Jozef Siroka

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    Jozef Siroka est journaliste au pupitre à LaPresse.ca et blogueur cinéma à temps partiel.
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    Lundi 30 novembre 2009 | Mise en ligne à 20h15 | Commenter Commentaires (62)

    Épiphanies cinématographiques

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    - Barry Lyndon

    Dans son nouveau livre Screen Epiphanies, le journaliste britannique Geoffrey Macnab demande
    à plusieurs réalisateurs de renom quel est LE film qui a scellé leur passion à jamais et qui les a influencés à choisir le cinéma comme carrière (voir extraits plus bas).

    En ce qui me concerne, mon épiphanie cinématographique n’est pas survenue après un seul film, mais bien après plusieurs films marquants que j’ai vus en une très courte période de temps, pendant que j’étais adolescent. Tout a commencé alors que je me retrouvais dans la section des «vieux films» au Blockbuster (c’est-à-dire tous ceux qui n’ont pas été produits dans l’année en cours). J’ai été captivé par la couverture d’un boîtier VHS : on y voyait une policière agenouillée au-dessus d’un corps inanimé, tout le reste inondé d’un désert blanc de neige. Le titre, en grandes lettres rouges : Fargo.

    Ce qu’il y a de bien avec les «vieux films» du Blockbuster est qu’on peut les garder sept jours, et ce, à une fraction du prix de la nouveauté qui, elle, doit être rapportée le lendemain. Une promotion très intéressante considérant que je n’ai pas voulu quitter de sitôt l’univers fascinant de Fargo après l’avoir vu une première fois. J’y ai replongé à de nombreuses reprises durant cette semaine qui a, pour ainsi dire, changé ma vie. Le film des frères Coen réussit l’exploit d’être complètement original tout en se servant d’éléments très familiers. Il s’agit d’un triomphe créatif qui démontre que le cinéma de qualité ne nécessite pas de moyens financiers importants pour frapper l’imagination avec autant de jouissance.

    J’ai vu par après Nashville (1975) de Robert Altman, qui m’a fait réaliser le potentiel phénoménal d’une caméra pour enregistrer le comportement humain. Il y eut ensuite 2001 : A Space Odyssey (1968) de Stanley Kubrick où j’ai compris que le cinéma c’est d’abord des images en mouvement et que, si l’on accepte l’adage «une image vaut mille mots», un film peut se montrer une source de plénitude intellectuelle, en plus de fournir d’évidents agréments esthétiques. Enfin, j’ai vu (ou, plutôt, vécu) Andrei Rublev (1966) d’Andrei Tarkovski. Le film le plus marquant de ma vie, une expérience cinématographique totale. Comme le dit si bien J. Hoberman dans son essai : «Andrei Rublev projette un monde complet ou, plutôt, le monde lui-même essaie de forcer son chemin à travers l’écran».

    ***

    Pour revenir au livre de Macnab, le Independent a publié quelques extraits. J’en traduis une sélection :

    Lars Von Trier (Breaking the Waves, Dancer in the Dark, Antichrist) – Barry Lyndon (1975) de Stanley Kubrick

    Regarder Barry Lyndon est un plaisir, comme manger une très bonne soupe. C’est très stylisé et soudainement surgit de l’émotion [quand l'enfant tombe du cheval]. Il n’y a pas beaucoup d’émotion. Il y a beaucoup d’atmosphère et la direction photo est fantastique, comme dans les vieilles peintures.

    Une chance qu’il n’avait pas d’ordinateur! S’il en avait eu un, on n’y aurait pas porté attention, mais on sait qu’il a attendu trois semaines pour ce brouillard dans la montagne. Le personnage de Barry Lyndon n’est pas très émotif. En fait, il est l’opposé. C’est un opportuniste.

    J’ai vu le film la première fois quand j’avais 20 ans et je me suis endormi. C’est un film très, très long. Si vous avez vu Barry Lyndon, la dernière scène, où sa femme écrit des chèques, est extrêmement longue. Ça ne finit plus, mais c’est magnifique.

    Je ne sais pas si Kubrick a vu mes films, mais je sais que Tarkovski a vu mon premier et l’a détesté! C’est supposé être ainsi.

    La narration dans mes films Manderlay et Dogville est définitivement inspirée par Barry Lyndon, et cette voix ironique du narrateur, la sensation qu’il y a des chapitres. C’est tout Kubrick!

    Danny Boyle (Trainspotting, 28 Days Later, Slumdog Millionaire) – Apocalypse Now (1979) de Francis Ford Coppola

    C’était le moment où soudainement tout avait un sens. Je crois que le film entrechoque les éléments du cinéma américain commercial et artistique. C’est ce que Coppola a fait et cela m’a tellement transformé.

    Il y a quelque chose qui hante tous les réalisateurs; on ne fait rien de vraiment utile même si l’on est perçu comme étant utiles. Mon père a combattu dans la guerre et a contribué à quelque chose et, néanmoins, tout ce que je voulais c’est qu’il regarde la version de la guerre selon Coppola. Cela n’a pas diminué le film pour moi, mais catégorise en un sens le cinéma pour moi.

