Jozef Siroka

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    Jozef Siroka est journaliste au pupitre à LaPresse.ca et blogueur cinéma à temps partiel.
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    Mardi 21 décembre 2010 | Mise en ligne à 20h00 | Commenter Commentaires (218)

    Entracte

    bad-santa-2003-08-g

    Après quelques tentatives de posts infructueuses, je me résigne et je vous dis «À la vôtre!» et rendez-vous l’année prochaine!


    • Pourquoi ne pas en faire un post sur nos bilans cinéphiliques de l’année 2010. Je commencerais donc par utiliser cette entracte pour signaler un film qui selon moi est passé beaucoup trop inaperçu cette année.
      Assiter, au sous-sol du Loews de Union Square, à la projection du premier film de Tom Ford, A Single Man, fut pour moi un grand moment cinéphilique. À chaque plan on sentait les tropismes d’un cinéaste qui naît. Rarement on voit des couleurs aussi étudiées, aussi sémantiques. Colin Firth est bouleversant, et étrangement attendrissant. On semble d’ailleurs présentement le porter aux nues pour son dernier rôle, mais je suis persuadé de le préférer non bègue. A Single Man est de ces films dont on voudrait que seuls nos intimes le connaissent, voyez ce que je veux dire? Vrai qu’on y parle d’homosexualité, mais ce n’est pas de cette intimité qu’il s’agit, le fantasme sexuel y devient un voie pour atteindre la profondeur affective du personnage, ses deuils, ses amitiés… Pour reprendre une référence qui m’est chère, le film de Ford s’apparente à un Under the Volcano; un personnage étranger intègre, par un haut poste, une autre culture pour y rencontrer ses failles les plus intimes de manière tragique, quoique douce-amère.
      On sent aussi dans A Single Man, le mystère quotidien qui nous échappe et qu’on apprend parfois à contempler, parfois à supporter. Oeuvre à ranger parmis les quelques grands premiers.

    • Et surtout, pardonne moi,
      bonnes vacances Jozef!

    • Allez-y librement, cet espace est le vôtre!

    • @rafc

      Pour ma part, j’ai été déçu par ce Single Man et exception faite de ces “couleurs sémantiques”, comme vous dites si bien, et l’interprétation de Firth, ça m’a semblé plutôt plat. L’évocation de l’homosexualité est extrêmement stéréotypée, on a l’impression que Firth n’est attiré que par les pectoraux luisants (je me rappelle la critique de Ruthless Reviews qui répétaient à chaque phrase I am gay, c’était aussi vrai que drôle). Et il y a des plans dérangeants: je n’aime pas trop voir Colin Firth pleurer en gros plan quand il apprend la mort de son amant, son interprétation est excellente, mais je n’ai pas besoin de voir ça, j’ai l’impression de violer l’intimité de quelqu’un. C’est très insistant (et ça crie haut et fort Je veux un Oscar!) Même chose pour le jeu sur les couleurs, c’est subtil et ingénieux au début, mais ça devient vite lassant, tant c’est répété. La fin aussi est facile et décevante, avec ce tour du destin malicieux.

    • C’est quand même vraiment mieux que King’s Speech, et Colin Firth est effectivement meilleur sans bégaiement. Je ne comprends pas les dithyrambes concernant son dernier rôle, il est bien, mais rien d’extraordinaire, à l’image du film.

    • Je vois très bien comment le reluisant homo-stéréotypé peut agacé, quoique je ne l’ai pas trouvé si envahissant ou submergeant face à, d’abord Julianne Moore et cette amitié désespérée, et face à cette fine illustration d’un quotidien. Je comprends aussi ce sentiment de violer une intimité; mais c’est par une forme de confiance qu’on nous y amène, un malaise respectueux. Reste qu’une ombre a été jetée sur ce film, et les apparences peuvent nous priver de belles choses; moi-même j’y suis allé à reculons.

    • Oui, la scène entre Julianne Moore et Colin Firth est la plus belle du film, et l’introduction par le quotidien, où la douleur s’installe peu à peu dans le rituel, est aussi très fine, mais on tombe vite dans les grossièretés si je me rappelle bien. Mais on a beaucoup parlé de ce film, non, en début d’année? Il a paru dans bien des bilans de l’an dernier, puisqu’il est sorti en décembre 2009 aux États-Unis et en Angleterre je crois, mais on l’a reçu un peu en retard à Montréal. Je ne dirais pas qu’on a jeté d’ombre sur ce film, vous êtes seulement une année en retard!

    • Le bilan débute bien alors!

    • @ cinematographe (et aux autres)

      Qu’avez-vous pensé de Black Swan? Pour moi, il s’agit essentiellement d’un documentaire sur le visage (radieux) de Natalie Portman. Un peu comme dans The Wrestler, mais avec la différence majeure que le visage de Rourke est un livre ouvert, alors que celui de Portman est hermétique, on ne sait jamais ce qu’elle pense réellement, et c’est intentionnel. Ce n’est pas un drame psychologique, comme certains critiques et spectateurs déçus semblent le croire, mais un série B sophistiqué à regarder avec le sourire en coin. Enfin, c’est mon interprétation suite au premier visionnement.

    • Je suis ambivalent sur Black Swan, mais je n’aime pas Aronofsky et on retrouve là tous ses défauts habituels. Disons que la subtilité n’est pas son point fort. Mais l’aspect série B, très intentionnel, justifie un peu ici ses effets martelés et répétitifs (combien de jeu de miroir, de chuchotement, de figure floue dans un coin de l’écran?) Je ne trouve pas Portman hermétique, au contraire, ça prend dix minutes pour comprendre son personnage et deviner comment s’achèvera sa trajectoire, les explications freudiennes sont d’ailleurs assez balourdes, mais cette psychologie bidon fait partie de la série B.

      La scène d’ouverture est vraiment superbe par contre, surtout pour son ambiguïté proprement fantastique, malheureusement résolue un plan plus tard (sans mise en contexte, on se demande si c’est un rêve, un vrai ballet, une allégorie de ce qui s’en vient, etc., et puis boum elle se réveille). Et la fin (spoilers), presque identique à The Wrestler, le dernier plan étant le même, est un peu fade avec cette réflexion sur la perfection et l’artiste qui se donne à son art, c’est sans intérêt et faux à mon avis (incohérent en plus: elle est fière d’avoir été parfaite alors qu’elle s’est plantée dans le premier acte…)

    • Quand je dis hermétique, c’est dans le sens qu’elle ne laisse pas transparaître son passé, son véritable être (au contraire de Rourke), et qu’on ne peut donc jamais vraiment deviner ses motivations (à part celle de donner la Meilleure Performance de ballerine, mais est-ce vraiment la seule?). Elle est constamment en train de réagir à des actions apparemment hors de son contrôle, elle incarne un personnage sans réelles initiatives, étrangement passif pour un rôle aussi physique. Elle est une figure unidimensionnelle, qui existe davantage comme un jouet malléable pour un réal. excité par ses effets de style qu’un personnage en chair et en os qui a une psychologie propre. Ceci dit, ça ne rend pas le film moins intéressant pour autant.

    • A-t-elle d’autre motivation que d’être la Meilleure ballerine? Je ne crois pas, c’est cette monomanie qui la défini, et son rapport avec sa mère est assez claire pour qu’on comprenne d’où ce comportement sociopathe peut provenir. Elle est passive dans la mesure où elle se laisse posséder par un autre, mais cet Autre n’est nul autre qu’elle-même. Du reste, sa passivité est son drame, d’où le recours à ce double pour se réveiller. Tout ça est assez stéréotypé, c’est la base générique de tout le fantastique, genre dont je suis friand. Il y a dans ce film toutes les figures habituelles du genre (les déclinaisons du double), mais je crois qu’Aronofsky ne les aborde qu’en surface, il n’arrive pas à toucher à ce que ces thèmes recouvre de proprement existentiel. Ceci dit, l’expérience est fort efficace, mes reproches viennent surtout du fait que j’ai l’impression qu’il passe à un doigt de faire un grand film, d’où une déception face à ce qui n’est finalement qu’un bon film.

    • Ceci dit, je ne dirais pas non à un remake de Black Swan par Polanski (ou De Palma, ou Cronenberg, etc.) !

    • Oui, exactement, le film se perd un peu dans la manière Aronofsky, mais dans les mains d’un grand, ça peut faire rêver!

    • M. Siroka

      un petit reportage intéressant pour vous sur aljazeera: Empire – Hollywood: The Pentagon calls the shots (youtube)watch?v=sQSpHi7OOHA

      joyeuses fêtes

    • Parlant de Polanski, croyez-vous que The Ghost Writer méritait un meilleur sort que ce que les critiques et le public semblent en avoir pensé? Je suis retombé sur les 10 dernières minutes du film il y a quelques jours, et il m’a semblé que Polanski avait toujours la main pour ses finales dramatiques et bien rythmées.

    • @ grand.patou

      C’est sûr que les 10 dernières minutes sont pas pires, mais c’est l’heure avant qui pose problème, justement à cause du manque de rythme.

      Il manquait de folie à la Lynch dans son film. L’atmosphère est plus morne que mystérieuse et il est vraiment difficile de maintenir l’intérêt. Il manque de contrastes et de contrepoints je trouve. En plus, le propos n’est pas superficiel, mais n’est pas très profond non plus.

      Odyssée 2001 est un film lent, mais tellement dense qu’il porte à la réflexion. Ghost Writer porte plutôt au sommeil.

    • @kurtz

      Ouch! ;)))

    • Le réalisateur de BLACK SWAN a certainement la manière, mais j’attends encore la substance. INCEPTION est un mind fucker intéressant (genre y fait comment David Copperfield?), mais pas beaucoup de substance. C’est pas les réalisateurs de pub avec la manière qui manquent…

      La photo de BBT en père Noël est tout simplement géniale.

      À propos de la lenteur de 2001… Stanley Kubrick avait coutume de dire qu’il ne coupait jamais pour rien. Évidemment, ça prend quelque chose à dire, à montrer et/ou à évoquer, pour travailler comme ça. Spielberg disait de Kubrick qu’il était impossible de commencer un de ses films…et de cesser de le regarder.

      La substance…

    • Ne parlez pas trop de Black Swan, je ne l’ai pas encore vû et j’ai hâte de le voir même si je ne suis pas le plus grand fan d’Aronofsky. Et un documentaire sur le visage de Nathalie Portman….j’ai souvent vû pire!

      Josef,
      pendant vos vacances, allez-vous finalement prendre le temps de regarder Inception (en version originale) et nous en parlez au retour?

      Pour finir l’année, je vais plutôt parler des mes petits films coups de coeur. Sans nécessairement être du grand cinéma que je placerais dans la catégorie des films de l’année, ce sont des films qui ont fonctionné pour moi. C’est un liste assez variée mais ils ont tous leurs qualités à mon humble avis.
      - Easy A
      - Fish Tank
      - Kick Ass
      - Despicable me
      - The Town
      - 7 jours du Talion
      - Pieds nus sur les limaces

    • @grand patou
      The Ghost writer était très bien réussi et il n’est pas loin de ma liste des films de l’année. Il n’est pas dessus mais pas très loin.

    • @ fruitloops

      Inception sans substance? Vraiment?

      Soit nous n’avons pas vu le même film, sois tu es particulièrement exigeant en matière de substance…

    • Astanax,

      Je ne dis pas que INCEPTION est inintéressant, c’est juste qu’il est inhabité. Le scénario est juste pas subtil et compliqué juste pour faire intelligent, avec accessoirement des personnages (et leurs histoires encore plus accessoires) qui font de la figuration dans le puzzle du réalisateur.

