Jozef Siroka

Archive, septembre 2010

Mercredi 29 septembre 2010 | Mise en ligne à 14h45 | Commenter Commentaires (36)

Aronofsky candidat pour réaliser Superman (AJOUT #2)

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Mise à jour (4 octobre) : Ce sera Zack Snyder

Christopher Nolan (The Dark Knight, Inception), le parrain désigné du reboot de la franchise Superman, est en mode recrutement par les temps qui courent. La semaine dernière, Deadline rapportait qu’il avait sélectionné comme réalisateurs potentiels :

Mise à jour : Le nom de Robert Zemeckis (Back to the Future, Forrest Gump, Cast Away) s’ajoute à la liste, rapporte Deadline mercredi après-midi.

> Tony Scott (Top Gun, True Romance, Unstoppable)

> Matt Reeves (Cloverfield, Let Me In)

> Jonathan Liebesman (The Texas Chainsaw Massacre : The Beginning, Battle : Los Angeles)

> Duncan Jones (Moon, Source Code)

> Zack Snyder (300, Watchmen, Legend of the Guardians)

Le nom le plus intéressant a cependant été dévoilé lundi dernier sur un blogue du Los Angeles Times : Darren Aronofsky. Le réalisateur de Requiem for a Dream, The Wrestler et du thriller à venir Black Swan a certainement des affinités avec Nolan, notamment des origines modestes dans le milieu indépendant et un désir de conserver une vision personnelle peu importe l’envergure de la production. On est loin de Tony Scott…

Superman : Man of Steel (titre provisoire) ne sera pas une suite du mal-aimé Superman Returns (2006) de Bryan Singer, confirme Warner Bros. Le scénario a été écrit par le protégé de Nolan David S. Goyer (Batman Begins, The Dark Knight) et se veut davantage proche de l’esprit des BD que des adaptations cinématographiques plus propres. D’après le synopsis d’IMDb, Superman sera confronté au corrompu Lex Luthor ainsi qu’à Brainiac, «un super-ordinateur extra-terrestre» qui est venu sur Terre pour trouver un puissant crystal.

L’idée est d’enduire la franchise du traitement Nolan, c’est-à-dire présenter un super-héros sombre et tourmenté aux prises avec des enjeux moraux censément complexes. De faire un blockbuster d’auteur, en quelque sorte. Aronofsky, avec sa conception pessimiste de la condition humaine, et son sens esthétique prononcé, devrait facilement répondre aux attentes de la Warner ainsi que de leur populaire parrain. Reste à voir si le choc des égos ne sera pas trop problématique.

Enfin, si vous voulez vous prêter à l’exercice «quel serait le réalisateur idéal», Empire propose une belle grille comparative sur son site. Vos choix?

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Mardi 28 septembre 2010 | Mise en ligne à 0h30 | Commenter Commentaires (23)

True Grit des frères Coen : la bande-annonce

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Les fans des frères Coen peuvent s’attendre à un très beau cadeau de Noël avec la sortie en salle, le 25 décembre, de True Grit, le remake du populaire film du même nom datant de 1969 (lire la critique enthousiaste de Roger Ebert).

Jeff Bridges joue le shérif fédéral borgne, alcoolique et vieillissant Rooster Cogburn, incarné à l’époque par John Wayne (une performance qui a valu au mythique acteur son seul Oscar). Bridges renoue avec les réalisateurs qui lui ont offert un de ses rôles les plus marquants en carrière, celui du cultissime Dude, dans The Big Lebowski (1998).

Parlant de retrouvailles, Josh Brolin, qu’on a vu en héros pourchassé dans No Country for Old Men (2007), incarne cette fois-ci le méchant cowboy traqué qui a tué le père de l’héroïne du film (la nouvelle venue Hailee Steinfeld). Matt Damon, quant à lui, effectue un premier test dans l’écurie des Coen en jouant La Boeuf, le compagnon d’armes arrogant mais inexpérimenté de Cogburn.

Voici la première bande-annonce du film (Apple l’offre en haute définition) :

Et voici celle du True Grit original :

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Lundi 27 septembre 2010 | Mise en ligne à 16h20 | Commenter Commentaires (5)

Quand Herzog nous fait rêver en 3D

Werner Herzog, son directeur photo Peter Zeitlinger et un personnage qu'on a bien hâte de découvrir, pendant le tournage de <i>Cave of Forgotten Dreams</i>.

Werner Herzog, son directeur photo Peter Zeitlinger et un personnage qu'on a bien hâte de découvrir, pendant le tournage de Cave of Forgotten Dreams.

