Jozef Siroka

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    Jozef Siroka est journaliste au pupitre à LaPresse.ca et blogueur cinéma à temps partiel.
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    Mardi 27 avril 2010 | Mise en ligne à 15h05 | Commenter Commentaires (49)

    Up in the Air : Jason Reitman, vendeur de bullshit

    Tavis_Coburn_BAFTA_UpInTheAir

    Up in the Air est le Slumdog Millionaire de son année : un film indépendant censément profond et spirituel qui a emballé autant le public, la critique et les membres de l’Académie. Quoique bien supérieur à l’abject conte de Danny Boyle, le drame romantique de Jason Reitman se présente à mes yeux comme rien de plus qu’un divertissement correct servi par une morale douteuse. En d’autres mots, un produit hollywoodien ce qu’il y a de plus typique. Pourtant, c’est ce même Up in the Air qui s’est retrouvé au premier échelon de nombre de Top 10 de 2009. Allez savoir!

    Vous aurez compris que ce n’est pas tant ce film – très conventionnel et inoffensif d’un point de vue narratif et dramatique – qui m’a incommodé que les réactions étrangement extatiques qu’il a suscitées, surtout en ce qui a trait à un supposé portrait juste et poignant du climat social de l’après-crise économique.

    À la fin d’Up in the Air, on nous présente une demi-douzaine de (vraies) personnes récemment licenciées qui affirment sensiblement toutes la même chose : «La perte de mon emploi m’a permis de me rapprocher de ceux que j’aime, de renforcer mes valeurs». En alignant uniquement les extraits les plus optimistes et porteurs d’espoir, Reitman s’assure de valider sa vision mielleuse d’une situation particulièrement brutale; il enjolive la réalité pour les besoins d’un happy end.

    Dans le dernier paragraphe de sa critique, Stephanie Zacharek de Salon note la suprême ironie qui découle de la méthode du réalisateur :

    Ce que Reitman ne semble pas saisir c’est que tous ces témoignages issus du vrai monde ne se trouvent pas si loin des sournoiseries – «Perdre votre job est la meilleure chose pour vous. Vraiment!» – dans lesquelles le personnage de Ryan Bingham [George Clooney] se spécialise. Quand Ryan débite ces sages paroles préfabriquées, ce sont de perfides faussetés; quand de vraies personnes les utilisent pour tirer le meilleur parti d’une mauvaise situation, c’est l’illumination. Reitman ne peut même pas voir la condescendance dans cela. En mettant ces visages devant nous – des visages de gens qui ont, très probablement, subi des moments assez durs dans la vraie vie – il ne fait pas un grand exposé sur le monde précaire dans lequel on vit; il transforme le malheur des autres en une astuce, un crochet commode sur lequel accrocher son film. Cela le rend moins honorable que son anti-héros beau parleur de haut vol. Au moins, Ryan Bingham sait qu’il nous vend de la bullshit.

    Un film d’actualité?

    Il ne faut pas se leurrer : Up in th Air n’a pas grand chose à voir avec la crise économique et ses contrecoups (pour cela, louez-vous The Girlfriend Experience). Il s’agit plutôt d’un plaidoyer pour un retour à un mode de vie plus traditionnel. Dans son excellente critique parue dans Village Voice, J. Hoberman décrit avec justesse (et sarcasme) la morale du film : «Les cruautés du libre marché peuvent être améliorées par une foi sentimentale dans les Valeurs Familiales». Je crois en effet n’avoir jamais entendu le mot «famille» aussi souvent dans un film.

    Il faut admettre cependant que Reitman s’applique à nuancer son propos. Il se moque par exemple de la vision idéalisée de la famille qu’entretient le personnage d’Anna Kendrick, l’ingénue ambitieuse tout droit sortie de l’université qui se voit déjà mariée avec maison-auto-chien, avant de se faire larguer par son copain par texto…

    600full-up-in-the-air-screenshot

    Mais c’est à travers son portrait éminemment précieux des membres de la belle-famille de Bingham – les véritables héros du film – qu’on voit où logent les convictions du réalisateur. Ces petites gens terre à terre du Midwest, avec leurs moeurs simples et leurs vêtements démodés de friperies, représentent l’anti-thèse de Bingham et de son style de vie «superficiel». Et ils vont s’assurer de le culpabiliser jusqu’à ce qu’il rentre dans le droit chemin. Lorsque Bingham propose d’accompagner sa soeur dans l’allée pendant la cérémonie de mariage, une bonne femme aux traits tendus et un panier de linge sous le bras (son autre soeur?) lui dit que non, qu’il «n’a pas été très présent pour la famille». Et moi j’ai le goût de crier : «C’est sa p***** de job qui fait en sorte qu’il est toujours à l’extérieur!! Et d’ailleurs, il la fait bien, en retire un excellent salaire et, je n’en serais pas étonné, a même largement contribué à payer tout ce mariage».

