Jozef Siroka

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    Jozef Siroka est journaliste au pupitre à LaPresse.ca et blogueur cinéma à temps partiel.
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    Jeudi 8 juillet 2010 | Mise en ligne à 16h00 | Commenter Commentaires (51)

    Avatar de retour en salle le 27 août

    Fans-at-the-Avatar-QA-dur-001

    Bien qu’Avatar ait engendré des recettes mondiales record de 2,7 milliards $, James Cameron se plaignait il y a quelques mois d’avoir «laissé de l’argent sur la table» après avoir été «obligé» de retirer son film des salles. Il avait du même coup promis de le redistribuer au mois d’août avec quelques minutes supplémentaires en bonus.

    Le communiqué de presse précise aujourd’hui :

    Le 27 août, retournez à Pandora et revivez l’expérience de l’épique de James Cameron, avec plus de Huit Minutes de Séquences Inédites – exclusivement en 3D Numérique et IMAX 3D. Depuis – et principalement à cause de – la sortie d’Avatar en décembre dernier, le nombre d’écrans 3D disponibles a explosé, et les spectateurs qui ont manqué l’expérience du film en 3D, tout comme les fans qui souhaitent de nouveau retourner à Pandora, auront maintenant cette opportunité.

    Chez Collider, on remarque avec justesse que la décision de rajouter précisément 8 minutes au film a été motivée par des considérations techniques plus qu’autre chose. En effet, la durée originale d’Avatar est de 162 minutes, alors que la plateforme IMAX 3D supporte un maximum de 170 minutes. «Je parie que si IMAX pouvait jouer un film de 180 minutes, on aurait rajouté 18 minutes de plus».

    Une preuve de plus, si besoin était, que c’est strictement l’esprit marchand plutôt que, disons, artistique, qui a poussé Cameron à réaliser cette nouvelle version. En espérant qu’il réussira à récupérer l’argent qui lui a injustement glissé des mains…

    Et vous, êtes-vous intéressés à (re)visiter Pandora?

    À lire aussi :

    > Avatar : révolution bleu pâle
    > Avatar 2 : sous l’océan de Pandora
    > Avatar, un film anti-chrétien?
    > Avatar XXX


    • Quelqu’un aurait une idée si Avatar sera de retour en salle au Québec? Si oui, je serais peut-être intéressé à le revoir en 3D. Ce fut le premier film qui a décollé cette tendance et malheureusement c’est le seul qui en a valu vraiment la peine.

      Je dois dire que maintenant toute cette tendance 3D va trop loin. Pour moi il n’y a qu’un seul hic, le prix des billets est affreux (déjà qu’à 10$ il l’était)! J’ai vraiment peur que d’autres fassent comme avec Toy Story 3, et présentent seulement le film en 3D. J’avais envie de m’arracher les cheveux quand j’avais appris cette nouvelle. Qu’ils baissent les prix ou qu’ils nous donnent au moins le choix de voir le film en 2D!

    • Je me confesse, je n’ai pas visité ce monde de Schtroumpfs bâtards et je n’ai aucunement l’intention de le visiter. Je n’ai aucun intérêt pour une « fable » pseudo écologique à message ésotérique. La technique doit certainement être époustouflante, mais le film comme tel m’indiffère. Suis-je le seul?

    • @simon_p

      bien sur que vous n’êtes pas le seul, il y a toujours des dizaines de rabat-joie qui boudent leur plaisir et qui bashent Avatar sans l’avoir vu pendant une discussion sur le film… surtout, ne pas se faire sa propre idée, c’est mieux!

    • @simon_p. Bien sûr que non que vous n’êtes pas seul. Il y en a plusieurs comme vous qui critiquent et se forgent une opinion sans même avoir essayer le produit. Et selon moi les paroles de ces gens ne valent pas grand chose.

    • @jimbojones Wow décidément! C’est la drôle coincidence de la journée. Nous avons presque écrit littéralement le même message en même temps.

    • @ lavoieqc

      Normalement, les dates de sorties en salle américaines concordent avec celles au Canada/Québec. Surtout pour les grosses productions.

    • pas que je n’ai pas apprécié le film, j’ai su immédiatement en sortant de la salle que c’était la seule et unique fois que je voyais ce film. Je l’ai vu en IMAX 3D, donc dans ses conditions optimales mais le film est tout simplement pas assez intéressant ni même divertissant pour y retourner deux fois. à mon avis, évidemment.

    • Je vais revoir Pocahontas, c’est exactement la même histoire.

    • Comment presser le citron jusqu’à la dernière goutte.

      Ils devraient plutôt ajouter une seule minute chaque année puis le repasser tous les étés jusqu’à ce que Avatar 2 : Empire strike Blue sorte..

    • Quand j’ai décidé de le voir, passé le buzz des premier jours, je suis allé à mon cinéma du coin. Une fois rendu dans la salle, je n’ai pas vu de lunettes 3D et j’ai demandé à me faire rembourser. Plus aucune salle ne passait le film en 3D et j’ai donc attendu sagement cette ressortie (aucune envie de voir le film en DVD sur ma télé 1D (!), même si qqn de bien intentionné me l’avait piraté…).