    Les films marchent parallèlement à la vie et ils s’en nourrissent mais je ne crois pas que l’inverse soit nécessairement vrai. Nous, dans notre monde, dans la bulle dans laquelle nous travaillons, imaginons qu’il en est ainsi, mais je n’en suis pas si sûr.

    Paul Schrader (American Gigolo, Affliction; scénariste de Taxi Driver, Raging Bull) – Pickpocket (1959) de Robert Bresson

    J’ai été tellement impressionné que ça m’a pris du temps avant de me rendre compte pourquoi. Au lieu d’en écrire une simple critique, j’ai écrit dessus pendant deux semaines.

    J’ai vu un film que je n’ai pas simplement aimé mais que je savais faire – je savais comment faire. C’est un drame existentiel au sujet d’un seul personnage qui se trouve dans toutes les scènes et qui flâne, qui épie le monde, qui habite en solitaire dans une seule pièce et qui subit une transformation.

    Maintenant, je n’ai jamais essayé un film aussi austère que Bresson. Il s’agit un talent très spécial et je ne suis pas ce type de cinéaste. Tu ne rivalises pas dans ce genre de territoire à moins que ce ne soit le seul moyen dont tu sais faire des films. Tu ne peux copier Bresson. Mais j’ai toujours fait ce genre de film avec des variations et des déviances.

    Martin Scorsese (Taxi Driver, Raging Bull, Goodfellas) – The Red Shoes (1948) de Michael Powell et Emeric Pressburger

    J’appelle ça des coups de pinceau, la manière que Michael Powell utilise la caméra dans The Red Shoes. La séquence du ballet est en elle-même une sorte d’encyclopédie de l’histoire du cinéma jusqu’à ce point. Ils ont utilisé tous les moyens d’expression possibles, datant aux premiers jours du cinéma muet.

    Dans le documentaire que je fais sur le cinéma britannique, je me dois de prendre une approche à partir de mon point de vue, de ce que j’ai expérimenté et comment je l’ai expérimenté. Regarder des films britanniques était aussi naturel que de regarder un western. [...] Kind Hearts and Coronets a beaucoup influencé ce que je fais avec la voix off.

    Mais je continue de revenir à The Red Shoes. Si je reviens d’un plateau de tournage à 3h du matin et le film joue, je trouve difficile d’aller me coucher. C’est un film auquel je suis continuellement et obsessivement attiré.

    Et vous, avez-vous connu de telles épiphanies?


    • Apocalypse now est définitivement le film le plus marquant que j’ai vu. Il y a un avant et un après dans ma vie.

    • Je dirais qu’il y a eu plusieurs films décisifs comme La Montagne Sacrée ou Ascenseur pour l’Échafaud mais Barton Fink est celui qui me vient spontanément en tête. Je me souvient clairement d’avoir terminé le film, de l’Avoir adoré mais sans comprendre pourquoi. Je l’ai réécouté et alors j’ai davantage compris et eu le goût de trouver des films semblables.

    • Comme je suis un fan de sci-fi, je dirais Alien et Aliens. Le premier que j’ai vu j’avais peut-être 5-6 ans m’a fait faire des cauchemars pendant longtemps. Le 2e et bien je pensais que les aliens allaient se faire donner leur leçon par les kick-ass marines et tout… erreur!

      Sinon je dirais que Poltergeist de Spielberg est probablement l’autre film qui m’a marqué le plus, encore une fois parce que j’en ai fait des cauchemar, j’avais un arbre qui donnais sur la fenêtre de ma chambre…

    • Sonatine avec Takeshi Kitano. Une parenthèse de paix dans un sandwich de violence incontrôlée.

    • Le premier fil qui m’a fait aimé le cinéma est Predator, ce film d’action me fascinait lorsque j’avais 6 ans. De plus, Jaws me donnait toujours des frissons lorsque je me baignais dans le lac près de chez moi.

      Adolescent, Fight club m’avait choqué sur le coup. Mais, après une courte réflexion, j’y ai vu une excellente critique sociale. Mudholland drive m’a beaucoup obsédé (la scène ou une chanteuse chante sixteen reasons) aisni que Royal Tenenbaum (la scène du suicide magnifique).

    • Je devais avoir 14 ans. Au cinéma Le Clap, à Québec, ils avaient décidé de présenter des versions “remasterisées” des films de Chaplin (qui, je crois, venaient de faire l’object d’une sortie DVD). Ma mère m’a emmené voir Le Dictateur, et je peux honnêtement dire que ce film a changé ma vie. Je ne crois pas que je serais étudiante dans le domaine si ce n’était de cette expérience-là.

    • “Persona” de Ingmar Bergman. J’ai vu ça au cégep à 17 ans, ça m’a ouvert l’esprit à jamais.

    • La scène de la bataille sur la glace dans “Alexander Nevsky”, vu quand j’étais adolescent, m’a fait comprendre l’importance de la musique dans un film.