    Pour être franc, j’aime bien le Bingham «sans âme» de la première partie du film, celui qui ne recherche pas d’attaches. Il a l’air d’avoir du bon temps et, même s’il agit comme un ange de la mort corporatif, il ne faut pas oublier qu’il n’a rien à voir avec les décisions de larguer des employés. Son karma est intact. Bien sûr, au troisième acte il se transforme, se rapproche des «vraies valeurs» et tout le monde est heureux. Je n’ai rien contre la vie de famille, mais ce regard moralisateur, accusateur proféré par le film sur un style de vie «en marge» me rebute au plus haut point.

    Tout ceci étant dit, je peux très bien comprendre qu’Up in the Air, en tant que comédie romantique/drame de moeurs, peut plaire à bien des gens (ce n’est simplement pas mon genre). Par contre, lorsqu’on essaie de me le vendre comme un «film d’actualité» des plus pertinents, je décroche. Le critique du New York Times A.O. Scott, que je respecte énormément, dresse un parallèle entre Up in the Air et des classiques inspirés par la Grande Dépression comme Meet John Doe (1941) de Frank Capra ou le formidable Sullivan’s Travels (1941) de Preston Sturges. Dans son émission At the Movies, Scott déclare que dans 50 ou 60 ans les gens se fieront au film de Reitman pour comprendre cette époque «étrange et anxieuse de la fin de la décennie». Je crois plutôt que le message sur la société d’aujourd’hui dans ce cas-ci est très faible et inintéressant, et j’appuie entièrement le bel argument de Hoberman :

    Comme Juno [le précédent film de Reitman], Up in the Air évoque une troublante réalité avant de faire comme si elle n’existait pas [...] Une satire vierge de colère, Up in the Air flotte au-dessus de la douleur.

    >>> Cet article du Chicago Reader tente de comprendre pourquoi Up in the Air a généré un buzz aussi disproportionné. Un extrait évocateur : «So when good, smart people bite into Up in the Air and find out it’s a baloney sandwich, a fair number of them are going to be grateful it’s not a shit sandwich.»

    (Illustration : Tavis Coburn)


    • J’ai bien aimé la première moitié du film, mais j’ai décroché lorsque Bingham convainc son beau-frère de ne pas annuler le mariage. Cette satire a perdu beaucoup de son mordant à ce moment-là.

      Mais faut dire que lorsqu’il y a un courant favorable envers un film, on lui trouve toutes sortes d’intentions profondes et percutantes, même si ce n’est pas toujours le cas.

      Dernièrement, j’ai loué le film Échangistes, un petit film québécois avec des acteurs pas connus. Ce film-là a été jugé superficiel par la critique, mais pourtant, il y avait une deuxième couche au propos tenu dans le film. Mais comme ce n’est pas un chef-d’oeuvre, on n’a pas jugé bon s’attarder à cet aspect du film.

      Comme quoi souvent tout est question de réputation et de vent favorable.

    • «So when good, smart people bite into Up in the Air and find out it’s a baloney sandwich, a fair number of them are going to be grateful it’s not a shit sandwich.»

      Hahaha excellent! Très bon post, en passant!

    • Votre titre accroche! Bravo pour l’audace. Moi j’ai eu la chance de pas aller voir ce film au cinema et de l’attendre en dvd à cause de la critique d’un de vos confreres http://www.ledevoir.com/culture/cinema/279096/cinema-voyageur-malgre-lui (d’un autre journal, pardonnez-moi) Ca ressemblait pas a ce que je lisais ailleurs alors j’ai été tenté de m’y fier et… j’ai pas regretté. Tout à fait d’accord avec vous: buzz disproportionné, film surévalué.

    • Enfin, la lumière au fond de la salle de cinéma dans ce papier.

      L’esthétisme de ce film est indéniable, le jeu des comédiens est quasi-irréprochable mais le scénario est d’un vide gênant et convenu. Et que dire du rythme faussement introspectif?

      Plaaaaaaaaaate!

      Après voir vu ce film, je me suis dit que beaucoup d’émissions de télé captivantes nous offrent une analyse plus forte et plus juste (sans la prétention de Jr Reitman) de la réalité vécue aux États-Unis. Les enjeux sont nuls et les personnages à peine attachants. C’est un autre cas de
      « film remarquable » fabriqué par les équipes de mise en marché d’Hollywood. Et comme le disait la vieille dans les pub de Wendy’s dans les années 80′ « Where’s the beef? ». Pas dans ce film, en tout cas, pas dans ce film…

    • Que vous n’ayez pas aimé Slumdog Millionaire, je peux comprendre car tous les goûts sont dans la nature…mais de là à qualifier le film d’abject, vous poussez pas mal fort !

    • J’ai vu Up in the air au cinéma et n’ai pas été très impressionné non plus. De là à crier «bullshit», il y a quand même un pas que je ne franchirai pas, non plus pour qualifier d’«abject conte» le très beau (bien qu’imparfait) Slumdog Milionnaire de Danny Boyle.

      Je vous lis irrégulièrement mais je suis loin d’être certain que vous ayez assez de talent pour vous montrer aussi «fendant», M. Siroka…

    • @ danny_

      Attendez un peu, quand on déteste un film et qu’on n’a pas de talent, on est automatiquement fendant? Et qu’est-ce qui en est lorsqu’un pas assez de talent comme moi adore un film? Suis-je alors naïf?