    • J’ai manqué le film en salle. J’aurais aimé voir cette technologie si vantée. Une de mes amies m’a prêté le film que j’ai vu chez moi. Étant donné que c’est un film quelconque, vaut-il la peine de débourser le prix d’entrée pour aller le voir au cinéma?

    • @mlabreche

      Je suis un peu tanné de l’argument du “c’est la même chose que Pocahontas”. Bien sûr que c’est Pocahontas, that’s the whole fucking point!

      Je crois pour ma part que je vais aller revisiter Pandora si j’en trouve le temps, ma première impression était ordinaire mais je la révise constamment à la hausse plus j’y pense, faut bien que je vérifie si mes révisions sont plus justes que ma première idée. Et il n’y a aucun intérêt à voir le film en moins de 3 dimensions, pas parce que c’est le seul aspect convaincant du film, mais bien parce que tout le propos sous-jacent au film porte sur cette technologie nouvelle à explorer.

    • En gros, Avatar 3D c’est ceci:

      http://cdn-www.cracked.com/phpimages/photoshop/3/6/4/26364.jpg?v=1

    • @ cinematographe
      Dans le même ordre d’idée, j’ai détesté The New World de Terrence Malick. C’était la même chose que Pocahontas… (sarcasme)

    • Hum…

      The New World >>>>>> Pocahontas
      Pocahontas > Avatar
      Avatar = meh.

    • Aucun doute que je vais revoir ce film et j’espère le revoir sur Imax. Comme plusieurs, j’avais attendu quelques semaines avant de le voir et quand je me suis décidé, j’avais été estomaqué. Jamais je n’avais vu un tel film au grand écran. J’ai lu ici des commentaires bien méchants sur ce film… c’était (et c’est vraisemblablement encore) chic d’écrire une vacherie ou de le tourner au ridicule.

      Mais il faudrait bien reconnaître un fait : les chiffres qu’ont atteints Avatar ne s’expliquent pas uniquement par une distribution efficace. De nombreux films ont eu un énorme battage médiatique sans aller à la cheville d’Avatar. Alors, quand on veut tout simplifier, on dit que c’est la 3D. Mais alors, pourquoi tous les films qui ont suivi avatar n’ont pas dépassé allègrement le milliard ?

      Non, je sais que lorsqu’on n’aime pas, on ne veut surtout pas chercher plus loin les succès d’un film et il est bien plus facile de le démolir. Dommage… et que dire ceux qui détestent ce film sans même l’avoir vu. Comme j’écrivais plus haut, ça fait chic, ça va dans la note, bref on fait les yeux doux à l’auteur de la chronique qui n’en a pas manqué une pour descendre ce film… mais lui-même est bien appuyé par ses pairs, à l’exception de deux olibrius qui se sont vite fait ramené à la raison (j’avais bien aimé la première réaction de Martineau et j’attendais sa deuxième… qui n’est malheusement pas venu malgré sa promesse).

      unholly_ghost, je me souviens que tu attendais … mais je ne savais pas que tu ne l’avais pas vu. Si j’ai un conseil pour toi : même si c’est plus coûteux, même si c’est difficile d’avoir un billet, va le voir sur IMAX. L’immersion est totale et dépasse tout ce que tu auras pu voir. Et que dire des images digitales. C’est tellement réaliste qu’on oublie très vite que 80% de ce qui nous est présenté sort d’un ordinateur.

      Ah oui, je n’ai pas besoin de ces 8 minutes de surplus ; ce n’est pas ça qui me fera revoir ce film. Pour avoir lu le script, j’ai une bonne idée de ce que Cameron a choisit d’ajouter, mais je pense que le film est quand même complet dans son état initial. Par contre, ce qui n’y sera visiblement pas, mais peut-être dans les suites, est la vision apocalyptique, mais combien réaliste, de ce qui attend notre planète face à la surpopulation et la surconsommation. Et quand je repense au script initial qu’il avait écrit dans les années 90, c’était tout simplement visionnaire.

    • C’est pas un film écologique. C’est un film sur le plaisir de faire la guerre. Comme la plupart des gros films familiaux d’Hollywood.

    • Avatar et Hurt Locker = même chose (sauf que Avatar est moins boring, à mon humble avis).

    • @sultitan
      The Hurt Locker vous donne envie de partir en guerre? Que le film nous démontre le plaisir du conflit armé? Nous n’avons alors pas vu le même film…mais là pas du tout.

    • J’ai vu et j’ai bien aimé mais après 45-60 minutes j’en avais mon truck …

      J’irais m’asseoir au Imax et je me contenterais juste des 3 ou 4 scènes les plus belles plus les 8 minutes additionnelles et basta je m’arrache …

      Ce film est beau, techniquement hallucinant, mais ca reste une perte de temps. J’ai toutefois un grand respect pour Cameron et ses incroyables innovations. Je suis juste trop vieux pour ses films. Et son ton moralisateur un peu débile et premier degré dans Avatar ne me rejoint pas.

    • J’ai vu Avatar plusieurs fois en 3D lors de sa tournée initiale, et c’est sûr que je vais lui redonner un autre “spin” s’il ressort.

      Il y a quelques chose de très relaxant, zen et plein de joie à mettre les lunettes, s’assoir, et regarder Pandora dans toute sa splendeur 3D pendant trois heures. Un peu comme une séance de Spa, où on en ressort l’esprit léger et le sourir aux lèvres. Sauf que ça ne coute que 13$.

