Jozef Siroka

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    Jozef Siroka est journaliste au pupitre à LaPresse.ca et blogueur cinéma à temps partiel.
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    Mardi 4 août 2009 | Mise en ligne à 3h30 | Commenter Commentaires (57)

    Taken : fantaisie néoconservatrice

    T-4

    Vous voulez voir le monde à travers les yeux de la bande à George W. Bush? Oubliez les savants livres sur la politique étrangère et louez-vous Taken. Quoique écrit et produit par Luc Besson, le film semble tout droit sorti de l’imagination manichéenne de Dick Cheney, tant il souscrit au dogme du néoconservatisme.

    La mise en situation : Bryan (Liam Neeson), un ancien agent secret américain qui était posté au Moyen-Orient, revient au pays pour une retraite prématurée dans le but de se rapprocher de sa fille adolescente. Lorsque cette dernière décide de partir avec une amie en Europe, son père, qui connaît les dures réalités du monde, se montre très inquiet. Et avec raison; à peine débarquée à l’aéroport, elle est kidnappée par des proxénètes albanais qui comptent vendre sa virginité à prix fort.

    Un principe cher du néoconservatisme stipule que pratiquement tout ce qui se trouve à l’extérieur des frontières américaines grouille de danger. En fait, le monde est un endroit si dangereux que le gouvernement préfère ne pas prendre de chance et d’éliminer la menace de manière préventive, comme dans le cas de l’Irak. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si Bryan se décrit comme un «preventer», un néologisme qui désigne un assassin opérant impunément à l’étranger, dans le même veine que ceux recrutés par Cheney pour son programme antiterroriste secret.

    Revenons à l’intrigue. Bryan se rend sur les lieux du rapt, à Paris, avec l’intention ferme de retrouver sa fille et de punir, au passage, ses assaillants et leurs complices. Le choix du territoire hostile n’est pas un hasard : depuis son opposition vocale à la guerre en Irak, la France est devenu le pays allié le plus haï par les néoconservateurs. On ne s’étonnera donc pas de retrouver parmi les principaux antagonistes un Français, l’inspecteur Jean-Claude. Ce dernier, qui n’a de cesse de répéter qu’il est «assis derrière un bureau» pour justifier son inaction, personnifie non seulement l’incompétence mais aussi la corruption d’un système bureaucratique (comprendre : socialiste). En effet, Jean-Claude travaille à la solde de la mafia albanaise et fait tout en son pouvoir pour empêcher Bryan de mener à bien sa mission.

    Précisons que, selon le point de vue du film, l’inspecteur français n’est pas nécessairement coupable d’un crime au sens légal du terme. Il est plutôt coupable d’agir de manière immorale en cautionnant l’esclavage sexuel. C’est là une distinction capitale entre lui et le héros qui, malgré ses nombreux crimes (usurpation d’identité, assaut, meurtre, torture), agit au nom du Bien. Selon les néoconservateurs, la loi des hommes est un concept très relatif qui ne fait pas le poids vis-à-vis leur propre «loi morale», basée sur la foi. En d’autres mots, ils s’attribuent un pouvoir immuable, garanti par le caractère exceptionnel de l’Amérique, qui autorise toute entreprise (aussi controversée soit-elle) jugée nécessaire pour sauvegarder l’ordre mondial établi.

    Imbu d’une supériorité morale, Bryan parviendra finalement à sauver sa fille virginale des mains de «l’Autre» (dans ce cas-ci des musulmans albanais et arabes) et préservera, par extension, l’innocence de sa propre nation. Charmant, impitoyable et efficace, il symbolise avec panache ce mal nécessaire qui permet aux Américains de dormir tranquilles. Bryan est le fantasme ultime des néoconservateurs.

    Valeurs sûres

    Sorti dans la période morte suivant la cérémonie des Oscars, Taken s’est avéré un succès au box-office aussi colossal qu’inattendu (on parle déjà d’une suite). À bien y penser, ces résultats ne sont pas si difficiles à expliquer. Après tout, Taken ressasse la formule éprouvée par les films militaristes des années 1980 : beaucoup d’action, peu de questions et une résolution sans ambiguïtés aux accents patriotiques. Seule la toile de fond a changé, la guerre au terrorisme ayant remplacé la guerre froide.

    Qu’on le veuille ou non, les valeurs de la droite s’adaptent à merveille au cinéma de divertissement et, du même coup, aux exigences de l’industrie hollywoodienne : le conflit étant bien plus cinématographique que le consensus. Un état de fait à déplorer? En ce qui me concerne, tant que la qualité est au rendez-vous, je ne vois aucun problème. Et Taken? Un film qui peut pleinement s’apprécier au second degré, tant qu’on a un certain sens de l’humour.

    ***


    • De mon côté, j’vais l’impression en regardant ce film de voir le “audition reel” de Liam Neeson pour le rôle de James Bond!

    • Mais bien sûr, faudrait être un attardé pour parler de morale en 2009. Le bien, le mal, c’est selon. Se pourrait-il qu’un film bien fait soit immoral ? Le dire n’est pas l’interdire.

    • Bon film d’action, oui … mais on lui a accolle une finale cucu comme ca se peut pas ! (J’evite le SPOILER mais mettons que ca a un lien avec le reve de sa fille de devenir chanteuse populaire !! NO KIDDING !!)

    • J’ai profondément détesté ce film. Une série sans fin de clichés et d’invraisamblances. Et pourtant, j’ai tendance à pardonner quelques invraisamblances quand il est question de films d’action, mais trop c’est trop. Je passe sous silence toute la propagande moralisatrice à laquelle vous faites allusion; ça ne vaut pas la peine d’en parler tellement on beurre épais.