    • J’avais écrit quelque chose de similaire aussi, je ne comprends pas le buzz autour de ce film (spoilers…) : Je n’ai rien contre les valeurs familiales prônées par le film (j’en ai une), mais il y a une différence entre vanter la famille et punir ceux qui décident de rester en dehors de celle-ci. Le personnage de George Clooney subit un tel sort (est-ce qu’il y a pire qu’un scénariste qui punit ses personnages parce qu’il les a faire prendre le « mauvais » choix?) Clooney semble au départ parfaitement heureux de son mode de vie solitaire, pourquoi doit-il le renier soudainement, pourquoi doit-il en être malheureux pour le restant de ses jours? Est-ce envisageable que pour certaines personnes la famille n’est pas un élément essentiel à leur bonheur? Jason Reitman dit sans nuance non. Pire, il envisage le licenciement comme un nouveau départ, comme un événement heureux qui nous permet de réaliser nos rêves. C’est sans ironie que Clooney sort ce type de discours à J.K. Simmons en le congédiant, c’est sans ironie qu’à la fin on voit un défilé des personnes congédiées durant le film devenues subitement heureuses, comme si en perdant leur emploi elles avaient appris à vivre (grâce à leurs familles, il va sans dire). Beau discours en pleine crise économique : vous perdez votre emploi? Chanceux, devenez cuisinier, vous en avez toujours rêvé! Reitman l’a même dit en entrevue au Monde : « Les gens doivent être virés des entreprises! Vous pensez que dès lors que vous êtes employé par une boîte vous êtes en droit de rester aussi longtemps que vous le souhaitez? Ce n’est pas le rôle d’une entreprise de rendre les gens heureux. Son travail, c’est de faire de l’argent. Et mon propos n’est pas de porter un jugement sur les entreprises… » Enfin, il y a bien cette employé virée qui se suicide, mais on la mentionne rapidement et on l’évacue tout aussi vite du scénario, comme si c’était sans importance. J’aime beaucoup Clooney, la comparaison avec Cary Grant est juste, mais on est très loin d’un Capra ou d’un Sturges.

    • Ce n’est pas de cette facon que j’ai interprété le film. Je ne suis pas critique professionnel mais je vais quand meme prendre le temps d’essayer d’exposer mon point de vue.

      J’ai vu “Up in the Air” comme un film sur une “philosophie”. Celle qu’il expose dans sa conférence. Celle qu’il applique dans sa vie, qui est de n’avoir aucune attache, de brûler tout qu’il construit. (voila pourquoi il est éloigné et détaché de sa famille, pas pour son boulot ou pour payer pour le mariage de sa soeur). Il est seul, en constant mouvement, sans attache. Le film est construit en fonction qu’on voit ce personnage, empreint par le détachement d’un monde qu’il aide a détruire, qui va subir une transformation (comme dans tout scénario typique) MAIS, qui au final, se fera dire qu’il doit rester qui il est. C,est un film aigre-doux. Et le happy end, c’est le doux. J’ai eu a peu près le meme sentiment en écoutant ce film que lorsque j’ai vu “Lost in Translation” la premiere fois. Un film sur la solitude mais qui ne nous oblige pas a la ressentir de plein fouet afin de faire passer son message. Vous semblez préférer un traitement-choc, a la Kiarostami ou Ulrich Seidl. Mais je crois qu’un film qui flotte en haut de la douleur peut faire du bien de temps en temps pour ceux qui vivent dedans.

      Aussi, j’avais plutot l’impression que la crise économique était une toile de fond, utilisée comme mise en abyme de ce que vit Ryan Bingham, et pas nécéssairement le point principal du film comme semble le suggérer les critiques qui en font le point central de leur analyse (pour ensuite en profiter pour dresser un parallele douteux entre le personnage et l’auteur).

      Perdre son emploi, c’est comme perdre ses amis, perdre sa famille. C’est perdre ce qu’on a bati et ce qu’on croit qui constitue notre identité. Bingham vire des gens pendant que son propre job est en train de disparaitre lui aussi (ou de se transformer).

      Personnellement mes 2 coups de coeur de l’année sont “The Box” et “Lovely Bones”. Je n’ai pas fondu autant devant “Up in the air” “Precious” “hurt locker” et autre nominés, mais je reconnais tout de même leurs qualités et leur attribue une note bien au dela de celle de passage. J’espere avoir contribué au debat.

    • Merci pour le commentaire M. Siroka, ce qui confirme mon impression première en visionnant les diverses bandes-annonces, voire que tout cela ne semble rien d’autre qu’un de ces nombreux feel good movies insipides qui pullulent sur les écrans…

      Cependant Slumdog Millionaire “abject”… vraiment ? À ce point-là ? Je vous trouve assez sévère envers ce film que je trouve personnellement nettement supérieur à ce que la BA de Up In The Air me propose (pas encore vu le film). Bien d’accord que Slumdog n’est pas le chef d’oeuvre de la décennie mais de là à le qualifier d’abject… je suis perplexe.