      À mon sens, INCEPTION est typique d’un scénario-concept où on fait rentrer de force des personnages sur un fond de pathologie primaire (un homme recherche ses enfants et sa femme qui sont plus ou moins morts), plutôt que d’inventer des personnages riches, crédibles et intéressants qui vont décider de LEUR histoire…

      Et je dois avouer que quoi que fasse DiCaprio — si sympathique semble-il sur le plan humain, ce dernier a une palette d’émotions et de crédibilité proche du zéro absolu.

    • … et en fouillant sur James Woods, je me suis souvenu d’un film qu’il avait fait en 2003, NORTFORK, un film fascinant (avec de la substance) passé inaperçu et aussi un remake d’un chef d’oeuvre de Sam Peckinpah, STRAW DOGS (1971) à paraître bientôt. Ça craint…

      En attendant, une valeur sûre, la bande-annonce de NORTFORK:
      http://www.imdb.com/video/screenplay/vi1929249561/

    • Autre film peu commenté : THE KILLER INSIDE ME. Vous avez vu ? Aimé ou non ?

      Moi oui, pour l’audace (à la limite du supportable) et le jeu de Affleck. Mais certains détails de l’intrigue (volontairement effleurés par le réalisateur) m’ont amené à lire le roman, pour mieux comprendre les motivations du personnage principal. Moi qui suis habituellement adepte du LESS IS MORE au cinéma, j’ai trouvé qu’ il aurait été avantageux ici de se coller un peu plus au roman (surtout que le revirement final n’explique absolument rien, au contraire ! Je ne m’étendrai pas la-dessus pour ne pas gâcher le visionnement de ce film remarquable à plusieurs points de vue (direction artistique, costumes, musique d’époque, photo, etc) (Seul exemple pour ceux qui l’ont vu : la scène-clé où Affleck rencontre le jeune Johnnie Papas en prison : sans équivoque dans le livre, laissée volontairement vague dans le film … Pourquoi ? Was LESS really more dans ce cas ??

    • @grand.patou

      Il y beaucoup de The Tenant dans les derniers moments de Black Swan, cela va sans dire.
      Le climat anxiogène, les regards furtifs et hallucinés de créatures pseudo méphistophéliques peuplant l’univers (onirique?) de Portman, un crescendo dramatique bien orchestré, mais finalement servi avec autant de finesse qu’un éléphant dans un magasin de porcelaine est cependant a mille lieux d’une sensibilité toute polanskienne…

    • @twolaneblacktop

      The Killer Inside Me est passé complètement inaperçu ici, faute de distribution en salles, et c’est bien dommage (il a été assez commenté en Angleterre par contre, le Guardian a bien du lui consacrer 10 analyses sur la misogynie supposée du film). Pour moi, l’interprétation d’Affleck est la plus forte cette année, en tout cas il n’y a eu personne d’aussi fascinant à observer.

      Par rapport au roman, à mon avis la scène de Johnie Papas est la seule qui est traité de manière trop ambigüe, le reste est remarquablement fidèle. Et c’est une adaptation particulièrement ardue, la bravoure du roman consistant en une narration à la première personne ambigüe, qui déforme probablement les événements, en donnant la fausse impression que le narrateur les contrôle alors qu’on découvre au fur et à mesure qu’il n’en est rien, un narrateur qui interprète ses propres gestes sans arriver à admettre ce qui en découle. C’est une narration proprement littéraire, que Winterbottom réussit à traduire grâce au jeu d’Affleck, qui nous apparaît obscur malgré qu’il s’ouvre complètement à nous, notre regard sur lui étant autant extérieur qu’intérieur, comme son jeu et sa propre perception de soi. Enfin, le point de vue est complexe et inusité, c’est à mon avis un des meilleurs films de l’année, malgré quelques passages moins réussis.

    • Je lance une question au vent, je laisse à ceux qui ont lu le livre juger si la réponse implique trop de spoilers… Je viens de terminer (en double programme avec … on est loin de ciné-cadeau), et j’aimerais savoir comment le livre explique les motifs du chef syndical de ramener Ford en ville.

    • Je lance une question au vent, je laisse à ceux qui ont lu le livre juger si la réponse implique trop de spoilers… Je viens de terminer THE KILLER INSIDE ME (en double programme avec UN PROPHÈTE… on est loin de ciné-cadeau), et j’aimerais savoir comment le livre explique les motifs du chef syndical de ramener Ford en ville.

    • @frederic

      Je ne me rappelle plus très bien, mais c’est je crois très semblable (spoilers pour les autres) : le chef syndical a peur que Ford l’entraîne avec lui pour complicité dans le meurtre de la prostituée, puisque c’est lui qui a suggéré à Ford que c’est Conway qui a tué son frère, le meurtre du fils Conway servant leurs intérêts à tout deux. Il engage donc un avocat réputé pour défendre Ford, puisque le chef syndical doit savoir que la prostituée n’est pas morte et que Ford est foutu. Tout ça n’est pas très logique et je ne pense pas que c’est supposé l’être, la folie du personnage n’est jamais dite clairement dans le livre, puisque le narrateur ne l’admet pas, mais certains passages le suggèrent fortement et ses raisonnements et ses justifications commencent à dérailler passer un certain point. Le film passe par un espèce de burlesque grand-guignol pour signaler cette folie, mais c’est aussi ambigü, dans les deux cas c’est difficile de différencier le vrai du délire.

    • @cinematographe et frederic_clement : merci pour vos interventions pertinentes au sujet de ce film fascinant et complexe dont l’ambiguité suscite tant de débats. Pour vous amuser, allez lire sur imbd (http://www.imdb.com/title/tt0954947/usercomments) les divers arguments échangés par divers cinéphiles au sujet des scènes-clés du film (dont la finale, bien sûr). SPOILERS : Certains vont même jusqu’à suggérer que l’avocat joué par Bill Pullman (au comportement si excentrique) n’existe que dans l’imagination de Ford ! (Pourquoi pas ? Surtout qu’il apparaît APRÈS l’inexplicable et délirante séance de diapositives dans la cellule ! ;)

      - You can’t hurt people that are already dead …

    • @cinematographe “Tout ça n’est pas très logique et je ne pense pas que c’est supposé l’être, la folie du personnage n’est jamais dite clairement dans le livre, puisque le narrateur ne l’admet pas …”
      EXTRAIT (chapitre 22) : ” I knew – though i wouldn’t recognize the fact – that I was not all right.”

    • @ cinematographe

      C’est une explication qui cadre bien avec la logique interne du film. Merci!

    • Vous êtes sérieusement en train de me donner envie de voir un film de Winterbottom, je ne pensais pas que ça soit possible… Cinéma dont la vague odeur de souffre s’accompagne d’un regard pour le moins informe.

      Remarquez que cela a peut-être plus à voir avec Casey Affleck. Sa performance dans … JESSE JAMES n’a pas fini de me hanter. Il n’a pas été assez salué à mon goût (et le film aussi tant qu’à y être).

      Finalement, je lui donnerais un sens du casting assez juste à ce cinéaste anglais qui tourne plus vite que son ombre (19 films en 15 ans), c’est déjà pas mal.

      Petit bonbon de noël pour les amateurs du western crépusculaire d’Andrew Dominik:

      http://www.youtube.com/watch?v=m6w0r-ScEG4

    • Dans le cas de Black Swan, j’ai vu beaucoup de punch arriver, mais je ne me suis vraiment pas ennuyé. La scène de danse en cygne noir est à se tirer dans le mur tellement elle est hallucinante, j’y retournerais juste pour ça.

    • J’ai une question, le générique d’un film, au début la, est-ce que ca fait partie de la vision du réalisateur ou si c’est le producteur qui décicde ? Je m’explique, parfois les génériques sont simples, mais bien illustrés, je pense a Chinatown de Polanski, parfois ils sont un peu plus élaborés, je pense aux James Bond, je sais que pour celui-ci, c’est un certain Maurice qui avait le contrat de faire le générique du film, mais la vision du générique vient-elle du réalisateur ? Polanski a t-il dit au producteur , je veut un générique de meme ? Joyeux Noel a tous.

      Salut teddybear, ça fait longtemps. Le réal. donne généralement son avis sur absolument tous les aspects d’un film, et le générique est un élément plutôt important, qui donne parfois le ton au reste du film. J’en ai parlé plus au début de l’année : Un générique comme il ne s’en fait plus – js

    • teddybear, dans un site français dédié aux génériques:

      http://www.generique-cinema.net/histoire/polanski.html

    • Merci rafc, alors si j’ai bien compris, faut qu’un réalisateur soit “pesant” pour imposer un générique au producteur, sinon… ?

    • Mais dans le cas de James Bond, Jozef, le réalisateur a t-il un mot a dire?

    • Agréablement surpris par “The Ghost Writer” ainsi que “The Town”. Excellents films sans prétention et qui charme le spectateur. Hélas, il me semble qu’il y a de moins en moins d’oeuvres captivantes au grand écran et je trouve par ailleurs dommage que plusieurs films ne prennent pas le chemin des salles de cinéma. Cela dit, j’ai aimé “Shutter Island” et quelques autres mais la récolte est souvent rare lorsqu’il s’agit de prendre son pied bien que tous les goûts soient dans la nature. En terminant, merci Jozef de nous offrir l’opportunité d’échanger et merci aux gens qui livrent ici leurs impressions de manière authentique. Ça fait changement de certains grand sbires du 7e art et ça contribue à forger des débats interessants. Joyeuses Fêtes …

    • Hier en magasinant, je suis tomber sur un film Lion for lambs de 2007 avec Robert Redford, Tom Cruise et Meryl Streep, jamais entendu parler de ce film, doit etre sortie direct en dvd sans passer par le grand écran pourtant on regarde le casting et on se dit, pourquoi est-il jamais sortie en salle ?

    • @teddybear: Le film est sorti en salle, il n’a tous simplement pas laissé sa marque dans le corpus cinématographique.

    • Enfin! je me suis décidé à acheter les deux fameux DVD “Un prophète” de Jacques Audiard et “Antichrist” de Lars von Trier! Ces deux films me font peur; le premier pour la violence sauvage en milieu carcéral et le second à cause de la méthode dantesque pour démontrer la folie démoniaque du sujet. Va pour Un prophète est programmé aujourd’hui même. Pas question de me rendre malade avec l’autre! Je vais le garder quand même juste pour prouver que je suis brave mais aussi très fragile en même temps.

      C’est un + pour ma collection de DVD.

    • vlrglqqf, permet moi de te suggérer un antidote aux monstrueux films dont tu parles. Un mélodrame hollywoodien originel: Make Way for Tomorrow de Leo McCarey. Oeuvre humaniste toute désignée pour un temps des fêtes (je l’ai visionné il y a quelques jours et j’essuie encore ses douces larmes). Welles disait d’ailleurs de ce film qu’il ferait pleurer une roche; j’en suis sûr. Quelqu’un connaît l’ampleur des liens qu’a entretenu McCarey avec le McCarthisme; c’est dûr d’imaginer cette homme délateur!

    • @teddybear

      Si la question de la pertinence du droit de regard du cinéaste sur son générique te taraude toujours,je t’invite à jeter une oeillade au documentaire intitulé GÉNÉRIKART de David Périssère, c’est un documentaire au ton un tantinet pontifiant, mais qui fait tout de même le tour de la question au gré d’interviews avec des gens du milieu (Saul Bass avant sa mort, J-P Jeunet ainsi que bien d’autres …), gens qui ont bien sûr contribué au parachèvement et a l’avenement d’un générique plus avant-gardiste en rupture de ban avec lleur pragmatisme habituel.