      C’est triste pour ceux qui ne sont pas capable de l’apprécier ainsi.

    • Oui, m4ckt3, c’est un thriller de guerre, et le protagoniste en redemande.

    • La cupidité n’a vraiment pas de limite. Cameron s’est mis des centaines de millions dans les poches avec un film un peu au-delà de la moyenne (disons *** et en étant très généreux ***1/2) et il remet ça avec quelques minutes additionnelles qui ne vont sûrement pas rendre le film génial. Je n’ai pas vu le film au cinéma, mais j’ai acheté le DVD en format blu-ray et je dois admettre avoir bien aimé. Pourquoi ce film s’est retrouvé dans la liste du meilleur film et passé proche de l’emporter, ça je ne comprendrai jamais et sans doute Dieu non plus :-). Le film est visuellement étourdissant, mais un scénario particulièrement banal, le jeu des acteurs, à par Sam Worthington, est dans la petite moyenne (par moment, Sigourney Weaver est carrément mauvaise). On a l’impression que le film est un ramassis de toutes sortes de choses (alien, terminator, etc). En plus, il y a des choses particulièrement agaçante dans le film: les avatars ont cinq doigts aux mains et aux pieds et les habitants de la planète en ont quatre (très irritant), du sang bleu pour les avatars et les natifs auraient sans doute été préférable, etc.

      Petit conseil à Cameron avec tout l’argent fait avec ce premier Avatar, s’il en fait un autre, mettre beaucoup plus d’argent sur le scénario.

      En tout cas, je ne serai pas partant pour aller voir le voir en salle avec quelques minutes en plus. Avatar est très loin de la trilogie du Seigneur des Anneaux que j’aurais aimé voir en salle en forme allongé, en fait, en forme très allongé.

    • Parce-que en DVD , il sait que je vais m’endormir.

    • La photo est pas pire , je savais pas qu’on pouvais s’taper des smalls (pizza) au cinéma

    • Peu importe ce que les fans pensent, selon moi, la seule chose qui distingue ce film est le 3D. Sans ça, c’est un film très ordinaire… Avouons le, sans le 3D, le film aurait probablement passez inaperçu.

      Scénario moyen, jeu des acteurs passable, ils peuvent bien garder leurs 8 minutes supplémentaires et je vais garder mon 14$ pour voir un film avec un peu plus de substance.

    • J’ai mahleureusement vue le film en simple 3D, j’ai manqué ma chance de le voir en IMAX 3D, alors, je vais sûrement retenter ma chance cette fois :-)

    • Non merci. Une seule séance m’a suffi. Plus de trois heures avec des lunettes 3D n’a pas été l’expérience la plus agréable de ma vie. Le film en soi n’était pas mauvais, mais il était loin d’être aussi génial que certains le prétendaient. James Cameron ne fait pas du cinéma pour l’art, mais pour l’argent. Ses films, bien que grandioses et impressionnants sur le plan technique, sont loin d’être des chef d’oeuvres. J’ai été bien heureuse que The Hurt Locker remporte l’Oscar du meilleure film à la place d’Avatar; ça prouve qu’il reste encore un minimum de bon sens à Hollywood…

    • Je comprends pas le bashing avec Avatar.
      J’ai vu le film en bluray dernièrement et j’ai été vraiment étonné de la qualité technique du film. C’est pas un film qu’on regarde pour l’histoire, c’est pas Citizen Kane ou Godfather. Par contre techniquement parlant, c’est la 1ere fois que je vois une image numérique qui a l’air crédible. Certaines scènes plus grandiose donne une impression que c’est gros ce qui se passe. Contrairement à 2012. Dans ce dernier j’ai jamais eu l’impression que la catastrophe était réel. J’avais l’impression de regarder un film. Avatar, pas vraiment, c’était plus.

      Les Navi avais l’air grand, pas juste un bête jeux de camera. Il avais l’air de faire 3 m de haut, et d’avoir le volume et poids en conséquence.

      C’est vrai de l’histoire est pas fantastique et moralisatrice, mais c’est comme un bonbon en sucre, c’est le fun, mais sans valeur nutritive.

    • @syrius78
      En effet, il me semble qu’on y va un peu fort avec le bashing. Comme je disais ci-dessus, je n’ai pas vu le film au cinéma, mais je l’ai acheté en bluray et je le trouve visuellement hallucinant et très, très bien fait. Il est évident qu’il a été fait avec une seule idée en tête: faire tripper les gens dans une salle de cinéma! D’après les gens que je connais qui ont vu le film, c’est clairement réussi. Néanmoins, un scénario un peu plus crédible, et c’est possible même pour un film de science-fiction/fantaisie, serait bienvenue dans les futurs opus.

    • @jimbojones @lavoieqc : Je tiens à vous préciser que je n’ai pas d’opinion précise envers ce film, mais que de l’indifférence envers ce film. Ce n’est pas « rabat-joie », ni une forme de snobisme, car il semble évident que le film a beaucoup plu et j’émettais un questionnement, c’est tout. Ai-je fait du bashing? Non.