      Le film date un peu mais j’aimerais bien que vous élaboriez un de ces quatre sur vos impressions là-dessus… :)

    • @ zapfan et aux autres

      Là je suis au bureau et je n’ai pas le temps d’élaborer sur Slumdog. Mais voici un texte, que j’ai déjà mis en lien ici à quelques reprises, qui reflète très bien ma pensée :

      Un extrait :

      Not since “Crash” — or possibly “Mississippi Burning” — has a movie packaged brutality in slicker, shinier, tighter shrink-wrap. It’s asphyxiating. You will never have to worry about what you are supposed to feel and when you are supposed to feel it because the movie will always feed you the answers, then smack you when it’s your cue to emote.

      http://blogs.suntimes.com/scanners/2009/01/oscars_no_comment.html

    • Up in the air est l’un des pires films que j’ai vu récemment.

      Divertissement = zéro.

      Slumdog, par contre, est divertissant à souhait.

      C’est possible de communiquer des sentiments profonds tout en étant divertissant.

      Non?

    • Ce film n’est pas mauvais et oui, il a une bonne profondeur et explore des questionnements existentiels actuels. Mais il dérape vers la fin. Des histoires de sauvetage de mariage, de cocufication inverse, et quoi encore? J’ai eu plus de fun à écouter “The Proposal”.

      C’est bien dommage.

    • Court extrait de la critique de Jim Emerson (lien proposé): «The good characters are pretty, the mean ones are distinguished by cosmetic irregularities, the slimy ones are… slimy-looking.»

      Le gars était dans un mauvais jour quand il a écrit ça, forcément. Je ne me souviens d’aucune de ces «cosmetic irregularities» qui apparemment affligeaient tous les méchants, et la dernière phrase («the slimy ones…») révèle simplement à quel point le type est blasé.

      On peut critiquer ce film sur la façon dont il a été filmé et dirigé, comme Emerson le fait et en exagérant grossièrement à mon point de vue, mais de là à le qualifier comme vous le faites d’«abject conte» ?

      En quoi diable ce conte est-il abject ? N’est-ce pas au contraire en grande partie par la qualité de son histoire que Slumdog Millionaire a séduit la planète l’an dernier ?

      Abject ??

    • @ danny_

      Bon, merci pour ces remarques, mais j’aimerais qu’on change de sujet si possible. Je n’ai pas le goût de m’éterniser sur Slumdog.

    • J’ai vu Up in the Air avec une amie et nous avons surtout accrochée sur le comédie “comédie romantique/drame de moeurs” de l’histoire. En fait, il est interessant de constater que chaque personne qui a vu ce film s’est concentré surtout sur un aspect de l’histoire: je connais un blogueur dont le boulot le mène à voyager comme Bingham donc il s’est reconnu dans cette recherche de maximum de points de fidélités, votre collègues Lussier s’est concentré sur le côté social. Mon amie et moi étant toute deux dans la mi-trentaine, nous nous sommes toutes à fait reconnues dans le personnage incarné par Vera Fermiga, le côté drame sociale de l’histoire n’étant qu’anecdotique. Film de l’année au point d’avoir une chance de gagner un Oscar? Selon non. Mais pas je ne suis pas d’accord avec le côté abject que vous y trouvez. Je ne sais pas si vous l’avez dit mais avez-vous vu le film avant ou après qu’il soit porté au nu? J’ai souvent constaté que lorsque je vais voir un film avec trop d’attentes, plus souvent qu’autrement je suis déçu (voir Avatar…)

      Je n’ai pas vu Slumdog donc je ne peux y revenir :p

    • Je n’ai pas détesté Up in the air. Je n’ai pas particulièrement trouvé que l’histoire tournait autour de la perte d’emploi, mais plutot autour de la solitude et de la manière dont le personnage principal gère sa vie.

      L’histoire tournait un peu mal vers la fin mais ca ne le rend pas mauvais pour autant. J’ai de loin préféré Up in the air à slumdog millionaire qui est une belle histoire romantique, mais loin de mériter toute l’attention qu’on lui a attribué. J’ai été plus décu par Danny Boyle que par Jason Reitman si on compare les deux films et leurs directeurs. Quoi que déception est un bien grand mot quand on analyse ses deux oeuvres d’après moi !

    • Up in the air est un bon petit film point à la ligne. La première heure est très prometteuse et Clooney dans son rôle de liquidateur d’emploi est parfait.Reitman a manqué de courage dans la deuxième partie avec tout le gnagna habituel que nous avons vu des milliers de fois dans des zillions d’autres films. A.O. Scott que j’aime bien (D’ailleurs peut-on capter à la tivi sont At the movies ? ) se fourvoie lorsqu’il compare l’opus de Reitman à ceux de maître tel que Capra et Preston Sturges. La raison? Son film n’a pas cet aspect de fantaisie de magie tel un conte que les films de Capra et Sturges avaient. Reitman a cherché a coupé la poire en deux. Il aurait dû laisser tomber l’aspect réaliste et carrément faire d’up in the air un conte. C’est cela le problème, il ne peut pas jouer sur les deux tableaux en même temps. Moi en tant que spectateur à la fin du film je me sens bafoué par cette manipulation.

