Jozef Siroka

Jozef Siroka - Auteur
  • Le blogue de Jozef Siroka

    Jozef Siroka est journaliste au pupitre à LaPresse.ca et blogueur cinéma à temps partiel.
  • Lire la suite »

    Partage

    Vendredi 25 juin 2010 | Mise en ligne à 22h30 | Commenter Commentaires (71)

    Le Top 6 de Woody Allen, selon… Woody Allen

    Match Point

    Match Point

    En entrevue au Times de Londres, Woody Allen évalue sa propre filmographie («Il y en a quelques uns meilleurs que d’autres, une demi-douzaine, mais on retrouve une surprenante rareté de pellicule valable») et fournit un Top 6 presque déconcertant :

    The Purple Rose of Cairo (1985), Match Point (2005), Bullets Over Broadway (1994), Zelig (1983), Husbands and Wives (1992) et Vicky Cristina Barcelona (2008).

    On s’entend, on ne trouve pas de navets dans cette liste, loin de là! Mais s’agit-il vraiment de ses meilleurs films?

    Permettez-moi de proposer mon Top 6 du cinéma de Woody Allen :

    1 - Hannah and Her Sisters (1986)
    2 - Annie Hall (1977)
    3 - Crimes and Misdemeanors (1989)
    4 - Manhattan (1979)
    5 - Deconstructing Harry (1997)
    6 - Another Woman (1988)

    D’autres suggestions?

    > La filmographie de Woody Allen


    • Je suis pas mal d’accord avec Woody, bien que je n’ai pas encore eu la chance de visionner son oeuvre en entier.

      Zelig et Match point c’est du grand art.

      Vicky, Cristina, Barcelona c’est très intéressant: un modèle pour moi au niveau qualité de dialogues et direction d’acteur.

      Pour le reste, c’est fort subjectif. Et, franchement, ça peut changer d’une personne à l’autre ET d’un moment où le film est visionné à un autre.

    • je partage la plupart des choix de votre top 6…je remplacerais seulement another women pour zelig que je trouve incontournable

      j’ajouterais que love and death était particulièrement drôle et que stardust memories était assez intéressant.

    • Je suis d’accord avec vous. Voici mon top 3:

      1 – Hannah and Her Sisters (1986)
      2 – Manhattan (1979)
      2- Annie Hall (1977)

      Je me rappelle avoir été habité longtemps par les soeurs d’Hannah et par le personnage joué par Diane Keaton dans Manhattan. Je n’ai pas revécu pareille émotion dans ses derniers films…

    • Mon film préféré de Woody Allen est Interiors (1978). Les dialogues et la mise en scène sont géniaux.

    • Wow Jozef! Mon top 6 Woody est très exactement le même que le vôtre; avec le magnifique HANNAH AND HER SISTERS tout au sommet d’un oeuvre qui, toutefois, m’a toujours semblé un peu surestimé.

      Quant à VICKY…, c’est un film que j’avais particulièrement détesté. J’imagine qu’il y avait des tonnes d’ironie derrière ces personnages d’une naïveté abyssale, véritables clichés sur deux pattes, mais je n’y ai pas cru une seule seconde. Tout ça me semblait incroyablement faux, à commencer par cet insupportable Barcelone de carte postale. Et puis Penelope Cruz était tellement mauvaise qu’on se demande bien ce qu’avaient fumé les «membres de l’Académie» qui lui ont décerné l’oscar du second rôle féminin. Mais, bon, faudrait peut-être que je le revoie…

    • À bien y penser, je remplacerais peut-être ANOTHER WOMAN par BROADWAY DANNY ROSE…

    • Personnellement, à égalité, je placerais Purple Rose of Cairo et Love & Death au premier rang, Annie Hall, Vicky Christina Barcelona, Manhattan et Deconstructing Harry.

      Ça fait six? Je crois bien que oui malgré une égalité… Devrais-je en rajouter un autre? Est-ce qu’on le considère comme un top 5 dans ce cas ci!

      Disons… Match Point pour la chance… Quoique est-ce que la chance existe? Je ne sais pas… Et si je me trompais… Pourquoi je n’ai pas un critique avec moi pour m’aider à choisir… Si la vie était comme ça!

      Après réévaluation je mettrais Love & Death au premier rang. Ça fait 6!
      Je suis sauvé… Mais par qui? Dieu?

