Jozef Siroka

Archive, octobre 2010

Samedi 30 octobre 2010 | Mise en ligne à 13h45 | Commenter Commentaires (12)

La vraie nature de Mary Poppins

Peu de gens le savent, mais le classique musical Mary Poppins (1964) était initialement conçu comme un film d’horreur. Ci-dessus un aperçu de la version originale, avant que Disney ne s’approprie le projet…

Inversement, The Shining (1980) devait être une comédie dramatique grand public avant que Stanley Kubrick ne change d’idée :

Lire les commentaires (12)  |  Commenter cet article






Jeudi 28 octobre 2010 | Mise en ligne à 16h15 | Commenter Commentaires (53)

L’Europe sur grand écran

ZZ2736560A-550x357

On trouve sur le site reddit une carte des États-Unis sur laquelle figurent 50 films qui représentent le mieux chacun des 50 états, selon un certain Subtonix. Bien évidemment, le terme «représente le mieux» s’accorde aux goûts personnels de son créateur. S’il associe No Country for Old Men au Texas, je peux garantir que, par exemple, bon nombre de texans traditionalistes y placeraient plutôt The Alamo ou peut-être même Giant. En ce qui me concerne, je n’hésiterais pas à accoler The Last Picture Show au Lone Star State (ou Lone Star, tant qu’à y être).

Enfin, l’exercice à certainement le mérite de susciter une discussion cinéphilique intéressante. Cliquez sur l’image pour agrandir. Une carte des États-Unis ici pour mieux vous situer.

Et qu’en serait-il d’une carte européenne du genre? En effet, quels seraient les films qui évoquent de la manière la plus intéressante (socialement, culturellement, politiquement, etc.) les pays du Vieux Continent? Comme vous pouvez l’imaginer, le choix n’est pas évident, et j’aurais pu multiplier les ex aequo à l’infini (je me suis limité à trois). Voici mes suggestions :

France : La règle du jeu (1939) de Jean Renoir ex aequo avec La vie et rien d’autre (1989) de Bertrand Tavernier et Milou en mai (1990) de Louis Malle

Grande-Bretagne : Blow-Up (1966) de Michelangelo Antonioni ex aequo avec If… (1968) de Lindsay Anderson et Mona Lisa (1986) de Neil Jordan

Irlande : Bloody Sunday (2002) de Paul Greengrass ex aequo avec The Wind That Shakes the Barley (2006) de Ken Loach

Écosse : Red Road (2006) d’Andrea Arnold

Italie : Umberto D. de Vittorio De Sica ex aequo avec Le cri (1957) de Michelangelo Antonioni et La dolce vita (1960) de Federico Fellini

Espagne : Terre sans pain (1933) de Luis Bunuel ex aequo avec Tout sur ma mère (1999) de Pedro Almodovar

Allemagne : Berlin Alexanderplatz (1980) de R.W. Fassbinder ex aequo avec Les ailes du désir (1987) de Wim Wenders et La vie des autres (2006) de Florian Henckel von Donnersmarck

Belgique : L’enfant (2005) des frères Dardenne

Autriche : Dog Days (2001) d’Ulrich Seidl

Russie : L’Homme à la caméra (1929) de Dziga Vertov ex aequo avec Andrei Rublev (1966) d’Andrei Tarkovski (1966) et L’arche russe (2002) d’Aleksandr Sokurov

Suède : Fanny et Alexandre (1982) d’Ingmar Bergman

Finlande : L’Homme sans passé (2002) d’Aki Kaurismäki

Grèce : Le regard d’Ulysse (1995) de Theo Angelopoulos

Pologne : Le décalogue (1989) de Krzysztof Kieslowski

Roumanie : 12h08 à l’est de Bucarest (2006) de Corneliu Porumboiu

Hongrie : Les Harmonies Werckmeister (2000) de Béla Tarr

Tchécoslovaquie : Au feu, les pompiers! (1967) de Milos Forman

Ex-Yougoslavie : Papa est en voyage d’affaires (1985) d’Emir Kusturica

Vous avez sûrement remarqué que ma carte européenne est incomplète. N’hésitez pas à la fournir!

Lire les commentaires (53)  |  Commenter cet article






Mercredi 27 octobre 2010 | Mise en ligne à 13h30 | Commenter Commentaires (23)

La suite de Top Gun se précise

top-gun-1986-07-g

Avec une performance phénoménale au box-office et un impact culturel encore plus significatif, on s’étonne que Top Gun (1986) a pris autant de temps avant d’être pris en charge par les recycleurs d’Hollywood. Il a fallu attendre jusqu’à il y a deux semaines, comme le rapporte Vulture, pour que Paramount fasse une offre aux producteur et réalisateur du film original, Jerry Bruckheimer et Tony Scott.

Alors pourquoi une suite un quart de siècle plus tard? Peut-être que l’armée américaine d’aujourd’hui, comme durant l’après-Vietnam, éprouve une crise de recrutement? Ou bien est-ce Ray-Ban qui n’arrive plus à vendre ses lunettes fumées?

En fait, l’instigateur du projet serait un jeune homme du nom de David Ellison, fils de l’homme d’affaires et sixième individu le plus riche au monde Larry Ellison. Ayant passé son enfance à regarder Top Gun sur VHS et à fantasmer sur Maverick, David est devenu pilote acrobatique, puis acteur et maintenant producteur, notamment de Mission : Impossible IV… avec Tom Cruise.

Si la participation de Cruise n’est pas encore confirmée, celle de son personnage mythique l’est. Le scénariste du film, Christopher McQuarrie (The Usual Suspects, Valkyrie, Wolverine 2), a écrit hier à Vulture : «Il n’y a pas de Top Gun 2 dans lequel Maverick n’a pas le premier rôle».

Cette information entre cependant en contradiction avec la volonté de Scott et de Bruckheimer d’adopter une approche complètement nouvelle. Le réalisateur qui, comme son frère Ridley avec ses Alien, semble pris d’un élan de nostalgie pour un succès de jeunesse, a récemment déclaré au Wall Street Journal :

Le monde de Top Gun d’aujourd’hui est très différent. Il s’agit en réalité de geeks informatiques assis [dans des remorques] au Nevada qui jouent à des jeux de guerre. C’est la fin d’une époque pour les pilotes de chasse, mais ces derniers deviennent des pilotes d’essai, et les avions de combat sont des drones, mais pendant qu’ils les améliorent, il les volent.

> Pour en savoir plus sur la nouvelle génération des pilotes de l’armée, lisez cet article du Atlantic.

Ce changement de perspective représente tout un défi pour un film d’action. Voir des avions téléguidés bombarder des civils terroristes afghans ou pakistanais est bien moins satisfaisant que voir des F-14 poursuivre et détruire des communistes athées sur fond de rock quétaine. D’ailleurs, comment reproduire l’intense camaraderie qui a lieu dans un cockpit (et après, dans les douches) quand l’essentiel du récit se passe dans des remorques en tôle au milieu de nulle part?

En attendant de nouveaux développements, je vous (re)suggère la critique définitive de Top Gun, gracieuseté de Ruthless Reviews.

Enfin, un des grands moments de la culture pop des années 1980, ainsi qu’un morceau de choix pour les fétichistes militaires :

À lire aussi :

> Tom Cruise : il était une fois une superstar

Lire les commentaires (23)  |  Commenter cet article






publicité

  • Catégories

  • Blogues sur lapresse

    publicité

  • Calendrier

    février 2010
    L Ma Me J V S D
    « jan   mar »
    1234567
    891011121314
    15161718192021
    22232425262728
  • Archives

  • publicité