Jozef Siroka

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    Jozef Siroka est journaliste au pupitre à LaPresse.ca et blogueur cinéma à temps partiel.
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    Jeudi 28 octobre 2010 | Mise en ligne à 16h15 | Commenter Commentaires (53)

    L’Europe sur grand écran

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    On trouve sur le site reddit une carte des États-Unis sur laquelle figurent 50 films qui représentent le mieux chacun des 50 états, selon un certain Subtonix. Bien évidemment, le terme «représente le mieux» s’accorde aux goûts personnels de son créateur. S’il associe No Country for Old Men au Texas, je peux garantir que, par exemple, bon nombre de texans traditionalistes y placeraient plutôt The Alamo ou peut-être même Giant. En ce qui me concerne, je n’hésiterais pas à accoler The Last Picture Show au Lone Star State (ou Lone Star, tant qu’à y être).

    Enfin, l’exercice à certainement le mérite de susciter une discussion cinéphilique intéressante. Cliquez sur l’image pour agrandir. Une carte des États-Unis ici pour mieux vous situer.

    Et qu’en serait-il d’une carte européenne du genre? En effet, quels seraient les films qui évoquent de la manière la plus intéressante (socialement, culturellement, politiquement, etc.) les pays du Vieux Continent? Comme vous pouvez l’imaginer, le choix n’est pas évident, et j’aurais pu multiplier les ex aequo à l’infini (je me suis limité à trois). Voici mes suggestions :

    France : La règle du jeu (1939) de Jean Renoir ex aequo avec La vie et rien d’autre (1989) de Bertrand Tavernier et Milou en mai (1990) de Louis Malle

    Grande-Bretagne : Blow-Up (1966) de Michelangelo Antonioni ex aequo avec If… (1968) de Lindsay Anderson et Mona Lisa (1986) de Neil Jordan

    Irlande : Bloody Sunday (2002) de Paul Greengrass ex aequo avec The Wind That Shakes the Barley (2006) de Ken Loach

    Écosse : Red Road (2006) d’Andrea Arnold

    Italie : Umberto D. de Vittorio De Sica ex aequo avec Le cri (1957) de Michelangelo Antonioni et La dolce vita (1960) de Federico Fellini

    Espagne : Terre sans pain (1933) de Luis Bunuel ex aequo avec Tout sur ma mère (1999) de Pedro Almodovar

    Allemagne : Berlin Alexanderplatz (1980) de R.W. Fassbinder ex aequo avec Les ailes du désir (1987) de Wim Wenders et La vie des autres (2006) de Florian Henckel von Donnersmarck

    Belgique : L’enfant (2005) des frères Dardenne

    Autriche : Dog Days (2001) d’Ulrich Seidl

    Russie : L’Homme à la caméra (1929) de Dziga Vertov ex aequo avec Andrei Rublev (1966) d’Andrei Tarkovski (1966) et L’arche russe (2002) d’Aleksandr Sokurov

    Suède : Fanny et Alexandre (1982) d’Ingmar Bergman

    Finlande : L’Homme sans passé (2002) d’Aki Kaurismäki

    Grèce : Le regard d’Ulysse (1995) de Theo Angelopoulos

    Pologne : Le décalogue (1989) de Krzysztof Kieslowski

    Roumanie : 12h08 à l’est de Bucarest (2006) de Corneliu Porumboiu

    Hongrie : Les Harmonies Werckmeister (2000) de Béla Tarr

    Tchécoslovaquie : Au feu, les pompiers! (1967) de Milos Forman

    Ex-Yougoslavie : Papa est en voyage d’affaires (1985) d’Emir Kusturica

    Vous avez sûrement remarqué que ma carte européenne est incomplète. N’hésitez pas à la fournir!


    • Je croyais que Wayne’s World se déroulait en banlieu de Chicago…

    • @monsieuralex

      À Aurora, Illinois! Et oui ils portent des chandails des blackhawks.

      J’ai trop vu ce film (en version doublée, bien sûr!) durant ma jeunesse, je crois…

    • M. Siroka!

      Quel film représente le Québec et le Canada?

      !!

