Jozef Siroka

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    Jozef Siroka est journaliste au pupitre à LaPresse.ca et blogueur cinéma à temps partiel.
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    Mardi 5 janvier 2010 | Mise en ligne à 18h15 | Commenter Commentaires (33)

    Avatar : révolution bleu pâle

    jamessig

    J’attendais impatiemment de vivre la fameuse «expérience imprégnante» de James Cameron, pour finalement réaliser que je m’étais embarqué dans l’aventure à titre de témoin indifférent. J’aurais sincèrement voulu être un participant, me laisser aller à des applaudissements enjoués, comme ce fut le cas pour bon nombre de mes voisins à lunettes assis au bout de leur sièges dans une salle pleine à craquer hier après-midi au Cinéma BS. Pourtant, je dois admettre que j’ai vu exactement ce que j’anticipais : une intrigue simpliste gavée de clichés servie par une démonstration technique époustouflante. On peut dire que le choc de ces deux éléments gravement inégaux a annulé toute possibilité de grandeur (et, par le fait même, de médiocrité). Ce qui ressort de l’équation : un produit efficace, rien de plus ni de moins.

    Selon ma théorie totalement non-scientifique, on pourrait justifier jusqu’à un certain point l’ineptie du scénario – qui recycle invariablement des ingrédients de Dances With Wolves, The Matrix ou Pocahontas, le tout saupoudré par une couche édulcorée de mysticisme écologique à la Miyazaki – en essayant d’adopter le point de vue de Cameron et de sa cohorte d’évangélistes techno-progressistes. Selon ces derniers, Jeffrey Katzenberg en tête, cette énième réincarnation du 3D marque une étape fondamentale dans l’histoire du cinéma, comme ce fut le cas lors de l’arrivée du son synchro dans les années 1920 ou de la couleur dans les années 1940. Pour ne pas trop «perturber» les spectateurs lors de leur première expérience, pour leur permettre de s’habituer plus facilement à la nouvelle technologie, on propose une intrigue familière, simple et réconfortante, qui aide à faire un pont entre le passé et le futur.

    C’est d’ailleurs un peu dans cet esprit que les frères Lumière ont mis en scène leur premier film, le tout premier de l’histoire, L’Arrivée d’un train à La Ciotat (1895). Et, malgré la banalité de ce qui était présenté à l’écran, des spectateurs auraient abruptement quitté la salle, pris de frayeur. Avatar n’a peut-être pas provoqué des sensations aussi fortes mais a le mérite d’avoir ramené, ne serait-ce que momentanément, un esprit communal dans les salles de cinéma. Quelque chose qui ne s’était pas vu à une si grande échelle depuis l’avènement Star Wars, si on en croit les critiques A.O. Scott du New York Times et David Denby du New Yorker en entrevue à Charlie Rose*.

    Un autre élément très satisfaisant est la retenue dont fait preuve Cameron dans son déploiement d’effets spéciaux. On s’entend : le film a coûté un demi-milliard $ et ça paraît. Les séquences dans la nature de Pandora, cet univers édenique sorti tout droit de l’imagination débridée de Cameron, sont particulièrement éblouissantes. Les couleurs, la texture de la faune et de le flore donnent une impression de vraisemblance jamais vue auparavant. On oublie vite le terme «synthèse» dans «images de synthèse». Cependant, malgré les formidables outils technologiques dont dispose Cameron, on ne sent jamais qu’il veut épater la galerie avec du rentre-dedans, à la manière de George Lucas et de sa nouvelle trilogie Star Wars sursaturée. Un raffinement visuel bienvenu et même surprenant, surtout en ce qui a trait à la subtilité des effets 3D.

    Maintenant, en prévision d’Avatar 2, on espère que Cameron saura déléguer un peu de contrôle artistique et qu’il s’associera avec un scénariste compétent. Et alors là, peut-être qu’on pourra vraiment parler de révolution bleue.

    La droite s’énerve (encore)

    Pour un film qui a tant fait jaser en raison de son apport technologique, c’est en fin de compte son contenu idéologique perçu qui a suscité les réactions les plus intenses. Comme dans le cas de WALL-E, les blogues de droite s’arrachent les cheveux en raison du message pro-environnement d’Avatar. Et, comme si ce n’était pas assez, les Méchants prennent la forme ici de soldats américains (d’ex-soldats engagés par une corporation pour être plus précis).