      Vos réactions confirment cependant le culte voué à ce film et à ces bonshommes bleus.

    • Je l’ai vu en 3D et personnellement, je ne crois pas que le coût supplémentaire valait la peine. Le film est bon mais le 3D n’est certainement pas pleinement exploité.

    • Cameron est un génie de la récupération.
      le film est d’une grande prouesse technique, léché et dans un environnement relativement cohérent.
      Mais tous ceux qui ont joué à FF7, FF10, FF12, Panzer Dragoon Saga, Suikoden 3 et
      plusieurs autres RPG de la même eau, savent d’où viennent ses idées…

      L’histoire est un peu cul cul par moment, cela est pardonnable dans un RPG , mais dans un film cela confine à une certaine mièvrerie qui affaiblit le propos…
      (On pouvait d’ailleurs faire la même critique de l’omniprésent Titanic…)

    • Je me rappel avoir aimé le film et l’avoir trouvé beau, mais je me rappel d’aucun moment
      fort. Efficace sur le moment mais un peu comme une chanson populaire, il passe et on l’oublie.

      Je pense pas qu’une seconde écoute est nécessaire.

    • Je ne comprends décdément pas cette fixation envers l’histoire, est-ce parce qu’il s’agit de l’élément facile à frapper d’un film qu’on a décidé à priori de ne pas aimer?

      Il y a une tonne de grands films (de divertissement) que je qualifie de chef d’oeuvre et qui pourtant ont une histoire soit récupéré, soit très simpliste (mais qui brillent par d’autres aspects): Die Hard, The Road Warrior, Terminator, Conan The Barbarian, Airplane, Best in Show, etc.

    • @unholy_ghost ta television est 2D

    • @stevevallée. Un chef d’oeuvre de divertissement populaire! C’est ce qu’est Avatar et je suis d’accord avec vous. Oublions ces sujets franchement accessoires comme le coût du film ou les aspects de mise en marché, bref toute cette dimension pécuniaire. Gone with the Wind, qui est devenu un classique et qui est aussi un autre chef d’oeuvre de divertissement populaire, avait fait l’objet à son époque d’un battage publicitaire encore plus agressif qu’Avatar. Un concours avait même été lancé à l’échelle des USA pour trouver l’interprète de Scarlett! Par ailleurs, même si Avatar ne se distingue pas par la puissance ou l’originalité de son scénario, là encore, quelle importance? À côté des scénarios faméliques de grandes comédies musicales comme Singing in the Rain et An American in Paris, Cameron est un scénariste de génie!

      Comparons les pommes avec les pommes et ne mettons pas Cameron sur le même pied que des scénaristes qui commettent des scripts de haut niveau, svp! Avatar est un chef d’oeuvre populaire de la même qualité que les grands classiques du cinéma d’hier — musicals, films dramatiques ou historiques à grand déploiement, etc. Pourquoi? Pour plusieurs raisons. Tout d’abord, pour l’extraordinaire originalité de la technique cinématographique. Plus qu’originale, inédite. Et certains blogueurs en ont parlé beaucoup mieux que je ne saurais le faire. En outre, ce film est le chef d’oeuvre absolu de la cinématographie de Cameron. Plus achevé que tous les autres réunis sur le plan technique. Dans Titanic, il avait recréé un bateau. Dans Avatar, il a créé un monde. Avec sa faune, sa flore, ses habitants et leurs us et coutumes. Sur le plan de l’émotion (car Cameron a réalisé bien des films ”froids”), Avatar surpasse The Abyss, à mon avis. Il est vrai que le jeu des acteurs est plutôt inégal. Worthington n’est pas très bon et son accent australien se fait sentir trop souvent, alors que la belle Zoé et le tough Stephen Lang sont tous deux excellents.

      Mais quelle importance? Dans ce film, les acteurs se fondent avec l’environnement. Ils constituent un élément qui fait partie d’un tout. D’un monde créé par un cinéaste visionnaire qui est non seulement un perfectionniste maniaque et un homme qui a un souci maladif du détail, mais qui est aussi un romantique. C’est du reste l’une des choses qui m’a le plus frappé dans ce film : James Cameron est, pour moi, l’un des derniers authentiques romantiques de ”l’usine à rêves”. Et ce qu’il nous donne à rêver, ce bougre d’homme!

      Autant je respecte ce blogue (ses participants et le maître de blogue), autant l’opinion majoritairement négative à l’endroit d’Avatar qu’on observe dans ce blogue est extraordinairement minoritaire dans la blogosphère. J’ai consulté des forums, des blogues et des sites Web en français, en anglais, en espagnol et en italien dans lesquels on retrouve tous les éléments qui font de ce film un film culte. Moins d’un an après sa sortie en salles! Et vous savez quoi? Ce qui ressort de ce blogue dans les langues que je comprends et que je puis lire, c’est moins la technique en soi que d’autres considérations : l’environnement, la guerre et l’antimilitarisme, l’appât du gain, la puissance de grandes sociétés, l’amour (surtout entre Neytiri et Jake — pur et inconditionnel), la spiritualité, etc. Le grand public ne s’y est pas trompé : il existe nombre de messages sous-jacents dans ce film et qui correspondent à la vision citoyenne et personnelle de Cameron qu’il choisit d’exprimer dans ses films. Dans ce film, surtout.