    • Deux moments-charnières dans ma vie de cinéphile :

      1) 2001 de Kubrick à 18 ans. J’avais découvert une œuvre qui me dépassait totalement. J’en n’arrivais pas à voir le bout : à chaque visionnement, mon expérience en était bonifiée, l’interprétation me semblait infinie. Un film étourdissant. Analogie musicale : Funeral d’Arcade Fire, un album que je n’arrête pas de découvrir et redécouvrir et qui a ouvert la porte à mes explorations musicales.

      2) Blow-Up d’Antonioni à 23 ans. La découverte de la narration mise au second plan. Un film sans histoire (enfin, c’est comme ça que je l’ai perçu à l’époque), où « ce qui se passe » devant la caméra ne semble pas plus important que la musique, les couleurs ou la composition de l’image. Analogie musicale : Le compte complet de Malajube, avec ses voix traitées comme des instruments de musique au même titre que les autres, sans hiérarchie, mais dont un ordre qui semble émerger du chaos.

    • C’est d’abord par le jeu des acteurs avant tout que le cinéma m’intéresse.

      M Le Maudit de Fritz Lang. La performance de l’acteur Peter Lorre m’avait jetée par terre. Associée au génie de Lang, quel bonheur ! Puis, j’ai vu quelques jours plus tard, Mastroianni dans Les yeux noirs de Nikita Mikhalkov. Et ensuite, Max Von Sydow, dans Pelle Le conquérant, de Bille August (je ne crois pas que j’aurai aimé le film sans lui). J’avais 14 ou 15 ans à l’époque et j’étais «vendue» au cinéma!

      M. Siroka, les grandes performances d’acteur, ce serait un bon sujet de billet, non?

    • J’ai eu ma première véritable épiphanie cinématographique alors que j’avais déjà commencé mes études en cinéma (j’y étais grâce à Kubrick, mais le choc fut doux et pas du tout de nature épiphanique ou révélatoire). Le prof nous avait présenté Mauvais Sang de Carax, qui m’avait plutôt indifféré durant la projection. Pourtant, sitôt rentré chez moi, je fus poussé irrésistiblement à revoir le film, ce que je fis dès le week-end venu, et ce fut là une expérience sublime que je répétai systématiquement une fois par semaine pendant au moins un an (sans exaggération). Étrangement, ça m’a pris au moins dix visionnements avant de me mettre à écouter le contenu des dialogues plutôt que leurs pures sonorités: je ne comprenais que le strict minimum, dès que la voix godardienne en intro embarquait je restais hypnotisé pendant deux heures, incapable de bouger, porté par une rare poésie visuelle, emporté par mes sens. Wong Kar-wai me fit le même effet, à la fin de Fallen Angels je n’avais qu’une envie: rewind et play again (dans le temps du vhs). L’effet de ces films a diminué avec le temps (probablement parce que ma situation matrimoniale a changé, je ne partage plus depuis longtemps le même désespoir amoureux), il reste que je n’ai jamais rien ressenti depuis de comparable.

      Sauf, peut-être, à deux occasions: Tropical Malady, mon film de la décennie sans hésitation, qui me secoue encore aujourd’hui, et pendant la rétro de Tsiai Ming-Liang à la cinémathèque il y a deux-trois ans, où j’ai pu voir l’intégrale de son oeuvre, éphiphanie étalée sur une semaine et demie, moment que je considère aujourd’hui comme ma véritable révélation cinématographique, où j’ai enfin compris c’était quoi du cinéma, ce que deux ans de cegep et trois d’université n’ont pas réussi à faire.

    • Comme la majorité d’entre nous, je suis devenu fan de cinoche à l’adolescence. Plusieurs films marquants datent de cette époque. Mon film «épiphanique» date peut-être de la fin de mon adolescence, je devais avoir autour de 18 ans. C’était durant mon cégep, cours complémentaire: Cinéma américain. Le film: Crimes and Misdemeanors, de Woody Allen. WOW. Le monde de Woody Allen s’est ouvert devant moi et j’ai alors réalisé que le cinéma américain pouvait être autre chose que des blockbusters hollywoodiens.

    • Je crois que le premier film que j’ai vu au cinéma sans mes parents était Léolo. J’avais 13 ans et je suis tombée sur le cul! J’y ai pensé pendant des semaines, des mois après. Ensuite, il y a eu Manhattan Murder Mystery et The Nightmare Before Christmas. Boum, j’étais accro!