    La critique de l’ère Bush par Cameron est en effet assez directe (le Méchant commandant parle «d’attaque préventive», urge de «combattre la terreur par la terreur», son opération militaire est littéralement décrite comme Shock and Awe) mais, étant donné que le discours philosophique de son film est si mince, pour ne pas dire infantilisant, il est à mon avis peu pertinent de débattre avec autant d’énergie ses connotation politiques. Enfin, si ça vous intéresse, SlashFilm a recensé quelques réactions de la blogosphère conservatrice.

    ***

    * Pour une raison mystérieuse, aucun hyperlien ne mène à l’entrevue. Pour la trouver, allez dans l’onglet «Recent Shows» du site de Charlie Rose, et descendez jusqu’à l’émission en date du 17 décembre. Ça vaut la peine.

    À lire aussi :

    > Le 3D : l’avenir du cinéma?
    > Avatar, un film anti-chrétien?
    > James Cameron à 60 Minutes
    > South Park se paie Avatar
    > Le 3D, «un ennui et une distraction»
    > Avatar, année zéro

    (Photo : Sigourney Weaver et James Cameron lors de la première d’Avatar à Los Angeles. Via Life)


    • Je suis content que tu en parle, c’est l’impression que j’ai eu à propos du scénario (qui ne m’as pas du tout indisposé pour sa simplicité). Le risque financier était si colossale que Cameron n’avait pas le choix que de faire l’histoire la plus simple pour un premier Avatar. À mes yeux c’est l’évidence même.

      Maintenant, je suis persuadé qu’une suite d’un film ayant rapporté tant d’argent sera plus raffiné et complexe.

      Moi ça fait quelque fois que je vais le voir et je compte bien y retourner encore quelques fois. Mais ce n’est pas tant dans l’esprit de “revoir un film” que je le fait, mais plus comme une sorte de “spa” ou club santé où on paye pour se détendre la tête et l’esprit. C’est dans cette idée que je revois ce film toujours avec grand plaisir. Juste d’être dans Pandora pendant 3 heures vaux le 12$ du ticket.

    • Ça donne quand même envie d’aller voir le film…

    • L’occidental qui se purifie, s’unit aux aborigènes et se tourne contre ses factieux. Sujet infiniment rebattu. Et la victoire guerrière du primitivisme sur le technologique fait tellement penser aux EWOKS de la lune forestière d’Endors que justement… on s’endors…
      Paul Laurendeau

    • Étrangement, la minceur du scénario ne m’a pas dérangé tant que ça (sauf les dialogues qui tombent trop souvent dans le ridicule et les blagues éculées, personne d’ailleurs n’a rit durant ma projection, pourtant salle comble). Avatar est avant tout un spectacle et il faut le prendre comme tel. Vu ainsi, ça marche assez bien.

      Le 3D est impressionnant, mais pas toujours convaincant. Dans certaines scènes, on n’a pas tant d’effet de profondeur, mais plus l’impression d’une superposition de plusieurs plans bi-dimensionnels. Durant ces moments, il n’y a aucune rondeur, tout est aplati. Il y a aussi cette drôle d’idée de mise en scène de ne pas utiliser la profondeur de champ dans un film qui repose pourtant sur cette donnée. Pourquoi faire le focus sur un visage à l’avant-plan et laisser l’arrière-plan flou dans un film en 3D? L’effet d’immersion en est annulé.

      Pour moi, Avatar n’est pas encore la révolution attendue, c’est des premiers pas. Sans le 3D, Avatar est un film sans intérêt. À ce stade, il faut se demander si le 3D va continuer dans la même direction, c’est-à-dire pousser le cinéma vers le purement spectaculaire. J’imagine que ça tient surtout de la nouveauté et qu’il arrivera un jour un nouveau Griffith qui inventera un nouveau langage, mais ce n’est pas si certain, cette démesure restant le dernier avantage du grand écran sur le petit (qui n’est plus si petit que ça…)

    • Nous avons une discussion fascinante sur ce film chez moi…

      http://kaverne.wordpress.com/2010/01/05/le-regard-de-dieu/

      En effet, le film ne témoigne pas de grandes qualités hormis au niveau des images, mais il permet une réflexion sur les standards de l’industrie et la présence du merveilleux d’origine chrétienne dans ce genre de production.