    • On oublie que Up in the Air est essentiellement le 2ieme film de Reitman. Je donne la chance au coureur. Son style me plaît pour le moment. Peut-être que ce film a eu trop d’éloges non mérités. Certains diraient la même chose de Xavier Dolan. Il y en a déjà qui qualifie son deuxième film de superbe…il n’est pas encore sortie. On verra.

    • @ groucho

      là: http://bventertainment.go.com/tv/buenavista/atm/

    • @ Josef,

      Je souscrit à votre évaluation par rapport à l’enrobage typiquement hollywoodien dans lequel baigne un peu trop le second opus de Reitman, beaucoup plus décapant et incisif dans Juno.

      Quant à Slumdog, on a déjà gaspillé beaucoup trop d’encre à plébisciter un film moyen.

      Bonne soirée à tous,

      Yves

    • @ Jozef

      “Et moi j’ai le goût de crier : «C’est sa p***** de job qui fait en sorte qu’il est toujours à l’extérieur!! Et d’ailleurs, il la fait bien, en retire un excellent salaire et, je n’en serais pas étonné, a même largement contribué à payer tout ce mariage».”

      La réalisation de Bingham c’est justement que tout dans la vie est un choix. Il a choisi sa job, et il la choisira toujours au final. Il choisi de s’isoler mais malheureusement, il ne s’en rend même pas compte. Il n’a pas choisi sa famille et sans malice (ils l’accueillent a bras ouvert) ils sont également passé à autre choses, autres liens…

      Lorsque, confronté aux gens qui ont fait le même choix que lui il sait qu’il s’en sortiront difficilement. Par contre, ceux qui ont une famille pourront s’en sortir facilement.

      Les affirmations de Reitman semblent moralisatrices mais elles représentent bien la réalité. Je fais un travail qui m’amène parfois à prendre des mandats similaires à ce que fait Bingham. Je vous dirais que lors de mes interventions, je mets beaucoup l’accent sur le support familial. De plus, je sais que si la personne a des enfants, le risque suicidaire chute dramatiquement. Les gens se relèvent beaucoup plus rapidement lorsque les relations familiales sont fortes…

      De plus, le film avait un bon éventail des réactions que l’on rencontre dans ce genre de situation.

    • Je suis un peu abasourdi par votre billet. Quel acharnement, entreprise de démolition. Z’êtes levé du mauvais pied ou c’est un nouveau style?

      Franchement, je ne pense pas qu’il faille pousser l’analyse de Up in the Air aussi loin. C’est un gentil petit film, qui reflète quand même assez bien certaines réalités de notre époque. Je ne vois aucune prétention dans ce film. Je ne comprends pas la relation avec Slumdog Millionaire qui est un tout autre type de film. D’ailleurs, un film n’a pas à finir en queue de poisson pour être acceptable.

      Vous avez beau tirer des citations qui descendent le film, je pourrais vous en trouver autant qui sont positives. En cherchant comme il faut sur le web, on peut facilement trouver des gens qui tenteront de vous prouver que 2 et 2 ne font pas 4…

    • Dans un monde de Iron Man 9, de Spider Man 15 et de Whatever Man 28 … il est bien difficile de qualifier “Up In The Air” de mauvais film …

      Les mauvais films, c’est pas ça qui manque pourtant …

      Toutefois, sur le sujet de la vacuité du monde moderne et de la quête empreinte de superficialité qui ne mène, au final, nul part, le meilleur film que je connaisse demeure sans aucun doute: “American Psycho”.

      “Up In The Air” est essentiellement un film sur l’amour, le couple, la vie de famille VS la liberté (masculine).

      C’est rien de nouveau.

      “Le Survenant”, “Les Poupées Russes”, … Combien de films sur l’indécision masculine où le mec se barre à la fin ?

      Dans celui-ci, il ne se barre pas. Mais il saisis abruptement tout le mensonge de cette liberté apparente.

      Tout est faux dans la vie de Bingham: Son alter-ego féminin lui ment. Sa quête du 10 millions de miles est totalement absurde. Sa phrase “whats in your backpack ?” se retourne contre lui, car le sien est finalement totalement vide.

      Moi j’ai bien aimé.

      La fin N’EST PAS hollywoodienne du tout. Il reprend sa vie de nomade mais sans entrain, a le vertige devant le paneau d’aiguillage, restera vraisemblablement aigri à jamais par cet épisode et ne pourra plus croire son propre baratin sur la liberté et le mouvement, plus jamais.

    • ”Pourtant, c’est ce même Up in the Air qui s’est retrouvé au premier échelon de nombre de Top 10 de 2009, incluant celui de mon collègue Marc-André Lussier. Allez savoir!”

      Un peu de perspective: l’année cinéma 2009 fut faible.