    • qui sont les néo-cons, pourquoi Hollywood avance-t-elle leurs idéologie? et aussi, qu’elle influence ont-ils depuis toujours, renforcée depuis le 11 septembre. Qu’elle inlfuence ont-ils eux sur l’invasion de l’Irak et tout la guerre contre le terrorisme en générale? Vivons-nous dans ”leurs” politiques Orwelliennes?

      réponse simple suite à une légère recherche….

      …eh qu’ils font tout pour se faire haïr et donner raison même aux accusations farfelus à priori!

    • Pour moi, c’était juste un bon film d’action, un divertissement… Ça fait du bien voir quelqu’un botter le cul de vendeurs de femmes. Pas besoin de faire d’analogie pour ce genre de films ou d’y voir des métaphores, faut prendre ça au premier degré… Et je suis pas néoconservateur…

    • Hollywood ne fait pas des films au hasard. Il y a toujours un intérêt idéologique en dessous.

    • D’accord avec Arnolde.

      Bien que je peut comprendre que l’on puisse voir le point de vue de M. Siroka, ce film (pas mal bon pour ce qu’il est) n’est rien d’autre qu’un film de serie B avec un budget et une star de qualité. That’s it. Si Seagal ou Van Damme aurait été la vedette nul ne s’en préoccuperait. Si il faut y voir quelque chose, c’est que ce film est le fantasme ultime du père divorcé, et rien d’autre. Le beau-père achete un cheval à sa fille? Le père la libère de l’esclavage sexuel. La finale scelle le tout.

      Et je sais toujours pas pourquoi la chanteuse s’est fait attaquée….

    • @ arnolde et dusk

      Je crois qu’il y a un moyen de faire ce genre d’analyse pour tout les films. Ce n’est pas une question d’avoir tort ou raison, mais de s’amuser à décortiquer le sous-texte. (lorsqu’on regarde les films d’action des années 1980, on discerne certainement un pattern. Lisez le dossier que j’ai placé dans le dernier hyperlien : derrière le ton humoristique se trouve un fond de vérité).

      D’ailleurs, je ne prétends pas que Taken a été fait avec l’intention d’avancer une idéologie quelconque ou de faire l’apologie du néoconservatisme. Et même si c’était le cas (ce que je doute fortement), ça ne devrait en aucun cas influencer notre jugement artistique du film.

      Ah oui, et concernant cette fin RIDICULE, j’aime croire qu’il s’agit d’une satire des happy end hollywoodiens typiques. C’est juste too much!

    • Je suis d’accord avec Siroka pour dire qu’il importe, au delà du mérite artistique des films, de s’interroger un tant soi peu sur le propos, les symboles utilisés et les idéologies coloportées, consciemment ou non. Il n’est pas question ici de verser dans la théorie du complot genre “George Bush contrôle hollywood depuis son ranch du texas”, mais bien d’identifier, par delà le loisir, les idées à l’oeuvre.

      Je trouve que c’est un très bon essai de la part du journaliste. Pour une analyse neo-con de bonne qualité (oui ca existe !) des productions cinematographiques je suggère d’aller lire Bowman de l’American Spectator (ceci n’est pas une caution de la revue dans son ensemble). Notamment je cros me souvenir que ses articles sur Alien ressurection et Syriannah constituaient des specimen intéressants.

      http://spectator.org/people/james-bowman/all
      http://spectator.org/departments/movie-takes

      Bonne journée !

    • Ah oui et concernant cette fin ridicule, je crois que c’est juste des hollywoodiens qui veulent vendre sachant tres bien que même botchées, des cheesy scenes c’est rentable.
      :-)

    • En fait, le film aurait dû se terminer lors de la fin du carnage sur le bateau.

      La fin ne fait que renforcer ce que je disait: c’est un wet dream de père divorcé. La mère ne sert à rien, ni son mari riche à craquer. Mais le père, lui, est le sauveur.

    • Et si c’était plutôt une combine des “liberals” d’Hollywood pour montrer que les néocons ne sont que des brutes qui voient le mal partout en dehors des USA. C’est simple, on fait un mauvais film d’action et on répand la rumeur que c’est un fantasme conservateur. Bye, je dois aller chercher les communistes cachés dans le sous-sol…

    • et que dire de la présence féminine dans Taken.

      On nous annonce, dès les premières minutes, quelle fille survivra, et quelle fille mourra. La fille de Bryan, Kim et son amie, Amanda, arrivent à Paris, y rencontrent un jeune garçon, et Amanda manifeste clairement l’envie de coucher avec ce type. Pour son «péché», c’est elle qui sera punie. Lorsque Bryan tombe sur elle, elle est déja morte, ce qui lui évite le fardeau d’avoir à sauver deux personnes, puisque de toute façon, c’est une dévergondée.

      Alors que Kim est pure, elle mérite la salvation. Elle est gentille (offre son manteau à une prostituée dans le besoin), pure (ne voit pas l’intérêt de coucher avec des garçons), obéissante (communique avec son père comme il lui a demandé) et elle est belle (à la fin du film, alors qu’on voit Kim à la vente de femmes de luxe, elle est considérée comme la plus belle femme, le lot le plus intéressant).

      Mais oui, les scènes d’action sont solides et Liam Neeson, badass.

    • Fantaisie néoconservatrice? Fantaisie de critique de cinéma, certainement. Cette supposée méta-lecture d’un bon film d’action (qui n’a pas besoin d’être un chef-d’oeuvre “inoubliable”) démontre assez bien pourquoi la crédibilité des critiques auprès du public est plutôt faible. On ne se privera pas du plaisir de regarder un bon film d’action qui “botte le derrière” des exploiteurs de femmes, comme le disait justement plus haut Arnolde. Le reste, c’est du gossage de mouche.

