Denys Arcand.
      À mon avis, cette attitude nous en apprend plus sur la logique capitaliste que sur la valeur artistique des films

      2) Le système des étoiles ou des chiffres, ou des cotes, ne nous renseigne que sur les réactions des consommateurs au moment où ils ont «consommé» Ce n’est qu’une photo du passé, à un moment donné.

      3) Donner foi à ces chiffres c’est tomber dans la logique «Hygrade»

      4) Ceux qui basent leur désir de voir un film sur ces chiffres font le jeu des marchands de saucisse.

      C’est vrai que Céline Dion a une des voix les plus extraordinaires de la pop des 20 dernières années. Mais si elle utilise son instrument prodigieux pour chanter des conneries, je ne suis pas.

      Léo Ferré disait la même chose d’Édith Piaf…

    • ‘Un 8/10 sur dix plus objectif qu’un “j’aime ce film”? Wow! On en lit des sornettes ici. Mythe scientiste des chiffres magiques.’

      On souffre de lecture sélective, et on se permet d’insulter les gens? Rien de nouveau venant de toi Ghost.

      Si tu avais lu mon message en entier, tu tu serais rendu compte que je remets en question la possibilité de jugements de valeur objectifs (donc, par conséquent, de la possibilité qu’un jugement du genre ‘ce film mérite une note de 8/10′, puisse être objectif). Je dis simplement que 8/10 prend la forme d’un jugement objectif tandis que ‘j’aime ce film’ prend une forme clairement subjective.

      Je propose d’ailleurs à la fin de mon message d’éviter la quetion de l’objectivité dans les jugements de valeur et de débattre en termes d’analyse critique et informée.

      J’aurais franchement envi de tomber dans ton jeu d’insultes et de caricatures faciles et gratuitse, mais je vais me montrer au contraire plus intelligent et respectueux.

    • tu te serais rendu compte…

    • Désolé, Philomuzi, je n’ai pas lu votre message, j’attaquais Jon8 et ses chiffres qui lui permettent de ne pas se masturber intellectuellement. Vous avez tout à fait raison sur la question de l’objectivité et aussi sur le fait que vous êtes plus intelligent et respectueux.

    • Ah oui, ghost, je me demandais bien aussi à qui tu t’adressais, l’exemple du 8/10 ne venant pas de Jon8 mais de moi.

      Jon8 dit souvent qu’il n’aime pas la masturbation intellectuelle, mais il faudra bien lui faire comprendre un jour qu’il n’y a pas de véritable critique sans masturbation (ce n’est pas pour rien que j’en fais un métier!)

      Dans l’article sur Granger sur cyberpresse, on ne parle pas de They Live by Night, je crois que ça me rend plus triste que sa mort.

    • ‘Désolé, Philomuzi, je n’ai pas lu votre message, j’attaquais Jon8 et ses chiffres qui lui permettent de ne pas se masturber intellectuellement. Vous avez tout à fait raison sur la question de l’objectivité et aussi sur le fait que vous êtes plus intelligent et respectueux.’

      Petit malaise… Que faire d’autre sinon son mea culpa. ‘inelligent’, et vous le savez très bien, ne réfère pas ici aux capacités cognitives, mais bien plutôt à l’idée qu’il ne faut pas tomber dans le jeu de l’agresseur.

    • Je viens de me relire. J’ai écris:

      ‘À la défense de John 8, 8/10 est moins précis que ‘j’aime ce film’, qui pourrait se traduire en 6/, 7/, 8/, 9/ ou 10/10. ‘

      Je voulais plutôt écire : plus précis que… De toute façon, je ne suis pas certain d’endosser encore cette proposition (il faut savoir changer d’idées!)

    • En fait, j’ai lu la première phrase de philomuzi où il prenait la défense de Jon8 et je suis remonté illico lire Jon8 avant d’écrire ma petite charge impétueuse. Mea culpa.

      Sinon, je pourrais signer les commentaires de Cinématographe.

    • @ ceux qui parlent de «masturbation» intellectuelle ou autre.

      Pour se masturber, il faut être seul…

      Ceux qui se font accuser de masturbation intellectuelle ne sont pas seuls dans ce blogue!

    • @Jozef Siroka

      C’est quoi votre problème de censurer décembre ? Parce qu’il n’appuie pas ses dires ! ? ou ne fait pas appel à l’argumentation ?
      Je lis souvent et plein d’affirmations ou d’opinions à l’emporte-pièce sur un blogue, jamais sont-elles censurées ¸. Pourquoi ? parce qu’elles sont d’emblée admises, par la société , l’auteur du blogue, …

      Lorsqu’on a un blogue, une fenêtre de liberté d’expression, la vox populi n’est jamais raisonnée ni concensuelle, elle est émotive avant tout.
      À bon entendeur, salut.