      Bon j’arrête!
      Bonne angoisse à tous!

    • Je suis peut-être le seul au monde, mais mon Woody préféré d’entre tous est Deconstructing Harry. Quoique c’est peut-être dû au fait qu’il a été mon premier de ce réalisateur, que j’avais abordé avec méfiance, et qui m’avas enchanté plus que je ne l’aurais imaginé. C’est Deconstructing Harry qui m’a ouvert la porte vers le reste de son œuvre. Et c’est dans ce film que je trouve son classique personæ de névrosé à son meilleur…

    • Je ne suis pas du tout déconcerté par les films préférés de Woody Allen… Car il ne veut pas trop en nommer avec lui comme acteur.

      Alors, il est fidèle à sa réputation…

      Moi non plus, je ne les ai pas tous vus et mes préférés et les meilleurs cela ne veut pas dire la même chose. Je vais peut-être y aller d’après mon souvenir et aujourd’hui ce qui me vient à l’esprit. Mes préférences varient… Et sans ordre…

      1- Zelig

      2-A Midsummer Night’s Sex Comedy

      3- Everything you always want to know about sex

      4- Radio Days

      5- Broadway Danny Rose

      6- Manhattan

    • Et c’est pas étonnant que les quatre premiers mentionnés dans votre liste Josef soient choisis par les critiques comme parmi ses meilleurs. Et moi aussi, je serais d’accord. Mais pour aimer le plus, cela dépend comme je me sens…

      Je pourrais avoir le goût de voir plus Bananas ou Sleeper, une journée si je les avais tous sous la main disponibles, prêts à regarder…

      Ma liste alors changerait fréquemment… Pour les meilleurs ? Je serais peut-être d’accord avec les cotes données par les critiques.

    • Un top-5 des films de Woody Allen devrait, à mon avis, contenir l’un de ses drames. J’ai beaucoup aimé Interiors -mais il semble bien que je sois l’un des seuls. J’ai revu Another Woman l’autre jour et j’aime toujours autant. September a ses moments aussi. Husbands and Wives est fort aussi…

      Donc, ma liste (qui n’est pas “le meilleur” de Woody Allen mais “mes préférés”):

      Manhattan (intouchable)
      Stardust Memories (Charlotte Rampling… la bande sonore…)
      Interior
      Annie Hall

      Ici, ca se complique: Radio Days? Love and Death (certainement le plus drôle de sa “première période”)? Hannah? A Midsummer’s Night Sex Comedy?

      Ceci dit, lorsque j’y pense, je constate qu’il n’y a rien de postérieur à 1987 dans ma liste. Je continue -par devoir- de voir ses films mais je dois admettre que je n’ai pas été emballé depuis fort longtemps. Match Point est peut-être celui que je conserverais des dernières années…

    • A mon avis, Purple Rose of Cairo est vraiment son meilleur film. Le rapport entre réalité et fiction est tout à point et en ce sens, il faut aussi considérer Zelig.

    • Tout en haut, et très haut : Crimes and Misdemeanors (1989).

      … et, en vrac, la plupart de ses autres films, plus ou moins un collage de ses interminables et répétitives thérapies, plus ou moins réussies — lorsqu’elles ne sont pas carrément ennuyantes.

    • Deconstructing Harry parmi ses meilleurs ????

    • Salut Astyanax,

      je comprends, comme beaucoup d’autres tel jaypee2, la surévaluation dont tu parles. Toutefois, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts depuis l’extraordinaire enfilade de grands films des années ‘80; et nous sommes à même aujourd’hui de considérer sous son véritable jour l’oeuvre de Allen. Un cinéaste qui connaît parfaitement ses limites et ses atouts, et qui très rarement ne s’est pris pour celui qu’il n’est pas. Ceci explique que nous retrouvons, dans sa propre liste, Bullets Over Broadway, film sur l’humilité du créateur, plutôt que Manhattan par exemple, au souffle prétentieux.

      Pour moi, sans que ce soit son meilleur, le film le plus ‘agréable’ de Woody est Manhattan Murder Mystery; allez savoir ! Alda-Keaton sont fins et Allen joue parfaitement ’son’ rôle.