      Ma mère est une mordue de cinéma à la culture vaste comme un empire, elle m’a amenée voir des dizaines de films classiques et intellos quand j’étais petite, ça a forcément préparé le terrain, mais je crois que le déclic s’est vraiment produit quand MOI j’ai choisi le film et que j’y suis allée toute seule comme une grande (enfin, avec ma meilleure amie) ;)

    • @ cinematographe

      c’est certain, on a eu le même prof! j’ai eu le même coup de foudre pour le film de carax! définitivement dans mon top 5 ever!

      mon cégep ma aussi beaucoup influencé, avant j’avais été complètement transformé après avoir vu 2001: a space oddysey (toujours mon film fétiche), apocalypse now, domicile conjugale (truffaut), the thin red line ou fargo. ensuite, par l’influence de mes professeurs (avec qui j’ai découvert la vrai cinéphilie), j’ai été conquis par un condamné à mort s’est échappé, pickpocket, l’argent de bresson. j’ai ensuite découvert par moi même deux de mes cinéastes favoris: werner herzog (aguirre est aussi dans mon top 5) et claire denis qui a changé ma vie avec beau travail (j’y retrouvais aussi ce cher denis lavant!)

    • Ça va un peu dans tous les sens mais les raisons pour lesquelles un film nous marque peuvent être bien mystérieuses.
      Mes épiphanies:
      2001: L’Odyssée de l’espace (c’était à Ciné-Club, j’avais 12 ans, j’ai rien compris mais je savais que je venais d’assister à quelque chose d’important – et que comprendre n’était pas toujours nécessaire)
      Ensuite j’ai découvert beaucoup de films dans un ciné club au cégep de Shawinigan et dans le cours d’un prof du même cégep
      Manhattan de Woody Allen
      Les bons débarras de Francis Mankiewicz (film dur mais beau)
      Chaos des frères Taviani
      Sweet Movie de Dušan Makavejev (très bizarre, mais à voir absolument)
      Le temps des gitans de’Emir Kusturica
      et bien d’autres

    • Quand j’étais enfant, je trouvais que rien n’arrivait à la hauteur de Star Wars (la trilogie) à part peut-être Le Silence Des Agneaux (animation), Tron, et Fantasia de Disney (Allegro Non Troppo aussi). Puis vint David Lynch, dont je suis devenu fan depuis Elephant Man. Et de là j’ai découvert des classiques comme Welles ou Bergman, mais quand Lynch a gagné la palme en 1991, j’étais perplexe car le titre du film me semblait bidon (”Wild At Heart”). En le voyant, je trouvais cela 10 fois mieux que ce que j’aurais pu espérer, et je me suis dit “Bon. Voilà. C’est lui le plus grand.” Depuis je n’ai jamais été déçu par Lynch, et un fan fini. Il y en a quelques autres, mais pas beaucoup qui font des films aussi pur et jouissif que Lynch. Qui nous transporte sans jamais nous faire oublier que ce que nous regardons, c’est simplement du cinéma. Le cinéma devenu un carré de sable. Il est fabuleux.

    • Mon épiphanie cinématographique, je l’ai vécue à l’âge de 13 ans avec Forrest Gump. Ça peut paraître un peu cucul, ce n’est pas un film de répertoire ou quoi que ce soit, mais il n’en demeure pas moins que c’est une merveille tant au point de vue de la réalisation que du scénario. Le personnage de Forrest Gump est absolument sublime de simplicité et d’innocence, C’est un film qui fait du bien à l’âme, si j’ose dire, et la trame sonore est un bijou.

    • Je tenais à ajouter aussi que Moonraker de James Bond m’avait marqué étant petit. À la télévision, si un film de Disney ou de James Bond jouait, c’était une grande soirée. La télévision dans ce temps là présentait ces titres comme une programmation spéciale, dans le temps des fêtes ou au jour de l’an.

    • Parlant de Lynch, quand la saga Twin Peaks est arrivée, je me souviens du concert de Julee Cruise à Montreal (en première partie de Dead Can dance): j’étais en extase. C’était comme d’entrer à travers l’écran d’un film. J’étais “dans” Twin Peaks. J’ai rarement connu une passion cinématographique qui s’est vécu en dehors du produit comme cela. Je pense que les fans de Twilight doivent connaitre cette sensation aujourd’hui.

    • Le film qui m’a amenée à découvrir ce que pouvait véritablement être le cinéma est Orange mécanique que j’ai loué au dépanneur à Warwick. Dès la première scène j’étais fascinée, ça ne ressemblait en rien à ce que j’avais eu l’habitude de voir (j’ai ensuite vu en rafale tous les films de Kubrick). C’est le film qui m’a poussée à étudier en cinéma au cégep de Saint-Laurent, où un prof en particulier m’a fait découvrir des films de différents pays dont plusieurs m’ont aussi marquée.
      Mais le film qui m’a laissée sans voix est Le Sacrifice de Tarkovski que j’ai vu à la cinémathèque, j’y ai pensé constamment pendant des semaines. C’est le meilleur film que j’ai vu de ma vie, et je ne crois pas que j’en verrai un meilleur… la perfection a été atteinte.

    • Clockwork Orange fut, de manière peu originale, un grand moment de découverte pour moi… J’ai compris le véritable potentiel polémique et philosophique du cinéma au début de l’adolescence grâce à ce film.

      Plus récemment, Dogville et Manderlay (grandement sous-estimé je trouve) m’ont particulièrement perturbés… Deux grands films, à mon avis.