      Mon but c’est d’avoir un forum civil et constructif. Ce n’est évidemment pas le cas sur tous les blogues, et ce n’est certes pas tout le monde qui partage mon opinion. Certains, en effet, ne voient pas d’inconvénient à laisser s’exprimer n’importe qui, n’importe comment dans leur espace qui tient lieu de vulgaire décharge publique (ils ne lisent d’ailleurs que très rarement les commentaires et laissent le soin du filtrage à des modérateurs). Decembre, comme une bonne centaine de pseudos qui sont sur ma liste noire, est un troll dont le but est d’abord et avant tout de semer la zizanie avant d’apporter quoi que ce soit de valable à la discussion en cours. Pourquoi devrais-je me fendre en quatre pour l’accommoder et, du même coup, risquer de perdre l’apport de précieux collaborateurs? -js

    • Ah non, Goupil, c’est bien de se masturber à plusieurs…

    • @effemmere

      Je suis d’accord, d’autant plus que la personne censurée peut jouer à la victime.

    • ghost, vous allez vraiment mieux, vous avez retrouvé votre sens de l’humour!

    • Mon petit grain de sel. L’évaluation de Metacritic est faite par des critiques de film. Il me semble que ça donne une plus grande crédibilité que si c’était n’importe qui.
      (Evidemment c’est presque tous des journeaux américains).

      https://metacritic.custhelp.com/app/answers/detail/a_id/1508/session/L3NpZC9wRm42aGJxaw%3D%3D/sno/0

    • Bonjour les boys (and girls),
      une discussion intéressante ici!

      Les chiffres ne sont que des chiffres, c’est ce qu’ils disent qui est important…
      La méthode selon laquelle ils doivent être interprété.
      La théorie derrière…

      Regardez Rottens Tomatoes, ils donnent 88% à Inglorious Basterds.

      Ils ont clairement un traitement différent de données similaires (il est dichotomique, je crois).

      Tout dépend du traitement des données, s’il est bien fait on peut expliquer l’univers….

      Si c’est mal fait, c’est juste Touchstone qui tente de me convaincre que le nombre d’entrée est proportionnel à la qualité d’un film en me donnant Armageddon comme exemple…

      ;-)

    • C’est ce que disent les chiffres qui est important mais on peut faire dire ce qu’on veut aux chiffres.

    • “Dans l’article sur Granger sur cyberpresse, on ne parle pas de They Live by Night, je crois que ça me rend plus triste que sa mort.”

      Oui, c’est son grand film avec Strangers on the train et Senso. Je me demande si son personnage de Bowie a donné l’idée à un certain David.

    • Et ainsi on en revient aux mots, ce qui nous montre bien qu’on peut s’en passer des chiffres et qu’ils ne disent rien en soi. C’est peut-être ce qui est objectif alors, l’insignifiance…

    • “L’évaluation de Metacritic est faite par des critiques de film. Il me semble que ça donne une plus grande crédibilité que si c’était n’importe qui.
      (Evidemment c’est presque tous des journeaux américains).”

      Les critiques américains se sont souvent trompés sur de grands auteurs américains: Hitchcock, Hawks, Ford, De Palma, Lynch, etc. Et puis, les meilleurs critiques ne sont pas dans les journaux mais dans les revues.

    • Il y a un truc qui me fait rire: dans Metacritic, quand un disque sort, les notes sont très disparates, même pour les disques de l’année, mais quand un classique est réédité, même s’il a eu des critiques très mauvaises à sa sortie, les notes sont immanquablement de cinq étoiles. Il est vrai qu’il est facile d’avoir raison avec trente ans de retard… Les gens ne se rendent pas compte que Revolver des Beatles ou Jeanne d’arc de Dreyer se sont fait démolir à leur sortie.

    • @unholy_ghost

      Hé bien non justement, ce proverbe est faux! Lorsqu’on comprend bien la méthodologie et les statistiques, il n’y a qu’une seule façon de comprendre les chiffes!

      C’est sur que je peux essayer de te faire accroire qu’un 7 est un 5 mais si tu sais ce qu’est un 7, on ne pourra pas te tromper!

