Jozef Siroka

Archive, décembre 2010

Mardi 21 décembre 2010 | Mise en ligne à 20h00 | Commenter Commentaires (218)

Entracte

bad-santa-2003-08-g

Après quelques tentatives de posts infructueuses, je me résigne et je vous dis «À la vôtre!» et rendez-vous l’année prochaine!

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Dimanche 19 décembre 2010 | Mise en ligne à 15h15 | Commenter Commentaires (27)

Scorsese assemble un dream team pour The Irishman

Martin Scorsese dirige Joe Pesci et Robert De Niro pendant le tournage de <i>Casino</i>.

Martin Scorsese dirige Joe Pesci et Robert De Niro pendant le tournage de Casino.

Si vous avez feuilleté le cahier cinéma du samedi, vous avez appris, sans doute avec force joie, que Martin Scorsese retrouvera Robert De Niro pour son prochain film, The Irishman. On doit à ce tandem acteur/réalisateur, un des plus riches de l’histoire du cinéma, des chef d’oeuvres comme Taxi Driver (1976), Raging Bull (1980) ou Goodfellas (1990). Les deux hommes n’ont pas travaillé ensemble depuis Casino, en 1995.

Une information cruciale que je n’ai malheureusement pas pu inclure dans ma brève du samedi, faute de deadline, est que De Niro a confirmé, jeudi, que Joe Pesci et Al Pacino feront également partie de la distribution. Voilà un trio pour le moins alléchant! D’autant plus que Pacino, cet autre «plus grand acteur de sa génération», n’a étrangement jamais travaillé avec Scorsese.

The Irishman sera un thriller de gangsters basé sur le livre I Heard You Paint Houses écrit par l’ancien procureur général du Delaware Charles Brandt. De Niro incarnera Frank «The Irishman» Sheeran, un tueur à gages notoire à la solde de la mafia. Cet ancien fonctionnaire syndical, décédé en 2003, est soupçonné d’avoir assassiné le leader des Teamsters Jimmy Hoffa en 1975. Le titre du livre de Brandt, qui sera adapté par Steven Zaillian (Gangs of New York), fait référence aux premières paroles que Hoffa a dites à Sheeran. «Peindre une maison» signifie en jargon mafieux tuer quelqu’un; la peinture représentant le sang qui se répand sur les murs et le plancher.

Pour leur neuvième collaboration, Scorsese, 68 ans, et De Niro, 67 ans, ont dit souhaiter transcender le genre du film de gangster pour viser un cinéma réflexif et fantaisiste rappelant le duo Fellini-Mastroianni. De Niro a décrit le projet en entrevue à MTV en mai dernier:

Nous avons cette idée ambitieuse d’en faire un film en deux parties, ou deux films distincts [...] qui rappellent ou La Dolce Vita, une sorte de film hollywoodien semi-biographique – un réalisateur et un acteur – basé sur les expériences entre moi et Marty.

Mais l’idée, mise sur papier par le renommé scénariste Eric Roth, et répertoriée sur IMDb comme I Heard You Paint Houses: Part 2, ne semble plus être dans les plans. De Niro a admis jeudi : «Je ne sais pas si cela va se produire… J’aimerais bien si on arrive à la démarrer». En lisant entre les lignes, on assume qu’il s’agit davantage de frilosité de la part du studio que d’un manque de volonté artistique…

Le tournage de The Irishman devrait commencer en 2011, année de la sortie du film pour enfants en 3D de Scorsese, Hugo Cabret (9 décembre).

À lire aussi :

> Martin Scorsese est emballé par le 3D
> Shutter Island : Scorsese a-t-il abdiqué?
> À propos de la fin de Goodfellas
> Robert De Niro : une décennie à oublier

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Vendredi 17 décembre 2010 | Mise en ligne à 16h30 | Commenter Commentaires (22)

La Magnifique tragédie d’Orson Welles

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Pour la lecture du week-end, je propose cette enquête menée par Vanity Fair sur l’histoire tragique du second long métrage d’Orson Welles, The Magnificent Ambersons (1942). Affaibli par la bataille épique qu’il a dû mener face à son studio et au magnat de la presse William R. Hearst pour sortir Citizen Kane un an plus tôt (voir plus bas), le légendaire cinéaste n’a pu maintenir sa version originale d’Ambesrons. Pendant que Welles est allé au Brésil filmer un autre projet, des producteurs de RKO, mus par un zèle tristement mal placé, ont coupé une quarantaine de minutes au montage original et ont inséré un happy-end tourné en catastrophe par l’assistant réalisateur du film.

Nulle trace de la copie originale de 132 minutes n’a été signalée à ce jour, quelque 60 ans après une tragédie cinématographique qui a profondément marqué plusieurs cinéphiles et personnalités du milieu qui continuent d’espérer retrouver le Saint-Graal de leur vivant. Le script de tournage original d’Ambersons a cependant été découvert intact et a servi de base à un télé-film de 3 heures réalisé par Alfonso Auro qui sera diffusé en janvier sur la chaîne A&E. Bien sûr, rien pour nous faire oublier ce qui, dans les mots de Welles lui-même, «aurait été un bien meilleur film que Citizen Kane – seulement s’ils l’avaient laissé comme il était».

Voici un extrait de l’article de Vaniy Fair :

Orson Welles, who died in 1985, saw The Magnificent Ambersons as his Hollywood waterloo, the dividing line between his early boy-genius years (the “War of the Worlds” broadcast, his Mercury Theatre company, Citizen Kane) and the nomadic, semi-tragic life he led thereafter. His oft quoted epigram on the subject—“They destroyed Ambersons, and the picture itself destroyed me”—is a bit melodramatic, but it’s true that the movie’s ultimate failure, at a loss of $625,000, exacerbated the tensions that had already arisen from Citizen Kane’s substantial cost overruns, RKO’s Kane-occasioned battles with William Randolph Hearst (who saw the film as an act of character assassination and tried to suppress it), and the Hollywood establishment’s general resentment of Welles. RKO severed its relationship with Welles in the aftermath of Ambersons, and, with just a few exceptions, he never worked within the mainstream of the movie industry again. He was not, as he put it, “destroyed”—he would go on to make such accomplished films as The Lady from Shanghai, Touch of Evil, and Chimes at Midnight—but it’s fair to say that the Ambersons debacle set Welles on the path to becoming the person he’s most remembered as today: the rotund raconteur of Merv Griffin appearances and Paul Masson wine commercials, an entertaining has-been, forever trying to scrounge up financing from European film companies and individual investors for some pet project that, in the end, wouldn’t come off.

Voici la première partie du documentaire The Battle Over Citizen Kane (cliquez
sur la boîte vidéo pour trouver la suite) :

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