      Et puis d’ailleurs, hormis dans la science-fiction, vous connaissez beaucoup de genres où on applaudit quand les humains se font botter le cul ?

    • @ Jozef Siroka

      “Pour ne pas trop «perturber» les spectateurs lors de leur première expérience, pour leur permettre de s’habituer plus facilement à la nouvelle technologie, on leur propose une intrigue familière, simple et réconfortante, qui aide à faire un pont entre le passé et le futur.”

      Théorie intéressante, mais qui ne s’applique pas vraiment à Cameron, surtout si on se penche sur sa filmographie jusqu’à date. Entre la redite à gros budget (Aliens, Terminator 2), la fable quétaine (Abyss, Titanic et Avatar) ou encore le plagiat (Terminator), les scénarios de James Cameron ne brillent pas par leur originalité ou leur profondeur scénaristique, quoi qu’en disent les admirateurs.

      Dans un certain sens, ce cher JC me fait beaucoup penser au réalisateur japonais Ryuhei Kitamura (Versus, Azumi, Godzilla: Final Wars) : un réalisateur dynamique et talentueux mais un bien piètre scénariste…

    • @ johnny

      Je trouve qu’Avatar est particulièrement simpliste, même comparé à ses autres films. J’ai trouvé Aliens et les Terminator plutôt originaux.

    • Totalement d’accord avec toi Jo. Je considère que le film est assez mou généralement. Une histoire assez cucul, tendance écolo new-wave, une imagerie assez quétaine… Nous sommes dans la dictature des effets spéciaux. Tout ce qui coûte plus de 100 millions $ est monté aux nues. L’avenir est maintenant aux techniciens et non plus aux artistes.
      OB

    • Je ne m’attendais pas à une histoire élaborée et qui provoque la réflexion ; c’est un film d’action à grands renforts d’effets visuels. Oui l’histoire est simpliste, n’allez pas me faire croire que Terminator met de l’avant une réflexion très poussée non plus.

      C’est une bon divertissement facile, absolument à couper le souffle aux points de vue visuel et technique, mais sans plus. Film de la décennie comme certains l’ont déjà qualifiés? Non, jamais, c’est du gâteau triple sucre avec cinq couches de glaçage, pas un repas gastronomique.

    • @ danrelish

      Ah bien franchement, de dire qu’il n’y as pas d’Art (ne serais-ce que visuel) dans Avatar c’est bien le comble de la mauvaise foi!

    • La seule chose qui m’a decu d’Avatar est son usage peu innovatrice du 3D. Comme dans tous les films 3D precedemment vus, on se sert de la technologie uniquement a nous mettre des trucs en plain la face.

      De fait, il n’y a qu’une scene qui m’a ouvert les yeux sur le potentiel de la technologie, et c’est le debut de la scene de prison. Dans ce court instant, avec la vitre en pleine face, j’ai vraiement ressenti une emotion, une d’isolement total. En y repensant, je me demande ce que The Shining aurait pu avoir l’air en 3D.

      Le 3D gagnera uniquement en credibilite a mes yeux le jour ou des cineastes s’en serviront pour creer des atmospheres differentes du grandiose et emerveillement. Un jeune directeur qui en serait capable, je pense, est J.A. Bayona, et son film Hater decidera des ses succes futurs a Hollywood.

      En passant, d’entree jeu j’ai affirme que ma seule deception d’Avatar etait son utilisation du 3D. Pour ce qui du scenario, m’attendant au pire, je n’ai pas ete decu.

    • Parlant de scénario éculé et d’effets spéciaux spectaculaires…

      À quand le premier porno à gros budget en 3D …??

    • @ Jozef Siroka

      Avec Terminator, James Cameron a été poursuivi pour plagiat par Harlan Ellison. Quant à son Aliens, il y reprend de façon presque identique le schéma du premier film, la subtilité en moins et une métaphore assez pataude de la Guerre du Vietnam en plus (ah! ces pourris de bureaucrates!).