      Excellente question. Pour le Québec j’irai probablement avec Mon oncle Antoine, pas trop original, je sais. Et pour le Canada, pourquoi pas The Sweet Hereafter d’Egoyan ou le génial Away From Her de Sarah polley. Le problème avec les films canadiens, dans le cas qui nous intéresse, c’est qu’ils ne transmettent pas une forte empreinte culturelle et/ou historique… – js

    • @ monsieuralex

      Exact, j’allais porté la meme reflexion! Aurora et Stan Mikita Donuts!
      mais qui sait, peut-etre que le Delaware est a l’image d’Aurora

    • Vraiment intéressante comme liste.

      Bloody sunday se déroule à Londonderry (ou Derry) en Irlande du Nord, donc au Royaume-uni pas en Irlande.

    • Quelques propositions:

      L’invitation, de Goretta pour la Suisse? Ou, plus classique, un Alain Tanner (Jonah qui aura 25 ans en l’an 2000; La Salamandre,…). Ah oui, James ou pas, de Michel Soutter.

      Portugal: probablement un De Oliveira.

      Personnellement, j’aurais mis Palombella Rossa pour l’Italie.

      Un des premiers Iosseliani pour la Géorgie et un Ceylan pour la Turquie (Uzak)?

      Norvège? Biélorussie? Ukraine?

      Je peine quelque peu sur les Îles Féroë, Andorre, St-Marin et Malte. Le Vatican n’a pas l’air non plus d’investir des sommes mirobolantes dans les productions cinématographiques, mais peut-être que quelqu’un connaît mieux la situation que moi.

    • Le ruban blanc de Michel Haneke serait peut-être plus adéquat. Une exception toutefois* puisque Michel Haneke est d’origine autrichienne et que son film se déroule en Allemagne. Un chef-d’oeuvre absolu selon mon goût personnel.

      Absolument d’accord pour Mon oncle Antoine en ce qui concerne le Québec. Quant au Canada, les films peuvent se confondre aisément avec le cinéma américain. Je ne trouve guère d’autre alternative, malheureusement.

      ___________
      *Il est à peu près assuré qu’il y aura d’autres exceptions dans les listes qui vont suivre venant du lectorat, particulièrement de la part de unholy_ghost, astianax, ankh et cie. Sans ironie, voyons voir pour la suite de ce débat.

    • Pour le Québec, je mettrais plutôt “Pour la suite du monde”. Pour le Canada, je laisserais la case vide. À moins d’y mettre Porky.

    • Islande: 101 Reykjavik

    • Pour le Canada un documentaire de L’ONF avec Buster Keaton de 1966 The Railrodder et pour le Québec soit l’Affaire Coffin ou plus récemment Québec/Montréal …

    • Pour l’Allemagne j’ajouterais Le tambour de Volker Schlondorff.
      La regle du jeu pour la France est un choix parfait.
      Belgique, Rosetta avant Le fils :P
      Et Lindsay Anderson est un excellent choix pour l’Angleterre, mais moi je mettrais son formidable O Lucky Man!
      Et Raining Stones de Loach.

    • Pour l’Islande: Nói albínói (2003), ou Englar alheimsins (2000)

      Danemark: Festen (1998)

    • @linus9157

      101 Reykjavík est quand même loin d’être excellent…

    • Quelques titres pour une carte européenne…

      Écosse : Trainspotting (Danny Boyle, 1996)
      Allemagne (même s’il y a déjà trois titres) : Goodbye Lenin! (Wolfgang Becker, 2003)
      Belgique : Ben X (Nic Balthazar, 2007)
      Roumanie : 4 mois, 3 semaines et 2 jours (Cristian Mangiu, 2007)

    • Russie = Docteur Jhivago
      Allemagne = Tin Drum (on garde les Ailes du désir bien sur)
      Moyen-Orient = Lawrence d’Arabie
      France = Les Uns et les Autres
      Québec = Crac
      Canada = Paddle to the sea http://www.onf-nfb.gc.ca/fra/collection/film/?id=460
      ou tout autre film de Bill Mason. J’ai montré ça à un francais et il était completement “scotché”.

    • Pour le Canada: The Saddest Music in the World.

      J’ai aucune idée si la “critique” aime ce film ou non, en passant, mais moi j’aime beaucoup. Je suis curieux de voir ce que vous en pensez, m. Siroka et vous tous.

    • Fast time at Richmont High a très mal vieilli comparé à Breakfast Club ou à Heathers; pour la Californie, c’est mieux The Player.