    • On peut faire la même lecture néocon de 24.

    • Ce film était un navet pur et simple, plus besoin d’en parler, juste à l’oublier.

    • Juste un détail. On est loin de l’idéologie néoconservatrice ici, c’est de l’idéologie très conservatrice.
      C’est drôle notre façon de qualifier ce qui est néolibéral de libéral et de qualifier ce qui est conservateur de néoconservateur.

    • @ mat_le_rn

      SVP, clarifiez votre position.

    • C’était bon ce film.

    • Les valeurs morales néo-conservaitrices sont beaucoup plus présentes dans les films d’horreur. Comme le dit Nic-olas, on peut dès les cinq premières minutes détecter qui va crever, qui va survivre et qui va finir sévèrement blessé.

      Normalement, la nymphette droguée et son petit ami peu recommandable vont crever en premier, lors ou peu après (ou peu avant mais idéalement pendant) une scène de baise. Suivi de l’ami con célibataire obsédé sexuel et alcoolique. Ensuite, on triture le semi-violent qui s’était avéré utile jusque là. Le shérif, un peu plus agé, y passe ensuite lors du “rampage” au trois-quart du film, le noir se sacrifie parce qu’il est “blessé gravament et qu’il n’a plus d’espoir”, on se débarasse enfin de la connasse qui gueule tout le temps, le petit ami (fumeur, légèrement ténébreux mais fiable et avec un bon fond)de l’héroïne se fait blesser au bras et on sort normalement avec l’héroïne intacte en camisole blanche mouillée, tout en présentant une menace annonciatrice d’un sequel.

      Il y a une recette pour tous les genres. C’est la plus évidente.

    • Vous voulez voir le monde à travers les yeux de la bande à George W. Bush?

      Mdr !!!! C’est ce à quoi j’ai pensé en regardant ce film…aucun suspense seulement du carnage jusqu’à la fin, le héro tue tous les méchants un à un d’une façon extraordinairement facile ! Très déçue de ce film ! Une suite, pffff !

    • Il est toujours plaisant de lire des gauchistes accuser les autres de manichéisme, avant de se livrer un délire paranoïaque et paroxismiquement manichéen où le Mal absolu est ioncarné par l’abject, l’immonde néoconservateur.

      Saddam Hussein pouvait bien torturer lui-même ses victimes (et pas psychologiquement) et massacrer des gens par centaines, il est exonéré car le seul, le vrai Mal, c’est les néoconservateurs.
      Parlez moi de manichéisme…

      Pour en revenir à ce film d’action, sa trame est la plus banale qui soit : Le héros est violent (sinon ce n’est plus un film d’action) mais ce n’est pas sa faute (sinon ce n’est plus le héros). Vous avez déjà vu un film d’action où le héros est un salaud ?

      Quant au choix de la France, il est évident de la part de du scénariste et producteur Luc Besson. Besson est si attaché à tourner en France qu’il est le moteur d’un méga-projet de studios de cinéma à la Plaine Saint-Denis, juste au nord de Paris.

      Il est vrai que nous traversons une époque où la gauche a pour obsession de restreindre les moyens des forces de l’ordre et des armées occidentales, alors même que prospèrent les mafias sans foi ni loi et les terroristes islamistes cherchant à massacrer un maximum de civils. Il est secondaire de chercher à savoir si elles pourront remplir leur mission malgré ces carcans.

      De toutes façon il n’y a rien à craindre puisque mafias, dictatures et terrorisme islamique sont des fantasmes de néoconservateurs.

      Alors les films d’action deviennent politiquement incorrects.

    • Personnellement j’ai bien aimé ce film, un très bon film d’action.

      Toutefois, ils auraient vraiment pu essayer de ce forcer un peu pour le début et la fin. Comme Eraserhead le mentionne, c’est cucu ça a pas d’allure !

      En bref, vous pouvez manquer les 10 premières minutes et les 5 dernières sans problème…

    • Je suis en grande partie d’accord avec l’analyse de M. Siroka. Bien que j’avoue ne pas encore avoir vu le film, je crois bien voir de quel genre il s’agit. Je ne suis pas d’accord avec ceux qui affirment qu’il faut prendre ce film au premier degré et ne pas s’en faire avec les idées qui y sont véhiculées, en ce que ces idées, qu’elles y soient volontairement ou non destinées, influencent l’auditoire pour lequel il est adressé, auditoire n’ayant pas nécessairement le bagage de connaissances et d’aptitudes intellectuelles nécessaires pour débusquer et surtout, ne pas assimiler ce qui n’est que stéréotypes et préjugés dans bien des cas (sans vouloir être condescendant; ce n’est pas non plus nécessairement le cas des personnes commentant sur ce blogue).