    • @johnnythewolf

      Je dois être en désaccord avec vous. Aliens est similaire au premier Alien en partie oui, mais parce que c’est tout simplement le sujet de la série. Le reste est tout à fait différent. Alien 3, lui, est bien plus une copie du premier Alien que Aliens l’est… Et puis, quand ils ont essayé de s’éloigner de l’esprit de la série, ça a donné le nauséabond Alien Ressurection…. BERK!!!

      Il reste que, pour moi, toute métaphores confondues, Aliens est le meilleur film de Cameron, suivi par Terminator 2 puis par Avatar. Après? On tombe dans le cu-cul au max (Titanic) ou le carrément ennuyant (Abyss)… quoique True Lies était amusant.

    • Même les “bonhommes bleus” du film ne sont pas une idée originale de Cameron, si on se fie à ceci :
      http://themonkeymind.livejournal.com/35638.html

    • @cine-madame

      C’est rendu maintenant qu’il est possible de trouver une “source” pour toute idée et que tout est maintenant sujet à “Copyright”… Non mais sérieusement, nous sommes TOUS influencés dans nos idées à un certain point que ça soit conscient ou non… et ce n’est pas toujours du plagiat. Que Cameron ait été influencé ou non n’enlève rien à la validité de son idée…

      À bas le plagiat, c’est certain. Mais si on parle d’une certaine influence obscure… on en a tous.

    • Certain que la pire crainte du critique est d’être associé au populisme. En même temps ça explique pourquoi des fois vous en manquez une (pas vous personnellement).

      Vous dites “histoire simpliste, moyens techniques impressionnants” donc produit efficace, rien de plus. Mais cela faisant vous minimisez l’intérêt de ce film soit l’ouverture sur la 3D.

      Dans un sens c’est bien que les critiques ne créent pas; vous êtes tellement prévisibles !

    • @ Lordcraft

      C’est là où vous vous trompez. Penchons-nous un peu sur la structure du récit des deux films :

      - Le film commence dans l’espace avec l’héroïne en cryosommeil;
      - Elle est tirée de son sommeil pour découvrir que son vaisseau n’est pas du tout à l’endroit prévu;
      - Son équipage est envoyé par la Compagnie sur LV-426;
      - Les ennuis commencent quand un personnage va explorer le vaisseau extraterrestre et se prend un parasite dans la figure;
      - Toute illusion de contrôle s’évanouit quand l’Alien émerge de la poitrine d’un des personnages;
      - Les survivants sont forcés d’utiliser un arsenal inefficace, dont des lance-flammes;
      - L’équipe de l’héroïne est décimée petit à petit;
      - Les survivants sont coupés du reste du monde;
      - On découvre qu’un des survivants est en fait un pourri à la solde de la Compagnie;
      - L’agent de la Compagnie essaie d’éliminer l’héroïne, mais est neutralisé par les autres survivants, puis interrogé;
      - Un des personnages est un androïde;
      - L’héroïne doit composer avec un compte à rebours;
      - La plupart des survivants sont tués;
      - Dans cette fuite, l’héroïne décide de revenir en arrière pour aller récupérer un être cher;
      - L’héroïne se retrouve dans le nid de l’Alien;
      - L’héroïne s’échappe juste avant la destruction de l’endroit où elle se trouvait;
      - Alors qu’elle se croyait sauve, l’héroïne découvre qu’un Alien a infiltré son vaisseau;
      - L’héroïne revêt une combinaison, puis botte l’Alien hors de son vaisseau, dans le vide sidéral;
      - Le film se termine avec l’héroïne qui se prépare à retourner en cryosommeil.

      Évidemment, on peut chipoter sur les détails et le ton (beaucoup plus hollywoodien dans Aliens), mais la structure demeure étrangement similaire, ce qui n’est pas vraiment le cas d’Alien 3, du moins, dans sa version longue. Pour ce qui est du quatrième volet, les artisans du film ont visiblement tenté de faire un compromis entre un concept original et un retour au concept d’Aliens pour plaire aux fans de Cameron.