      En choisir six est assez ardu; ce serait comme, j’imagine, choisir ses Simenon préférés…

    • Pour les années ‘00, je choisirais Anything Else et Whatever Works.

    • Des titres qui en disent long ..

    • J’ai eu le bonheur/malheur de visionner la moitié de sa filmographie en un mois, sans chronologie et sans aucun autre ordre précis. C’était mon premier contact avec Allen, et, du coup, je n’arrive plus à différencier la plupart de ses oeuvres! La honte…
      Mais pourtant, un film sort du lot, que je revisionne avec plaisir : Zelig. Un chef-d’oeuvre du cinéma, un des films que je vais encore visionner dans 30 ans.

    • Broadway Danny Rose

    • Small time crooks et Shadows and fog seraient deux de mes préférés que j’ajouterais à Manhattan, Zelig et Husbands and Wives.

    • -Manhattan.
      -Love & Death
      -Annie Hall
      -Hannah and her Sisters
      -Crimes and Misdemeanors
      -Bullets over broadway

      *Mention spéciale pour Cassandra’s Dream, que j’ai trouvé superbe et déroutant : une main de maître est passée par là !

      Je suis d’accord avec astyanax : bien que fan fini de Woody Allen, j’ai trouvé Vicky Cr. Barcelona très mauvais : le jeu d’acteur était épouvantable, particulièrement celui de Penélope Cruz. Comme Allen ne sait pas parler espagnol, il a laissé Cruz et Bardem faire à leur guise, confiant en leur grand talent. Le résultat, pour qui comprend l’espagnol, est d’une fausseté stridente (je pense à la scène d’engueulade dans la cuisine), semblable à un soap-opera.

    • Salut Rafc!

      Que je trouve Woody surestimé ne signifie pas pour autant que je ne l’aime pas ou que je le considère comme un cinéaste mineur. Il reste en fait, à n’en pas douter, l’une des grandes icônes culturelles du XXe siècle, cela tombe sous le sens. Et puis, qui n’aime pas Woody?

      J’hésite toutefois à le classer parmi les plus grands du cinéma (comme une certaine presse, surtout française, le fait régulièrement) parce que ses films, au strict plan formel, ne me semblent pas particulièrement intéressants. Woody est un scénariste, un humoriste et un directeur d’acteurs de génie, mais, je trouve, un cinéaste assez ordinaire.

      Et puis, il y a ce côté bobo de bon goût qui, à la fin, me lasse. Tous ces beaux vêtements, ces appartements splendides, ces castings impeccables, ces musiques suaves ont fini par étouffer son inspiration. On sent que Woody transpose ses fantasmes bourgeois sans vraiment les sublimer et, voilà, ça me gêne; un peu comme chez Almodovar par exemple, un autre cinéaste que je trouve un peu «overrated».

      Sinon, oui, WHATEVER WORKS est un très beau film injustement reçu dans l’indifférence.

    • 1- Manhattan ( 1979 ) Photo : Gordon Willis
      2- Stardust Memories ( 1980 ) Photo : Gordon Willis
      3- Interiors ( 1978 ) Photo : Gordon Willis
      4- Another Woman ( 1988 ) Photo: Sven Nykvist
      5- Zelig ( 1983 ) Photo : Gordon Willis
      6- Annie Hall ( 1977 ) Photo : Gordon Willis
      Mention spécial- What’s up Tiger Lily (Un des films les plus drole que j’ai vu de toute ma vie) (1966 )

      Sa periode 70-80 a été sa meilleur a mon avis, grace entre autre a son excellent directeur photo Gordon Willis. J’ai vu 40 des 42 long metrages de Allen ( pas vu les 2 derniers). Une seule fois j’ai ressentis une legere deception a la fin du film, et étrangement je suis incapable de me rapeler lequel. J’aime tellement Allen que ma mémoire refuse de retenir ce que je n’ai pas aimé.