      Par contre, j’ai eu la chance de le visionner a la tv francaise, et je ne saurais te dire si c’est un doc qui est dispo sur le marché N-A… J’ai par ailleurs, bien en vain, essayé de mettre la main sur celui-ci.

      Si quelqu’un sait ou l’on peut le visionner ou se le procurer,faites-moi signe. Ça serait une jolie addition a ma collection.

    • Merci rafc pour la suggestion, je viens de le louer, je t’en redonne des nouvelles!

    • C’est parce que les Américains font les films comme on fait une automobile, chaque dimension d’un film est confié a une tierce personne, le scénario va etre écrit par une personne, les dialogues par quelqu’un d’autre, la réalisation va etre confié a x etc. Dans le cas des James Bond, le générique était confier a Maurice Bender ou Biender, je me demandais si les réalisateurs de ces films avaient un mot a dire sur la composition du générique. C’est tout joyeux Noel a tous ;)

    • Voici le top 10 de la rédaction des Cahiers pour 2010:

      1. Uncle Boonmee Who Can Recall His Past Lives, Apichatpong Weerasethakul?
      2. Bad Lieutenant: Port of Call New Orleans, Werner Herzog?
      3. Film Socialisme, Jean-Luc Godard?
      4. Toy Story 3, Lee Unkrich?
      5. Fantastic Mr. Fox, Wes Anderson?
      6. A Serious Man, Joel & Ethan Coen?
      7. Mourir comme un homme, João Pedro Rodrigues?
      8. The Social Network, David Fincher?
      9. Chouga, Darezhan Omirbayev?
      10. Mother, Bong Joon-ho

      Intéressant de voir que Herzog, Wes Anderson et les Coen reviennent dans les bonnes grâces des Cahiers. Ce sont des cinéastes qui ont grandement divisé la revue dans les années 90 / 00. Peut-être y a-t-il aussi un changement de garde…

    • Dans les Inrockuptibles, Les Amours imaginaires de Xavier Dolan est #17 des critiques, #5 des lecteurs et Monia Chokri est #4 des Top actrices de l’année (bien mérité).

    • Dans le journal Métro de MTL on cite les meilleurs films de 2010 que personne a vu, dans la liste , j’ai seulement vu The ghost writer de Polanski; Fair game et Les signes vitaux, n’a tu qui ont vu ca ? est-ce bon ?

      http://www.journalmetro.com/culture/article/728161–les-meilleurs-films-de-2010-que-personne-n-a-vus–page0

    • Signes vitaux est facilement un des meilleurs films québécois des dernières années.

    • Trois temps après la mort d’Anna
      de Catherine Martin

      “Les rares cinéphiles qui ont pu voir ce film se demandent pourtant encore pourquoi cet effort de Catherine Martin n’a pas autant voyagé qu’un Incendies.”

      Dixit le journal Métro.

    • Meilleurs films québécois de l’année (fiction): Curling, Les Signes Vitaux, Les Amours imaginaires, New Denmark, Jo pour Jonathan, Trois temps après la mort d’Anna. Très grande année. Peut-être la meilleure depuis longtemps.

    • La prochaine s’annonce déjà comme un bon cru.

    • Je comprend difficilement qu’une forte majorité de cinéphile aie tant apprécié “les amours imaginaires”, j’ai trouvé ça complètement insupportable; tape-l’oeil, vide, faux et prétentieux. Sauf peut-être pour la scène où Dolan se masturbe, qui d’étonnait du tout et qui était franchement significative. On me sort souvent la référence des “Fragments d’un discours amoureux” de Roland Barthe que j’avale pas du tout. À mon avis, quiconque qui à déjà vécu un amour à sens unique ne peut pas se laisser prendre par la superficialité des émotions dépeint par les deux personnages concernés. Je comprend l’utilité des ralenties mais franchement, là, il abuse…

    • Ha et pour ce qui est du meilleur film québécois de l’année, j’dois dire que j’ai préféré “Journal d’un coopérant” de Robert Morin à “Curling”. J’ai vu ni “Signes vitaux” ni “Trois temps après la mort d’Anna” par contre.

    • Oui, j’ai oublié Journal d’un coopérant, À l’origine d’un cri et Route 132 (pas vus).

      Sinon, tu es passé complètement à côté des Amours imaginaires, probablement parce que tu confonds personnage et cinéaste et que tu n’as pas vu que le film était une critique de ses personnages faux et prétentieux qui ne comprennent rien à l’amour (mais ne sommes-nous pas tous égaux dans cette incompréhension?).

    • Sinon, Fragments de Barthes est cité texto. Mais la citation la plus évidente est Un amour de Swann de Marcel Proust.

    • Dans le cas des AMOURS IMAGINAIRES, il peut être facile d’y voir un film superficiel quand en fait c’est un film sur la superficialité, sur des jeunes qui se la jouent au max et qui ne peuvent donc que se casser la gueule (comme on le fait tous un peu à 20 ans). Mon seul problème avec le film : alors que Dolan et Schneider ont l’âge idéal pour interpréter leurs personnages, Chokri est beaucoup trop vieille pour le sien ! On se demande constamment ce qu’elle fout avec ces deux jeunots, SURTOUT lorsqu’ils vont jouer à la cachette sur le Mont-Royal ! (”Une bouteille de vin, deux bouteilles de vin, trois bouteilles de vin, …) ;-)

    • Ce qu’il y a de réjouissant dans LES AMOURS IMAGINAIRES, c’est la place qu’il occupe dans le cinéma québécois. Dolan a fait un film de son âge. Avec ses qualités et ses défauts, ses coups de tête et ses envies (ses ralentis) de cinéma incontrôlables.

      En connaissez vous beaucoup des films de vingtaine comme ça au Québec? Pas moi. C’est une abération parce qu’il est hors du castrateur système de financement. Moi je trouve ça plutôt formidable qu’un objet comme ça soit célébré…

    • Personnellement j’ai été décu des ‘Amours imaginaires’. On comprend ce que Dolan essai de faire et les messages qu’il veut passer mais le résultat final est plutôt imbuvable.

      Et je n’ai rien contre le gars. D’ailleurs j’avais bien aimé son premier film.

    • Pas d’accord. C’est parfaitement buvable. Une bulle de champagne qui fait pop.

      Pourquoi ça n’a pas marché au Québec? Parce que nous ne savons pas ce que c’est que d’être léger.

    • Le _ghost ouvre une belle parenthèse ici. Pas faux de dire que le cinéma québécois a longtemps été sinon misérabiliste (voir ON EST LOIN DU SOLEIL de Jacques Leduc – 1973), du moins lourd et pas trop porté sur la légèreté (à quelques exceptions près). Quelques titres passablement déprimants : LES ORDRES, GINA, RÉJEANNE PADOVANI, OCTOBRE, AURORE L’ENFANT MARTYR, 3 TEMPS APRES LA MORT D’ANNA, KAMOURASKA, LES 7 JOURS DU TALION, etc … Ouf !

    • Du champagne!? Plutôt un mousseux de qualité moyenne qui se prend pour un grand cru.

    • Héritage anglo-saxon? Quoi qu’il en soit, c’est clair que nous n’envisageons l’intelligence que sous l’angle de la gravité et du sérieux, presque jamais sous celui de la finesse d’esprit et du sourire en coin auquel nous préférons le rire bien haut et bien gras…

      Il y a aussi le fait que Xavier Dolan est un jeune homme brillant, baveux, cultivé et qui s’exprime bien, bref un type pas tout à fait dans le genre de la maison québécoise, un type qui a tout ce qu’il faut en fait pour enfoncer ses compatriotes dans leurs complexes déjà bien lourds…

    • En tout cas, le cinéma québécois n,avait pas rencontré un tel styliste depuis… depuis… Claude Jutra?

    • Oui, À tout prendre, film léger ET grave, comme Les Amours imaginaires (qui prend le film de Jutra comme modèle). Il n’y a pas beaucoup d’exemple à part ça, même chez Jutra. Les deux films furent accueilli avec une volée de bois vert.

      “Quoi qu’il en soit, c’est clair que nous n’envisageons l’intelligence que sous l’angle de la gravité et du sérieux, presque jamais sous celui de la finesse d’esprit et du sourire en coin auquel nous préférons le rire bien haut et bien gras…”

      Voilà, tout est dit. Jean Larose style. Nous sommes, ou bien mélancoliques et lourds, ou bien superficiel et gras. Jamais léger et profond à la fois.

      La nouvelle génération (Côté, Lafleur, Desraspe) savent être sérieux et ironiques, ce qui est très rare.

    • @twolaneblacktop

      Tu trouves ca déprimant toi de voir Céline Lomez danser nue dans Gina ? loll

      Plus sérieusement, c’était pas des films déprimants, mais plutot réaliste,c’était notre réalité et ca l’est encore quand on pense a Réjeanne Padovani et on regadre notre situation en 2010… de plus y’avait des films plus léger qui se faisait a l’époque..Y’a toujours moyen de moyenner, Deux femmes en or, Après ski, La pomme ,la queue et les pépins, J’ai mon voyage, etc.

      Un film dont on parle pas souvent dans la cinématographie québécoise c’est La gammick de Jacques Godbout avec Marc Legault, un bon film selon moi. La maudite galette, un film d’Arcand qui semble avoir tomber dans l’oubli.

    • “de plus y’avait des films plus léger qui se faisait a l’époque..Y’a toujours moyen de moyenner, Deux femmes en or, Après ski, La pomme ,la queue et les pépins, J’ai mon voyage, etc.”

      C’est ce que je disais, on ne comprend rien à la légèreté. Ces films ne sont pas du tout légers. Seulement gras et superficiels.

    • Donc c’est ca vos arguments ‘Les Québécois sont incapables d’envisager l’intelligence sous l’angle de la finesse d’esprit’ ou ‘Les Québécois sont complexés donc ils n’aiment pas Dolan parce qu’il est brillant et baveux’.

      Pas très fort comme arguments, ce serait comme affirmer que vous aimez le film parce que la gang des Inrocks vous a dit que c’était bon.

      Dolan est brillant, il a du talent et il est très ambitieux. Par contre, en tant que cinéaste il n’a pas encore atteint une maitrise de son art a la hauteur de ses ambitions.

      Vous parlez de subtilité, d’intelligence et de finesse d’esprit. Personnellement c’est ce qui m’a irrité dans le film. Je trouvais que certaines scènes manquaient carrément de subtilité. Tu vois qu’est-ce qu’il veut faire mais ca ne fonctionne juste pas.

      Mais je ne suis inquiet pour lui, il est jeune et le talent est la, ca ne sera pas long avant qu’il atteigne une maitrise de son art a la hauteur de ses ambitions.

      Et le film de Dolan a été bien accueilli au Québec. A vous entendre c’est comme s’il s’était fait démolir.

    • Il a fait J’ai tué ma mère, un film sérieux et grave: critique pâmée et succès public.

      Il fait ensuite un film sous l’influence de Cocteau, léger sans être superficiel, beaucoup plus assuré du point de vue de la mise en scène: gros succès critique et public en France, bide commercial au Québec et critique gênée de le planter davantage (voir 24 images).

    • “Pas très fort comme arguments, ce serait comme affirmer que vous aimez le film parce que la gang des Inrocks vous a dit que c’était bon.”