      Un bon exemple actuel, la Coalition dont parle Harper… Or quand on connait bien le système parlementaire on sait que l’utilisation de la coalition est nécessaire dans les systèmes de types parlementaires afin d’éviter des élections à répétition (Israel est gouverné par des coalitions depuis sa création ou presque…). Si on ne connait pas, on pourrait croire que ce type de gouvernement est illégitime comme nous le dit Harper!

      Or c’est la même chose avec les chiffres, si tu leur fait dire des faussetés, tu va te faire prendre…

      C’est d’ailleurs pour ça qu’on utilise les mathématiques pour tous les aspects de la science!

    • @Unholy_ghost

      “Les critiques américains se sont souvent trompés sur de grands auteurs américains: Hitchcock, Hawks, Ford, De Palma, Lynch, etc. Et puis, les meilleurs critiques ne sont pas dans les journaux mais dans les revues.”

      Ils ont aussi souvent raison!!!!
      Je ne vous ferez pas de liste, mais la preuve par la négative c’est pas très convaincant!

    • Défendre l’utilisation des mathématiques en science est une chose, mais ne pas reconnaître qu’il existe différents modèles statistiques pour interpréter un ensemble de données x, c’est de la mauvaise foi ou, pire, de l’ignorance.

      Était-ce une tentative de ploguer un débat politique dans un forum sur le cinéma?

    • Il s’agit de montrer que les critiques se trompent parfois pour démontrer qu’ils n’ont pas toujours raison, non?

      Comme dit plus ou moins Ghost (j’aurais jamais pensé écrire ça…), il n’est pas toujours évident de bien évaluer un film ou un cinéaste contemporain, sa pertinence et sa valeur, faute d’un recul suffisant. Je pense notamment aux cas de surévaluation (Nolan par exemple).

    • Je viens de lire la méthodologie de MÉTACRITIQUE
      Il y a beaucoup de manipulation statistique de données pour le score de Métacritique, plus particulièrement une pondération des scores et une normalisation de ceux-ci!

      Ça explique beaucoup de choses…

    • ‘Ils ont aussi souvent raison!!!!
      Je ne vous ferez pas de liste, mais la preuve par la négative c’est pas très convaincant!’

      Ça me fait penser à la théorie des sciences de Karl Popper (philosophe autrichien de la première moitié du XXe siècle). Ce dernier rappelle qu’on ne peut jamais vérifier une affirmation générale ou universelle (disons ‘Tous les corbeaux sont noirs’), puisqu’il est toujours possible que l’on en rencontre un blanc dans l’avenir et qu’on est toujours en présence d’un nombre fini d’exemples qui la corroborent (que ce nombre soit de 2 ou de 100 000). Mais on peut invalider, infirmer ou falsifier cette affirmation en présentant un seul cas de corbeau blanc.

      Il y a des similarités avec la discussion. On ne peut pas confirmer que les critiques ont toujours raison, mais on peut facilement falsifier cette affirmation: on n’a qu’à montrer un seul cas ou ils ont déjà eu tort (pour Hitchcock disons).

      Bon, ok… parenthèse de philosophie des sciences un peu pas mal à côté du débat…

    • @Philomuzi

      Excusez la confusion mais ça m’a semblé évident que je parlais d’un évaluation des chiffres après que le traitement statistique ai eu lieu… donc après avoir choisi un modèle de traitement de donnée!

      Ça me semblait évident, mais ça ne serait pas la première fois (ni la dernière) si je me trompe!

    • La falsifiabilité c’est l’essence même de la science en effet!
      On ne remerciera jamais assez Popper pour cet apport au développement de l’Humanité!

      ;-)

    • ZZZZZZ!

      L’art ce n’est pas de la science. L’esprit de finesse ce n’est pas l’esprit de géométrie. Pour évaluer qu’on est en présence d’un sept et non d’un huit, il faut des arguments esthétiques. Le reste n’est que littérature.

      Je crois plutôt que les journalistes de journaux se trompent presque tout le temps. Je le vérifie à chaque jours et il suffit de lire les journaux du passé pour le réaliser.

    • C’était plus une parenthèse qu’un élément de débat réel, Ghost. J’avais dévié du débat, je l’avoue.

      ‘Je crois plutôt que les journalistes de journaux se trompent presque tout le temps. Je le vérifie à chaque jours et il suffit de lire les journaux du passé pour le réaliser.
      Mais on voit ou s’arrête tes intérêts. Laisse tomber ‘

      Mais je ne suis pas certain que tu comprennes le point que j’ai soulevé, qui en est un de logique symbolique (induction vs déduction).