    • Mes choix très personnels ( j’ai tout vu de Woody, sauf les deux derniers)
      1- Zelig
      2-Manhattan
      3- Love and death (jouissif!)
      4-Deconstructing Harry
      5-Crimes and misdemeanors
      6- Entre Bullets over Broadway et Annie Hall, mon coeur balance…

    • Astyanax.
      On ne peut qu’être d’accord avec la déclinaison que tu dresses des forces et faiblesses du cinéma de Allen. Pour ce qui est du strict plan formel, ton jugement me pousse à creuser et à reconnaître que Woody est ‘formel’ par petites touches éparses qu’on pourrait nommer: éclair de génie:

      - avant tous Annie Hall: l’utilisation des sous-titres ironiques, dessins animés, adresses à la caméra ..
      - la pellicule de Zélig
      - les apparitions du choeur grec de Mighty Aphrodity
      - la direction photo de Bullets Over Broadway
      - le montage de Husbands ans Wives (avant-gardiste?) ainsi que de Deconstructing Harry qui conviennent parfaitement au propos
      - certains passages d’Everyone Says I Love You
      -…

      Qu’en pense-ton chez les autres? Où Woody Allen est-il un cinéaste ‘complet’? D’autre bribes?

    • @jossd :( j’ai tout vu de Woody, sauf les deux derniers)

      Exactement comme moi! On se fait une petite soirée Allen?

      @Astyanax : J’hésite toutefois à le classer parmi les plus grands du cinéma (comme une certaine presse, surtout française, le fait régulièrement)

      Pas que les francais. Voyez cette Statue de Allen en Espagne. Et une autre sera ériger a Kaliningrad en Russie. Cette derniere sera en fait, les lunettes de Allen suspendu a 1m58

    • - Robin Williams flou. (Dieu qu’on a crié au génie en France à l’époque!)

    • Désolé. Mon lien ne fonctionne pas.

    • @rafc et astyanax

      À peu près tous les films de Woody Allen jusqu’à Husbands and wives me semblent porter par un travail formel original: les cadrages inusités de Manhattan, les jeux narratifs de Stardust Memories, tout le travail sur Zelig, et tout ce qu’a déjà nommé rafc. C’est moins vrai aujourd’hui, Whatever works par exemple, que j’ai par ailleurs beaucoup aimé (peut-être son meilleur de ce côté-ci du millénaire), est très plat en terme de mise en scène, la caméra enregistre et c’est tout. Il a au moins tendance à laisser interagir plusieurs acteurs dans le même plan, ce qui est très rare maintenant.

      Mon top 6: Manhattan (dans mon top 5 personnel aussi), Hannah and her sisters, Annie Hall, Crimes and misdemeanors, Zelig, et puis Stardust Memories ou Deconstructing Harry ou Love and death, j’hésite. Je n’ai vu aucun de ces drames, faudrait bien.

    • 1) Annie Hall et Husbands and wives ex-aequo
      3) Love and Death
      4) Zelig
      5) Crimes and misdemeanors

      Si vous me demandez ma liste dans 10 minutes, elle aura changé ;)

    • Apparament que Woody trouvait Manhantan tellement mauvais lorsqu’il l’a terminé qu’il a proposé aux studios de refaire un film gratuitement s’ils promettaient de détruire la pellicule et de ne jamais présenté le film.

      Il faut parfois protéger les oeuvres de leurs créateurs masochistes (ahemm Lucas)

    • Un homme qui a débaucher sa fille adoptive de 17 ans, sort avec en plus, comment admirer un homme de cette classe ?

    • teddybear

      Jacques Cartier aurais, semble-t-il, marié une jeune fille de 12 ans, ce qui ne nous empêche pas de constater son influence.

    • “Et puis, qui n’aime pas Woody?” nous demandait Astyanax !

    • Bon, on se risque même si l’orde peut varier:

      1. The Purple Rose of Cairo
      2. Manhattan
      3. Annie Hall
      4. Zelig
      5. Crimes and Misdemeanors
      6. Everyone Says I Love You

      Avec mention spéciale à Love and Death, Stardust Memories, Hannah and Her Sisters et Broadway Danny Rose. Mais étrangement, Another Woman figure assez loin dans ma liste…

      Sans doute qu’Allen n’aura pas autant marqué le 7e art que Bergman ou Antonioni, mais aux États-Unis, depuis Wilder, rare sont les cinéastes qui manient avec autant de facilité le drame et l’humour. Même dans ses titres les moins convaincants, il y a toujours quelque chose d’intéressant.

      Dommage qu’avec le temps, après Deconstructing Harry en fait, il a perdu un peu de son âme. Ah, il fait encore de très bons titres (j’ai nettement plus aimé Cassandra’s Dream et Whatever Works que ses surestimés Match Point et Vicky Christina Barcelona), drôles et mordants. Mais l’émotion n’y est plus totalement, ce qui est un peu triste.