      Un mauvais millésime ça peut arriver dans tout et c’est bien là le piège des ”Top annuels” et autres galas de remises de prix à dates fixes. Un peu comme en politique; lorsque tu as d’imposé des choix de qualité douteuse, tu finis par prendre des décisions aussi forcées qu’inintéressantes.

      Le grand château d’Yquem a compris l’astuce; lors d’une année où la qualité du vin est insatisfaisante, il n’y a pas de château D’Yquem, point final.

    • Je ne peux m’empêcher de parler du décalage que je ressens parfois avec certains critiques, plus spécifiquement M-A Lussier avec La Graine et le Mulet, puis maintenant avec Jozef dont je viens de lire le billet sur Girlfriend experience de Soderbergh.

      Est-ce possible que, comme en musique, un moment donné tu en consommes tellement, tellement souvent, de tellement de types différents, et, qu’en plus, t’a job te mette le nez dans cette soupe de façon si régulière, que tu développes un besoin ”d’autre chose” ? ”de plus” ?

      Comme si le film (ou la musique, ou l’art en général) dite ”de masse” devenait complètement infecte et si ‘’simple” qu’elle devient poison ?

      Certaines personnes vivent, aussi, la lassitude au niveau sexuel. Ils cherchent alors des trucs plus extrêmes. Et plus ils vont loin, plus ils cherchent à expérimenter des choses que la société considère anormale, dans le but d’une satisfaction toujours fuyante.

      Je vis cela avec la musique. J’éprouve quasi du mépris pour le ”pop-ckmf”. Et de l’autre côté je m’abreuve de musique expérimentale qui pourrait rendre fou un poisson rouge. Je sens de l’insatisfaction dans la musique ”ordinaire” donc je cherche ailleurs…

      Est-ce la même chose en cinéma ? Je ne crois pas en être rendu là encore, en tout cas pas de façon aussi extrême que vous semblez le vivre, vous les critiques, mais je subodore déjà la mutation que pourrait m’imposer mes visites à la Boite Noire.

      Déjà je me sentais ”off” devant la fascination généralisée de Avatar. J’avais envie de ”basher”.
      Pourtant c’est pas vraiment mon genre, j’ai plutôt tendance à accepter les différence de goûts et, surtout, de rythmes dans l’inévitable processus de découverte d’un individu pour un sujet donné.

      Mais là, ca me tentais de crier: ”bande de nouilles! vous connaissez rien au cinéma, c’est de la merde ce film!”. Je me sentais tout à coup snobinard. Ou à tout de moins un tantinet élitiste. Jaloux, aussi, peut-être… Envieux de ne pas avoir sombré, moi aussi, dans la magie du 3D et du Disneyesque sirupeux. Je me sentais plein d’aigreur, comme un vieux célibataire grognon qui n’a pas baisé depuis 30 ans… M’enfin, ca a fini par passer. Probablement content de faire parti du clan de ceux ”qui ont du goût”. …’sais pas trop..

      Là, par contre, ce qui m’emmerde c’est d’être pogné en sandwich. Je me détache officiellement de la plèbe mais en même temps je ne me reconnais pas dans la gang des cinéphiles-intellos qui trippent devant des films que je considère profondément imbuvables (prétentieux et intello-masturbatoire, s’il faut vraiment foutre des qualificatifs…) Et pour être bien honnête, j’ai pas nécessairement le goût de faire parti de ce club si cela implique d’être analytique au point de ne plus pouvoir se divertir, en tout simplicité.

      Mais, est-il déjà trop tard ? Vais-je un jour devenir un vieux cinéphile grognon, docteur ?

    • Belle analyse.
      A une époque et dans des lieux où le sens critique est loin d’être une valeur socialement acceptée, il faut toujours du courage pour aller à contre courant. Félicitations M. Siroka.

    • Up in the Air…..Film sympa, loin d’être un chef-d”oeuvre….C’est plutôt une belle pub pour les hôtels Hilton….Travaillant dans un Hilton, j’ai trouvé rigolo toutes les magouilles de Ryan pour tirer profit de son statut Hilton Honnors…Il ne se gêne pas pour s’appatrier tout, shampoing, savon, pantoufles…Client typique….

    • Entièrement d’accord avec les propos de snooze. Je n’aurais pas dit mieux…

    • Anna Kendrick : craquante. La présence de son personnage est salvatrice.

    • @ jon8

      Non, vous n’êtes pas seul. Mais, sans le savoir, vous avez trouvé la solution, ou du moins une piste de solution, à votre problème avec votre métaphore sur le vin : il faut savoir laisser vieillir les films pour les apprécier à leur réelle valeur. Sans le hype omniprésent actuel, beaucoup de « chef-d’oeuvres » instantanés risquent de perdre beaucoup de valeur avec le temps, au profit d’oeuvres moins médiatisées mais souvent plus sincères, plus subtiles et surtout plus originales que les amalgames de bonnes idées éprouvées auxquels on nous habitue.

    • “C’est sa p***** de job qui fait en sorte qu’il est toujours à l’extérieur!!”…

      Les gens ont quand même un contrôle sur leur vie, si j’étais son frère je m’en cri***rait de sa job le jour de mon mariage et si il me proposais quelque chose d’aussi intimement familial je dirais aussi non, merci.