    • J’ai grandi avec les films américains et je regardais tout ce que je pouvais regarder (Les Indiana Jones auront toujours une place dans mon coeur…) Mais je me rappelle être sortie du cinéma une fois et avoir été vraiment bouleversée par un film encore pas très connu à ce moment-là: The Usual Suspects.

      Pendant tout le film j’avais l’impression de savoir ce qui se passait, et à la toute dernière minute avant la fin du film, je me rends compte que je m’étais complètement fait avoir! Ca a été en même temps la frustration d’avoir été manipulée, mais aussi un pur moment de bonheur… Wow! Enfin un réalisateur qui fait ce qu’il veut avec ses spectateurs, et non pas faire ce que le spectateur veut! J’en redemande…

    • Pas de véritable épiphanie pour moi… Les films de mon enfance et de mon adolescence, je les aimais tous!

      *Blow Up* d’Antonioni (1966) m’a convaincu que je voulais devenir photographe…

      *Z* de Costa-Gavras (1969) a éveillé ma conscience politique. Je me souviens d’être sorti enragé de la projection au cinéma Empire dans le Vieux-Québec.

      *Fellini-Satyricon* de la même année qui m’a fait découvrir l’oeuvre de ce très grand cinéaste et qui m’a montré que le cinéma pouvait faire autre chose que de raconter une simple histoire!

      Le film qui m’a le plus marqué à cette époque, c’est *Psaume Rouge* de Miklós Jancsó (1972), un film de 87 minutes tourné en 27 longs plans-séquences chorégraphiés d’une beauté hypnotisante.

    • Non mais qu’est-ce qu’un grand cinéaste ne ferait pas pour attendre des jours et des jours pour que la température soit en parfaite symbiose avec ce qu’il recherche comme atmosphère… Digne de grands cinéastes!
      Vive le cinéma!

    • Trois réalisateurs m’ont ouvert les yeux à 17-18 ans:

      Premièrement, à 17 ans, je prend un cours de cinéma et je regarde The Shining de Kubrick en classe. Discussion de groupe mémorable à la fin. C’est là que j’ai compris que j’avais été floué par Hollywood toute mon enfance et que mon cerveau sous-stimulé en voulait plus. Je me précipite sur Orange mécanique, Barry Lyndon, Paths of Glory, Full Metal Jacket.

      Ensuite, la bombe Pulp Fiction explose et je n’en revient pas de l’habilité du récit déstructuré et déjanté. Tarantino est trop cool!

      Enfin, un jour quand j’ai 18 ans, quelqu’un me prête Blue Velvet et Twin Peaks en me disant que j’aimerai ça. Je les regarde deux ou trois fois chacun et je capote. Lynch est génial au sens le plus pur du terme.

      Enfant (8-9 ans), j’ai aussi été marqué par Hamburger Hill, quand le gars se fait arracher le bras et ne s’en rend pas compte: en une scène, l’horreur de la guerre a été définie. (oui je sais, mes parents m’ont laissé regarder ça!)

      Mais mon coup de coeur quétaine, c’est les Goonies, que j’ai dû voir au moins 20 fois quand j’étais petit.

      Récemment, j’ai découvert Tarkovsky et je suis content de voir que je trippe encore.

    • Pour moi, l’épiphanie cinématographique s’est déroulée — sans surprise — durant mes années de cinéma au cégep à Québec, bref plusieurs films enchaînés les une à la suite des autres et j’ai nommé (aucun ordre en particulier : Le confessionnal, À bout de souffle, La Dolce Vita, Citizen Kane, Le chat dans le sac, Le Cuirassé Potemkin, Le mariage de Maria Braun, etc.

      Mais il n’y a pas à dire que c’est l’éclectique et virtuose film de Welles qui remporte la Palme, suivi de celui de Godard et sans oublier 2001… C’est ce dernier qui me fait aimer et apprécier le septième art, auquel je ne me peux plus me dissocier tellement cet art est le plus puissant de tous, un symbole indestructible.

    • Le Choc des Titans
      Le Retour du Jedi
      Superman

    • On remarquera ici un pattern évident : les épiphanies se produisent majoritairement durant notre adolescence/CECEP, années de changements majeurs dans la vie de tous. Premières peurs, premiers amours, premières désillusions, etc. auxquels on associe un film, un roman, une groupe musical, etc. On en vient à regretter par la suite qu’aucun film ne semble pouvoir nous marquer de la même façon (normal, puisqu’on est rendus ailleurs), alors on se souvient avec nostalgie de l’impact des films de notre jeunesse en se disant “qu’ils n’en font plus des comme ça “. Mes choix personnels :

      Enfant : Terrifié par la série AU-DELA DU RÉEL (version 1963) et les images de Conrad Hall
      Adolescent : Ébloui par les trucages de Ray Harryhausen (JASON ET LES ARGONAUTES, CLASH OF THE TITANS, etc.)
      CEGEP : Moments d’épiphanie intenses en découvrant ERASERHEAD, APOCALYPSE NOW, POSSESSION, LE TAMBOUR, COME AND SEE, etc.