      Mon message restera sans doute lettre morte ou presque car j’ai constaté que, dans ce blogue, aussitôt qu’un nouveau billet est affiché, le précédent est le plus souvent ignoré. C’est la nature des blogues et on n’y peut rien. Perso, Avatar est l’un des plus grands films de divertissement populaire qu’il m’ait été donné de voir dans ma vie, mais il a une valeur ajoutée pour celui ou celle qui se donne la peine de s’y attarder : Avatar, c’est aussi un Wake Up Call destiné à l’humanité, qu’il s’agisse de respect pour l’environnement (à l’heure de la marée noire dans le Golfe du Mexique), d’une saine méfiance à l’égard des grandes sociétés qui ne recherchent que la rentabilité, de l’amour entre personnes d’ethnies distinctes, de l’absurdité des guerres et de la foi en un monde meilleur qui ne pourra être réalisé que si nous mettons tous l’épaule à la roue. Ceux et celles qui n’ont pas aimé Avatar sont-ils des cyniques et des êtres foncièrement désabusés? Je n’irai pas jusqu’à le prétendre. Je pose simplement la question.

    • @ankh

      hola, James Cameron un scénariste de génie? Ce n’est pas vous qui étiez nostalgique des grandes comédies musicales? Je ne vois pas ce que vous trouvez de famélique dans les scénarios de Singing in the Rain et American in Paris, à mon sens infiniment supérieur à tout ce qu’a fait Cameron, surtout en termes de dialogue. Les scénarios sont la grosse faiblesse de Cameron, depuis toujours, et les dialogues d’Avatar sont souvent parfaitement risibles, la force de ses films est ailleurs, dans son imagerie et les thèmes qu’elle soulèvent. Et ce n’est pas le Wake Up Call qui est intéressant, ce n’est pas ce propos frontal et pompeux, mais tout ce qui est sous-jacent, c’est-à-dire la relation de l’homme à la technologie.

    • @cinematographe. Pardon, cher ami, mais vous m’avez mal lu. Je n’ai jamais dit que Cameron était, en soi, un scénariste de génie. J’écris bien ‘’scénariste”. J’ai commis une boutade en écrivant que, comparativement aux scénaristes des deux musicals que je citais, il pourrait être vu ainsi. Mon commentaire avait, entre autres, pour objet de dire que dans les musicals, ce qui compte, ce sont les chorégraphies, la musique et les chansons quand il y en a. Je suis un fan fini des musicals, surtout de ceux de Kelly que j’ai vus je ne sais combien de fois car Kelly était aussi chorégraphe.

      Désolé, mais il n’y a RIEN dans les dialogues de ces deux musicals. Que des ponts accessoires pour relier les numéros de danse. Un prétexte cinématographique. Le Hair de Forman, c’est l’exception. Tout de même, dans Singing in the Rain, c’est la déchéance du cinéma muet et l’arrivée du parlant. Big deal. Et, dans l’autre musical, c’est Boy Meets Girl in Paris. Pas fort comme scénario! Les scénarios de Cameron? Sauf votre respect, on s’en fout. Sa force réside ailleurs. Dans sa maîtrise de la technique et dans son approche novatrice à cet égard. Dans son génie de nous concocter des films qui ont une influence mondiale. Avatar est un ”hit” dans des nombreux pays musulmans, du moins dans ceux qui tolèrent qu’il soit diffusé sur grand écran comme l’Égypte. Vous devinez pourquoi, non?

      La relation de l’homme à la technologie? Mais, mon bon ami, ça fait partie de ce Wake Up Call et Cameron l’a voulu ainsi. Exemple : cette comparaison entre la nature de Pandora et la grande toile, rendue par le personnage interprété par Sigourney Weaver. Il ne s’agit plus simplement de la relation de l’être humain à la technologie, mais d’un ordre naturel complexe parfaitement ordonné qui va bien au-delà de ce qu’on peut imaginer et qui montre les limites mêmes de la technologie. On est un cran plus haut ou plus loin que ce que vous soutenez et ce n’est là qu’une des richesses évocatrices de ce film.

      Entre vous et moi, croyez-vous que Cameron s’est pogné le cul pendant près d’une douzaine d’années avant de réaliser Avatar? Dans l’esprit de cet homme, beaucoup de choses et de thèmes ont dû mijoter, en raison de certains événements (ex. : les guerres en Irak et en Afghanistan; le réchauffement climatique; certaines conséquences néfastes de la mondialisation; certaines nations autochtones en voie de disparition — pensez à des peuplades de l’Amazonie que Cameron a visité assez récemment) et ils ont trouvé leur aboutissement dans Avatar, le chef d’oeuvre de Cameron jusqu’à présent. Avatar constitue, à bien des égards, une synthèse de son oeuvre. Et, s’il était très âgé, je dirais même son testament cinématographique.