      ???

    • @ghost

      Dans le sens que vous êtes au stade ou vous trippez un peu trop sur les Inrocks. Et sur les cahiers également. S’ils disent que quelque chose est bon il y a des bonnes chances que vous allez dire comme eux. Comme une matante qui va aimer tout les livre qu’Oprah aime.

      Ce serait faible comme argument. Comme de dire que quelqu’un qui n’aime pas un film n’a pas compris ou qu’il est complexé et ce genre d’insignifiance.

    • On s’égard…

    • “S’ils disent que quelque chose est bon il y a des bonnes chances que vous allez dire comme eux.”

      N’importe quoi.

    • @ unholy_ghost

      “C’est ce que je disais, on ne comprend rien à la légèreté. Ces films ne sont pas du tout légers. Seulement gras et superficiels.”

      Très juste. La plupart des films que l’on dit légers sont en fait extrèmement lourds, voir obèses. La légèreté est pour plusieurs synonyme d’insignifiance, ce qui est tout à fait faux. Côté québécois, l’un des meilleurs exemples de légèreté qui me vient à l’esprit est Bar Salon d’André Forcier. Tout y est traité du point de vue insouciant et jovial des personnages, même la pédophilie. C’est un portrait de la misère rempli de vie et de joie, ce qui n’évacue en rien sa force dramatique. On rit constamment et ça bouge à une vitesse folle, mais on en sort quand même profondément touché.

      Jean Renoir faisait en général des films légers, et ils sont parmi les plus beaux et riches qui aient existé.

    • Mais Ghost qu’est ce que t’entend par film léger ? American pie c’est gras et superficielle ?

      Les bronzés c’est gras et superficiel ?
      Les aventures de Rabbi Jacob c’est gras et superficiel ?

      Un film léger pour toi est-ce Le bal des vampires ?

      Le Dictateur, La vie est belle ?
      Un film léger pour toi , ca serait quoi ?

    • Teddybear

      Oui, oui, oui, oui, oui, non. Films légers: le burlesque, Tati, Lubitsh, Renoir, Forcier, Carles, Une femme est une femme, À bout de souffle, Antoine Doinel, Pauline à la plage, À tout prendre, etc.

      Pour comprendre ce qu’est un film léger, ça prend une civilisation derrière soi, pas une culture de demi-habiles…

    • Cela dit, le côté rabelaisien des Québécois est quelque chose à cultiver. On peut être gras et profond.

    • La légèreté au cinéma:

      - presque tous les films d’Éric Rohmer
      - Céline et Julie vont en bateau de Jacques Rivette
      - Pas sur la bouche et Smoking/No Smoking d’Alain Resnais
      - Trois places pour le 26 de Jacques Demy
      - Partie de campagne de Jean Renoir
      - Milou en mai de Louis Malle
      - Jane B. par Agnès V. d’Agnès Varda
      - L’Argent de poche de François Truffaut

      En voulez-vous d’autres?

    • Je viens de voir Toy Story 3 avec mes enfants. Voilà un film vraiment bien foutu, intelligent, à la fois profond et, oui, léger.

      Plein de belles qualités que j’aurais été absolument incapable de discerner si les Inrocks n’avaient pas aimé ou si les Cahiers ne l’avaient pas mis dans leur top 10…

    • _renaud a écrit :
      « Dans le sens que vous êtes au stade ou vous trippez un peu trop sur les Inrocks. Et sur les cahiers également. S’ils disent que quelque chose est bon il y a des bonnes chances que vous allez dire comme eux. »

      Dans mes échanges hors-blog avec unholy_ghost, il n’est pas rare de l’entendre exprimer des arguments et des analyses que je retrouve quelques semaines plus tard dans les Cahiers et dans les Inrocks. Selon votre logique, ce voudrait donc dire que les deux revues copient ghost. Si c’est le cas, je lui lève mon chapeau!! Que deux événements se suivent n’impliquent pas forcément une causalité, voyons…

      ghost et les deux revues partagent souvent une sensibilité commune, c’est tout. Ils voient dans les films des choses que vous ne voyez pas; y’a pas de quoi en faire un plat…. Tant mieux pour ghost s’il a trouvé deux médias articulés et réputés qui sont souvent sur la même longueur d’onde que lui. Perso, mes appréciations des films s’apparentent avec une étonnante justesse avec les critiques de Médiafilm. Ça fait peut-être moins « cool kids » que les Cahiers ou les Inrocks, mais je n’ai pas (trop) l’impression d’être à côté de la track non plus.

    • Ok Tati j’ai vu les vacances de M. Hulot, alors dans la meme veine, on pourrait dire que La vie heureuse de Léopold Z est un film léger, si je te suis ?

    • C’est juste moi, ou le thème du « lâcher prise » a été particulièrement exploité en 2010? Plusieurs de mes œuvres préférées de l’année (Lost, Toy Story 3, Shutter Island, Inception) se terminent par le deuil d’un passé idéalisé duquel il faut apprendre à se délaisser. Chapeau à Pixar pour avait fait du personnage principal un jouet en deuil de son enfant/propriétaire, alors qu’au premier degré, c’est plutôt l’enfant qui semble devoir faire le deuil de ses jouets.

    • «…mais je n’ai pas (trop) l’impression d’être à côté de la track non plus.»

      En effet, cher Frédéric…

    • Léopold Z, il y a de la légèreté, oui, mais il me faudrait le revoir, ça fait une éternité. Les Mâles est assurément léger, Le viol d’une jeune fille douce aussi. Voir des barbares avec légèreté.

    • Bien vu, Fred, j’aurais bien aimé lire ça dans les Cahiers ou les Inrocks, c’est très juste… Ajoutons que les meilleurs films québécois de l’année, sont aussi l’histoire d’un lâcher prise: Curling, Signes vitaux et Les Amours imaginaires.

    • Sinon Fred, si la sensibilité est commune, c’est que les rédacteurs de ces deux revues et moi-même avons lu les mêmes critiques dès le berceau: Truffaut, Bazin, Daney, Godard, etc.

    • Le meilleur exemple de légèreté profonde: Oscar Wilde ou Déjeuner chez Tiffany (le film).

    • “Selon votre logique, ce voudrait donc dire que les deux revues copient ghost.”

      J’ai toujours pensé qu’il me copiait… (blague). D’ailleurs, je veux bien prendre les paris ici: Incendies de Denis Villeneuve va sortir le 15 janvier en France et je prédis que ces deux revues vont penser comme moi: film lourdingue, rempli de clichés.

    • Légèreté profonde: Marivaux ;-)

    • Mozart

    • Mozart, oui, l’évidence. Voltaire, exemplairement dans ses lettres. Le 18e est léger, le 19e est lourd. Le 20e, lourd, sauf dans les années 20 et 30. Leo McCarey et Billy Wilder.

    • De l’esprit, un certain détachement, un amusement face à la race humaine sans jugement, une noblesse du coeur, un peu de dandysme, aucun prosélytisme ou idéalisme naïf.

      Gainsbourg, les Beatles, les Kinks.

    • «Le 20e, lourd, sauf dans les années 20 et 30.»

      ?

      Ça paraît que tu n’as pas vu l’expo Otto Dix au MBAM!!!

      Ce sont les moeurs qui sont légères dans les années 20-30. Dans l’art, on ne peut pas vraiment dire la même chose. Tu as des exemples?

    • unholy_ghost a écrit :
      “Bien vu, Fred, j’aurais bien aimé lire ça dans les Cahiers ou les Inrocks, c’est très juste…”

      Bon, avec le lâcher prise, on soit affaire à 1) une tendance lourde du moment et on s’amuse à se creuser les méninges pour en trouver les racines ou 2) une projection de nos propres désenchantements personnels et on en discutera autour d’un verre.

    • “De l’esprit, un certain détachement, un amusement face à la race humaine sans jugement, une noblesse du coeur, un peu de dandysme, aucun prosélytisme ou idéalisme naïf.”

      Hé bien cher Ghost, tu as dû drôlement aimer LA NUIT DE VARENNES d’Ettore Scola ! Les dialogues entre Restif de la Bretonne (Jean-Louis Barrault) et le vieux Casanova (Mastroianni) portent un regard léger sur des événements historiques lourds de conséquence …

      Restif : – Ce qui compte en amour c’est ? c’est ?? … Le Mystère !

    • Disons que l’art était en avance sur les années 40…

    • @ Frederic

      «Plusieurs de mes œuvres préférées de l’année (Lost, Toy Story 3, Shutter Island, Inception) se terminent par le deuil d’un passé idéalisé duquel il faut apprendre à se délaisser.»

      Éric Duhaime sort de ce corps!

    • La légèreté et la frivolité sont le propre des civilisations en déclin, c’est pourquoi l’Europe rococo du XVIII en a été la grande championne. Depuis 50 ans, avec le postmodernisme, ça revient un peu mais avec un cynisme plombant que les Lumières ignoraient (quoique Laclos, Sade…) C’est ce cynisme qui nous empêche aujourd’hui d’être vraiment légers alors que les circonstances devraient vigoureusement nous y pousser.

      À la «légèreté profonde» dont on parlait plus tôt, peut-être se substitue-t-il maintenant une «futilité profonde» à la Warhol?

    • C’est ce qu’il y a de beau dans Les Amours imaginaires, il y un côté pop sans cynisme.

    • Éric Duhaime?

    • astyanax a écrit :
      « Éric Duhaime sort de ce corps! »

      ‘est bonne!

      @ ghost

      Éric Duhaime : http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89ric_Duhaime
      Tiens, pour l’anecdote, le plus récent billet sur son blogue s’intitule justement « Pourquoi je n’irai plus au cinéma! » (spoilers : c’est parce que ça coûte cher!)
      http://www.ericduhaime.com/

    • Oui, la droite associe le Québec qui a émergé de la Révolution tranquille avec un passé idéalisé et révolu duquel, semble-t-il, il faudrait rompre.

      Ce qui se veut subtil peut parfois n’être qu’opaque, désolé…

    • Ah, j’avais oublié cette désastreuse Révolution tranquille… Je voyais Duhaime comme un réac nouveau genre et je ne le voyais pas se départir du passé! La droite au Québec, c’est plutôt l’Éternel retour. J’y pensais en voyant les inénarrables Bock-Côté et Carl Bergeron dans la revue littéraire L’Inconvénient.

    • N’empêche que je ne peux m’empêcher de faire une lecture politique de ce motif du lâcher prise. Il me semble qu’une pression de plus en plus forte s’exerce afin que nous renoncions à presque tous les acquis de la social-démocratie.

    • Si le cinéma coûte si cher, c’est que lorsque le capitalisme n’est pas régulé, il finit toujours par donner cette situation de monopole (hollywoodien) qui est aujourd’hui le lot de l’industrie du cinéma. Une chance que L’État (canadien ou français) donne des subsides, sinon on ne verrait plus que des blockbusters.

    • Oui, L’Inconvénient c’est pénible. Mais il y a pire: la revue Égards. Ces gens sont si réactionnaires qu’on peut se demander si leur projet n’est pas plus poétique que politique.

    • La droite, c’est pas compliqué: il faut réduire la dette de l’État afin d’avoir une équité intergénérationelle. Comment? En détruisant l’universalité des services étatiques. Pourquoi? Pour que ceux qui auront les moyens de se payer les services privées – les riches de toutes les générations – puissent payer moins d’impôt. Inéquité de classe pour plus d’équité intergénérationelle… C’est simple.