      Ah ! Ils n’en font plus des comme ça …

      www.filmscultes.blogspot.com

    • Star Wars
      Blade Runner
      The Godfather
      Apocalypse Now
      Clockwork Orange
      The Shining
      Les ailes du désir
      Cyrano de Bergerac
      Chinatown
      Persona
      The Cook, the Thief, his Wife and her Lover
      Nightmare Before Christmas
      Maltese Falcon
      Princess Mononoke

      Et j’en oublie certainement….

    • @sultitan

      le silence des agneaux en film d’animation…

      premiere fois que j’entend parler de ca :)

      l’évasion de prison du Dr Lecter doit etre troublante en dessins animés…

    • Oh, et Blue Velvet et Secretary

      @sultitan
      Le seigneur des anneaux en film d’animation, peut-être ?

      ciné-madame
      Mon blogue : http://cine-madame.blogspot.com/

    • Je dois en avoir 200.

      Tout ce qui est de Kubrick ou des frères Cohen. Tous les Tarantino. On part avec ça.

      Les bons films d’anticipation (Gattaca, 1984…)

      C’est arrivé près de chez-vous, Sérial lover, Délicatessen.

      Les Sergio Leone. Les Bud Spencer.

      Et plusieurs autres. Relativement éclectique.

      Mais le top du top des tops? J’hésites… Mettons “Toxic le ravageur”? :^)))

    • Maintenant tout près de souffler mes quarante bougies, mes goûts cinématographiques ont évolué considérablement au fil des années.Étant fan de cinéma fantastique et de suspense plus jeune, il est normal que mes premiers coups de coeur se situent de ce côté :

      Halloween (1978). Oui, sérieusement… Le premier opus de la saga Michael Myers réalisé par John Carpenter est un des films qui m’a donné le goût du cinéma. Film sensé qui a enfanté par la suite nombre de suites débiles, Carpenter m’a fait réaliser pour la première fois qu’avec du talent derrière la caméra, on pouvait faire un bijou de suspense avec très peu de moyens. Un des films qui m’a aussi ouvert les yeux sur l’impact que la musique peut avoir sur un film… Évidemment je suis devenu sur le champ un fan assidu de Carpenter, du moins à venir jusqu’au début des années 90, où celui-ci semble avoir perdu un bon brin de sa touche.

      Duel (1972). Premier grand film de Steven Spielberg qui fut à l’origine, ironiquement, un téléfilm destiné à la chaîne ABC. Malgré les limites imposées par le médium, Spielberg concocte un petit chef d’oeuvre, un véritable thriller de peur, et cela à partir d’une idée de base toute simple (un automobiliste est pourchassé sans raison apparente par un poids lourd des plus menaçants) basé sur un petit scénario du vénérable Richard Matheson. J’admire encore toute la précision apporté aux cadrages très précis et des angles de caméra apporté à la direction photo, et cela, je le répète, pour ce qui était à la base un téléfilm.

      Psycho et Vertigo de Hitchcock. Le premier pour son statut de pierre angulaire du thriller et le deuxième pour sa beauté picturale et son climat de mystère si bien entretenu.

      Naturellement, je ne peux passer en revue tous les films qui ont eu une impression en moi, il y en a tellement. Certains des Kubrick déjà cités, The Conversation de Coppola, etc…

      Au fil des années, mes goûts cinématographiques se sont élargis, et je me suis pris à apprécier un cinéma plus contemplatif. Days Of Heaven (1978) de Terrence Malick en est un bon exemple. Mes cours de cinéma au Cégep m’ont fait découvrir plus amplement la filmographie de Fritz Lang et le cinéma expressioniste allemand, François Truffaut grâce au visionnement de sa Nuit Américaine (1973) et un brin de cinéma japonais grâce aux Sept Samouraïs (1954) de Kurosawa…

    • @ERASERHEAD

      T’as bien raison ! Le plus bizarre, c’est de penser que plusieurs jeunes spectateurs de notre époque vont plus tard parler avec nostalgie du moment d’épiphanie qu’ils ont vécu en voyant … TWILIGHT !! ;)

    • La Haine de Mathieu Kassovitz

      Une oeuvre extraordinaire autant sur le fond que sur la forme!

      Il reste encore et toujours mon film préféré.

    • gee. extremement dur à dire.
      Bon, quelques perles :

      1) Orange Mécanique (Stanley Kubrick)
      Du grand cinéma. Point à la ligne.

      2) The Doors (Oliver Stone)
      Artistiquement, le film le plus complet d’Oliver Stone

      3) The Abyss (James Cameron)
      Euhh…une des épopées sous-marine les plus enlevante? Bon..après Das Boot ! ;)

      4) Tie Me Up, Tie Me Down (Pedro Almadovar)
      Antonio Banderas et Victoria Abril dans une originale histoire d’amour qui m’a complètement charmé adolescent.