    • @cinematographe. Cher ami, j’ajouterais ceci à mon propos. Il ne s’agit pas simplement du rapport de l’être humain à la technologie ou, en d’autres mots, de l’être humain par rapport à lui-même. Il s’agit, bien plus fondamentalement, de l’être humain dans sa relation avec la nature. Un combat foncièrement inégal. L’être humain pourrait ”gagner” la première manche, façon de parler, bien sûr. Mais la nature remporterait le combat final. Comme elle l’a toujours fait et sous quelques formes que ce soit : un super-volcan qu’aucune bombe faite de la main de l’être humain ne pourrait égaler (et encore!) en puissance destructrice, un tsunami dévastateur, une météorite d’un kilomètre de long s’échouant sur la terre ferme de notre planète et j’en passe. Rien n’a jamais été ni ne sera jamais plus puissant que la nature, que l’univers dans son entièreté. L’un des messages sous-jacents d’Avatar, c’est aussi celui-ci : soyons modestes devant ce qui est plus grand et plus fort que nous, et aussi soyons respectueux. On ne l’est pas? Alors, Eywa réagira, comme elle le fait dans ce film, même si elle n’a pas besoin de nos conneries pour s’affirmer.

    • @ankh

      Ah oui, je viens de relire, vous avez raison, je vous ai mal compris.
      Quand je parle des dialogues, je ne parle pas du contenu ou de leur fonction, mais de leur écriture, très gracieuse dans les films de Kelly, tout le contraire chez Cameron. Ça fait longtemps que je n’ai pas revu ces musicals (je les ai vu une bonne dizaine de fois aussi), mais dans mes souvenirs les relations entre les personnage étaient plus étoffées qu’un simple Boy Meets Girl, ou sinon c’est le charme et l’élégance des acteurs, des mots et, bien sûr, des chorégraphies, qui transcende la minceur de l’argument scénaristique.

      Rien de ça chez Cameron, mais, comme je l’ai dit, l’intérêt est ailleurs. Je suis moins enthousiaste que vous face à Avatar, je suis d’accord que c’est une synthèse de son oeuvre, il retravaille plusieurs trucs qu’il a fait auparavant. Je ne suis pas certain qu’on peut mettre le thème de l’homme et la technologie dans le même bateau que les propos écolos, anti-guerriers, anti-corporatistes, etc, Cameron est beaucoup plus nuancé à ce niveau et c’est ce qui me plaît, contrairement au in-your-face du reste. Il y a des images fortes par rapport à certains événements récents (l’arbre-11 septembre en particulier), mais c’est des fulgurances un peu dispersées. Toute la relation à la technologie, par contre, est constamment exploitée, dans le lien même entre le spectateur et le personnage principal, cloué que nous sommes comme lui sur un fauteuil, projeté dans un univers nouveau à explorer, grâce à une technologie nouvelle, etc. Ou encore cet amalgame homme-machine, qu’il travaille depuis au moins Aliens, et comme vous dites les habitants de Pandora qui habite un gigantesque réseau de fibre optique. Oui, c’est riche, c’est certain…

    • @ankh

      Je vous ai répondu avant de lire votre deuxième message: oui il y a l’homme à la nature, mais aussi, plus intéressant à mon avis, la relation homme-nature et celle homme-technologie qui dans le cas des Na’Vi est équivalent. On pourrait penser à McLuhan par exemple, qui définissait le médium comme une extension naturelle des facultés de l’homme, ce qui est parfaitement illustré de plusieurs façons dans le film (dans la relation homme-machine aussi d’ailleurs).

    • @cinematographe. Je crois que la table est mise pour un échange de qualité. Dans ses films et à moins que je ne me trompe, Kelly n’avait aucune partie prenante dans le processus d’écriture, mais ce n’est sans doute pas ce que vous soulignez. Il était danseur et chorégraphe, ce qui est déjà pas mal. Il s’agissait, dans ces films, d’un Boy Meets Girl le plus souvent (ex. : l’injustement oublié On the Town avec ma préférée, Vera Ellen, mais aussi Ann Miller, Betsy Garrett – toujours en vie! – et Sinatra) et d’un script très mince qui n’avait que pour seul objet de mettre en valeur, comme vous le dites, ”le charme et l’élégance des acteurs” — j’inclinerais à dire des danseurs.

      Parenthèse : durant sa carrière, Kelly en est venu à un certain moment à regretter d’être ainsi catalogué comme ‘’simple” danseur. Le grand Stanley Kramer avait vu l’acteur en lui. Et Kelly est tout simplement remarquable dans Inherit the Wind (ce film opposant les théories de l’évolution et du créationnisme; tellement contemporain!) en journaliste libéral et cynique : ” I may be rancid butter but I’m on your side of the bread!” Wow! Ça, c’est de l’écriture. Ce dont Cameron ne serait jamais capable, c’est évident.

      Je poursuis donc mon propos. Ce que je cherchais à faire valoir, c’est que cette opposition entre l’humain et la technologie est important, mais pas capital dans notre condition humaine. L’opposition entre humain et nature l’est bien davantage. Mais on est tellement tournés sur nous-mêmes ou encore on pense que tout tourne autour de nous qu’on en oublie l’essentiel. Vous connaissez Jean Rostand, bien sûr, et son livre-testament (si je puis dire), L’Homme, Introduction à l’étude de la biologie humaine. Voici un extrait révélateur et qui est pertinent à notre discussion : ” Atome dérisoire, perdu dans le cosmos inerte et démesuré, l’homme sait que sa fiévreuse activité n’est qu’un petit phénomène local, sans signification et sans but. Il sait que ses valeurs ne valent que pour lui, et que, du point de vue sidéral, la chute d’un empire, ou même la ruine d’un idéal, ne compte pas plus que l’effondrement d’une fourmilière sous le pied d’un passant distrait ”.