      ‘L’art ce n’est pas de la science. L’esprit de finesse ce n’est pas l’esprit de géométrie’

      ZZZZ… Tu crois que c’est plus intéressant de revenir avec des dichotomies simplistes et des paraphrases de Pascal? Tu crois vraiment qu’il n’y a jamais aucun rapprochement à faire? Tu ne penses pas que l’art, à sa manière, ne recherche pas parfois la vérité ou une certaine forme de vérité (et pas simplement la vérité extatique d’Herzog), par exemple?

      Keepiru: Un amateur de philo des sciences à ce que je vois…

    • @unholy_ghost

      Je comprend pas trop ce que vous voulez dire quand vous parlez de journalistes.

      Je suis d’accord avec vous que je serais bien mal foutu d’appliquer des théories géométriques pour évaluer un Kandinsky. Je peux par contre le comparer à d’autres peintres en utilisant une démarche scientifique (ne pas confondre vérité et démarche scientifique) qui me permettra de m’approcher le plus possible d’une théorie qui sous-tend ma démarche…

    • ‘Mais on voit ou s’arrête tes intérêts. Laisse tomber ‘ Oublie cette phrase, hors propos… Je ne sais même plus ce que je comptais écrire…

      Avant que tu te fasses de fausses idées: non, on ne peut assimiler art et science, et non je n’analyse pas l’art d’un point de vue scientifique. Mais j’ai un intérêt pour les deux, pour la philosophie, et pour plein d’autres choses…

    • J’ai fait mes sciences pures au Cégep. Débat intéressant mais qui ne s’applique pas ici. Il n’y aura jamais aucun système scientifique pour évaluer une oeuvre, que vous ajoutiez des tit’étoiles ou non.

    • Il faut dire aussi, concernant Metacritic, que les critiques eux-mêmes n’accordent pas toujours de notes aux films. À vrai dire, les critiques les plus sérieux ne le font pas (New York Times, New Yorker, Village Voice…) La note de 90% par exemple pour une critique du New York Times sur un film donné est une évaluation générale du ton du texte, mais le journaliste lui-même n’a jamais donné cette note. Et franchement il est très rare que je lis un texte d’A.O. Scott ou de Manohla Dargis et que je peux me dire “j’ai l’impression qu’il donnerait un 90% ou un 35%”, tout comme je ne peux pas le faire pour une critique des Cahiers mettons. Ces critiques font de l’interprétation, ils donnent un sens au film plus qu’ils ne l’évaluent (ce qui devrait être le but de toute critique), ce qui ne peut pas se noter. Ainsi, que vaut réellement ce 90%, qui ne correspond pas au texte qui l’accompagne, qui est une commande de Metacritic? C’est d’autant plus ridicule que ces journaux plus importants comme le NYT ont plus de valeur dans la méthodologie de Metacritic, donc une critique du NYT compte pour plus dans la moyenne d’un film qu’une critique de JoBlo sur un journal quelconque. Mais au moins JoBlo, il l’a donnée, lui, sa note, le NYT c’est une impression d’un texte, même plus du film.

      La note est commandée par Metacritic (je ne sais pas qui la donne d’ailleurs, si c’est le journal ou le site), et de ce fait elle dénature le travail du critique. Je ne sais pas ce que Scott a pensé d’un film en voyant 90%, je vois ce que Metacritic a pensé de son texte. Le site porte bien son nom: il effectue une critique implicite de la critique.

    • Je suis d’accord avec la question du recul historique, même si un film peux avoir été un grand film pour son époque et mal vieillir par la suite…

      Par contre en citant Nolan comme exemple de surévaluation, tu viens de remettre à 0 ton capital de sympathie gagné en citant Popper!

      ;-)

      Sur ce, bonne nuit!

    • Prenons l’évaluation des oeuvres sur lesquels il est le moins facile de se tromper: les classiques. La distance devrait garantir un certain discernement. Or, les top 100 des plus grands films changent constamment de composition avec les années, même si d’un top à l’autre on se copie (un critique va nommer Citizen Kane meilleur film parce qu’il est souvent nommer meilleur film).

      Si on change d’évaluation sur les classiques, imaginez les journaux qui doivent parler de films, le nez collé sur l’actualité.

    • @cinematographe

      En effet, c’est Métacritique qui donne une note selon l’évaluation d’un lecteur s’il n’existe aucun chiffre disponible.