    • C’est drôle. Je constate qu’on est terriblement exigeant envers les “génies”. On pense qu’un créateur peut enfiler comme ça des oeuvres majeures d’une année à l’autre, les doigts dans le nez. Il y a de grandes et de moyennes oeuvres de Tremblay, des inoubliables et et laborieux romans de Ducharme, des recueils trippatifs de Patrice Desbiens et d’autres plus quelconques… Il y a certains cinéastes qui deviennent brillants avec le temps (Eastwood), d’autres qui prennent vraiment leur temps d’un chef-d’oeuvre à l’autre (Kubrick), de rares qui atteignent un sommet incroyable et disparaissent aussitôt (Cimino avec Deer Hunter) ou s’égarent totalement (Coppola)… Enfin, je crois que Allen se préoccupe plus ou moins de la postérité. Il veut juste avoir la chance de tourner encore et encore. Il vaut la peine qu’on le suive… Mais j’ai cessé de me “garrocher” dans les salles obscures aussitôt qu’un de ses films est à l’affiche. J’attends la sortie du dvd…

    • On dirait que Woody Allen ou Kubrick ont toujours fait de bons films, se sont jamais tromper, c’est toujours bon leur truc selon les critiques, pourtant Oliver Stone a connu des échecs, Spielberg aussi, meme Eastwood. Une scène du film d’Arcand dans Le déclin de l’empire américain ou on voit Pierre Curzi dire : j’ai tout vu les films de Woody Allen avec un ton sarcastique en voulant dire, Allen est pas si bon que ca, j’ai tendance a croire ca d’un gars qui tourne un film aux deux ans.

    • @ teddybear

      Ah bon? Je ne me rappelais pas de cette scène du Déclin. Denys Arcand peut aller se rhabiller devant Woody Allen…

    • D’une certaine façon, j’aime mieux voir un Woody Allen tenter de légitimer (chérir?) ses angoisses sous forme de films (ou plutôt le même film) année après année… que d’abuser de petites filles au fond d’une ruelle.

    • Moi non plus je me souviens pas de la scène du Déclin mais je vais voir…

      http://cineclap.free.fr/?film=le-declin-de-l-empire-americain&page=references-04625

      IL y a une différence entre se moquer de ceux qui font SEMBLANT d’aimer cela et dire que ce n’est pas si bon que cela…

      Et là c’est pour faire plaisir aux femmes comme pour la danse ? Non mais, c’est vrai que Woody Allen parce qu’il est réellement bon, en partant tu ne penses pas à une cote en bas de 4 pour Mediafilm.

      Il y a quand même depuis longtemps la réputation de faire des films pour les intellos ? Ou que les femmes vont aimer ? Alors que certains fans d’Arnold ou de Stallone aimeront pas.

    • Arcand rit surtout de ses personnages… Qui eux vont faire semblant d’aimer des choses pour pouvoir coucher avec des femmes mais ils aiment mieux payer des ”professionnelles” finalement que de faire tout ce cinéma…

      Il faut voir la critique que fait Arcand…

    • c’est la scène ou Rémy Girard est dans la cuisine et se met a raconter les fois ou j’ai du danser pour faire plaisir a une femme, la Pierre Curzi arrive…et les conversations…ah les conversations…j’aime les films de Woody Allen et la Yves Jacques arrive avec sa serviette et les trois dansent dans cuisine.

      Mais Curzi dit ca comme si son personnage détestait les films d’Allen, mais qu’est-ce qu’il dirait pas pour avoir une femme dans son lit. Etk c’est comme ca que je vois ca.

    • La scène est ici, mais est couper, c’est la bande annonce c’est a partir de 1:37 min.

    • http://www.youtube.com/watch?v=x8XbDQkpQr0

    • Oui je crois bien que ton interprétation est bonne teddybear pour le personnage… Et Rémy dit aussi dans la bande annonce que c’est basé sur le mensonge…

      Mais ces personnages là vivent eux et illustrent le déclin et la dégénérescence des élites.

      Critique sociale, satyre, cynisme, portrait.