    • Question simple pout tout le monde : le “King of the World” est-il reconnu pour ses scénarii ou plutôt pour son étalage d’effets spéciaux.. ? Je me souviens avoir pleurer à la projeciton de Aliens en voyant ce que l’on avait fait avec l’esprit de l’original. Même pour True Lies il a réussi à nous assomer d’effets spéciaux et pour le scénarion : nada, il a repris une bonne petite comédie française..
      Donc ceux et celles qui sont déçus par le scénario de Avatar, se sont trompés de réalisateur… c’est dommage.

    • @rogiroux

      Je me suis souvent posé la question. Jozef approuvera sans doute le choix de Sasha Grey, qui incarne ses personnages avec une grande profondeur.

      Question ‘open’ : quand on se souvient d’Avatar quelques semaines après, on ne s’en souvient pas comme d’un film qu’on a vu, mais bien d’une expérience qu’on a vécu. Du moins dans mon cas. Pandora n’est pas un lieu que j’ai vu au ciné, mais un endroit où je suis allé. C’est pas logé dans le même ‘chip’ dans le cerveau. Une partie de ce phénomène est due au 3D, mais le ‘réalisme total’ n’y est pas étranger. En ce sens, on peut parler de ‘révolution’. Avatar est une expérience d’immersion comme il en existe très peu.

      @jozef

      Vous étiez si bien parti… Remarquez, entretenir un combat idéologique à finir, ça divertit. La Guerre Froide est terminée, cela dit…

    • J’ai vu le film lundi. J’ai aimé justement le fait que les effets spéciaux ne servent pas à nous donner des sensations fortes, mais juste à se sentir “immerger” dans la forêt.

      Pour la révolution, on repassera. Ce type “d’immersion” ne servira pas beaucoup de films. Est-ce que Die Hard ou Lord of the Rings auraient été meilleurs avec une immersion 3D? Je ne pense pas. 99% des films ne sauraient qu’en faire (je pense aux comédies, comédies romantiques, drames, la plupart des films d’action, etc)

    • Avatar est un événement technologique qu’il ne faut pas manquer. Afin d’attirer le plus de monde possible dans les salles, il fallait un scénario très familial et c’est ce que Cameron a réalisé. J’y suis allé en après-midi et il y avait beaucoup d’enfants dans la salle qui ont adorés leur expérience.

      Avatar nous permet une immersion complète dans cet univers et ce, grâce au 3D qui n’est pas là pour nous lancer des choses au visage mais vraiment pour nous faire entrer sur Pandore.

      On a donc droit à une technologie incroyable et un scénario très familial. Bien entendu, ce film en 2D ne serait qu’un produit très moyen mais grâce à une technologie 3D que je n’aurais pas imaginé voir il y a 10 ans, Avatar devient une expérience que j’ai trouvé très divertissante. Et comme je le dis souvent, j’aimes analyser un film en fonction de ses objectifs et non pas en fonction de normes dramatiques pré-établies. Si une comédie a pour but de faire rire et qu’elle me fait rire, je la considère réussie. Avatar a pour but d’épater par sa technologie et de divertir le plus grand nombre de gens possible et c’est réussi.

    • J’ai vue le film en fin de semaine, je ne savais pas quoi m’attendre sauf des dessins animés en 3d. J’ai trouvé le film époustouflant, ma baloune ses dégonflé quand j’ai réalisé que le scénario était écolo cucu. Désolé, mais moi les écolos pure et dure, je ne suis plus capable de les sentir.

    • Tout dépend de nos attentes initiales avant de voir le film. On devrait apprécier Avatar pour ce qu’il est: un dépaysement garanti, des scènes jamais vues, une ingéniosité technique remarquable. À ce titre, c’est réussi. James Cameron ne fait pas dans la dentelle, il fait dans le stéréotype. Je n’apprend rien à personne, alors pourquoi être surpris. Si on s’attend à de la finesse dans le caractère des personnages, une manière de raconter plus subtile et un réalisme (on parle de science-fiction, n’oublions pas), allez voir District 9.

    • …moi j’ai bien apprécié tout de même si le scénario est “so so”.

    • @allonsvoyons

      ”Est-ce que Die Hard ou Lord of the Rings auraient été meilleurs avec une immersion 3D ?”