      Statistiquement cette procédure ne cause par réellement de problème car dans la masse de donnée l’erreur de mesure de l’évaluation va probablement se fondre dans la masse de données.

      En fait le site tire son nom d’une procédure statistique bien connue qui s’appelle une Méta-analyse. Il s’agit de prendre toutes les données de recherches sur un sujet et un faire ressortir un certain nombre d’indices qui pourrons nous aider à faire un espèce d’état des lieux sur un question de recherche.

      La technique statistique qu’il s’utilise s’apparente à celle qui est utilisé en recherche…

    • @ Ghost

      C’est sur que de classer la crème de la crème devient mission impossible…
      À part si quelqu’un inclus un film de Tarkovsky dans cette liste alors là, c’est sur qu’il y a erreur!!!

    • Bowie a toujours dit que son nom venait du couteau et du mec (un cow-boy je crois) a qui on doit ce couteau. Mais il peut bien dire ce qu’il veut, ça m’arrange cet homonymie entre deux de mes personnages cultes.

      Je n’ai pas vu Senso, j’imagine que je devrais.

    • Ghost,

      Bien sûr qu’il n’existe pas de méthode scientifique pour évaluer un film, pas plus pour l’interpréter.

      cinématographe

      Distinction intéressante entre les visées des critiques, interprétative vs évaluative. J’ai l’impression qu’une évaluation peut davantage se traduire en notation. Quand un film est considéré médiocre, lui donner une étoile ou une note de 3/10 n’est pas complètement insignifiant ou déplacé, il me semble. Cela donne un indice de qualité globale, même si imprécis et imparfait. Les dimensions de l’évaluation (mise en scène ordinaire, direction d’acteurs douteuse, scénario ridicule, et ainsi de suie) sont toutefois ce qui importe vraiment et doivent venir complémenter la note. On ne peut substituer une note à une évaluation qualitative sérieuse et documentée, cela va de soi. La note ajoute t-elle quelque chose? Devrait-on s’en passer complètement? Les ‘bons’ ou les ‘vrais’ critiques s’en passent-ils? Peut-être…. Ça devient probématique uniquement dans la mesure ou quelqu’un soutient qu’une note élevée sur Metacritic (par les critiques ou des quidam) est un indice suffisant voire infaillible de la qualité d’un film, quelque chose proche de la position de John 8 (défend t-il vraiment pareille position?).

    • Je m’apprêtais peut-être à écouter Red Beard de Kurosawa, mais il totalise je crois 3h… Est-ce que ça vaut la peine que je m’y attèle?

    • 3h? Fuyez pendant qu’il en est encore temps!!! ;-)

    • Je pense que je vais me contentez de Notorious à la place (3ième essai)

    • ”Decembre, comme une bonne centaine de pseudos qui sont sur ma liste noire, est un troll dont le but est d’abord et avant tout de semer la zizanie avant d’apporter quoi que ce soit de valable à la discussion en cours. Pourquoi devrais-je me fendre en quatre pour l’accommoder et, du même coup, risquer de perdre l’apport de précieux collaborateurs?”

      J’ai eu le temps de lire les commentaires de Decembre, et sans connaitre le passé blogophile du bonhomme (ou de la femme!), je trouve que l’on a la gâchette de l’étiquetage throll assez vite. Je ne partage pas du tout l’avis de Jozef là dessus: aucunement j’ai senti que ‘’sont but était de semer la zizanie”. Bon, c’était court comme argumentaire, mais ‘pas sûr qu’il a même eu la chance de se réajuster, vu qu’ il est blacklisté, comme ”une bonne centaine d’autres” (ouf… ça en dit long).

      Sans vouloir dire à qui que ce soit comment gérer un blogue ou forum, sache Jozef que je me suis retenu AU MOINS une vingtaine de fois à écrire sur ce blogue parce que je sentais l’épée du control-freakness me pendre au dessus de la tête. La surmodération à des effets très pervers, dont l’élitisme et le phénomène de clique. J’en connais un rayon après 10 ans passé sur les forums. Anyway, j’sais pas pourquoi je prend même le temps d’écrire ça, je vais probablement me faire censurer, voire même pire ;-)

      Les journalistes se sont battus un siècle pour gagner la liberté d’expression et voilà l’esclave devenu roi, qui fait subir la même chose. Ô douce ironie.
      Faudrait peut-être lâcher un brin les discussions cinoche et discutailler psychologie un de ces quatres… Quoique un empêche pas l’autre, finalement.

    • @astyanax

      ”OK, d’abord.