      Et dans le désordre :

      - Les 3 premiers Star Wars
      - Silence of the Lambs
      - Aliens le Retour
      - Dune
      - Spirited Away
      - La série Jason Bourne
      - Hamburger Hill
      - Platoon

    • @ joe_bleau et mlektra

      En fait, la question c’est de savoir quel sont le ou les films qui ont déclenché en vous la passion pour le cinéma, pas nécessairement vos films préférés à vie.

    • ‘Il était une fois dans l’ouest’ et ‘Vol au dessus d’un nid de coucou’.

    • Voici les quelques films qui ont définitivement déclenché ma passion pour le cinéma:

      Le Sacrifice de Tarkovsky
      Ordet de Dreyer
      Theorema de Pasolini
      Persona de Bergman

    • Pour ma part, je suis allez voir BEN HUR au cinéma avec mon père et il y avait un entracte…Par la suite, lorsque je sus allé voir FANTASIA,mon deuxième film au cinéma, j’attendais l’entracte avec impatience, mais il n’y en avait pas.
      Ces deux films constituent ma première expérience dans une salle noire. Mais le film qui m’a donné le gout du cinéma : JAWS!!! Un film parfait….

    • Sans aucun doute: For a Few Dollars More de Sergio Leone (1965)

      J’entends encore la musique de le montre d’El Indio…

      “When the chimes finish, begin”

    • 1) Blade runner; une des réflexions les plus accomplie à mon avis sur le phénomène de la cybernétique et l’intelligence artificielle,

      2) Europa de Lars Von triar, pour son univers dans le style de Kafka, un film presque parfait d’un point de vue cinématographique.

      3) Trainspotting pour la vie, la musique l’élan irrépressible de la jeunesse, un film incroyablement stimulant!

    • 1- M de Frtiz Lang
      2- Straw Dogs de Sam Peckinpah
      3- Eyes Wide Shut de Kubrick
      _______________________________

    • Pour ceux qui voudraient sortir des sentiers battus. Parce qu’on ne se cachera pas que le 5/6 des films cités plus hauts sont des films quand même ”connus” et qui reviennent souvent. Je vous invite donc à visionner des films ayant une grande importance selon moi.

      Visitor Q de Takashi Miike
      Ichi the Killer de Takashi Miike
      Gozu de Takashi Miike
      Graveyard of Honor de Takashi Miike

      La série des films Pusher (Danemark)

      The Last Horror Movie

      Et la liste pourrait continuer ainsi pendant des heures

      Bon visionnement

      Gozu

    • Pour moi c’était Being John Malkovich. Je crois que c’était le premier dont j’ai fait l’analyse pour voir sa place parmi tous les films que j’avais vu jusqu’à ce moment là. Ça a déclenché chez moi une appréciation des films plus personnels et plus absurdes aussi, moins gros budget ou popcorn quoique je ne boudais pas vraiment ces films. Mais bon, au générique, j’avais un certain inconfort non pas parce que je n’avais pas aimé sur le coup mais parce qu’il m’a rappelé l’univers de 12 Monkeys.

    • On parle du déclencheur… Woman in Love de Ken Russel…

    • J’avais10, 11 ou 12 ans et j’ai vu en partie Laurence d’Arabie. Je trouvais ça long et lent, mais ô combien accrocheur et je n’arrivais pas à saisir ce qui me fascinait tant. Je l’ai revu des années plus tard, à Canal D ou Télé-Québec, de minuit à 3h passées… De la même manière j’ai découvert Pulp Fiction.

      J’ai vu Apocalypse Now des années plus tard, très tard dans la nuit, et le même sentiment m’a envahit.

      La cerise fut 2001 : L’odyssée de l’espace. Je n’ai tellement rien compris à ce film la première fois (et la deuxième, et la troisième…) mais c’était tout simplement magnifique.

      Laurence d’Arabie, Apocalypse Now et 2001… tous des films impensables aujourd’hui. Quel studio se lancerait dans une telle aventure? C’est triste.

    • @ Josef

      Les 2 premiers alors..

    • Bon M. Siroka, je dois comprendre que vous n’avez pas apprécié ma suggestion de ce matin….Pour moi, c’était une bonne blague….Bref, soyons sérieux.

      Le film qui a tout déclenché, et bien c’est les Dents de la mer aux Grands films sur notre ”tévé”Candle 14 pouces en noir et blanc….

    • @rustin_man: belle petite liste de suggestions! On voit ici un fan de Miike ;-)

    • A HARD DAY’S NIGHT (1964) avec les Beatles. Vu à 13 ans. Innoncence en folie. Une marque au fer rouge.

      http://www.ecouterlirepenser.com/textes/pl_ci_hard_day.htm

      Charlie Chaplin dans le vent… Et cette musique…
      Paul Laurendeau

    • HIROSHIMA MON AMOUR d’Alain Resnais, vu à la télé vers 9-10 ans.

      Bon, je ne vous ferai pas le coup du génie précoce bouleversé par la grâce de «Tu n’as rien vu à Hiroshima». Ce n’est pas cela du tout. Mais je me souviens nettement avoir été subjugué par la singularité de ce film. J’étais complètement déconcerté et quand même un peu séduit aussi.