      Deux fois oui. Alien, le labyrinthe de Pan, 2001, mais je crois que les gens ont le premier réflexe d’associer la pertinence de cette techno aux films d’action ou d’épouvante.

      J’ai 39 ans et je crois bien qu’à mes 50 ans tourner en 2D sera aussi rare que tourner en noir et blanc aujourd’hui et servira surtout à donner un cachet ou une ambiance.

      N’importe quel film j’aimerais mieux le voir en 3D plutôt qu’en 2D. Et je ne suis pas fana des films d’action ou d’épouvante.

    • @johnnythewolf

      Hum… ok, et?

      La structure est la même, oui. Et? C’est un Alien. Y’a pas 36 000 façons de faire un Alien, sinon ça même à Alien: Ressurection. Faut pas s’attendre à ouvrir un dialogue avec un Alien, tout de même. C’est des insectes, ou à peu près: pour eux, la vie est suivre toujours le même scénario.

      De toute manière, n’est-ce pas suranalyser un film un peu? Aliens est un bon film, non? C’est tout ce qui importe dans les films de Cameron, étant donné les messages simplistes qu’il essaie de passer…Pas trop trop d’analyse à faire pour chercher les messages…

    • Un peu d’accord avec Lordcraft. Aliens est d’abord un film d’action, situé dans un décor extra-terrestre. Et c’est un foutu bon film d’action. Le premier Alien était davantage un film d’épouvante, avec un huis clos étouffant et peu de scènes de bagarre, qui misait beaucoup sur la terreur suscitée par la présence d’un extra-terrestre imprévisible. Dans le 2e volet, la surprise est disparue. On sait de quoi a l’air la bestiole, on sait aussi qu’elle n’est pas très amicale.

      Aliens est seulement un foutu bon film d’action, dans un contexte de sci-fi ! Et que dire du personnage d’Hudson ! Ses répliques sont parmi les meilleures de toutes les années 1980 !

    • Ce petit bout là me faire toujours tripper :

      http://www.youtube.com/watch?v=5DZ6NYPPoQc

    • C’est un très simpliste de dire que l’intrigue est simpliste, je trouve. Il faut distinguer l’histoire et le récit : l’histoire est vaste, transgressive, seule la narration est très classique (j’ai passé un petit moment à le décortiquer, parce qu’il me semblait qu’il y avait de la facilité à dire que le contenu n’est pas à la hauteur du contenant, et je suis désormais sûr que c’est faux http://rogue-site.over-blog.com/article-avatar-le-verdict-40953873.html).

    • En ce qui me concerne, j’ai vu Avatar en 2D d’abord, puis en 3D. Et j’ai nettement préféré la première version! Mis à part quelques scènes réussies où on se sent «dans» l’image, le reste est flou et donne mal aux yeux plus qu’autre chose. Le discours des pro-3D me fait penser à celui d’un type parlant de haute fidélité acoustique en MP3… Quand la technologie sera au rendez-vous, good, j’en serai le plus heureux, mais pour l’instant, on en est encore aux balbutiements.

      Ouais! C’est vrai ça, à quand la 3D dans la porno? On risquerait moins d’avoir mal à la tête si le plus gros du sang est drainé vers le bas…

    • Records d’Avatar, normal, un très très bon film. J’adore le graphisme des avatars !

      Mais pour mettre ce film en perspective dans la SF, faut sans faute aller voir une superbe rétrospective-sondage trouvée sur Pnyx: Trx314 y a réalisé une sélection des 40 meilleurs films de Science Fiction des 50 dernières années, avec 5 montages vidéo qui décoiffent vraiment ! Une video par décennie depuis 1960, et la dernière, 2000-2009, se termine bien-sür par … Avatar.

      C’est sur YouTube ou sur Pnyx, avec les mots-clés ” 50 ans de SF ” ou pour la première video: http://www.youtube.com/watch?v=Gwq3EsadEFo et http://www.pnyx.com/fr_fr/tags/50-ans-de-science-fiction/

      Un must pour les fans de Sci-Fi ! Et en plus, on peut faire son propre Best-Off !

    • Très mauvais film! Du Cameron: gros fx avec p’tit scénario. C’est un superviseur d’effets spéciaux, pas un réalisateur.

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