    • Comme on vire dans la politique, voici mon post total d’hier 22h05, que j’avais amputé avant de l’envoyer.

      *****
      Bon, avec le lâcher prise, on soit affaire à 1) une tendance lourde du moment et on s’amuse à se creuser les méninges pour en trouver les racines (un morceau de robot – ou un bonnet d’âne, c’est selon – à celui ou celle qui relie le renoncement à la fin de l’Innocence de l’Amérique ou à l’échec du HOPE marchandisé d’Obama) ou 2) une projection de nos propres désenchantements personnels et on en discutera autour d’un verre.

      *****
      Bottom line : la gauche et la droite peuvent très bien s’approprier le désenchantement. Comme dirait Mylène : « Tous mes idéaux : des mots abimés ». (J’avance 20$ à celui qui reprend le poster bleu-blanc-rouge d’Obama, remplace le HOPE par un NOPE, et remplace sa tête par celle de Mylène Farmer, circa 1990)

    • Mylène Farmer, la fille de la Baie James?

      Sinon, les Cahiers du cinéma démolissent Social Network et Inception dans le numéro sorti aujourd’hui. Films Capitalisme qui tournent à vide, selon le rédac en chef. Pas du tout d’accord avec lui. CQFD…

      By the way, mes films de l’année (que des films québécois et amerloques, dans la mesure où je ne suis pas allé au Festival du nouveau cinéma, seul fournisseur de cinéma mondial):

      1) Curling
      2) The Ghost Writer (vous aurez deviné)
      3) New York is killing Me, de Cris Cunnigham (clip de Gil Scott-Heron)
      4) Mad Men 2 – épisode 11 (The Jet Set)
      5) Les Amours imaginaires
      6) Inception
      7) Les Signes vitaux
      8) The Social Network
      9) Machete
      10) Un prophète

      Films que je veux voir désespérément: Oncle Boomee, Mystères de Lisbonne, Carlos, Film Capitalisme, Mother, Tournée, Toy Story 3, Mourir comme un homme, Policier, adjectif, Des hommes et des dieux, Lola, Everyone else, Chouga, White Material.

      Très curieux: Bliss, Venus noire, Kaboom, Bright Star, Copie conforme, Sexy Dance 3.

      Films détestés: Incendie, Gainsbourg vie héroïque, 7 jours du talion.

    • Le deuxième panneau des Enfants du Paradis porte précisément sur les conflits internes qu’une oeuvre doit résoudre entre légèreté et drame (en temps de guerre de sûrcroit). Les quatre personnages sont pareillement intriqués au conflits. Néanmoins, la pantomime: légèreté ultime, type; le but n’étant que la Grâce, la vraie absence de poid. Les Halon-Lee faisaient de la pantomime aux violences exacerbées mais toujours avec grâce et délicatesse. Les ralentis de Dolan dans Amours Imaginaires sont du type gracieux sans conteste (on peut être plus critique pour ceux de J’ai Tué.. je crois). La légèreté, c’est quand on laisse vivre le drame.

      J’ai vu Ghost Writer il y a quelques jours et j’ai eu des impressions magnifiques jamais eues chez Polanski depuis Cul-de-Sac, effleurées seulement avec La Jeune Femme et la Mort. Traditionnel et excessivement moderne.

    • Oui, Ghost Writer est une pure merveille. Faussement simple, tout en filigrane fantômatique. Avec ce personnage absent qui met en scène son remplaçant, l’Histoire destructrice des individus, Polanski qui démolit l’Amérique et la finale sublime.

    • Sinon, il y a trois films inspirées de Vertigo dans ma liste: Mad Men 2-épisode 11 (plan sublime au bar), Inception (comment faire revivre sa femme morte) et Les amours imaginaires (pulsion scopique avec Louis Garrel en double fantasmé à la fin).

    • Dans le palmares des meilleures scènes de l’année, il y aurait la finale de True Grit avec sa voute céleste, les limites du courage.

    • Euh, j’oubliais Ghostwriter (machination d’un homme par le biais d’une femme, double fantômatique).

    • Tout-à-fait. La brune cette fois.

    • Pas vu True Grit. Je fais toujours mon rattrapage l’année suivante en DVD. Voir un film sur grand écran à Québec c’est rendu tout un aria.

    • “La légèreté, c’est quand on laisse vivre le drame.”

      Légèreté = gai savoir: Spinoza, Nietzsche, Deleuze.

    • Moi c’est Spinoza que je n’ai jamais lu. Sais pas par où l’aborder; maintenant, peut-être par le dessous…

    • Pour True Grit, les Coen utilisent la transparence hitchcockienne d’une manière sublime avec un sens infini, démultiplié par le procédé; ça a été pour moi la haut fait du film.

    • …le haut faîte du film. Voilà.

    • Bonne année à tous. Que 2011 vous apporte le Bien et le Malick.

    • Bonjour rafc. J’ai finalement vu Make Way for Tomorrow hier et un GRAND merci. Du cinéma de grande classe, pas un moment de trop, pas une fausse note dans l’interprétation, une maîtrise de ton remarquable (les fréquents passages entre la comédies et le drame, parfois dans une même scène, forcent l’admiration) et que dire de la séquence finale, ce renouveau du voyage de noces; un moment de cinéma si magique, si gracieux, et qui réussit à éviter, je ne sais comment, le sentimentalisme qui aurait dévoré ce genre de moment dans n’importe quel autre film. Enfin, merci encore, et bonne Année!

    • Voilà sans doute pourquoi Ghost a rangé McCarey parmis les rares cinéastes légers. Ça me fait plaisir Jozef. Oui, j’ai rarement vu une maîtrise de ton aussi fine; la scène où la mère ‘avoue sa préférence’ à un de ses fils est une des plus belles du cinéma américain! Bonne Année.

    • La droite, c’est pas compliqué: il faut réduire la dette de l’État afin d’avoir une équité intergénérationelle. Comment? En détruisant l’universalité des services étatiques. Pourquoi? Pour que ceux qui auront les moyens de se payer les services privées – les riches de toutes les générations – puissent payer moins d’impôt. Inéquité de classe pour plus d’équité intergénérationelle… C’est simple.

      Ghost, les riches ont déja les moyens d’aller se faire soigner ailleurs et ils y vont, meme la classe moyenne y va a Cuba ou ailleurs pour avoir un meilleur service; l’universalité des programmes sociaux , c’est de donner des béquilles a du monde qui est capable de marcher.

      Les garderies a 7$; que tu fasses 200,000$/année ou 9,50$/hre, ca va te couter 7$
      Tu trouves ca juste ?

      A l’université; que tes parents vivent a Westmount ou a Outremont, font dans les 6 chiffres en salaire ou que tu sois un Américain riche ou un Francais riche qui vient étudier a McGill ou aux HEC, ca va couter le meme prix qu’un étudiant(te) sur le BS.
      Tu trouves ca juste ?

    • Jozef, il faut voir aussi The Awful Truth, le suivant, et An affair to remember, deux des plus beaux films du monde, et des plus légers.

    • “Les garderies a 7$; que tu fasses 200,000$/année ou 9,50$/hre, ca va te couter 7$
      Tu trouves ca juste ?

      A l’université; que tes parents vivent a Westmount ou a Outremont, font dans les 6 chiffres en salaire ou que tu sois un Américain riche ou un Francais riche qui vient étudier a McGill ou aux HEC, ca va couter le meme prix qu’un étudiant(te) sur le BS.
      Tu trouves ca juste ?”

      Oui et oui. Arguments à la con que je suis juste plus capables d’entendre de la part de la droite qui se fout de la justice. Avec un impôt progressif, les riches payent beaucoup plus pour la santé, l’éducation et les garderies. Voilà la justice. On sait que le souci des drettistes n’est pas la justice, mais de ne plus payer pour les pauvres.

    • Je tiens à préciser que je paye beaucoup d’impôt et j’en suis très heureux.

    • Ben si le gars aime ca se faire voler ce qu’il a gagner a la sueur de son front… i’ll rest my case.

    • Juste pour finir l’année sur une note cinématographique.

      Les 2010 que je veux voir absolument en 2011:

      Ruhr (James Benning)
      Les mystère de Lisbonne
      L’autobiographie de Ceausescu
      Aurora
      Police, Adjectif (2009!)
      Nostalgie de la lumière
      Everyone Else
      Valhalla Rising

      Bonne année!

    • Sondage CROP-La Presse :

      FILM QUÉBÉCOIS PRÉFÉRÉ EN 2010

      Lance et compte de Frédéric d’Amour 27%
      Piché : entre ciel et terre de Sylvain Archambault 24%
      Filière 13 de Patrick Huard 20%
      Incendies de Denis Villeneuve 17%
      Les amours imaginaires de Xavier Dolan 7%
      10 1/2 de Podz 3%
      Autres 2%

      ***

      “Quand on se compare, on se console”. Bon, avec qui on se compare pour se consoler de cette liste?

    • Techniqement j’ai rien a dire, on est capable d’accotter n’importe quelle production américaine ou autre, mais ca prend une bonne histoire, Lance et compte le film, Piché entre ciel et terre, des films tournés pour la télévision, on a pas les moyens.

    • Humm… Cette liste, c’est quasiment le box-office Qc dans l’ordre alors c’est pas surprenant.

      On se console en se disant que y a 9% des gens qui ont raison?

    • @ Jozef et tous mes amis blogueurs qui, pour la plupart, n’ont de visages que ceux de l’intelligence et de la fraternité, recevez mes meilleurs voeux pour la nouvelle année.

      Que le cinéma de 2011 soit vivant, généreux et bouleversant. Qu’il continue surtout à affiner notre regard sur le monde et à renforcer les liens de notre petite communauté virtuelle.

    • “Ben si le gars aime ca se faire voler ce qu’il a gagner a la sueur de son front… i’ll rest my case.”

      Teddybear, je vois que le chat sort du sac… Tu trouves injuste qu’un enfant de Westmount paye la même chose qu’un BS pour l’Université ou la garderie, mais pas que ses parents payent plus d’impôt. En fait tu t’en câl…, c’est juste un autre argument démagogique drettiste pour que les BS se disent, ouain, c’est dont ben injuste, on devrait monter les frais de scolarité à 15 000$ (alors qu’ils en seront les premières victimes). Je suis juste plus capable de ces arguments démago; pourquoi vous dites pas seulement vos croyances: je veux être riche et les autres peuvent crever.

      En général, les gens qui ont beaucoup d’argent ne l’ont pas seulement gagné à la sueur de leur front… L’impôt vient juste amoindrir la domination de l’argent, son pouvoir insolent, ses privilèges, notamment pour les héritiers qui n’auront rien gagné à la sueur de leur front, ainsi que les graves désordres sociaux entrainés par une société inégalitaire et peu démocratique (où ma voix dans le débat devrait être la même qu’un contributeur du Parti libéral).

    • Une bonne année à tous!

    • Pour commencer l’année du bon pied, je vous propose de faire un détour par le petit écran (pour ceux qui ont le câble).

      Le 5 janvier à 21h sur TFO : UNCLE BOONMEE !

    • Bonne année 2011. Quels seront les bons films de 2011?

      - The girl with the dragon tatoo (je suis curieux de voir ce que David Fincher fera avec cette histoire)

      - Harry Potter (la fin d’une longue histoire qui suit la première partie qui était bien réussi)

      - The tree of life (le prolifique Malick de retour….)

      - Contagion (avec Soderbergh, on peut toujours espérer)

      - Thor (il y a le matériel pour en faire un bon film, et Nathalie Portman….)