      Ce qui me frappa le plus dans la description que certains personnes me firent de ce film était toutefois le fait que les marchands d’esclaves étaient des Arabes. Cela m’a immédiatement fait penser au documentaire « Reel Bad Arabs » (http://www.reelbadarabs.com/), qui fait le portrait du rôle donné aux arabo-musulmans à travers la cinématographie hollywoodienne. Une des grandes techniques (qui est aussi utilisé avec tout les « ennemis » des Américains à travers les époques, qu’ils soient Allemands, Japonais, Russes, Chinois, etc…) est la déshumanisation, où on rend l’individu tellement monstrueux, tellement maléfique qu’à la fin, le spectateur ne peut qu’être heureux qu’il soit mort, peu importe la façon par laquelle cette dernière se manifeste. C’est ce qui semble être le cas encore une fois dans ce film : qu’est-ce qui attire moins de sympathie que des vendeurs d’esclaves mineurs à des fins d’exploitation sexuelle? Pourquoi devait-on absolument donner ce rôle à des Arabes? Est-ce par ce qu’il y a beaucoup de vendeurs d’esclaves issus du monde arabo-musulman, est-ce simplement un hasard ou plutôt parce qu’il n’est pas tellement difficile de leur donner ce rôle vu la façon dont ils sont souvent perçus dans l’imaginaire collectif occidental (peuple rustre, tribal, sans respect ni considération pour les femmes, …)? Bien sûr, certains protesteront surement que les gens sont bien assez intelligents pour savoir que ce n’est qu’un film et qu’il ne faut pas mettre tous les gens (d’une même culture) dans le même panier. Mais est-ce vraiment le cas de tous? Ne serait-il pas possible que les personnes constituant l’auditoire mentionné plus haut ne soit pas en mesure de faire ces distinctions? Qu’il assimile ces comportements aux gens qu’ils aperçoivent dans la rue? Là est le problème avec ce type de films…

      Finalement, étant moi-même étudiant en science politique et ayant étudier à plusieurs occasions la société américaine, je suis tout à fait d’accord avec ce qu’en dit M. Siroka, à l’exception que ces mythes dépassent ce qu’on appelle aujourd’hui le néoconversatisme. Les mythes fondateurs américains ont une réelle influence sur beaucoup d’habitants des États-Unis d’Amérique et il y a nombre de grands présidents qui déclarèrent leur foi en ces mythes. L’exceptionnalisme, la frontière de la civilisation devant sans cesse être repoussée plus loin contre la barbarie et le messianisme sont autant de sentiments et d’idées qui structurent dans bien des cas la pensée américaine (même si Barack Obama semble, dans une certaine mesure, ne pas être tant influencé par ces idées).

      Je sais que mon analyse est très politico-sociale et moins cinématographique, mais c’est ce que l’analyse du film m’inspirait. Aussi, il est à noter que malgré toutes ces critiques, il est possible que le film soit malgré tout un bon divertissement; je crois simplement qu’il faut se questionner sur la légitimité de produire des produits de divertissement qui peuvent être aussi pervers…
      **Et pour répondre à ceux qui pestent contre le fait d’être politiquement correct, le problème n’est pas que des personnages arabes soient utilisés pour des rôles de méchants à certaines occasions, c’est qu’ils soient souvent restreints à ce type de rôle**

    • Je sais que c’est taper sur le même clou, mais il y a une scène très importante du point de vue de l’idéologie néo(ou très)convervatrice amenée dans ce blogue.

      Il s’agit de la scène ou son ex-femme et son nouveau mari supplient Bryan d’utiliser tous ses talents pour aller sauver la petite. Les parents jouent ici le rôle des démocrates qui causent le problème par leur laxisme et qui sont impuissants à le résoudre et doivent s’en remettre aux talents de Bryan, talents qui avaient été dénigrés au début du film.

      Je ne crois pas que le fait de déplorer une idéologie associée à un film ne constitue une attaque sur le film en tant que tel. Je ne me considère pas comme un néoconservateur et j’ai pourtant trouvé ce film très divertissant.

    • @ fucius

      “Vous avez déjà vu un film d’action où le héros est un salaud ?”

      En masse. Quelques exemples vite : “Payback”, avec Mel Gibson, “Pitch Black”, avec Vin Diesel, “Shoot ‘Em Up”, avec Clive Owen, la plupart des James Bond, “Heat”, avec Robert DeNiro et Al Pacino, “Watchmen”, la trilogie “Evil Dead” et beaucoup encore…

      La vraie question reste cependant : pourquoi diable tout le monde pogne les nerfs avec un film de LUC BESSON? Des films cons et démagogues, il en produit à la pelle (surtout depuis qu’il a arrêté de réaliser). C’est à lui qu’on doit la fabuleuse série TAXI ainsi que le très nuancé BANLIEUE 13.

    • @Jonnythewolf et Fucius:

      Le principe même des films américains c’est que le héros soit assez proche du méchant – comme ce dernier il est individualiste, il a ses défauts (joueur, alcoolo, égoïste, name it), il se fout de l’autorité, etc. – mais qu’il choisisse in fine le bien commun pour prendre en charge SEUL le destin de la communauté. Exemple: Hans Solo. Tout cela est le coeur même de l’idéologie américaine: une société qui prône l’individualisme forcené mais qui sait bien qu’il n’y aurait plus de “vivre-ensemble” possible si l’individu ne finissait par redonner à la communauté. Le “héros” américain n’est qu’un opérateur mythologique permettant de résoudre LA contradiction fondamentale de la société américaine, à savoir que le “self-made man” n’est pas tellement différent du “bandit” (on le voit aujourd’hui avec tous ces banquiers arrêtés) s’il ne redonne pas à un moment donné (voyez tous ces “barons voleurs” qui ont donné des fortunes colossales, de Rockefeller à Bill Gates).

    • Une grosse vidange pleine de clichés prévisible jusquà la fin dès la premiere minute. Je sentais qù’on me prenait pour un épais tout le long, j’ai du prendre un douche apres, sans blagues.

    • @bertrandcremeux

      Excellent!

    • Taken… Hahaha!
      J’ai vraiment ri à gorge déployée pendant la projection (la scène ou fifille crie à popa à quoi ressemblent les méchants est à mourir de rire). Ce qui est étrange, c’est que c’est un film français qui ressemble à un film d’Hollywood. Sans blague, ils stéréotypent même leurs pays d’origine (le Français/bad guy qui ramène seulement une baguette de pain pour le souper…).