      Jon8, je vous mets au défi d’être cohérent avec vous-même et d’assumer, en l’écrivant, la phrase suivante: «Compte tenu des ventes pharamineuses de ses disques et de l’appui qu’elle reçoit d’un public parmi les plus imposants, Céline Dion est l’une des meilleures chanteuses du monde.»”

      Ouhh le vilain machiavélique d’astyanax! hehehe :-P

      Mais la tactique va prendre l’eau, mon cher. Parce que je te connais assez bien pour savoir que tu vénères les Beatles, équivalent Dion exposant 10. CQFD.

      De plus, je dois te rappeler que Metacritic n’est pas du tout la formule du site de critique standard qui compile tout et n’importe quoi de monsieur et madame tout le monde, on parle ici de compilations de critiques professionnelles, exclusivement.
      Différence énôÔorme, il va sans dire.

      Maintenant, libre à vous tous de prétendre que votre opinion vaut mieux -au yeux des autres- que la moyenne de dix milles critiques professionnels réunis. Mais bonne chance pour convaincre, l’espoir nourri, apparemment.

      Ceci dit, je me fous pas mal des notes chiffrés, de metacritic et de Céline Dion, bottom line.. Mon point était qu’il y avait un consensus, plus ou moins discutable comme d’habitude, sur la hiérarchie des films de Tarantino (et de probablement tous les réalisateurs, anyway) avec, bien sûr, des zones floues. Zones bien l’fun à discuter, par ailleurs. Sauf que force est d’admettre que le quidam qui avance que Deathproof est un ‘meilleur film’ que Pulp Fiction, nage non seulement à contre courant des chutes du Niagara, mais il fait à mon sens la preuve par A+B qu’il s’y connait autant en cinéma que moi en neurochirurgie.
      Quand Tarantino engage une stunt australienne pour faire autre chose que du stunt, t’a un indice assez sérieux comme quoi le gars voulait se taper un trip de cascade de char, AVANT TOUT.
      Trip qu’il explique avec son enthousiasme habituel dans l’excellent behind-the-scene du DVD, d’ailleurs.
      De plus, Deathproof et Inglourious basterds sont victime de dérapages Tarantiniens – lire: verbillages poussifs- qui cassent atrocement le rythme. Et casser le rythme d’un film, c’est à mon sens une faute inacceptable pour un réalisateur de son calibre. Mais, j’en suis sûr, il se replacera dans le futur. Le gars c’est un talentueux, et tout le monde a droit à l’erreur.
      J’avoue par contre avoir un peu peur que l’ego du bonhomme soit rendu hypertrophié jusqu’au point de non-retour. Ce qui serait une bien triste nouvelle pour le cinéma.

    • @kurtz 10 h 50
      « On pourrait aussi parler de la traite des noirs du point de vue des esclavagistes africains et arabes, l’esclavage des africains en Europe, où ils étaient exhibés comme des curiosités ou des fantaisies de nobles cherchant de l’exotisme dans leur contingent de domestiques. »

      Vénus noire (où est l’italique lorsqu’on en a besoin?) sort en salle cette semaine au Québec. Je vous donne l’information. Je ne l’ai pas vu. Drôle d’accueil en Europe. [http://fr.wikipedia.org/wiki/V%C3%A9nus_noire#R.C3.A9ception_critique] Jamais lu une rubrique « Réception critique » Wikipedia aussi longue (à savoir si elle est complète, c’est autre chose, évidemment).

      D’ailleurs, à lire les avis critiques, il y aurait apparemment des pistes de réflexion sur le spectacle, les spectateurs, qui pourraient rejoindre ou du moins toucher de loin celle évoquée par unholy_ghost concernant Inglourious Basterds. J’en profite pour vous remercier de nous l’avoir partagé. Ayant moins apprécié le dernier rejeton de Quentin, j’ai lu avec intérêt les commentaires des gens du forum et ils m’ont donné envie de le revoir, de m’y attarder un peu plus que la première fois.

      @keepiru 23 h 09
      « Or quand on connait bien le système parlementaire on sait que l’utilisation de la coalition est nécessaire dans les systèmes de types parlementaires afin d’éviter des élections à répétition (Israël est gouverné par des coalitions depuis sa création ou presque…). »

      Non, les coalitions en Israël sont le fait du système électoral proportionnel avec un seuil pour la représentation de 2%. Ce n’est pas une question de système parlementaire. Le Royaume-Uni qui a un système parlementaire a eu son lot de gouvernements majoritaires et non coalisés. Même chose au Canada. Le système électoral uninominal à un tour (je sais, c’est affreux) en est responsable.