      - Don’t be afraid of the dark (le protégé de Del Toro)

      - Super 8 (le grand mystère autour de ce film d’Abrams)

      - Somewhere (Le retour de Sofia Coppola et la bande-annonce annonce de belles choses)

      - Des hommes et des Dieux

      Et plein d’autres, c’est certain!

      Mais encore trop de “remake” ou “spin-offs” cette année!
      Fright Night (vraiment!)
      The Thing
      Rise of the apes (prequel a Planet of the apes)
      Arthur (oui oui, un remake du film de Dudley Moore)
      Footloose

    • J’arrive complètement en retard et j’en profite tout d’abord pour remercier la qualité des intervenants (et de leurs interventions) qui donnent toujours envie d’aller voir quelques films de plus.

      Je rajouterai dans la liste des réalisateurs subtils et légers Preston Sturges. Et puis, mon préféré, Imamura, qui a toujours su être drôle et tragique à la fois, sérieux et pas sérieux en même temps.

      Bonne année à tous (avec quelques jours de retard)

    • Ghost

      J’ai rarement lu quelqu’un d’aussi imbu, méprisant, et outrecuidant que toi. Ghost ou l’art de tourner des opinions en vérités absolues. Qu’il soit question d’art ou de politique, tu es bien sûr toujours dans le bon camp: le camp de ceux qui comprennent finement et subtilement les choses, qui se croient tellement justes qu’ils se permettent de dénigrer toutes opinions contraires. Ton attitude est parfois franchement détestable. Dire que la communauté virtuelle de ce blogue te laisse déclarer de façon péremptoire et sentencieuse que telle chose est sublime, que telle autre est insipide, sans vraiment oser te contredire, sinon mollement.

      Il semble que tu ais acquis, à tort ou à raison, une sorte de statut ou d’aura sur ce blogue, qui te procure une certaine immunité. Remarque que je serais malhonnête si je disais que tu n’apportes rien à ce blogue. Tu t’y connais et ça paraît. Mais, s.t.p., cesse de te prendre pour je ne sais quel être supérieur.

      Réplique cinglante dans 1, 2, 3…

    • Je suis barré, ç’a l’air…

    • “Réplique cinglante dans 1, 2, 3…”

      Pas du tout, je trouve ça amusant…

    • ???

    • Ce que tu prends pour du mépris péremptoire n’est rien d’autre que le plaisir d’en découdre, de faire réagir, de partir un débat, ce qui ne va pas sans (un peu beaucoup, à la folie, pas du tout) de mauvaise foi.

    • Je suis très heureux de lire des arguments contraires, en autant que ce ne soit pas de la démagogie ou des sophismes grossiers.

    • J’ai beau saucissonner, il y a un truc qui passe pas dans mon message…

    • Ça doit être le mot grossier “libertarien”…

    • Mauvaise foi, démagogie, sophistique… Ces termes s’appliquent très bien, par exemple, à ta ‘discussion’ politique qui précède.

    • Bon, j’abandonne… logiciel de censure à la mord-moi-le-noeud.

    • Moi réessayer. Avoir ami pas penser comme moi, mais ami pas dire argument genre finir programmes sociaux pour justice envers pauvres. Moi pas aimer me faire prendre pour con.

    • Voilà…

    • @Badabhoum

      Preston Sturges, yes!!!

    • Moi travail. A+

    • Unholy_Ghost et Xavier Dolan, même combat?

      Comment se fait-il que, dans ce pays, ceux qui ont la culture, la finesse d’esprit et le don de la parole sont perçus comme une menace par ceux qui sont moins bien nantis?

      Pour ma part, je trouve le petit commentaire de Ghost plein de bon sens et j’invite Philomuzi a nous expliquer en quoi il est «démagogique», «sophistique» et «de mauvaise foi».

    • Sinon, Philomuzi, il ne faut pas prendre tout ce que je dis au sérieux. C’est toi et toi seul qui me donne un statut (de commandeur).

    • Ah, ah, je vais me faire pousser une couette et je vais utiliser le mot “pugnacité”.

    • ‘Comment se fait-il que, dans ce pays, ceux qui ont la culture, la finesse d’esprit et le don de la parole sont perçus comme une menace par ceux qui sont moins bien nantis?’

      Oh mon dieu… Ais-je dit, une seule fois, qu’il était mal d’avoir de la culture, de la finesse d’esprit, et le don de la parole? Je t’invite à relire mon message Astyanax (très beau pseudo en passant). Je crois plutôt avoir ciblé ce que je crois être un problème d’attitude (imbu, péremptoire, sentencieux, outrecuidant…. sont quelques-uns des termes que j’ai utilisé). Je ne veux pas m’éterniser sur ce que j’ai déjà dit. En bref: culture ou pas, je n’aime pas trop ces personnages qui croient détenir la vérité sur tout, en art, en politique comme ailleurs.

      ‘perçus comme une menace par ceux qui sont moins bien nantis’
      Pardon? Pour qui tu te prends. Tu me connais peut-être? Ah non… c’est ce que je croyais.

      Démagogie, sophistique, mauvaise foi: Un exemple:

      ‘Teddybear, je vois que le chat sort du sac… Tu trouves injuste qu’un enfant de Westmount paye la même chose qu’un BS pour l’Université ou la garderie, mais pas que ses parents payent plus d’impôt. En fait tu t’en câl…, c’est juste un autre argument démagogique drettiste pour que les BS se disent, ouain, c’est dont ben injuste, on devrait monter les frais de scolarité à 15 000$ (alors qu’ils en seront les premières victimes). Je suis juste plus capable de ces arguments démago; pourquoi vous dites pas seulement vos croyances: je veux être riche et les autres peuvent crever.

      En général, les gens qui ont beaucoup d’argent ne l’ont pas seulement gagné à la sueur de leur front… L’impôt vient juste amoindrir la domination de l’argent, son pouvoir insolent, ses privilèges, notamment pour les héritiers qui n’auront rien gagné à la sueur de leur front, ainsi que les graves désordres sociaux entrainés par une société inégalitaire et peu démocratique (où ma voix dans le débat devrait être la même qu’un contributeur du Parti libéral).’

      C trop drôle que ghost traitent Teddybear de démago alors que lui-même ne pourrait l’être davantage.

      ‘En général, les gens qui ont beaucoup d’argent ne l’ont pas seulement gagné à la sueur de leur front…’
      C’est ce que j’appellerais une induction indûe ou encore une généralisation injustifiée: de la sophistique, de la démagogie et de la mauvaise foi tout en un.
      Quand on traite quelque’un qui ne pense pas comme soit de ‘drettiste’, qu’on chercherche à la diminuer en l’insultant, je trouve ça, sinon démagogique et sophistique, du moins innaceptable dans un débat. Est-ce que ca ajoute quoique ce soit à l’argumentation? Aucunement. Ça se veut simplement méprisant.
      À ce que je sache, le commentaire de TEddybear n’attaquaient personne, ne méprisaient personne, et restaient tout à fait respectueux…

      ‘pourquoi vous dites pas seulement vos croyances: je veux être riche et les autres peuvent crever.’
      Wow tu parlais d’esprit subtil et fin Astyanax? J’ai comme l’impression qu’on ne lit pas la même personne. Non seulement c’est grossier, caricatural, ultra-réducteur, on ne peut plus mesquin, c’est également de mauvaise foi, démago et sophistique. Tu crois que je me sens menacé par quelqu’un qui argumente de cette façon? Je ne suis même certain qu’il s’agisse d’une argumentation…

      Ce post illustre assez bien, je crois, ce dont il est question dans mon reproche à Ghost.

      Je crois qu’on pourrait prendre la plupart des posts de ghost et y déceler de la démago, sophistique et/ou mauvaise foi. Mais ce serait beaucoup trop long.

      Astyanax: Est-ce un peu plus clair?

    • ‘ghost traite…’

    • Désolé pour toutes les fautes, j’aurais dû me relire…

    • ‘Moi réessayer. Avoir ami pas penser comme moi, mais ami pas dire argument genre finir programmes sociaux pour justice envers pauvres. Moi pas aimer me faire prendre pour con.’

      Un autre bel exemple de mépris et de condescendance…
      Et de démago: ‘finir programmes sociaux pour justice envers pauvres.’ Est-ce vraiment ce que disait Teddybear?

    • Philomuzi, tu peux discuter tant que tu veux, je n’ai jamais traiter Teddybear de quoi que ce soit, j’ai juste dit que son argument d’en finir avec la gratuité des programmes sociaux pour faire payer les riches de Westmount est, à sa face même, un argument drettiste et démago. Je sais très bien, il sait très bien, qu’il se fout de la justice envers les BS. Le but de cet argument de droite est bien connu (payer moins d’impôts et chacun pour soi).

      Par contre, s’il y a quelqu’un qui traite les autres de qualificatifs et les insulte, c’est bien toi, pas moi.

      Quand je discute avec des gens de droite, ils me disent tous la même chose: je veux mon argent dans mes poches, je veux plus payer pour les BS et la culture (mais oui pour le sport professionnel). Right, qu’ils le disent et argumente en quoi ça va aider la collectivité, mais qu’on arrête de nous prendre pour des cons en parlant d’équité intergénérationnelle.

      Que les très riches ont gagné de l’argent à la sueur du front des autres, on peut le déplorer ou non, mais ce n’est pas une généralisation injustifiée mais une vérité de la Palice. Mais je dois être un communiste…

      Bon, on va pas plomber ce blogue avec un autre débat gogauche-drettiste.

    • “Un autre bel exemple de mépris et de condescendance…”

      En quoi?!!! J’ai réécrit trois fois un long message qui s’est perdu. Alors j’ai décidé de l’écrire en message télégraphique. Arrête de jouer à la victime.

    • En fait, ce qui est méprisant, c’est de faire croire que Teddybear n’est pas capable de se défendre tout seul (pour le connaître un peu, il sait très bien le faire) et qu’il a besoin de se faire caricaturer en victime du gros méchant Ghost.

      Sinon, bravo Philomuzi pour ta pugnacité…

    • Bien d’accord, laissons-faire les débats stériles ‘drettistes vs gogoche’. Fini également la lapidation publique d’un avatar. Je vais essayé d’être davantage nietzschéen et positif.

      Quelqu’un aurait vu par hasard The Keep the M. Mann? Je ne sais pas ou le trouver… Commentaires, appréciations? J’ai vu récemment The thief, son premier long métrage au début des années 80, que j’ai trouvai bien quoiqu’inégal (tout de même précurseur de l’oeuvre à venir). Et Miami Vice, dont je me suis longtemps méfié, s’est avérer plutôt agréable finalement.

    • Ce qui est drôle avec toi Philo, c’est qu’aussitôt qu’on a une opinion qui n’est celle de la majorité ou qu’on avance une critique, c’est du mépris hautain. C’est généralement le sens de tes interventions ici. On pourrait aussi bien réfléchir par sondage. Pourtant, débattre et critiquer n’est en rien du mépris. Par contre, traîter les autres de noms d’oiseaux, si ce n’est pas méprisant, je ne sais pas ce que c’est.

    • Bon Ok, parlons d’autres choses.

    • The Keep de Mann? Jamais entendu parler. Par contre, j’ai lu beaucoup de bien (où?) de Jericho Miles, sa série de 79.

      Sinon, MK2 vient de sortir un DVD de tous les courts métrages et animations de David Lynch, intitulé Dumbland.

    • Je crois que c’est séparé: Dumbland et Shorts films of David Lynch.