      C’est ça qui est génial avec Hollywood. On se met à analyser tout les navets qu’on nous débarque à la semaine, et on constate à quel point on est pris pour des imbéciles (à la limite du lavage de cerveau, mais bon, je ne vais pas entrer dans les théories du complot, auxquelles je ne crois pas de toute façon). Le remake de Vendredi 13 par exemple: au final, les seuls qui s’en tirent sont ceux qui A) Ne se sont pas drogués B) N’ont pas fait l’amour C) Ont une bonne attitude générale. En fait, Jason est une métaphore pour le père qui vient interrompre les partys d’ados. Il est seulement plus… radical?

    • Hors des murs de la forteresse Amérique, un désert de barbarie? Il me semble qu’il y a dans cette vision manichéenne des relents de repliement sur soi, avec peut-être en prime le complexe du “peuple élu”. C’est drôle, les États-Unis ont été en guerre contre presque tous les pays de la planète au moins une fois depuis leur indépendance; il faudrait parachuter des millions d’exemplaires de “Comment se faire des amis” de Dale Carnegie dans les rues des grandes villes de ce pays…

    • Franchement, Jozef, c’est carrément biaisé comme lecture.

      Produit de l’idéologie américaine cow-boy, certes, – comme il s’en est fait des centaines depuis l’après-guerre – mais je vois pas ce qu’il y a de particuilèrement néocon là-dedans. Pour être politiquement correct, eût-il fallu que la donzelle se fisse enlever à Rapid City par des Freemen ?

      Come on… Un bon petit film d’action, sans plus. Le filigrane politique est si fin qu’il faut vraiment chercher pour le trouver.

    • @ mikhail

      Avez-vous lu mon texte? Jusqu’à la fin? Est-ce que je reproche au film son discours idéologique sous-jacent (qu’il soit volontaire ou non)?

    • bon,ben moi je suis un papa que si jamais on toucherais à mon garçon ou ma nièce ou ma femme, c’est un plaisir que j’aimerais vivre…donner la volée à un enfant de chienne!!!!

      Désolé, mais ça doit faire du bien!!!

    • @christianboudreau18

      Votre commentaire est ce qui me fait le plus peur de toute cette discussion.

    • J’ai un faible pour les films d’action des années 80.
      Vilain quasi-anonyme, sans effets, histoire linéaire et simpliste, héroïsme viril et surtout, beaucoup de sueur, de combat à l’arme blanche.
      Ça puait le machisme, mais, au fond, on en riait.
      Un ami et moi sommes de fervents admirateurs de COMMANDO dont le récit ressemble, en gros, au motif premier du héros de TAKEN :
      retrouver, peu importe les moyens, sa fille enlevée.
      Reformer le noyau familial (mon dieu que ce schème de base est fréquent, en fait, Hollywood ne produit que celui-ci (War of the world, Jurassic Park, Independance Day, THE DAY AFTER TOMORROW)

      Je vois, par contre, un intérêt, même, oserais-je…je vois un certain sous-texte intéressant :
      Liam Neeson se fait vieux pour jouer les héros.
      Il n’est ni Arnold, ni Stallone des années 80.
      Il est, peut-être, ce dernier héros néoconservateur… une âme vieillissante.
      Puisque les jeunes héros, de nos jours, se la jouent cool, détaché, un brin arrogant…
      Comme des anti-héros qui se voudraient un peu, oui, un peu, anarchistes.

    • Quelques personnes de mon entourage qui ont vu ce film ont maintenant peur que leurs filles fassent un voyage en France. C’est la raison pour laquelle j’ai vu le film, je me demandais de quoi il retournait. Outre que le film est d’une débilité rare et aussi crédible que l’existence des stroumphes, j’ai été déçu de voir que des gens prennent ce récit pour un miroir de la réalité. C’est très peu connaître la réalité.

      Les véritables victimes de l’exploitation humaines (traites des blanches, esclavage, etc.) sont généralement pauvres et vivent dans des pays sousdéveloppés. Les petits bourgeois n’ont pas vraiment à s’inquiéter. Les mafias préfèrent exploiter des pauvres sans ressource, c’est plus facile pour eux.

      Coté invraisemblance en voici quelque une :

      • La seule attaque en milieux américains (contre la petite chanteuse) est faite avec un couteau alors que le premier quidam venu peut s’acheter un fusil aux USA. Les agressions en sol américain sont plus souvent faites avec une arme à feu.

      • Je me demande si le père à aussi fait une carte de Los-Angeles à sa fille avec les quartiers ou il ne faut pas aller, car trop dangereux.

      • Voir si un type va payé 500 000$ plus les frais pour acheter la virginité d’une fille alors que pour 40$ US il peut avoir le même résultat au Soudan, en Thailande, etc.

      • Je me demande comment le héros a réussi à prendre l’avion alors que les services secrets français veulent sans doute avoir sa peau. Il a tout de même tiré sur une bonne soixantaine de personnes dont la femme du directeur adjoint. Faut croire que les douaniers français sont souples.

      • La fille ne semble pas trop traumatisée par l’expérience. Haa! Le pouvoir du mental américain.

    • Je suis bien d’accord avec vous quand au fait que c’est sur le même fond de toile que bien des films américain sauf que, le trafic humain existe VRAIMENT; 3 jours pour retrouver une personne disparue, oui ils sont drogués pour les rendres dépendants et les prostitués. Y’avait beaucoup de faits vrais dans ce film.