      Cameron, peut-être inconsciemment, introduit cette dimension de l’oeuvre de Rostand dans son film. Jake Sully, sur sa planète dévastée, n’est plus rien. C’est un infirme qui vit de prestations tellement misérables qu’il est incapable de payer pour une opération qui lui permettrait de retrouver l’usage de ses jambes. Jake Sully est un atome dérisoire dans ce cosmos que je ne crois pas inerte (du moins, au sens physique du terme), mais assurément démesuré. Ça prend plusieurs mois avant d’arriver sur Pandora. La fiévreuse activité de ces mercenaires et de la société qui les emploie n’est qu’un petit phénomène local à l’échelle de l’univers et qui est sans signification et sans but, à moins que la recherche effrénée du gain qui rassure les actionnaires de la société ait un but ou une signification. De court terme, sans doute, mais plus loin que cela? Je ne crois pas. Les valeurs de ces mercenaires (comme le colonel Quaritch interprété excellemment par Stephen Lang) ne valent que pour ceux dont ils sont à la botte. Ils croient à tort que leur technologie viendra à bout de ces ” sauvages qui vivent dans les arbres ”, comme le dit un personnage du film.

      Henry Kissinger a écrit en toutes lettres la même chose à propos des Nord-Vietnamiens i.e. que ces sauvages ne seraient jamais capables d’affronter la puissance de feu et la technologie US. On connaît la suite. Un retrait la bitte entre les jambes. Et les Nord-Vietnamiens d’hier sont les Talibans d’aujourd’hui (pas que j’apprécie ces islamistes radicaux rétrogrades et anti-femmes et anti-Occident en tout). Le colonel d’Avatar en mange une maudite. Et leur chute, du point de vue des habitants de Pandora, était courue d’avance quand Toruk Macto entra dans le portrait et ils retournèrent dans leur monde en train de mourir … Je ne prétends pas que Cameron a lu Rostand. C’est moi qui fait un amalgame entre ce grand livre et ce grand film, notamment pour montrer que comme le disait Hamlet à Horatio dans ces vers célèbres de la pièce : ” There are more things in heaven and earth, Horatio, Than are dreamt of in your philosophy ”. Et attention! Nul ne saurait se comparer au grand Will qui reste inégalé, à moins d’une preuve du contraire, dans la dramaturgie mondiale. C’est une manière de dire qu’il y a bien plus dans Avatar que ce que certaines personnes peuvent croire volontiers. Pour moi, Avatar peut être vu comme un film poétique, technologique, politique, romantique et +++ et tout cela à la fois.

    • @cinematographe. Je viens de lire votre 22 h 38. Pas mal ce qu’un film descendu par une certaine critique peut générer de discussions fécondes. Thank the goddess for James Cameron! :-) Le croiriez-vous? J’ai lu ‘’sur” Avatar assez pour m’étourdir : des articles de féministes américaines radicales sur le film; des textes de Noirs Américains sur le grand blanc (Sully) qui vient sauver la mise; des commentaires dans des blogues du Maghreb et de l’Égypte (en français SVP!) où on s’identifie aux Na’vi contre les monstrueux ricains; etc. Je ne serais pas surpris de découvrir sous peu un blogue proposant une interprétation néo-marxiste du film! Et je blague à peine. Ce film génère un torrent sinon un océan virtuel de propos divers qui est, je crois, tout à fait inédit. On se fait notre cinéma. Plus que jamais. Et, même peut-être malgré lui, Cameron doit en être remercié. Plus d’une fois.

    • @ankh

      Vous me faites penser, sur les comédies musicales, je ne vous avais pas répondu la dernière fois, je commencerai par revenir un peu en arrière: je ne voulais pas dire que vous deviez rechercher l’émotion de celles-ci dans celle procurée par la testostérone, plutôt qu’il y avait à Hollywood une continuation entre l’un et l’autre je crois. Les scènes de danse, comme les scènes d’action, sont pour moi des exercices de mise en scène à l’état pur, il s’agit de corps et d’objets qui interagissent dans l’espace, par rapport à la caméra, entre eux, etc. Il est vrai que les chorégraphies de Kelly sont plus éloquentes qu’une séquence d’action, en ce que la danse illustre les relations entre les personnages, est souvent guidée par leur psychologie, etc. Ce qu’on ne pourrait pas dire de Jackie Chan mettons. Et oui, Kelly est plus qu’un danseur. C’est d’ailleurs le problème aujourd’hui: si l’on veut monter une comédie musicale, qui peut à la fois jouer et danser? Encore mieux: qui peut jouer tout en dansant?