      Ce qui rend l’option de coalition légitime au Canada est le fait qu’elle est une possibilité encadrée par les institutions du pays. Simplement.

      Je sais que ce n’est absolument pas le sujet, même général, du blogue, mais j’avais le goût et le temps de rectifier rapidement le tir.

    • @cinematographe
      Où peux-je vous lire en tant que critique, si vous êtes prêt à laisser là le voile de l’anonymat?

    • La culture se contruit par un phénomène de consensus critique. Si vous êtes le seul être au monde à penser qu’un film est l’oeuvre d’un génie, votre opinion n’aura pas de portée sur le consensus, et sera ignorée. Le travail de Metacritic est commandable dans le sens ou il tente de faire le portrait de ce consensus, de façon journalière, à l’aide d’outils de statistiques. OUI, le consensus fluctue sans arrêt. Metacritic n’ignore pas cela justement en soulignant les notes des produits en ré-édition.

      Metacritic aussi donnent 2 notes, en séparant celle des critiques et celle du public ordinaire. La note critique à mon avis est très fiable. Je trouve que Jackie Brown est le meilleur film de Tarantino, mais j’arrive à comprendre comment le consensus puisse le mettre en dernier. Le reste de la liste est tout à fait dans le sens des opinions que j’entends chaque fois que le sujet Tarantino intervient.

      Inglorious Basterds était pour moi un film ambitieu, mais moyen, avec trop de longueur et de blabla, mais parti d’une idée originale. Je retiens surtout la façon dont Tarantino utilise litéralement le cinéma pour se venger des nazis (et le mal que ceux-ci ont fait au cinéma). C’est aussi une manière d’ironiser Hollywood, et de lancer un clin d’oeil à la sempiternelle suite de films de guerre oscarisés. Va-t-on un jour clouer ce cercueil?

      Quant à un film sur la révolte des esclaves, je pense qu’il n’y a pas encore eu un vrai bon film relatant les événements (heureux et tristes) entourant la colonisation africaine d’Haiti. Il s’agit quand même d’un élan de révolte spectaculaire. Tarantino manquerait de sérieu pour un tel projet. En ce sens, pour moi Tarantino est un “trippeux” du cinéma pour qui “un film est un film” et ne fera jamais mieux que des clins d’oeil à toutes sortes de genres du cinéma. Je doute si il est en mesure de faire un film qui s’intéresse réellement à la condition humaine, quoique je ne dis pas que c’est le rôle absolu du cinéma de faire cela.

    • On veut du sang!
      There will be blood!
      Last man standing!

      suite… (On se croirait dans du Tarantino, c’est le fun!)

      D’accord avec Venn: Tarantino avait deux bons films en lui: RESERVOIR DOGS ET PULP FICTION. Deux films de références, mais particulièrement originaux. Un style brillant et des dialogues punchés que visiblement les acteurs savouraient.

      Depuis, Tarantino se caricature lui-même. Bien sûr il reste quelques fulgurances ici et là, mais pour l’essentiel, il est devenu une gimmick, SA gimmick — ou plus précisément le cartoonist officiel d’Hollywood. C’est un gogo amusant mais pas transcendant.

      Il me vient à l’esprit une satire sur les films de guerre que Kubrick avait tourné : DR. STRANGELOVE. C’est toute la différence qu’il peut y avoir entre un maître et un artisan — même doué.

      Hollywood a beaucoup de clowns devant la caméra, mais un seul derrière. Mais c’est quand même déjà pas mal ça…

    • “Quand Tarantino engage une stunt australienne pour faire autre chose que du stunt, t’a un indice assez sérieux comme quoi le gars voulait se taper un trip de cascade de char, AVANT TOUT.”

      Et bien, tu dois t’y connaître en neurochirurgie…

    • Dans le fond, c’est ce que je disais: pour qu’on film soit bon, il faut qu’un film soit cool, qu’il n’y ait pas de “longueur”, et surtout qu’on ne réfléchi pas trop pour trouver la signification. De cette façon, Deathproof n’est qu’un trip de stunt. Tu devrais te masturber un peu plus…

    • Jon8,

      il n’y a pas dix milles critiques sur Metacritic, il y en a au plus une cinquantaine, et ce ne sont que des critiques américaines. Un Metacritic européen donnerait des résultats tout autre, parfois (et je dirais même souvent) complètement opposés. Death Proof a été très bien reçu de l’autre côté, IB itou, Jackie Brown tiendrait la première place sans aucun doute. Il n’y aucun consensus sur quoique ce soit, on ferait un véritable sondage auprès des mêmes critiques en leur demandant explicitement quel est leur Tarantino préféré et le résultat serait différent de ce que donne Metacritic.