    • Monsieur Siroka,
      ”En ce qui me concerne, tant que la qualité est au rendez-vous, je ne vois aucun problème. Et, dans ce sens, Taken est un (petit) film à célébrer.” Donc, si la forme est correcte, bonne, efficace et agréable, on devrait mettre le contenu au second plan? Votre formalisme me parait dangeureux et irresponsable. Un film doit être jugé sur son ensemble, même si chaque dimension possède sa propre et bien relative spécificité. Si le cinéma est bien le 7e art, il doit contribuer à édifier l’être humain, le faire réfléchir, toucher sa sensibilité, remettre en question ses préjugés, le conduire à se dépasser sinon, il nous divertit ”idiot” et consolide un état de fait comme une grosse bière et un sac de chips nous remplissent bêtement l’estomac quand une faim se pointe. Monsieur Siroka, pourquoi faites-vous ce travail? Que défendez-vous, À qui vous adressez-vous? À quoi doit servir votre boulot? Où établir la limite entre la critique et la promotion, fut-elle globale ou indirecte?

    • Je suis allé voir Taken à l’époque où il était en salle. Par dépit, je dois dire, le film que je voulais véritablement voir en fait était hors d’affiche, et je me suis rabattu sur cette “bessonnerie” parce que j’aime bien Liam Neeson…

      Finalement, la projection a été plutôt amusante. Entendons-nous, loin de moi l’idée de louanger ce film, mais disons que cela m’a justement rappelé le fameux “Commando” avec Schwarzie, que je considère comme la meilleure “comédie involontaire” des années 80 produite par Hollywood. Même chose ici, scénario cousu de fil blanc avec un ton moralisateur au possible teinté à l’extrême-droite au demeurant. Et quoi de plus routinier que de nous présenter encore un américain qui va botter des culs à l’étranger pour montrer “how we do things downtown” et cela à Paris de surcroît. Un peu plus et j’attendais que Liam Neeson (son personnage) exige des “freedom fries” alors qu’il prend une pause dans un resto du quartier Montmartre.

      Et comme un internaute avant moi l’a souligné plus haut, le plus étonnant dans cela, c’est que le script a été écrit par un français de surcroît (Besson) et que Taken, malgré son tournage en anglais, est bel et bien une production française. Enfin, ça montre comment Luc Besson, après avoir été un des réalisateurs français les plus intéressants des années 80, s’est rabaissé à une certaine conscience mercantiliste digne de Hollywood.

      Il faut bien avouer que techniquement, le film est sans faille, et les scènes d’action (à l’europpéenne donc sans CGI, ça fait du bien) sont plutôt bien troussées, mais malheureusement, Taken confirme la tendance du moment où tout est dans le contenant et non dans le contenu. Ne reste alors qu’à en rire, vu le traitement si sérieux d’un scénario aussi ridicule, si évidemment c’est le résultat attendu. C’était mon cas.

    • Oh, et j’oublais bien sûr la fin. De la pure guimauve bessonnière, à hurler de rire !!!!

    • Ça aurait été un meilleur film si Liam Neeson avait joué le rôle d’un père vendeur d’assurance, disons, qui voit sa fille se faire enlever par un réseau de traite des blanches dans un pays d’Europe de l’Est, et on le voit pendant des mois se languir, avec sa femme, et se démêler avec la police qui n’accorde pas une très haute priorité à l’affaire.

      Maudit que ça aurait été bon!! Le meilleur suspense de l’année, avec la scène fatidique ou Liam Neeson se voit offrir un café et des beignes par des policiers attentionnés qui lui assurent faire tout en leur pouvoir pour retrouver sa fille.

      On aurait pu assister à une finale dramatique où 15 ans plus tard, le père apprend finalement que sa fille a été envoyé au Yemen à un riche producteur de pétrole avant d’être revendue à un traffiquand de drogue d’Estonie où elle morte d’une overdose. Dans la tout dernière scène, avec la caméra qui s’approche lentement, avant de s’éloigner de façon identique, on voit Liam Neeson, penché sur une tombe sans nom, pleurer à chaude larme, avec son ex-femme maintennant grisonnante et ammaigrie par des années de dépression et de consommation abusive de tranquilisants qui s’approche de lui pour tenter de le consoler.

      Encore mieux, la quasi totalité du film pourrait se dérouler dans la même pièce, dans le salon du beau père de la jeune fille, un honnête fonctionnaire de carrière pour l’IRS. Seule la scène finale se serait déroulée en Estonie.

      Fantastique comme scénario. Je devrais me mettre à faire des films.

    • Je viens de voir Taken et je souscris parfaitement à l’analyse de M. Siroka : sombre merde filmé à la six-quatre-deux, ce film a très clairement un agenda républicain (choc des civilisations avec les musulmans, l’ennemi ce sont les étrangers et les « liberals » trop laxistes, bureaucratie égale impuissance, la démocratie court à sa perte si on ne réagit pas vigoureusement – suivez mon regard : si on ne pratique pas la torture). Confortant l’Américain moyen dans son ignorance crasse du monde (les langues étrangères, c’est juste bon pour faire la peaux aux « bougnoules »), il s’adosse sur son puritanisme primaire : Amanda, l’amie de sa fille, n’est plus vierge et porte tout le film un t-shirt « Anywhere, anytime, anywhy » : en résumé, c’est une « pute » et c’est bien fait qu’elle meurt, elle n’a que ce qu’elle mérite (elle n’a pas de père, elle ?) ! Et puis, les jeunes filles font un voyage « culturel », autre raison de leur malheur (les musées, on voit où ça mène). Elles pourraient même devenir des sex bunnies d’un « groupe rock » (U2, ces gogochistes dangereux !!!)…