      Ça fait parti de ce ce qu’il dénonce aussi dans ce film: les symboles.

      Le mariage comme symbole, le job comme symbole, l’amour qui paralyse et qui fait des trous dans le ventre, qui fait que le monde s’arrête autour.

      C’est un film grandiose.

    • REitman envisage le licenciement comme un nouveau départ, comme un événement heureux qui nous permet de réaliser nos rêves.

      Juste pour ça ce flm devrait survivre à toutes les époques.

      Grandiose grandiose.

    • theodore_wilbur_graaf à 16h29, vous avez ressenti la même chose que moi.

      J’ai toutefois fortement craqué pour Up in the Air que j’ai vu 2 fois et que je vais acheter.

      Grandiose, grandiose, grandiose.

    • C’est un film sur la solitude qui a une crise éonomique comme décor.

      Perdre sa job et se retrouver seul face à soi-même peut être vertigineux.

      Clooney vit tout ça avec son job comme handicap/bouée de secours selon l’évolution du film.

      J’ai reconnu des tas de gens dans ce film.

      Grandiose, grandiose, grandiose, grandiose.

    • Le reproche qu’on peut faire à ce film est que Reitman tente trop de se placer en haut de la mélée, par fois ça donne des bons résultats Juno était efficace, dans ce cas-çi les intentions sont moins claires.

      Contrairement à Monsieur Siroka je n’irais pas à qualifier ce film de conventionel , ceci dit on vit peut-être un côté recette chez Reitman, faudra voir son opus suivant pour le confirmer.

      Pour Slumdog, je partage l’opinion de Siroka, le récit est d’une artificialité monté par un montage hyper-slick digne d’un videoclip, on essair d’enfirouapper les gens avec des gros sentiments et ça marche la plus grosse joke est qu’on essaie de vendre ce film comme un truc indépendant

      @ jon8 Si vous vous ne reconnaissez pas dans les critiques prenez-les avec un grain de sel, il n’y a rien de mal à aimer quelque chose que personne d’autre aime et vice-versa, l’important c’est de démeurer ouvert et de visionner ou d ‘écouter principalement des oeuvres qui vous stimulent soit le cerveau et les trippes, le reste ça demeure l’équivalent d’essayer de se tenir avec la gang qui est cool à l’école secondaire

    • @nads123

      C’est son 3e long métrage : http://www.imdb.com/name/nm0718646/

    • Bon billet!
      C’est un film qui m’a laissé indifférent malgré les tentatives dépourvues de subtilité du réalisateur de passer des messages. Vous cernez à nouveau très bien les faiblesses qui me dérangent mais que vous identifiez avec beaucoup plus d’adresse.
      En tout cas, c’est loin d’être aussi mauvais que Slumdog que j’ai personnelement détesté. Film cucul avec un procédé narratif complètement insignifiant, des interprétations allant de douteuses à mauvaises et avec un peu d’épices indiennes pour parfumer le mauvais goût général de la chose.

    • Point de Clooney, on ne parle même pas de ce film dont le scénario est si peu crédible.

      **

      @Jon8, 00h44: vous avez en quelques paragraphes résumé des soirées de discussion sur cette situation sandwich dans laquelle des potes et moi vivons comme vous, en musique notamment. On se console (en ne buvant ni de la Bud, ni un cognac $$$$ bien sûr), qu’entre les tranches du nivellement par le bas et de l’imbuvable élite se trouve toute la saveur du sandwich.

    • @Jon8

      Lassitude au niveau cinematographique ? Absolument, surtout en cette epoque ou tout n’est que remake et copie des grands succes d’hier a grand coups de CGI (CLASH OF THE TITANS, LAST HOUSE ON THE LEFT, THE CRAZIES, etc … oh ! et cela inclut AVATAR, en passant, dont la trame a ete piquee par Cameron dans une vieille serie des annees 60s ! Voir ici :
      http://filmscultes.blogspot.com/search/label/AVATAR%20%282010%29

      Comme tout n’est plus que remake et emprunts, je combats personnellement la “lassitude” en puisant dans le repertoire original (merci aux torrents de l’Internet, source intarissable de tresors caches non disponibles dans les clubs videos).

      Plus de plaisir a regarder un vieux SAMUEL FULLER (SHOCK CORRIDOR, THE NAKED KISS) qu’a voir n’importe quel film recent ! Plus de bonheur a voir le FASTER PUSSYCAT KILL KILL de Russ Meyer que cette pale copie qu’est le recent BITCH SLAP !

      Autre tresor cache : SECONDS (1966) de john Frankenheimer ….

      Y s’en fait plus des comme ca …

    • @eraserhead

      Je seconde pour SECONDS (ha ha le jeu de mots!), un des meilleurs crus de la filmo de Frankenheimer, que j’ai le bonheur de posséder en DVD…

      Pas encore vu Shock Corridor de Fuller mais je compte bien le faire rapidement !