      Et il n’y a pas plus de verbiage dans IB qu’il n’y en avait dans Pulp Fiction, il y en a même moins, car le dialogue cache toujours autre chose dans IB, il est toujours au moins à double sens, comme dans la première scène que vous dite à juste titre d’anthologie. Tout le film est bâti sur le même modèle que cette scène, des dialogues où sourdent à l’arrière-plan une tension qui ne demande qu’à éclater, et Tarantino le maîtrise parfaitement (sans compte sa mise en scène, élégante, précise et redoutable). Dans Pulp Fiction, quand on parle de burger, on parle de burger, il n’y a rien derrière, c’est juste drôle d’entendre cette discussion de la bouche des gangsters. Si ça ce n’est pas du verbiage… IB est de loin le meilleur film de Tarantino, beaucoup plus complexe que tout ce qu’il a fait auparavant.

      @la_roy

      Premier lien dans la section Québec ci-haut…

    • “Dans Pulp Fiction, quand on parle de burger, on parle de burger, il n’y a rien derrière, c’est juste drôle d’entendre cette discussion de la bouche des gangsters. ”

      C’est même ce qui en fait tout le sel: Pulp Fiction c’est des calories vides, très goûteuses, et c’est tout. Alors que IB, Deathproof et Jackie Brown, c’est passablement plus profond.

    • @unholy ghost

      J’irais même jusqu’à dire que Deathproof est un film sur le féminisme contemporain.

    • Tous les films de Tarantino sont sur l’empowerment des minorités: les femmes, les Noirs, les Juifs pendant la seconde guerre mondiale.

    • Mon Dieu, je me demande ce que çà va être quand Tarantino va prendre la défense des gays.

    • @ sultitan
      Vite, trouvons l’adresse courriel de Tarantino et suggérons-lui ça!

    • @ghost
      Quelle minorité vit un empowerment dans Reservoir Dogs?

    • Oui, le premier est une exception, on ne retrouve pas vraiment ses obsessions thématiques sauf le miroir, c’est d’ailleurs pour cela que c’est tout au plus un exercice de style sympathique.

      À moins qu’il s’agisse de l’enpowerment des gays à travers le personnage de Pink… ;-)

    • Désolé, elle était trop facile!

      Ou qu’il s’agisse de l’enpowerment de Madonna dans son interprétation de Like a virgin…;-)

      On retrouve quand même son obsession aussi des hommages (ou rip-offs selon certains). Que ce soit The Killing de Kubrick, Kansas City confidential, the Big Combo ou the talking of Pelham 1,2,3 pour les noms des personnages, Tarantino était déjà sur cette voie que certains critiquent.

      Et je trouves que c’est plus qu’un exercice de style sympathique, c’est un des meilleurs premier film par un réalisateur. Oui, il manque de finition et de profondeur mais j’ai rarement vû un réalisateur arriver à l’écran avec autant de force.

    • Oui, mais ça reste un exercice de style, parce qu’il n’y a que des hommages.

    • @cinematographe Le «Bowie knife» était l’arme préférée du colonel Jim Bowie, mort à Alamo pour la plus grande gloire de l’expansionnisme US.

      Lors d’une bagarre dans un bar, bien avant Alamo, Jim Bowie, bien qu’atteint de coups de feu, de poing et de couteau, a finalement triomphé de nombreux adversaires avec son couteau. C’est après cette bagarre épique que c’est devenu le «Bowie knife».

      Le plus amusant, c’est qu’il y a un lien direct avec le sujet de ce post car le Bowie knife est l’arme avec laquelle le Lt Aldo Raine «marque» les nazis.

    • Et on entend Bowie (Cat People) quand Shoshanna se prépare à aller trucider les Nazis. Elle se met d’ailleurs deux marques rouges sur la joue comme les Amérindiens. D’ailleurs, il est clairement indiqué que Aldo Raine à du sang d’Apache…

    • Cette arme est un des symboles forts de la mythologie des États-Unis, avec la winchester 73 et le pistolet colt.
      Rambo est souvent illustré arborant un Bowie knife.
      Dans First Blood à la rigueur je pouvais comprendre, après, c’est de la (mauvaise) caricature.

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