      Et par ailleurs, on voit qu’Arcand s’inspirait de Woody Allen en partie pour le ton…

      http://www.6bears.com/denysarcand.html

      Mais il est clair que Denys Arcand est plus un admirateur et partisan de Allen qu’autre chose. Et il est à la fois critique et il aime en même temps ses personnages qui sont aussi sa génération et en partie lui-même… Du moins, c’est ce que j’ai retenu…

    • Mais il est clair que Denys Arcand est plus un admirateur et partisan de Allen qu’autre chose.

      Ok lecteur, j’avais plus vu ca comme un message d’Arcand comme quoi, Allen est pas si génial que ca.

    • C’est un jeu dangereux que d’essayer d’interpréter la vision/philosophie d’un cinéaste au travers des dialogues/personnages de ses films.

    • Un jeu dangereux, exgarons pas la Jon8, ce n’est qu’une interprétation, certain que si Arcand avait pas écrit son film et s’était contenter de la réalisation, j’aurais pas dit ca. Mais quand un réalisateur met sa griffe au scénario et dialogues, on peut imaginer que consciamment ou pas, le réalisateur veut passer un message.

    • @teddybear

      Si un malentendu est possible lorsque deux personnes, intelligentes, parlant la même langue, se disent des phrases simples… C’est que c’est possible qu’il puisse y avoir malentendu “cinéaste-spectateur”.

      Ne sommes-nous pas vexés, parfois, que certains films soient si peu subtils que l’impression que l’on en a c’est qu’ils nous prennent pour des cons ?

      Et bien, à l’inverse, c’est possible de manquer quelques balles lorsque le cinéaste a voulu explorer le côté subtil de la force.

      Sinon, quid Stanley Kubrick, David Lynch, Woody Allen, Ingmar Bergman ?

    • Et bien, à l’inverse, c’est possible de manquer quelques balles lorsque le cinéaste a voulu explorer le côté subtil de la force.

      Possiblement, Full metal jacket de Kubrick m’a fait rire, j’ai pas vu ca comme un drame de guerre a la Platoon par exemple , mais bien comme une comédie ,genre le Dictateur de Chaplin.

    • Qui, ici, peut se vanter être capable d’interpréter la vision de Kubrick pour son 2001: A Space Odyssey ?

      Le gars refusait lui-même de donner une “carte routière” de son film. Me semble que ça veut tout dire.

    • Le danger c’est de se tromper ou d’interpréter trop rapidement et dans nos deux cas…

      C’est pas vraiment un jeu dangereux, c’est plutôt un jeu difficile sans retourner en arrière ou lire plusieurs analyses. Alors ce sont nos interprétations à nous. Les personnages du film ont leur contradiction tout comme Arcand a les siennes.

      http://archives.radio-canada.ca/arts_culture/cinema/clips/15619/

      Et on parlait aussi de Woody Allen mais c’est qu’on cherchait un lien entre les deux cinéastes également en plus de cette réplique du personnage.

      Les analystes, les critiques, les cinéphiles vont toujours faire des parallèles et des interprétations.

      Chacun va recevoir l’oeuvre à partir des propres prémisses.

    • Kubrick a raison de ne pas vouloir donner une carte routière…

      Rire mais cela n’empêche pas de réfléchir…

      Full Metal Jacket moi c’est la force psychologique qui m’a impressionnée dans ce film.

      Pour Orange mécanique, j’ai pas eu l’occasion de le voir au complet d’une traite… Je crois l’avoir presqu’entièrement vu… Une fois c’était le début du film et j’avais mal reçu… Ce qui ne veut pas dire que c’est pas bon… Mais j’avais quitté…

      Une autre fois, je suis arrivé plus tard et probablement juste un peu après que j’ai quitté deux ans avant… Là je trouvais le film extrêmement fort.

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Orange_m%C3%A9canique

    • Et justement si Kubrick a raison… Cela aide à poursuivre la discussion…

      http://fr.wikipedia.org/wiki/2001,_l’Odyss%C3%A9e_de_l’espace

      Pour 2001… ce que je me souviens moi c’est que les images et la musique sont magnifiques, le reste, je l’ai pas assez vu pour commenter ou cela fait trop longtemps…

    • Je réécoute 2001 au moins tous les deux ans depuis que je l’ai vu la première fois il y a presque 20 ans et je dois dire que le contenant commence à vieillir un peu (1968) mais le contenu reste époustouflant.