      Concernant les interprétations multiples d’Avatar, en sortant de la salle la première fois, j’avais écrit un texte qui le déclarait fasciste dans une certaine mesure. Si je veux revoir le film, c’est pour voir si ça tient bien la route, puisque j’en doute maintenant. Je disais essentiellement que le film évitait le problème de l’altérité: il y a passage d’un être à un autre au coeur du film, qui reste un peu bêtement illustré, c’est-à-dire que l’acceptation de Jake Sully chez les Na’vi se fait pratiquement sans anicroche. La représentation des Na’vi est un peu trop antropomorphique à mon goût, je préfère par exemple ce qu’en a fait District 9. Dans ce dernier, les extra-terrestres sont repoussants, abjects, dégoûtants, c’est vraiment un Autre horrifiant, qui correspond on imagine à la vision que peut avoir un blanc raciste vis-à-vis d’un noir. C’est ce qui rend la transformation de Wikus si forte, il devient vraiment Autre, il doit apprendre à vivre avec ce rejet, et il semble en ressortir que plus humain. C’est le contraire chez Cameron, les Na’vi sont immédiatement attrayants, les hommes sont mauvais, il est évident que la transformation, le passage de l’un à l’autre est souhaitable (il faut constater aussi que cela correspond au passage du corps physique de Sully à son corps numérique). Je me suis rendu compte par après que le film travaillait l’altérité, mais contrairement à District 9, l’Autre est attrayant, ce qui rend le tout un peu moins fort à mon avis. Le propos n’est pas le même dans les deux films, il est vrai, mais avoir des Na’vi un peu plus repoussants aurait enrichi le film, il y aurait quelque chose d’un peu plus difficile à avaler pour le spectateur, un questionnement supplémentaire. Mais bon, il y en a peut-être bien assez.

    • @cinematographe. Un dernier commentaire avant d’aller faire dodo parce que je me sens un peu inspiré. Rien, mais alors là vraiment rien, ne saurait remplacer les comédies musicales. Perso, je ne vois aucune continuation entre deux genres cinématographiques aussi différents, sinon les éléments chorégraphiques, comme je l’avais déjà exprimé dans mes propos sur le sujet. L’élément danse est absent des films d’action et l’élément musical aussi. Les musicals se suffisent à eux-mêmes et leur disparition progressive du grand écran est une perte culturelle qui ne saurait jamais être compensée par aucun genre, ni de près ni de loin.

      Le problème aujourd’hui pour réaliser des films musicaux? Ce n’est pas le bassin d’acteurs et de danseurs qui manque. Les scènes de Broadway et de Londres sont pleines de danseurs et d’acteurs de talent qui pourraient jouer et danser sur le grand écran. Et gardez en tête que, pour les musicals, une présence à l’écran i.e du charisme et un réel talent de danseur suffirait. Astaire était un danseur de génie, mais un acteur très moyen. Et pourtant, le courant passait i.e l’émotion. Le problème, il se situe, pour la machine hollywoodienne, dans le manque de têtes d’affiche qui, en plus jouer, pourraient savoir danser. Ces gens-là ne pensent qu’au fric. Je rêve du jour où un cinéaste qui aurait du cran et un peu d’argent pourrait nous montrer et nous monter un musical de grande valeur avec quelques visages connus pour ”vendre” le film, mais aussi et surtout des danseurs qui embraseraient l’écran. Regardez ce que Saura a fait. Et moi qui adore le flamenco, en plus. :-)

      P.S. : Je reviendrai sur la seconde partie de votre commentaire qui mérite réflexion.

    • Pas un grand film ce avatar, mais s’il y a un film à voir pour la beauté du visuel et la réussite des effets 3D, c’est celui-là.

      Je l’ai vu une fois, pour l’aspect visuel, et je n’ai pas été déçu. Je ne le reverrai cependant pas, et ça ne me manquera pas ;)

    • @sysiem

      Merci de l’info, mais c’était ironique… Si tu voyais ma télé…

      Merci Schumacher.

    • Avatar est un excellent divertissement, mais le film ne serait rien sans ses scènes d’actions et de guerre, alors les gens qui en parlent comme d’un beau film avec un grand message de sagesse, un avertissement contre la perte de lien entre l’homme et l’écosystème, un espoir pour l’humanité, etc: vous vous LEURREZ!

      Vous trippez car il y a de la bataille, de la violence, et du sang. Quand tout va trop bien dans la vie, vous trouvez cela bien platte. Avouez que vous aimez cela, chercher le trouble. Le message dans votre enfance était bien “Que la Force soit avec vous!”. Pas “Que la Paix soit avec vous”. Avatar n’est pas un film sur un Autre imaginaire, c’est le film d’un homme, un symptôme d’une condition très animale.

      Il est possible que le vrai sage ne fait pas de film, et vous n’entendrez donc jamais son point de vue au cinéma, ou rarement.

    • Pour le même genre de fable, j’ai préféré Princess Mononoke.

    • Je l’ai vu en IMAX 3D, et c’était une expérience incroyable. Honnêtement, je ne croyais pas qu’on pouvait ressentir un film ainsi. Ça m’a un peu donné l’impression d’aller faire du parachute, ou un autre sport extrême. Donc, on ne le voit pas tant pour son histoire, mais plutôt pour le rush d’adrénaline. Alors je retourne très certainement le revoir en IMAX 3D surtout, la grosseur d’écran joue pour beaucoup sur l’impression globale.

      Et pour ceux qui n’aiment pas, tant pis! Refusez-vous ce plaisir, ça sera un peu plus facile se procurer des billets (aventure qui m’avait pris 2 semaines avant de trouver de bon billets)!

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