    • Explication pour Wayne’s World et le Delaware: dans le film, il y a une scène où ils sont devant un écran bleu et font défiler des arrières-plans (arrière-plans?) de plusieurs endroits (NY, Hawaii, etc) et à chaque endroits, ils faisaient un petit commentaire. Ils arrivent à un moment donné à un arrière-plan du Delaware et le seul commentaire de Wayne est: “Hi, I’m in Delaware”. Je suppose qu’ils ont trouvé que ça représentait bien le Delaware

    • Je ne vais pas me mettre à commenter chacun des choix qui sont, pour la plupart, plutôt corrects de toute façon.

      N’empêche: First Blood plutôt que Twin Peaks pour l’État de Washington, c’est plutôt contestable, non? Si la série est trop télévisuelle pour figurer dans la liste, reste toujours Twin Peaks: Fire Walks with Me.

    • Pour la Russie, définitivement pas le très pompeux et strict délire formel de Sokourov. Un film sans saveur plongé dans une nostalgie mièvre et stupide pour le très délétère régime tsariste…

      Plutôt un Potemkine qui parle beaucoup plus, autant sur le plan historique que culturelle.

      Pour le Québec, Pour la suite du monde de Perreault et pour l’autre solitude, je ne sais pas, je crois qu’ils ne se sont pas trouvés encore…

    • culturel…

    • Quels films pourraient être choisis pour la Chine, la Thaïlande, la Corée et le Japon?

      Je proposerais 2046 pour la Chine, Ivre de femmes et de peinture pour la Corée, et Ran pour le Japon.

    • Pour la France et le film de Jean Renoir, je proposerais plutôt La Grande Illusion.

    • Pour l’Allemagne, je soumettrais Das Boot

    • C’est bizarre, je voyais plus les “Mighty Ducks” pour le Minnesota…

      hehe!!!

    • . Québec: CONGORAMA (plus original que MON ONCLE ANTOINE)
      . Canada: euh, disons … NOBODY WAVED GOOD-BYE (1964)
      . USA: DR. STRANGELOVE

      Le reste, ça va.

    • humm à part identifier l’endroit où se passe le film, ou la nationalité du réalisateur, je ne vois pas trop l’intérêt de l’exercice. Ca ne donne ni un bon aperçu de la région, ni des mentalités, ni d’ailleurs des goûts cinématographiques. Que scareface se passe en Floride, ou que Fanny et Alexandre ait été tourné en Suède, ca ne fait pas de ces films des symboles de ces régions du monde.

    • Québec: Un pays sans bon sens
      France: L’arbre, le maire et la médiathèque
      Angleterre: Blow up
      L’italie: Théorème
      Allemagne: Tous les autres s’appellent Ali

    • Je crois que le film ”One Week” pourrait représenter le Canada… bon film en passant qui raconte l’histoire ”vrai” d’un homme atteint d’un cancer et qui, avant de commencer sa chimiothérapie, décide de partir dans l’Ouest Canadien au volant d’une moto qu’il a acheté sur un coup de tête. De très belles images dans ce film et contre toutes attentes, quelques moments hilarants!

    • Danemark: The Kingdom (Von Trier)
      France: À bout de souffle (Godard)
      Italie: Roma, città aperta i.e. Rome, ville ouverte (Rosselini)
      Québec: Requiem pour un beau sans coeur (Morin)
      Canada: Exotica (Egoyan)
      Allemagne: Triumph des Willens i.e. Le triomphe de la volonté (Riefenstahl)
      Belgique: C’est arrivé près de chez vous (Belvaux)

    • L’arbre, le maire et le médiathèque représentant le pays de parking qu’est la France, c’est très bon. Tous les enfants devraient voir ce film qui vaut à lui seul une pleine année de présence à l’école.
      Pour présenter l’Angleterre à un ignare, je lui montrerais Withnail & I.

    • Pour le Québec, avec tout le respect que je dois aux Perrault, Carle, Brault, Morin et autres je verrais Le confort et l’indifférence.

      Pour l’Italie, les Bergman-films de Rossellini. Prova d’orchestra de Fellini. Caro Diaro de Moretti.