    • Tout le monde! Est-ce qu’on peut revenir au cinéma svp?

      “Unholy_Ghost et Xavier Dolan, même combat?”
      Quel combat? Le combat d’un jeune artiste snobinard, imbu, péremptoire, sentencieux, outrecuidant, qui croit tout connaître sur le monde et à qui il a manqué des coups de pieds au derrière dans sa jeunesse? J’espères que ce n’est pas le cas Ghost! Ne vous méprenez pas, je trouves que Dolan fait du beau petit cinéma sympa, genre talentueux cégépien, mais de là à crier au génie….ouf! Et au risque de me répéter, qu’il arrête de jouer dans ses fillms svp! N’est pas Woody Allen qui veut!

    • « Sans le snobisme, nous serions encore dans les cavernes. » Jean Cocteau

    • @philomuzi

      Je suis aussi en train de revoir mon Michael Mann, avec beaucoup de plaisir d’ailleurs, mais The Keep risque de rester introuvable longtemps, Mann l’ayant complètement renié, il ne veut pas le rendre disponible. À ma connaissance, il n’existe qu’en VHS, peut-être aussi de façon moins légale, mais je n’ai pas fouillé.

      @teamstef
      Franchement, je ne comprends pas cette image que l’on a de Dolan comme snob et imbu, ça sort d’où au juste? Qu’est-ce qu’il a dit ou fait qui justifie cela? Je n’ai pas compris le sketch du Bye-Bye d’ailleurs.

      @tous
      Bonne année!

    • “Le snobisme est une manière pour les gens sans personnalité, de s’en donner une.” Marcel Natkin

      ou bien…

      “Le snobisme ne donne pas le goût mais il supplée au manque d’opinion.” Alfred Capus

      Et encore mieux dans le cas de Dolan….

      “Les snobs (déformation des mots “sine nobilitate”) sont par définition des gens sans noblesse qui essaient d’imiter les grands.” Guy-René Plour

    • @cinematographe
      Je ne connais pas Dolan personellement mais c’est l’image qu’il projète et non ce n’est pas parce-qu’il s’exprime bien…Encore une fois, j’aime bien son cinéma et on ne peut qu’admirer son acharnement et ses efforts mais on crie au génie un peu trop vite! Et avec Louis Garrel comme vedette de son prochain film, j’irai assurément le voir.

      Et disons qu’avec certains de ses commentaires, il n’aide pas à enrayer cette image. Par exemple:

      “J’ai arrêté les études parce que c’était castrant, ça me plaçait dans un moule, limitait ma créativité.” Un peu comme si tout le monde qui complète leurs études étaient dans un moule et limité dans leur créativité.

      @ unholy Ghost
      Tu cites Cocteau et Dolan a un tatoo de Cocteau qui est son héros….ta véritable identité serait-elle dévoilée?

    • @teamstef

      Votre citation, c’est vous qui l’interprétez ainsi, Dolan dit simplement que l’école limitait SA créativité, il ne fait pas un statement universel. L’image qu’il projette provient en bonne partie de ses films, mais il s’agit de personnages, qu’il critique d’ailleurs sévèrement. Je suis pas mal certain que si les faits et gestes de Dolan n’étaient pas rapportés quotidiennement par les journaux (La Presse en particulier), il n’aurait pas cette image de snob, mais son omniprésence dans les médias nous en dit moins sur lui que sur ses médias.

    • “ces” médias bien sûr, erreur un peu ironique…

    • Marcel Natkin (!), Alfred Capus (!!), Guy-René Plour (!!!)… zzzzzzzzz…..

      Je préfère encore Cocteau….

    • Une question comme ça : sept films cotés “2″ par Médiafilm cette année, c’est plus que d’habitude?

      Un Prophète (Jacques Audiard)
      Inception (Christopher Nolan)
      Black Swan (Darren Aronofsky)
      The Social Network (David Fincher)
      Le Ruban blanc (Michael Haneke)
      Incendies (Denis Villeneuve)
      Mother (Bong Joon-ho)

    • @ Philomuzi

      Je n’ai jamais lu un commentaire de Ghost dans lequel il se montrait condescendant, hautain ou encore moins méprisant. Qu’il se prononce avec autorité ou de manière incisive, cela ne fait pas de doute et, franchement, c’est tout à son honneur de pouvoir s’exprimer ainsi avec style et panache.

      J’ai l’impression que, au fond, vous lui reprochez de ne pas faire de manières, de ne pas utiliser de formules du type «il me semble que», «à mon avis» ou d’autres marques d’humilité que ce soit. Pour ma part, j’ai toujours trouvé ces formules fausses et hypocrites. Je le répète, personne de devrait prendre des gants blancs pour exprimer ses idées et ses opinions, encore moins lorsque celles-ci sont appuyées par une solide culture et un riche vocabulaire.

      Je préfère mille fois un Xavier Dolan baveux et fendant à un Denis Villeneuve (genre) qui joue les modestes et les bons garçons respectueux. Plus vrai et, surtout, beaucoup moins plate…

    • @Teamsteaf

      Vous m’avez bien fait rire, non je ne suis pas Dolan, il ne manquerait plus que ça! J’ai cité Cocteau par connivence avec Dolan dans la mesure où il cite Cocteau dans son film (un dessin de Jean Marais). On reprochait d’ailleurs d’être superficiel et léger.

      Dolan méprisant me semble un mythe médiatique. On a dit la même chose de Jutra, bourgeois esthète et méprisant. Au Québec, il faut toujours donner des gages que dans le fond, on n’a pas changé malgré le succès, on est resté un gars ben ordinaire, proche du monde. Autre mythe.

      Dolan a justement pris son mythe pour en faire le personnage de son dernier film. Il a montré la prétention du personnage pour ensuite montrer sa naïveté. Tout simplement brillant à défaut d’être génial (il faudrait pas exagérer).

    • On reprochait d’ailleurs à Cocteau* d’être superficiel et léger.

    • Dans son film, le personnage joué par Dolan est particulièrement méprisant envers le Québec, surtout celui des régions. Mais le reste du film montre que ses goûts pour son David d’opérette est aussi kétaine.

      Bien sûr, il est plus facile de s’en prendre au cliché de Dolan qu’essayer de vraiment comprendre ce qu’il fait.

    • The Social Network? Bizarre, j’avais le souvenir qu’il était coté 3. Ils l’ont baissé récemment? C’est énorme, ces “2″, d’habitude il y en a deux ou trois par années je pense (je suivais assidument avant, un peu moins maintenant). Mais ils ont tendance à être très généreux ces temps-ci, à mon sens Un prophète pourrait se contenter d’un 3, Black Swan aussi (et encore, je me sens généreux), Incendies n’en parlons pas, Inception pas plus que 4. Même Mother, que j’ai beaucoup aimé, je ne suis pas certain pour un 2. Memories of Murder, du même Bong Joon-ho, est amplement supérieur à mon avis, et il est coté 4. Je me garde une petite gêne jusqu’à ce que je le revoie, mais je ne suis pas loin de penser que Social Network est un chef d’oeuvre.

      Concernant Inception, je viens de tomber sur un blogue qui reprend les arguments que j’utilisais cet été dans le débat avec ce fantôme nouvellement méprisant:
      http://bigother.com/2010/08/08/seventeen-ways-of-criticizing-inception/
      et: http://bigother.com/2010/10/04/more-on-inception-shot-economy-and-1-1-1/

      Je ne suis pas d’accord avec tout, mais les points 1,2,3 et 5 reprennent bien ce que je voulais expliquer cet été, la banalité effarante de la mise en scène des dialogues (donc 95% du film). Je l’ai revu récemment et ça m’a apparu encore plus plat et littéral que je pensais.

    • Black Swan (2) !! Selon moi, c’est un (4) fort.
      Un docu sur le “visage radieux” de Portman disait Jozef; certe mais il nous faut plutôt un oxymore: une splendeur obscure, un trouble radieux … Elle porte le film en entier, et c’est magnifique. Mais quelle simplicité narrative, même pour du fantastique; le chorégraphe et la mère sont des esquisses qui auraient dû approfondir le film; ils (avec Beth) sont tous La Double et la mise en scène rate à le montrer. J’ai de plus cerner une faiblesse d’Aronofsky en son collaborateur à la photo Matthew Labatique; son esthétique dérange (malgré quelques coups de génie: la caméra sautillante en pas de deux, certains mouvements circulaires lors des danses qui rappellent des impressions de Degas…), ça ne semble pas maîtrisé, comme pour Requiem à l’époque. Le seul film du cinéaste sans cette tare fut The Wrestler (tiens, son meilleur) où derrière la caméra, opérait la sensible Maryse Alberti. Là, c’était touchant et très beau.

    • Astyanax, c’est toujours un plaisir de te lire.

    • J’ajouterais que ce ne sont pas la clareté des opinions ni la solidité de leurs bases qui font d’un esprit qu’il soit borné. Culture et langue rendent justement les choses plus malléables, à nous d’être solides sur leur flôts.

    • Au fond, c’est Astyanax qui a mis le doigt dessus, Dolan nous met face à nos complexes.

    • Oui parfaitement. Je ne le remarque pas seulement sur ce blogue, mais régulièrement dans mon entourage. À ce compte, le sketch du Bye Bye m’a aussi apparu être écrit par un (des) complexé(s).

    • “Et au risque de me répéter, qu’il arrête de jouer dans ses fillms svp!”

      Pour moi, c’est plutôt l’inverse. Je le trouve bien plus fascinant comme acteur que metteur en scène (et j’aime bien ses films!). Le cri primal de la fin des AMOURS me fait encore rire. Il a une gestuelle, un comique absurde totalement inusité pour le québec. J’ai très envie de voir la suite de ses aventures.

      Si il vous s’énerve tant que ça, louez vous MARTYRS, il se fait exploser la tronche et c’est très gore…

    • “Je préfère mille fois un Xavier Dolan baveux et fendant à un Denis Villeneuve (genre) qui joue les modestes et les bons garçons respectueux.”

      Avez-vous lu l’entrevue qu’il a donné dans le 24 images de cette automne. C’est très très bizarre. C’est tout juste s’il ne s’excusait pas d’exister. Jamais lu un cinéaste aussi peu combatif.

      Du côté de Médiafilm, c’est comme s’ils voulaient se défaire de leur carcan jésuite et qu’ils se la jouait contemporaine. Ils forcent un peu la note…

      Du coté d’Aronofsky, je reste sur l’impression que BLACK SWAN est la synthèse plutôt réussie des tendances balourdes maniéristes de FOUNTAIN / REQUIEM et de son nouveau regard style Dardenne-pour-les-nuls (WRESTLER).

    • @ghost
      Bien heureux de vous avoir fait rire un peu! Vous n’allez pas aussi loin que de parler de génie mais même le terme brillant est un peu trop fort. Disons que Dolan est très très bon et on peut espérer de belles choses dans l’avenir.

      Quant à son image de snob prétentieux, elle vient un peu aussi de son personnage d’ado inssuportable dans “J’ai tué ma mère”, qui était grandement inspiré de son histoire personnel. D’ailleurs, je me demande bien si ce film avait été écrit et réalisé par un homme de 50 ans, s’il aurait reçu le même accueuil…j’en doute. Certains médias aiment un peu trop créer des génies, même s’ils n’en sont pas.

      Bon, je m’étais donné comme résolution sur ce blogue de moins entendre parler de Dolan et me voilà plongé dans ce personnage. Encore une preuve que les résolutions sont faites pour être brisées.