      Néo-con ? Je ne crois pas que ce film fait dans les nuances idéologiques, c’est très clairement un ramassis de clichés républicains qui feraient plaisir à Rush Limbaugh. Disons : con tout court…

      Est-ce un film qui semble sortir de la tête de Bush ? Oui et non. En fait, j’ai une autre lecture. Comme ce film est scénarisé par Luc Besson et réalisé par un autre Français, Pierre Morel, il est très clairement en phase avec Nicolas Sarkosy quand il lichait les cow-boy boots de Bush : mépris pour le système français de l’état fonctionnaire et admiration mimétique de l’individualisme républicain. Le film a dû être scénarisé à la même époque, avant Obama. Dans son cinéma, Besson a le même fantasme que Sarko : devenir plus Américain que les Américains. Or, il ne fait que du cinéma hollywoodien en moins bien…

      Avec en prime des fantasmes orientalistes bien français. Les Albanais sont arrivés de l’« Est », quelques uns « au début » puis par « centaines » (moralité : laissez entrer un étranger et c’est l’invasion). Mais le plus beau vient vers la fin : dans un fantasme vieillot de traite des blanches, le Sheik arabe enlève les jeunes vierges par bateau, exactement comme dans le délire paranoïaque de la Rumeur d’Orléans. Ce qui est sous-entendu, c’est qu’il faut être parano dans sa relation aux étrangers : la fille dit explicitement au père qu’il est paranoïaque mais il a bien raison de l’être, si elle savait…

      Tout cela aurait une importance relative d’un point de vue esthétique s’il y avait derrière un vrai metteur en scène et une aventure formelle. Or, ce film n’est formellement qu’un reçucé, sans talent aucun, de 24 heures chrono. D’ailleurs, Neeon n’arrête pas de répéter qu’il n’a que « 96 hours » pour délivrer sa fille. Il informe les « Albanais » qu’il les surveille par satellite, il torture un des types, il se sert des technologies, etc.

      Est-ce à dire que la forme excuserait tout contenu idéologique ? Non, mais c’est deux questions (une esthétique, l’autre politique). Et puis, si la forme était brillante, il y aurait au moins une raison de voir ce film : malgré son agenda politique de droite, 24 H est fascinant et nous offre une vision du monde complexe.

      D’ailleurs, un metteur en scène qui se pose de vraies questions formelles finit toujours par se poser de vraies questions morales. Dans Taken, Neeson torture pour sauver sa fille seule, sans se poser aucune question. Dans 24, on torture au nom d’une question éthique : doit-on torturer une personne pour sauver un million d’innocents, en plus au mépris de sa propre famille ? Plus la série télé se développe, plus la question se complique : ce qui était au début un argument rationnel discutable (un torturé, des innocents sauvés) finit par dégénérer (la torture a ses limites, on torture des innocents, des membres de sa famille, etc.) et Jack Bauer finit par devenir une allégorie de l’Amérique en ce que la torture fait de lui une âme damnée qui a perdu son innocence.

      Le motif de la « fille à sauver » se retrouve aussi dans « True lies » de Cameron, où Arnold détournait tous les moyens de l’état pour sauver sa fille aux mains de terroristes arabes. La différence, c’était que les terroristes avaient de vraies raisons rationnelles (politiques) de se révolter, même si les moyens étaient discutables (le terrorisme). Et il y avait des arabes qui étaient contre ces moyens (le cameraman d’origine arabe). Alors qu’ici, il n’y a aucune nuance : tout musulman, tout Arabe, plusieurs Français, sont des salauds en puissance.

      Certains diront que ce genre n’est que films d’action pour divertir. Ouais, c’est ça…

      Dans le fond, pourquoi Besson filme le « wet dream » de l’Amérique conservatrice ? Tout simplement parce qu’il sait qu’il va rire jusqu’à la banque. C’est du cynisme absolu : comme le dit le Français qui met aux enchères les vierges, « it’s not personal, just business ».

    • Ce genre d’analyse peux être fait des centaines et des milliers d’oeuvres que ce soit des livres , des peintures ou des films les gens ont tendance à s’impire soit de leurs propre vision du monde , de ce qui les entoures , des “tendances” du moment lorsqu’ils créent. C’est ce qui fait justement que le produit marche , puisque le client potentiel se reconnaît dans le produit ….

      Patriotisme …. Anti-Socialisme …. Reconsciliation des relations familiales et tout les messages haineux envers tout ce qui ressemble de près ou de loins à des arabes , sont de tristes idéologies qui malheureusement vendent.

      Si on avais fait un Die Hard 6 , même au USA durant lequel la fille de Bruce Willis se fesais enlever par des albanais , mais qui juste avant lui avait rappelé qu’elle le détestais … qu’importe l’histoire , le nombre de mort et la violence du héro , le film aurait été un franc succès….

      Hollywood suit les tendances …. je doute qu’elle tente de les influencer…

    • Moi j’ai adoré le film. Neeson est un one bad muthaf*cka et c’est cool de voir à quel point il connait son métier. OUi oui cest caricatural mais moi ça m’a divertis, c’est l’essentiel non?

      @eraserhead

      ah et sibole que la fin (dernière minute) suce oui!!!

    • @nic-olas

      Très bonne analyse ! haha.

      Moi aussi au fond j’ai trouvé ça mi-figue, mi raisin. Au fond, c’est dans la meme veine que la Bourne Trilogy que je considère comme la meilleure du genre. Sauf que là, c’est pas mal plus cul-cul.