      La fin de ce film dépasse carrément le medium qu’est le cinéma, c’est une sonde envoyé dans l’esprit humain.

      Oh merde, ca y est je me met à interpréter! hahaha

    • @lecteur_curieux

      en passant, le seul ”indice” qu’a véritablement laissé Kubrick à propos du sens profond de ses films est une citation qu’il a faite:

      ”Il y a un thème dont je suis conscient et qui se retrouve dans tous mes films : l’échec de la communication.”

    • D’accord. Et il n’est vraiment pas fou. Moi, aussi je constate cette difficulté de la communication et je fonctionne par association d’idées. Je viens de lire ta citation et ce qui me vient dans la tête c’est Albert Camus et le roman L’Étranger.

      Alors j’ai le goût de faire une recherche sur Google en tapant leurs deux noms et oui je vois qu’il a été influencé par Camus à ce qu’on dit dans les liens sans aller plus loin pour le moment…

      Mais je dis cela et je n’ai pas en mémoire tout le livre ou les films là…

    • J’ai déjà entendu Denys Arcand, dans une entrevue qu’il donnait à la radio de Radio-Canada, dire que Woody Allen était un réalisateur surestimé.

      Sur un blogue, un nobody comme moi peut très bien dire une pareille chose. Sur les ondes de la radio d’état, de la part d’un cinéaste comme Arcand qui, au fil du temps, est devenu parfaitement nul, c’est plutôt gênant…

    • Ah c’est bon cela pareil… Il a dit cela ? Mais aussi plusieurs l’ont comparé à Woody Allen …

      Il y a ce que des critiques et cinéphiles disent et il y a ce que le cinéaste peut avoir dit… Je cherchais des citations et j’en ai juste trouvé une en anglais de Denys Arcand :

      http://www.thefreelibrary.com/Denys+Arcand’s+Stardom:+media+mania+and+the+beauty+of+beauty.-a030274167

      “I have a very happy personal life,” Arcand told me. “I’ve never had children before, and at this age, it’s very important for me.” He has no “urge to shoot a film every year,” to be a Woody Allen, who’s “a machine to make films. I’m not like that at all. I’ve got a life apart from filmmaking.”

      Et encore une fois par association d’idées, je pourrais répondre à Arcand en lui citant un écrivant à moins que je lui cite Guy Lafleur qui est un grand du hockey :

      ” Le hockey, c’est la chose la plus importante de ma vie. Ça vient même avant ma famille, avant ma femme, avant mon fils. ”

      Je crois que c’est dans les années 70 qu’il disait cela Guy. Et dans la citation que je donne de Denys Arcand, lui il me fait penser à Stéphane Richer… LOL…

    • @ rafc

      Le sujet initial semble avoir dévié mais je reviens à la discussion sur Woody Allen.

      “Pour moi, sans que ce soit son meilleur, le film le plus ‘agréable’ de Woody est Manhattan Murder Mystery; allez savoir ! Alda-Keaton sont fins et Allen joue parfaitement ’son’ rôle.”

      Absolument d’accord. Finalement, ce film ne m’avait pas laissé un souvenir impérissable mais après l’avoir acheté en dvd je me suis rendu compte que c’était un petit bijou de drôlerie. Comme si dans ses opus “mineurs”, Woody Allen pouvait se laisser aller et simplement avoir du fun… Je pense aussi à “A Midsummer” et “Alice”. Finalement, “Manhattan Murder Mystery” est peut-être l’un de mes préférés de sa période “post-1990″. Et il était tellement agréable de revoir Diane Keaton… Et si on regarde bien, on aperçoit Zack Braff qui joue le rôle (court) du fils de Keaton-Allen!!!

    • @ teddybear

      Soon-Yi n’est pas et n’a jamais été la fille adoptive de Woody Allen.

    • @ Rafc et Cinématographe

      Je crois que les petites réserves que j’ai envers Woody viennent du fait que dans son cinéma, les images ne sont jamais très signifiantes en elles-mêmes, comme s’il n’utilisait pas tout à fait les ressources de la caméra comme outil d’expression.