Après les vastes paysages singuliers et glaciaux de l’Antarctique d’Encounters at the End of the World (2007), l’infatigable cinéaste allemand Werner Herzog plonge sa caméra dans les espaces contigus et humides de la grotte Chauvet-Pont-d’Arc, dans le sud de la France, pour y filmer des peintures et gravures datant de 32 000 ans, les plus anciennes jamais découvertes. Présenté en première mondiale au Festival de Toronto le 13 septembre dernier, Cave of Forgotten Dreams a la particularité d’être probablement le premier long métrage d’art et d’essai tourné en 3D (suivra dans la même veine le docu de Wim Wenders sur Pina Bausch, la légendaire chorégraphe allemande décédée l’année dernière). Herzog, qui admet d’entrée de jeu ne pas être le plus grand amateur de cette «nouvelle» technologie – il s’est plaint de l’expérience inconfortable d’Avatar, alors qu’il s’est vu contraint d’enlever fréquemment ses lunettes – a justifié ainsi sa surprenante décision en entrevue au Los Angeles Times :

Une fois qu’on voit la grotte avec ses propres yeux, on réalise qu’elle doit être filmée en 3D. Je n’ai jamais utilisé ce procédé avec les 58 films que j’ai faits avant et je n’ai pas l’intention de le faire à l’avenir, mais c’était important pour capturer l’intention des peintres.

Fonctionnaire français

Comme pour la plupart de ses projets, Herzog semble être né pour raconter l’histoire de Cave of Forgotten Dreams. Alors qu’il était un garçon sans le sou dans l’Allemagne d’après-guerre, il est devenu fasciné par un beau livre sur les peintures préhistoriques exposé derrière la vitrine d’un magasin. Il a vite trouvé un emploi – ramasseur de balle sur un court de tennis – et en six mois a épargné les fonds pour se payer l’objet rêvé. «La profonde stupéfaction que [le livre] m’a inspiré reste avec moi jusqu’à ce jour. Je me rappelle avoir été saisi d’un frisson d’effroi alors que j’ouvrais ces pages.»

L’idée de filmer l’intérieur de la grotte Chauvet – où figurent des dessins deux fois plus anciens que ceux de la fameuse grotte de Lascaux – a été initiée par le vétéran producteur de documentaires Erik Nelson, qui a été intrigué par un article de Judith Thurman publié dans le New Yorker en juin 2008. Après s’être assuré les services du cinéaste idéal, Nelson avait un autre défi de taille devant lui : négocier un accès à la grotte, où ne sont admissibles qu’une poignée de scientifiques et de personnalités haut placées. Coup de chance : le ministre de la Culture français, Frédéric Mitterrand, est un fan invétéré de Herzog. Les rêves oubliés allaient enfin pouvoir devenir réalité.

Le réalisateur d’Aguirre la colère de Dieu et de Fitzcarraldo, qui n’a pas l’habitude de faveurs privilégiées, a rendu la politesse au gouvernement français en se portant volontaire comme fonctionnaire de l’État, moyennant un salaire symbolique de 1 Euro, afin de rendre tout le monde «confortable avec l’arrangement». «J’ai vraiment livré le film gratuitement à la France», affirme-t-il.

Malgré l’aide inestimable du ministre, le tournage n’a pas été une partie de plaisir pour autant. Pour préserver l’écosystème fragile de la grotte, Herzog n’a eu droit qu’à 24 heures d’accès répartis en six jours. Il ne pouvait descendre qu’avec trois autres personnes (le directeur photo, le preneur de son et un assistant), chacun transportant un équipement minimum. Son espace de travail se résumait à une passerelle large de deux pieds… Mais Herzog en a vu d’autres et le résultat final semble des plus prometteurs.

Cave of Forgotten Dreams a obtenu un accueil public très chaleureux au TIFF, des critiques pour la plupart élogieuses (voir ici, ici ou ici) ainsi qu’un contrat plus qu’honnête avec un distributeur – IFC – qui promet de mettre tout l’effort nécessaire pour trouver des salles répertoire munies de projecteurs 3D, en plus d’assurer une mise en nomination en vue de la prochaine cérémonie des Oscars. Voilà une belle occasion pour l’Académie de pardonner leur inexcusable rejet de Grizzly Man il y a cinq ans.

En attendant la sortie de Cave of Forgotten Dreams, prévue au courant de l’année 2011, on a bien hâte de voir son My Son, My Son, What Have Ye Done, le thriller d’horreur produit par David Lynch qui n’a bizarrement jamais trouvé le chemin des salles au Canada. Le DVD est officiellement disponible depuis le 14 septembre aux États-Unis, mais il faudra attendre le 26 octobre pour une sortie nationale. Voici la bande-annonce :

Sur le front documentaire, Herzog s’est associé avec le réalisateur russe Dmitry Vasyukov pour monter une nouvelle version plus courte de son film sur des chasseurs en Sibérie, Happy People : A Year in the Taiga, à laquelle il ajoutera son inimitable voix pour les besoins de la narration. La bande-annonce est très intrigante et on espère avoir accès un jour à ce documentaire sous une forme ou une autre!

À lire aussi :

> La conquête de Werner Herzog

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