      Voici une liste de scènes incompréhensibles qui m’ont fait bien sourire :

      1) Lorsqu’il s’échappe du repaire #1 des albanais avec la fille qui porte le manteau de sa fille. Come on Bryan, essaie donc d’etre moins subtil encore…bing bang rendre la dedans comme dans un moulain, frappe le premier venu et…par miracle résussit à s’échapper!

      2) Lorsqu’il tire la femme de l’inspecteur. Duh…pourquoi ? Vraiment inutile. Un coup de crosse aurait été moins barbare (quoique…) et tout aussi efficace. Ayoye…une balle, c’était quand meme pas la louve des ss!

      3) Lorsqu’il se fait passer pour le collègue corrompu et entre dans le repaire #2 des albanais. Come on, ils sont à peu pres 15 et ils les buttent tous.

      4) Après avoir trucider 150 méchants, il prend allègrement l’avion et retourne aux USA. Pas d’ennuis aux douanes, ça passe comme dans du beurre.

      5) La petite, aucunement traumatisée reviens au bercail avec un beau contrat de disque dans la poche. Arretez je vais pleurer.

      Le gars au vidéo m’a demandé “à quel point j’avais trippé” en écoutant le film. Il avait l’air déçu que j’avais trouvé ça plutot moyen.

    • @ cherephon

      Quelque peu hystérique votre commentaire. Mais vous avez raison sur un point, j’aurais dû mieux formuler ma conclusion. Chose faite maintenant.

    • Josef, je me disais aussi que vous ne pouviez avoir apprécié ce film au-delà du second degré…

    • Si on se met à off en ne gardant que l’alimentation vitale, ce film est satisfaisant. Le type pète la gueule à tout le monde, que demander de plus ?

    • @ Joseph Siroka,
      ”Hystérique”, pouvez-vous justifier ce jugement tranchant? Je l’ai fait lire, mon commentaire, à quelques amis et ils n’arrivaient pas à saisir le fondement de votre attaque.

    • Je peux peut-être avancer une réponse:
      “Votre formalisme me parait dangeureux et irresponsable. [...] Monsieur Siroka, pourquoi faites-vous ce travail? À quoi doit servir votre boulot? Où établir la limite entre la critique et la promotion, fut-elle globale ou indirecte?”

      Toutes ces questions sont hystériques, en plus d’être un indice d’une ignorance de ce qui est en jeu dans la forme. En quoi une approche formaliste est un absence de réflexion et une promotion idiote du cinéma? En quoi un cinéma édifiant qui fait grandir l’humain n’est-il pas autre chose que de réduire l’art à une message utilitariste bête?

    • “Si on se met à off en ne gardant que l’alimentation vitale, ce film est satisfaisant. Le type pète la gueule à tout le monde, que demander de plus ?”

      Je n’arrive pas à savoir si c’est de l’ironie…

    • @christianboudreau18
      “bon,ben moi je suis un papa que si jamais on toucherais à mon garçon ou ma nièce ou ma femme, c’est un plaisir que j’aimerais vivre…donner la volée à un enfant de chienne!!!!”

      Il y a, me semble-t-il, des choses plus pressantes que de fantasmer sur le “plaisir” de “donner la volée à un enfant de chienne”, comme par exemple apprendre le français à votre garçon… ;-)

    • Une pourriture ce film!
      Au moins, j’ai rit un bon coup.
      La question est: mais que fait Liam dans ce film ridicule?

    • Un peu en retard, et à (longue) distance, mais voilè: J’ai trouvé que ce film n’est qu’un véritable navet. Il s’incrit dans une lignée sans fin de films étatsuniens où des mecs prennent la justice (?) en main, font abstraction totale de la loi (le système est pourri au grand complet, inefficace, corrompu, etc., etc.), et partent à tuer tout méchant qu’ils croisent. Pour banalité, on ne peut guère faire mieux. Tellement j’ai trouvé le film pourri, je l’ai arrêté bien avant la fin…

    • Vos analyses à tous m’ont bien faite rires car c’est tellement vrai que le 2e degré (conservatisme américain cucu) est dégoulinant dans ce film.

      Ceci dit, j’ai bien aimé Taken pour ce qu’il est : un divertissement sans grande profondeur avec des scènes d’action soignées pour la plupart et un rythme effréné efficace et trépidant.

      Comme mlektra l’a mentionné, je le considère comme l’équivalent quétaine de Bourne Trilogy… n’empêche que la trilogie Bourne demeure à plusieurs égards la référence dans le domaine (scènes d’action esthétiques, rapides comme dans la Matrice et relativement crédibles).

      Je l’ai bien aimé aussi car il traite d’une problématique globale (i.e. transfrontalière, dans ce cas-ci, la traite d’êtres humains) de manière relativement authentique, mais dans une forme qui est plus accessible au commun des mortels (le suspense d’action). Bref, Taken n’est pas aussi mauvais que la plupart l’ont mentionné

      Et honnêtement, la scène où il se fait passer pour un fonctionnaire/policier corrompu, entre dans le repaire des criminels albanais et parvient grâce à quelques questions judicieuses à identifier lequel des malfrats a kidnappé sa fille et lui a parlé au téléphone est vraiment intense, divertissante et relativement crédible, une des meilleures scènes du genre à mon avis (quasiment autant que la scène #1 de tous les temps – ATTENTION SPOILER – : la scène dans Inglorious Basterds où les espions sont démasqués par Christoph Waltz dans le bar à cause du signe utilisé pour commander les 3 bières!).

      Contre vents et marées, je décerne un 7 / 10 à Taken pour la qualité de ses scènes d’action et de son suspense (libre à vous d’enlever un demi-point pour la merditude des scènes de début et de fin!).

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