      Allemagne : Allemagne mère blafarde de Helma Sanders-Brams ou la trilogie des femmes de Fassbinder (Lili-Lola-Veronika)

      Japon : n’importe quel film d’Oshima Nagisa ou de Imamura Shoeï.

      Russie : La terre de Dovjenko, Taxi Blues de Pavel Lounguine pour la Russie contemporaine.

      Israël : Kippour D’Amos Gitaï

      Iran : tout Kariostami

      Brésil : Le dieu noir et le diable blond de Glauber Rocha ou Mémoires de Prison de Nelson Pereira Dos Santos.

      Mexique : Los Olvidados de Bunuel

      Espagne : Viridiana de Bunuel et Viva la muerte! d’Arrabal

      Bolivie : Le courage du peuple de Jorge Sanguines.

      Argentine : Le voyage de Fernando Solanas

      à suivre…

    • Une petite précision: Le Rêve d’Ulysse ne se déroule qu’une petite partie en Grèce (début à Thessalonique). Le reste du film suit le personnage dans sa quête à travers d’autres pays balkaniques (Roumanie, Bosnie-Herzegovine, Serbie, Albanie, Macédoine).

      Pour la Grèce: Zorba le Grec!!!
      Écosse: Breaking the Waves, Trainspotting
      Russie: Docteur Jivago définitivement

      Difficile de trouver des films pour la Norvège (O’Horten peut-être?) et la Finlande, j’ai rien en tête pour la Suisse mais il y a sûrement quelque chose. La France, l’Espagne et l’Italie, il faudrait y aller par région; un seul film peut difficilement capturer les différentes cultures regionales de ces pays.

    • @ aubordunord

      101 Reykjavik n’est effectivement pas excellent, mais il dépeint très bien le climat et l’atmosphère nordique du pays, la vie des Islandais l’hiver où il fait nuit presque 24h sur 24 pendant de très longs mois, la vie, la routine, les tentatives des jeunes de combler leur ennui et le petit côté communautaire des Reyjavikois.
      Il faut tenir compte que la capitale Islandaise compte 200 000 habitants sur les 300 000 qu’ils sont, donc les 2 tiers du pays, en plus du fait que la population est très jeune, ce qui en fait un film très représentatif et agréable, mais peut-être pas un chef-d’oeuvre, je l’admets.

    • Potemkin se déroule au large d’Odessa en Ukraine. L’Homme à la Caméra se déroule dans la région de la Crimée, aussi en Ukraine (mais habitée par des Russes et des Tatars). Je verrais pour la Russie Alexandre Nevski ou Ivan le Terrible de Eisenstein.

      Peut-être que je manque un peu de culture cinématographique, mais on peut difficilement faire moins british que les Monty Pythons ou James Bond. Pour l’Irlande, Waking Ned Devine.

      Pour l’Arménie, je verrais un film de Parajanov. Pas que j’aime ça (je dois avouer que je me suis endormi sur la Couleur des pommes grenades) mais bon, c’est une légende arménienne et tourné en arménien.

      J’ai vu deux films finlandais dans ma vie: un sur un ambulancier qui était un ‘’sex addict” et un autre sur une bande de femmes qui défiaient leur mari au soccer. Je crois que c’était Venus F.C. Mais c’est peu identifiable à la Finlande, étant donné que les Finlandais sont pratiquement aussi nuls au soccer que le Canada sur le plan international.

    • Faire plus british pardon

    • @drallibor

      J’ajouterais pour le cinéma roumain (en plus de 4 mois, 3 semaines et 2 jours de Cristian Mangiu, 2007) les excellents films suivants :
      - Filantropica (Nae Caranfil, 2002)
      - Amintiri din epoca de aur (Tales from the Golden Age de Cristian Mungiu, 2009)
      - Nesfarsit (California Dreamin’, de Cristian Nemescu, 2007).

      Par ailleurs, je n’ai jamais eu l’occasion de voir Moartea domnului Lazarescu (The Death of Mister Lazarescu, de Cristi Puiu, 2005), mais paraît-il qu’il s’agit d’un film remarquable.

    • La noire de…, ou, Ceddo d’Ousmane Sembène pour le Sénégal.

      Des spécialiste de l’Afrique dans la salle?

    • Pour le Japon, Akira. Le film d’animation.