    • @Jozef Siroka
      le critique a du mal avec la critique aujourd’hui?

    • «Up in the air» est un «feel good» movie typiquement hollywoodien. On y retrouve un bel enfant de salaud, célibataire, égocentrique, plein aux as, qui se fout de sa famille de «péquenots» et qui gagne sa vie en faisant le sale boulot de chefs d’entreprise qui n’ont pas le courage de licencier eux mêmes leur personnel. Ils embauchent un «consultant» avec une belle gueule pour se dédouaner.

      Puis, l’enfant de salaud vient tout près de se faire faire le coup du parapluie par une jeune «number cruncher» ambitieuse issue d’une grande école pour finalement constater que son style de vie n’est pas le bon et il retrouve les «vraie valeurs» et sa famille. Et, cerise sur le sundae, sa complice de couchette nomade est mariée. Il est déçu. La morale hollywoodienne est sauve. Fin du film.

      Quant au prétexte, c’est à dire les suppressions d’emploi, pour avoir passé la moitié de ma carrière en RH et avoir embauché et aussi remercié, permettez-moi de commenter cela aussi.

      Le personnage n’est pas invraisemblable, la démarche non plus et la «bullshit» qu’on sert aux pauvres licenciés fait partie de plusieurs discours dans les circonstances. Les quelques «success stories» de gens ayant trouvé la voie après un licenciement sont aussi dans le domaine du possible mais ne sont nullement la majorité. La solution de la jeune ambitieuse de le faire par écran interposé serait sans doute le couronnement du cynisme mais je ne crois pas que nous soyons rendus là, quoique…..!

      Et j’allais oublier: Il est toujours plus facile de tout laisser tomber une fois que l’on s’est rempli les poches. Un compte en même comme conférencier-motivateur expliquant comment il a trouvé la voie.

      Et je continue à me demander comment il pouvait être tiré à quatre épingles toute une semaine durant et même plus, en ne voyageant qu’avec un petit bagage de cabine. Quand je voyageais léger comme ça, c’était rarement pour une longue période surtout s’il fallait participer à de multiples réunions. Et rassurez-vous, ça n’était pas pour mettre du monde dehors.

    • Oups, désolé: Mon avant dernier paragraphe aurait dû se lire:
      Et j’allais oublier: Il est toujours plus facile de tout laisser tomber une fois que l’on s’est rempli les poches. Un compte en banque bien garni remplace bien un psy. Il pourrait même finir comme conférencier-motivateur à 50 000$ du show expliquant aux adeptes du «rubber chicken circuit» comment il a trouvé la voie.

    • @jeanfrancoiscouture,
      J’ai réponse à votre question sur le complet tiré à quatre-épingles toujours parfait: service de nettoyage/repassage 2 heures (ou “same day dry cleaning”). Disponible dans les hôtels luxueux. Cela vous permet de voyager avec 2 complets, sauf si vous avez tendance à renverser vos verres de vin rouge ou avec une préférence pour les crottes de fromage.

    • Bonjour!

      Je ne suis pas en accord avec l’analyse présenté. Je prends ce film à un 3ième ou 4ième degré. Up in the air c’est l’histoire de la difficulté humaine de vivre l’intimité, le réel en relation avec soi et les autres. Tout au long, notre héros se plaint du poids des relations avec les autres. Il est incapable d’intimité et lorsqu’enfin, il est touché et à le goût d’aller plus loin, il se rend compte que sa confiance a été brisé par la femme envers laquelle il s’est épris. La récession, les congédiements déguisés en opportunités nous montre tout simplement notre difficulté collective d’être vrai, de connecter l’un avec l’autre et d’engager des dialogues et de vivre nos émotions humaines. Lorsqu’à la fin notre héros perd son opportunité de vivre l’amour, il est contraint de retourner dans les airs, pour vivre une vie dénué de sens car il croit qu’il ne peut pas être vrai en amour, au travail ni avec personne. Il croit qu’il est condamné à la bullshit toute sa vie. C’est une conclusion triste mais c’est le constat d’un réalisateur qui est conscient de la solitude humaine.

      Marc

    • @hdufort.11h53. Vous avez raison. Merci de m’avoir rafraîchi les neurones. Ça m’était sorti de la tête ce service. Et notre héros, il devait certainement porter ça au compte de dépenses de la firme. À la retraite et en tenue sport depuis trop longtemps je suppose. On ramollit. Quant aux crottes de fromage, ça n’a jamais fait partie de mon régime. Les gras trans, les colorants, l’excès de NACL et autres machins, ouache. Par contre, le vin rouge, en faisant attention ça allait et ça va toujours. Aucune mésaventure à signaler. Ne vous inquiétez pas.

    • @ ghost

      Je tombe des nues, comme vous dites, pour la seule raison que ce film ordinaire a été reconnu comme étant le meilleur film de son année par la très grande majorité des critiques. Ma réaction se veut en quelque sorte inversement proportionnelle à celle du consensus.

    • Billet revenu intact ou modifié ? (can’t remember)

      Il était perdu derrière le sofa, finalement, hein ? ;-)

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