    • Teamstef,

      J’en ai vu beaucoup de films de cégeps, je regarde beaucoup de courts métrages, et il n’y en a pas beaucoup qui vont à Cannes et finissent dans les palmarès des grandes revues internationales. Il a déjà réussi deux films, dont le deuxième est bien meilleur. Il s’agit tout simplement du meilleur cinéastes de 20 ans et des poussières, sinon dans le monde, du moins dans la francophonie. Il n’y a pas beaucoup de cinéastes de son âge, qui se sont fait tout seul. C’est quand même quelque chose.

      Après ce n’est pas un génie, son cinéma est encore bancal, mais il a indéniablement quelque chose.

    • “Avez-vous lu l’entrevue qu’il a donné dans le 24 images de cette automne. C’est très très bizarre. C’est tout juste s’il ne s’excusait pas d’exister. Jamais lu un cinéaste aussi peu combatif.”

      Oui, il a fait profil bas. Mais c’est calculé: il sait bien qu’il ne pouvait pas démolir la critique d’André Habib dans une revue critique comme 24 Images. Ce n’est pas Patrick Huard…

    • Pour ceux qui seraient un peu fatigués de débattre des qualités ou défauts de Xavier Dolan, que pensez-vous de True grit?

      Peut-être pas le meilleur des Cohen, mais tout de même un cru solide. Toujours cette galerie de personnages secondaires colorés et loufoques, excellent jeu d’acteurs (surtout Jeff Bridges et la fille), mise en scène classique mais irréprochable, lumière et photo superbes, dialogues savoureux quoi que parfois difficiles à comprendre (ceux de Jeff Bridges), intrigue correcte…
      Un bon western moderne, somme toute.

    • Faites-nous part de votre opinion.

    • Je n’ai pas écrit le messge de 15h36… Jozef?

    • True Grit est un western à climax final, tout y contribue. Cogburn, l’ivrogne abatteur, la racaille loyale, ultimement se transcende et se retrouve inscrit près d’Orion au ciel, constellisé en une figure du courage; sur son poney, en sauveur. John Ford aurait pu orchestré cette finale avec autant de brio.

      Ensuite, pour Black Swan,

      “le chorégraphe et la mère sont des esquisses qui auraient dû approfondir le film”

      Désolé de me répondre à moi-même, mais c’est plutôt de circonstance ici. J’ai changé d’avis, voilà. Peut-être est-ce bien de les montrer si… normaux, jusqu’à un certains point. Les frustrations de la mère ne vont que de soit chez elle, sans plus; les désirs et fantasmes du chorégraphe sont.. de mises; Lincoln Center, un français. Par exemple dans Carrie, les personnages secondaires du même type sont réellement explosifs et influents sur Carrie. Dans BS, tout provient de l’intérieur de la danseuse de Portman, les choses et personnes ne sont pratiquement qu’images… esquisses à terminer.

    • @Ghost
      Bon, là je m’arrête avec Dolan et j’en repalerai lorsqu’il nous présentera son prochain film. Tout à fait d’accord avec toi. Je disais sensiblement la même chose et c’était les appels au génie qui me donnaient des frissons dans le dos.

      Quant on considère que Burton avait 27 ans lorsqu’il a réalisé son premier long metrage, Nolan 28 ans, Beauvois 24 ans, Scorcese 25 ans, Polanski 29 ans, Soderbergh 26 ans, Shyamalan 29 ans, Stone 28 ans, Fincher 30 ans, les Coen qui avaient à peine 30 ans, Lynch 31 ans, Malick 30 ans, Cronenberg 26 ans, Moodysson 26 ans, Béla Tarr 22 ans, Kar-Wai 30 ans, Aldomovar 29 ans, Tarantino 29 ans, Kaurismäki 26 ans, PT Anderson 26 ans, Wes Anderson 27 ans et LVT 21 ans, on ne peut faire autrement que d’être impressionné et espérer de belles choses dans l’avenir.

      Robert Rodriguez avait 24 ans lorsqu’il a fait El Mariachi (budget de 7000$). Nous ne sommes pas du tout dans le même style mais c’était déjà très impressionnant.

      Un meilleur comparable est peut-être Aronofsky qui a réalisé Pi à 29 ans et qu’il a financé avec des dons de la famille et d’amis. Mais il avait tout de même 29 ans.

      Si on recule plus loin, Orson Welles avait 26 ans lorsqu’il a fait Citizen Kane. Mais bon, je ne devrais pas mettre notre jeune cinéaste dans la même phrase que Welles.

      Quant au meilleur jeune cinéaste dans le monde, je vais te soumettre le nom d’une réalisatrice. Samir Makhmalbaf. Elle a réalisé The Apple à 18 ans et ce film est allé à Cannes en plus d’autres festivals et d’être diffusé dans une trentaine de pays. En 1999, à 20 ans, elle a remporté le prix du jury avec Blackboard. Je vais t’accorder qu’elle n’est pas partie d’aussi loin que Dolan, avec le père qu’elle a mais elle fait mieux que Dolan. Je n’ai pas vû The Apple et two-legged horse mais Blackboard et At five in the afternoon étaient sublimes. En passant, je sais qu’elle n’a plus 20 ans mais lorsqu’on parle de jeunes cinéastes, je crois qu’on doit comparer dans une décennie puisqu’il est hautement improbable d’avoir 2-3 jeunes excellent cinéastes la même année.

    • Quelqu’un sait combien Médiafilm a donné à Ghost Writer. Ça c’est un deux.

      Et je ne savais pas que Manon Dumais participait chez eux! Laforest? Ça fait longtemps?

      “Give my ghost a Calvados”. Lang qui prend conscience qu’il aimerait bien se débarrasser de son ghost.

    • Moi aussi j’aimerais bien me débarrasser de mon ghost…

      Je ne sais pas ce que vous avez tous avec les cotes de Médiafilm. Je n’y ai jamais jeté un regard. En plus les descriptions donnent les punchs régulièrement.

    • Un film que j’ai beaucoup aimé, sorti cette année et qui se compare aussi à Carrie et Black Swan, c’est The Runnaways de Sigismondi.

      Ça doit être un truc générationnel, qui marque une part de l’ado précocement cinéphile que ces cotes Médiafilm.

    • Désolé si j’ai vendu des punchs à propos de Black Swan ghost! Mais saches que le film jette toutes ses cartes dès la première minute.

    • “Ça doit être un truc générationnel, qui marque une part de l’ado précocement cinéphile que ces cotes Médiafilm.”

      Absolument! Quand tu as grandi en campagne avec que des petits club-vidéos merdique dans les environs, il ne restait que les côtes médiafilm du TV hebdo comme guide sur la qualité des films à voir. Mon éducation cinéphilique s’est faite en partie comme ça…c’était bien avant internet évidemment…

    • …je me souviens m’être demandé tellement longtemps qui était ce I. Bergman dont tous les films étaient côtés (1)! Jusqu’à ce qu’Artv arrive sur le câble…

    • Mais winslow a fait mouche en taxant leur regards de jésuites, un regard de cours classique … qu’était Médiafilm?

    • Oui, comme bohmer, ma cinéphilie a commencé quand j’ai essayé de comprendre pourquoi certains films étaient cotés 1 et d’autres 5. J’ai un ami qui se faisait des moyennes de cote par cinéastes, genre Bergman 2,1. Le “meilleur” c’était Kubrick je crois (à part les gars comme Laughton qui ont fait 1 seul film qui se retrouve coté 1). Par après, c’est devenu un sport avec des amis d’apprendre toutes ces cotes. On se faisait des concours en ouvrant le catalogue de la Boîte Noire au hasard en essayant de deviner comment tel film était classé… Encore aujourd’hui je reste imbattable à ce jeu!

    • Cette maladie s’appelle la cinéphilie… ;-)

    • Alors, cinematographe, si Les Trois Visages de la Peur est le seul Bava a atteindre le 3, Black Swan ne peut qu’être 4… n’ont jamais rien compris à l’horreur eux.

    • Ah non, faut pas commencer la comparaison sinon on n’en finit plus… Je préfère Black Sunday et Kill, Baby, Kill (juste pour le titre!) mais on ne peut pas comparer Black Swan à du Bava de toute façon. Mediafilm et l’horreur, ça doit être le passé de catéchèse qui les rend aveugle.

    • Pour ce que ça veut dire…

    • Pas de panique, ma comparaison n’avait d’ambition que de constater, avec un exemple, le changement de garde au comité. Sinon, un tel classement finit évidemment toujours par rencontrer l’absurdité et l’aporie.

    • Parlant du maestro Bava, CANI ARRABBIATI c’est minimum un 2…

      Pour les précoces, Bertolucci avait 21 ans quand il a sorti LA COMMERE SECCA (et 23 pour PRIMA DELLA REVOLUZIONE). Et Forcier en avait 24 avec le fantastique RETOUR DE L’IMMACULÉE-CONCEPTION.

      Mais mon favori, c’est Vitali Kanevsky avec BOUGE PAS, MEURS ET RESSUSCITE. Premier film à 56 ans!

    • Avec une partition de Stelvio Cipriani, tout devient remarquable, non?

    • Et dans beaucoup de films, il n’y avait que sa musique de remarquable!

      Un petit lien pour le plaisir de nos oreilles:
      http://www.youtube.com/watch?v=BRxWgkchsLU

    • Il y a une bonne discussion sur la cinéphilie sur le blogue de Lussier…

    • Donc j’ai vu “Antichrist” de Lars von Trier! Je m’en veux terriblement d’avoir tant anticiper de le voir après ce que j’ai vu, c’est-à-dire un film sur des dérèglements psychosomatiques majeurs! J’ai perdu mon temps, ce qui m’irrite bien davantage! Comment se fait-il que personne n’ait osé aborder le vrai sujet du film qui focusse essentiellement sur des séances de psychanalyse? J’ai suivi moi-même ce genre d’exercices suite justement à un deuil soit le décès de ma mère survenu il y a plus de 25 ans. Antichrist est un film pour auditoire on ne peut plus averti lequel suit des cours intensifs en milieu comportemental psychiâtrique profond.

      C’est vrai, Charlotte Gainsbourg est sublime pour avoir réussi magistralement à sublimer son rôle. Malgré tout, peut-on classer le film de Lars von Trier comme intrinsèquement une oeuvre d’ART? Je vous promets qu’on ne m’y reprendra plus.

    • Virgiqqf, vous êtes un cas. Alors que vous êtes un type intelligent, vous avez un vrai blocage pour tout film qui n’est pas strictement du réalisme.

    • @ unholy_ghost

      Allons-y pour virgiqqf, ce qui tout comme votre pseudonyme font de nous deux, deux cas intelligents plutôt qu’un seul, vous en conviendrez.

      Chacun(e) de nous présente un cas en soi. Nous sommes tous(tes) exceptionnels. Ne l’êtes-vous pas un vous-même lorsque vous citez Cocteau ci-haut. C’est ce qui fait la beauté et l’originalité des voisins ou des amis au travail, partout, tout le temps. Quelle monotonie ce serait si tout le monde devait penser la même chose au même moment sur un sujet donné! Pouah!

      Je me suis fait trop d’attentes pour Antichrist, ce qui explique ma déception. Si moi je me suis laissé leurrer par tout ce qu’on en a dit et écrit, imaginez la multitude qui tout comme moi attendions ce film de Lars von Trier comme l’oeuvre parfaite de toute une vie! En quoi consiste l’ART ultime de filmer platement une psychose portée au maximum entre deux êtres placés dans un contexte hors du commun?

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