Jozef Siroka

Archive, novembre 2009

Lundi 30 novembre 2009 | Mise en ligne à 20h15 | Commenter Commentaires (62)

Épiphanies cinématographiques

barry.jpg
- Barry Lyndon

Dans son nouveau livre Screen Epiphanies, le journaliste britannique Geoffrey Macnab demande
à plusieurs réalisateurs de renom quel est LE film qui a scellé leur passion à jamais et qui les a influencés à choisir le cinéma comme carrière (voir extraits plus bas).

En ce qui me concerne, mon épiphanie cinématographique n’est pas survenue après un seul film, mais bien après plusieurs films marquants que j’ai vus en une très courte période de temps, pendant que j’étais adolescent. Tout a commencé alors que je me retrouvais dans la section des «vieux films» au Blockbuster (c’est-à-dire tous ceux qui n’ont pas été produits dans l’année en cours). J’ai été captivé par la couverture d’un boîtier VHS : on y voyait une policière agenouillée au-dessus d’un corps inanimé, tout le reste inondé d’un désert blanc de neige. Le titre, en grandes lettres rouges : Fargo.

Ce qu’il y a de bien avec les «vieux films» du Blockbuster est qu’on peut les garder sept jours, et ce, à une fraction du prix de la nouveauté qui, elle, doit être rapportée le lendemain. Une promotion très intéressante considérant que je n’ai pas voulu quitter de sitôt l’univers fascinant de Fargo après l’avoir vu une première fois. J’y ai replongé à de nombreuses reprises durant cette semaine qui a, pour ainsi dire, changé ma vie. Le film des frères Coen réussit l’exploit d’être complètement original tout en se servant d’éléments très familiers. Il s’agit d’un triomphe créatif qui démontre que le cinéma de qualité ne nécessite pas de moyens financiers importants pour frapper l’imagination avec autant de jouissance.

J’ai vu par après Nashville (1975) de Robert Altman, qui m’a fait réaliser le potentiel phénoménal d’une caméra pour enregistrer le comportement humain. Il y eut ensuite 2001 : A Space Odyssey (1968) de Stanley Kubrick où j’ai compris que le cinéma c’est d’abord des images en mouvement et que, si l’on accepte l’adage «une image vaut mille mots», un film peut se montrer une source de plénitude intellectuelle, en plus de fournir d’évidents agréments esthétiques. Enfin, j’ai vu (ou, plutôt, vécu) Andrei Rublev (1966) d’Andrei Tarkovski. Le film le plus marquant de ma vie, une expérience cinématographique totale. Comme le dit si bien J. Hoberman dans son essai : «Andrei Rublev projette un monde complet ou, plutôt, le monde lui-même essaie de forcer son chemin à travers l’écran».

***

Pour revenir au livre de Macnab, le Independent a publié quelques extraits. J’en traduis une sélection :
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Samedi 28 novembre 2009 | Mise en ligne à 15h15 | Commenter Commentaires (13)

Confessions d’un chef grindhouse


***
Je vous présente Olivier Bolduc, alias Bolton, un cuistot avec de l’attitude, philosophe à ses
heures, qui allie dans ses court-métrages culinaires les sensibilités de Curieux Bégin et des films d’exploitation des années 1970, dans la veine du Grindhouse (2007) de Tarantino/Rodriguez.

On peut voir dans ces vidéos une satire sur la glamourisation de la gastronomie, ou autre constatation sociologique. Le fait est que «Bolton» est tout simplement hilarant, pour autant que vous aimiez l’humour impertinent, grossier, à la limite trash.

Ci-dessus, Ragoût et maudite machine. (Le making-of est ici).

D’autres recettes :

> Poule en Pot et Coat de Cuir
> Pâté chinois et démystification de la féminité
> Sauce rosée en 2 minutes

Enjoy!

À lire aussi :

> Christopher Walken aux fourneaux

(Merci à Ed pour les liens)

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Vendredi 27 novembre 2009 | Mise en ligne à 14h30 | Commenter Commentaires (5)

À propos d’Helen

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Portrait de la critique Helen Faradji, l’une des plus belles plumes sur le 7e art au Québec, par un jeune étudiant passionné de cinéma.

Vous pouvez lire les éditoriaux d’Helen, une vraie mine d’or qui remonte à mai 2007, sur le site de 24 Images.

Son plus récent concerne Twilight : New Moon. Un extrait :

Et voilà ce qui en réalité agace avec l’idée d’un film de filles : cette façon de voir les œuvres comme des jouets pour enfants, prédéterminés à s’attirer les faveurs des foules roses ou bleues. Cette façon d’admettre qu’un film qui a un genre doit surtout être le plus générique possible. Cette façon de capitaliser sur les envies et désirs supposés d’un public ciblé en oubliant qu’un film est d’abord et avant une question de style. Cette chose indéfinissable, qui flotte sur l’écran comme un esprit sans que l’on puisse exactement mettre le doigt dessus, sans que l’on puisse précisément le décrire. Cet esprit qui rend les films personnels, justes, intrigants. Or, en devenant un film de filles (ce qu’était tout de même beaucoup moins le premier volet), New Moon est surtout devenu un film sans style. C’est probablement ce qui est son pire défaut.

Son blogue est ici.

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