      On ne peut pas dire non plus que sa façon de filmer le temps soit très intéressante. Ses plans ne «respirent» pas beaucoup, la caméra se contentant le plus souvent d’enregistrer ce que Bresson aurait très certainement appelé du «théâtre». On pourrait aussi ajouter, un peu méchamment, du théâtre bourgeois.

      Ce classicisme d’Allen peut très bien se défendre. Mais il m’apparaît personnellement, dans le contexte du cinéma contemporain, un poil réactionnaire.

    • @ Teddybear

      Votre remarque puritaine à propos du mariage de Woody avec Soon-Yi est décevante.

      Ce qui s’est passé entre eux ne nous regarde pas. À ma connaissance, il n’y a pas eu de crime, personne n’a été molesté, ni arrêté d’ailleurs ; à preuve, le couple tient toujours. Alors, il est où est le problème?

      En fait, le seul problème lié à cette affaire se trouve davantage dans votre tête que dans celles de ceux que ça concerne…

    • Je suis plus en accord avec la liste de Woody qu’avec celle de Josef….à quelques exceptions près….

      Annie Hall devrait être au sommet de sa liste. Suivi de:
      Match Point
      Zelig
      Vicky Cristina Barcelona
      The purple rose of Cairo
      Mighty Aphrodite
      Bullets over Broadway

      J’ajouterais une mention honorable à son court-métrage dans New-York stories qui était sublime.

    • Another Woman est mon film préféré, tous cinéastes confondus.

    • Dans MIGHTY APHRODITE, la scène du choeur grec qui joue le répondeur téléphonique de Dieu est l’une des plus moches, grotesques et gênantes de tout l’oeuvre de Woody. À y repenser, j’en ai encore la chair de poule…

    • Mes films préférés :

      Crimes and misdemeanors
      Husbands and wives
      Zelig
      The purple rose of cairo
      Love and Death
      Annie Hall

      Et aussi New York stories.

      Pour moi Husband and wives est son dernier grand film (i.e. le dernier ou il semble avoir quelque chose à dire de spécifique, d’important). Tout le reste de sa filmographie depuis est au mieux du resuçage de ce qu’il a fait avant (Match point) et un tas de film avec sujet minceur. Ses personnages à la névrose émouvante du passé sont devenus simplement énervant. Des films à numéros aux ressorts usés. Je n’ai pas été touché depuis très longtemps par un film d’Allen même si j’en est vu plusieurs. Je n’ai pas vu de vrais émotions dans ses films depuis sa rupture avec Mia Farrow.

    • J’aime bien Woody mais je ne suis pas un maniac de son style( i.e personnage principal en constance remise en question névrosé et/ou en thérapie) de cinéma. Curieusement, j’aime beaucoup ses premiers films plus slapstick et léger comme Take the money and run, Bananas, sleepers et everything you wanted to know about sex. J’ai adoré Match point un grand film a mon avis. Et, Cassandra’s dream largement passé inaperçu lors de sa sortie.

    • Voici mon top-10 personnel. Je semble être le seul ici à tripper sur le 8 1/2 de Woody, Stardust Memories…

      1. Stardust Memories
      2. Zelig
      3. Annie Hall
      4. Crimes and Misdemeanors
      5. Radio Days
      6. Love and Death
      7. Purple Rose of Cairo
      8. Manhattan
      9. Whatever Works
      10. Anything Else

    • @groucho

      Ce que vous dites me fait penser à une blague dans Les Simpsons. À la table, ils discutent de Woody Allen et Homer fait un commentaire qui ressemble à ceci:

      “J’adore ses films, mais je ne suis juste pas capable de supporter l’acteur roux névrosé qui joue dans tous ses films”.

      J’aime aussi beaucoup ses premiers slapsticks (ce sont ces films qui m’ont initié à son cinéma lorsque j’étais enfant). Mais dans le genre slapstick, je préfère encore plus les Marx Brothers. (Je le mentionne puisque votre Alias m’y fait penser!)

    • Moi, c’est Woody et les robots !

      Non, non !

      C’est Crimes and misdemeanors …

    Vous désirez commenter cet article?   Ouvrez une session  |  Inscrivez-vous

    publicité

  • Catégories

  • Blogues sur lapresse

    publicité

  • Calendrier

    février 2012
    L Ma Me J V S D
    « jan   mar »
     12345
    6789101112
    13141516171819
    20212223242526
    272829  
  • Archives

  • publicité