    • Pour ce qui est de la France, moi choix est “Frantic” de Polanski. Le manque d’empathie et la peur de l’étranger que l’on rencontre encore trop souvent à Paris y sont fort bien représentés (désolé pour les parisiens qui pourrait s’offusquer en lisant mon intervention).

    • @michaellachance

      Selon l’interprétation que j’en fais, L’Arche russe est loin d’être un “strict délire formel” et un élan de nostalgie envers la Russie tsariste d’avant la révolution. Il s’agit plutôt d’une allégorie sur le pays en général, déchiré entre une Asie que la refuse et une Europe occidentale qui ne veut pas d’elle. Loin d’être simplement un exercice de forme, le film représente justement très bien “l’esprit Russe” et constitue un excellent choix pour ce genre d’exercice.

      Pour la Suède, j’ajouterais potentiellement “Let the right one in”. Je sais, c’est techniquement un film de vampire, mais j’ai trouvé qu’il représentait bien l’hiver suédois: la froideur, la tranquilité, la lenteur, le calme, voir l’ennui.

      Et pour la France, L’aventure, c’est l’aventure!

    • “Let the right one in” est effectivement un bon choix/film, quoique peu orthodoxe…

    • Le fait que L’Arche russe soit un film réactionnaire (ça ne fait pas de doute) ne l’empêche pourtant pas d’être un très grand film.

      On peut ne pas être d’accord avec l’idée défendue par Sokourov selon laquelle le communisme aurait mis un terme à la grande culture russe, il n’en demeure pas moins que sa mise en scène supporte admirablement ce propos. Ainsi, ce long plan séquence apparaît comme un rejet du montage comme élément formel emblématique de l’éclatement du sujet propre au modernisme du XXe siècle. Au fond, Sokourov filme comme un peintre de l’Ancien Régime, respectant la perspective et l’unicité du point de vue. C’est de l’anti-Picasso en somme.

      Bref, on est loin du «délire formel» que dénonce Michael Lachance.

    • Il s’inscrit aussi en faux contre les théories du montage soviétique des années 20, comme Tarkovski d’ailleurs.

      Rohmer disait que, si l’histoire est vraiment dialectique, il arrive un moment où les conservateurs sont l’avant-garde…

    • Oui, j’ai parlé d’anti-cubisme, mais on aurait pu tout aussi bien dire de l’anti-Vertov. En fait, Sokourov c’est l’anti-Vertov absolu!

    • Pour le Québec: Affliction de Paul Schrader (1997). Ce chef-d’oeuvre, qui se passe au Vermont ou au Maine, fut tourné à Beloil et Iberville, avec des acteurs québécois (on entend des tabarnac!) et je défie quiconque d’y voir autre chose qu’un grand film québécois sur les régions qu’un Québécois ne saurait/pourrait jamais tourner.

    • Oui, Mon oncle Antoine, Un pays sans bon sens ou encore Les Bons Débarras seraient d’excellents candidats pour représenter la réalité québécoise.

      N’empêche, je viens de faire un petit tour sur les autres blogues de Cyberpresse et, ma foi, le premier titre qui me vient à l’esprit c’est l’Elvis Gratton de Falardeau…

    • Le festin de Babette 1987 est l’exemple typique d’une oeuvre foncièrement régionale de l’acteur et réalisateur Gabriel Axel lui-même d’origine danoise alors que son film raconte une histoire se déroulant dans un petit village danois. Un film d’atmosphère par excellence.

      Roman Polanski natif de la Pologne mais naturalisé français a produit Franctic 1988, un film américain sur fond d’histoire parisienne à proprement parler. Est-ce un film régional ou national pour autant? Ce n’est pas une dichotomie non plus.

      Etc, etc.

    • @ghost

      Affliction est un grand film et, effectivement, il est tourné au Québec.

      Il s’inspire d’un roman de Russell Banks (un ancien marine, vous apprécierez…)

      Nick Nolte (son personnage s’appelle d’ailleurs Twombly) et James Coburn sont au sommet de leur art. L’univers de Banks pourrait d’ailleurs se transposer sans trahison dans le Québec rural. Je vois ce genre de personnage régulièrement dans Charlevoix. Atom Egoyan a d’ailleurs réussi une greffe similaire avec Sweet Hereafters, du même Banks, pour faire un film très «canadian»

      Si ma mémoire est bonne, le roman Affliction se passe au New-Hampshire, l’état le plus pauvre de la Nouvelle-Angleterre. C’est un peu le Québec des USA, compte tenu que 20 % de sa population est d’origine québécoise.