    • Dans ma campagne profonde abitibienne, mon cinéma se limitait à ce qui passait à la Tévé (comme dirait mickey3d), et ce qu’il y avait au dépanneur du village le plus près…. alors beaucoup de Blockbusters m’ont diverti, mais ce qui m’a fait voir le cinéma différemment fût:” L’enfant lumière” (même en français il était excellent quand j’étais ptite); qui marquait le début de mon amour pour les films troublants, et “Il était une fois dans l’ouest”; pour sa trame sonore extraordinaire (qui était une des seule musique qui jouait chez nous, en 8 track!). D’ailleurs le premier film où j’ai pleuré en cachette (devinez pour quelle scène).
      Ha, et “Rocky” aussi. Mon prof de cinéma américain au Cégep nous à montré qu’il y a souvent autre chose derrière une histoire cute cute…

    • @Astyanax

      C’est drôle, ton souvenir d’enfance m’en rappelle un bien personnel à moi aussi : à peu près au même âge (10-11 ans), j’étais tombé sur CLÉO DE 5 À 7 à la télé, et bizarrement, ça m’avait accroché … Je ne saurais trop dire pourquoi … Je ne l’ai pas revu depuis … Dites-moi, mon souvenir est vague, mais ça se termine pas par un plan du couple (lui habillé en militaire ?) qui descendent un escalier, s’arrêtent et se regardent sans dire un mot … ? Je crois que c’est cette finale qui m’avait frappé …

    • Zorba le Grec (Alexis Zorba), de Michael Cocoyannis. pour la musique, la métaphysique, la condition humaine et l’espoir.

      Ensuite, 2001, A Space Odyssey. Je me souviens d’avoir écrit à Kubrick pour avoir des explications. Vu au moins 12 fois et piqué depuis pour la vie.

      Mes shoots préférés depuis (vu au moins dix fois chacun): Duel, Close Encounters of the Third Kind, Fargo (un film parfait), Apoclaypse Now, Alien (le 1er, parfait, vu 13 fois),

      Les one shots époustouflants: Le Dîner de Con, Breaking the Waves, Babel.

    • Bonjour,

      j’aimerais apporter une petite précision. Le livre Key Moment in Cinema date de 2002. Le livre dont vous parlez ci-haut est Screen Epiphanies: filmmakers on the films that inspired them et devrait être disponible en janvier.

    • Stranger than Paradise de Jim Jarmush

    • @ zecat

      Merci beaucoup.

    • Dans mon cas, le choc qui a fait basculer la “switch à on”, qui m’a changé de “trippeux de vues” à “fraichier du 7eme art” fut The Godfather.

      J’aurais bien aimé avoir eu cette expérience avec un film plus obscur, plus intello, moins “cliché”, etc. Mais comme tout cinéphile, on ne choisis pas le moment où on devient un “born again” :-)

    • Dans l’ordre à différents stades de ma vie…
      Vertigo de Hitchcock
      Clockwork orange de Kubrick
      Les ailes du désir de Wenders
      Fargo des frères Cohen
      J’attends le prochain…!

    • LE film qui m’a grandement intrigué lorsque j’étais petit? “My life as a dog” (1985) de Lasse Hallström. C’était la première fois que je voyais un film aussi curieusement onirique… la découverte qu’il y a une infinité de manières de raconter des histoires. J’étais un petit gars de 11 et après avoir vu ce film, j’étais irrémédiablement attiré vers un cinéma plus personnel, moins facile d’accès.

    • stevevallee:
      “J’aurais bien aimé avoir eu cette expérience avec un film plus obscur, plus intello, moins “cliché”, etc. Mais comme tout cinéphile, on ne choisis pas le moment où on devient un “born again” ”

      C’est bien normal, et honnête aussi de votre part. Car, allez, soyons honnêtes, la plupart des gens ici ont eu la piqûre du Septième Art par le biais de films connus, des classiques, grâce à ce qui passait à la télé ou bien avec ce qu’on trouvait au club vidéo du coin…

      Pour ma part, j’aurais pu citer L’HEURE DU LOUP, un de mes Bergman préférés que j’ai vu pour la première fois vers mes 25 ans, mais j’ai choisi le courage d’être honnête et j’ai cité des films tenant du cinéma de genre, car c’est par le cinéma de genre que j’ai fait mon apprentissage cinématographique, et non par le cinéma d’auteur…

      Alors j’ai choisi d’y aller avec mes tripes plutôt que de citer des titres plus obscurs pour initiés seulement (genre Miike) histoire d’épater la galerie…

      P.S. Sérieusement, peux-t’on vraiment attraper la “piqûre” du cinéma à travers Miike ? Il me semble qu’on doit déjà être cinéphile accompli avant de pouvoir même entendre parler de lui.

      P.P.S. J’avoue que Miike, c’est pas vraiment ma tasse de thé… :)

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