      Pour répondre à votre commentaire sur Top Gun, si notre Russell n’avait pas tué des gens hors-guerre, je rirais aux éclats. En apprenant ce que vous écrivez d’après le reportage de Enquètes, je souris tristement

    • Triste en effet. Canadian Psycho. En plus je connais quelqu’un touché de près par ce taré. D’ailleurs, qu’il se soit identifier à Tom Cruise n’est pas un hasard tant celui-ci ne semble pas tourner rond (il était d’ailleurs aussi l’idole du serial killer Bateman dans le roman American Psycho).

    • Le cinéma islandais est beaucoup plus que 101 Reykjavik. Je pense à Noi Albinoi, à Hafid (La Mer), deux films qui nous montrent la réalité de la vie dans la campagne islandaise. Une autre de ce type, ce film franco-islandaise sur une femme dont la maladie mentale est incomprise dans l’ile d’Heimaey.

      On pourrait reculer un peu, les deux films islandais les plus populaires sont Land og Synir et Börn Natturunnar, nominé aux Oscars si je me souviens bien. Encore des films à intrigues familiales dont l’action se passe à la campagne.

      La famille est un thème omniprésent dans chaque film islandais, reflet d’une société tissée serrée.

      D’ailleurs, j’ai bien aimé le dernier, Mr Bjarnfredarson, qui est un prequel de la trilogie télé Naeturvaktin/Dagvaktin/Fangavaktin et qui explique donc énormément de choses de la série!

      Mais bon. faut vous avouer que je suis vendu d’avance devant un film islandais, j’aime tellement cette belle langue!

      @Jozef Siroka

      Merci pour vos choix sur l’Allemagne. Trois films qui se passent dans la plus belle ville du monde :)

    • L’Italie, ce n’est pas ça. À la question : « Quels seraient les films qui évoquent de la manière la plus intéressante (socialement, culturellement, politiquement, etc.) les pays du Vieux Continent? », en seulement trois titres je répondrais plutôt : socialement ‘Le Fanfaron’ de Dino Risi (1962), culturellement ‘L’Armée Brancaleone’ de Mario Monicelli (1965) et politiquement (ayoye) disons ‘Cadavres exquis’ de Francesco Rosi (1975). Mais en seulement trois films, de toute façon, c’est impossible !

    • Deux titres pour l’Espagne seulement ? J’ajouterai le magnifique ‘Cria cuervos’ de Carlos Saura (1975) avec la phénoménale Ana Torrent – 9 ans au moment du tournage – et la sublime Géraldine Chaplin, qui a tourné en tout huit films avec Saura (y compris d’autres miraculeux, comme ‘Ana et les loups’ et ‘Elisa vida mia’).

      Bien entendu, au Québec ‘Cria cuervos’ est disponible sur DVD AVEC SOUS-TITRES ANGLAIS SEULEMENT et pour UN PRIX DE FOU, tandis que sur tous les autres marchés francophones, on le trouve facilement avec, au choix, ses sous-titres FRANÇAIS ou son excellente VF, et au prix d’ami de 10 euros.

      D’ailleurs, je l’ai ici.

      Et pour fêter ça, tiens, il me fait plaisir de vous interpréter, tiré de la B.O. du film, le célèbre “tube” qui a fait le tour du monde, ‘Porque te vas’.

      Ça commence avec un beat très drum’n'bass avant la lettre, que voici :

      Poum Poum Poum Poum
      Poum Poum Poum Poum

      Hoy en mi ventana brilla el sol, y el corazón
      Se pone triste contemplando la ciudad
      Porque que te vas

      Como cada noche desperté pensando en ti
      Y en mi reloj todas las horas vi pasar
      Porque te vas.

      REFRAIN :

      Todas las promesas de mi amor se irán contigo
      Me olvidarás, me olvidarás
      Junto a la estación lloraré igual que un niño,
      Porque te vas, porque te vas,
      Porque te vas, porque te vas…

      Bon., d’accord. Vu que j’ai une voix épouvantable, je laisse tomber les autres strophes.

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