Jozef Siroka

Archive, août 2009

Vendredi 14 août 2009 | Mise en ligne à 12h30 | Commenter Commentaires (370)

Dans une contrée sauvage

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Je dois stopper temporairement mon blogage en raison de vacances impromptues; je ne pourrai vous offrir un post à «consommation lente» comme la dernière fois. Départ imminent vers une contrée sauvage. De retour le 1er septembre.

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Jeudi 13 août 2009 | Mise en ligne à 10h30 | Commenter Commentaires (22)

Lego, le film

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«L’industrie ne s’intéresse plus au cinéma» a confié Francis Ford Coppola dans une entrevue publiée aujourd’hui dans La Presse. Difficile de contredire le légendaire cinéaste lorsqu’on voit
dans quels projets les grands studios investissent leur énergie.

La plus récente aberration en développement : un long métrage de fiction basé sur les fameuses briques à assembler Lego. Variety rapporte qu’il s’agira «d’une comédie familiale mélangeant les prises de vue réelles et l’animation. Warners refuse de dévoiler les détails du récit, qui peut se décrire comme un film d’action/aventure situé dans un univers Lego».

Le fabriquant de jouets danois s’est toujours montré récalcitrant à voir son produit adapté par Hollywood. Mais la nouvelle proposition était tout simplement irrésistible : «L’empathie des [producteurs] pour les valeurs intrinsèques de Lego, en particulier “le facteur plaisir, la créativité et le fait que l’imagination n’a pas de limites”, a déclenché l’enthousiasme de la compagnie».

«L’imagination n’a pas de limites». Une affirmation qui n’a plus tellement de sens dans le climat hollywoodien d’aujourd’hui. Je me demande quelle genre de grimace le journaliste de Variety a esquissée en écrivant ces mots. Mais encore, immergé comme il est dans l’industrie, je ne serais aucunement surpris qu’il n’a jamais saisi l’ironie de l’argument.

On attend maintenant un film basé sur Playmobil et, surtout, l’inévitable crossover «Lego VS. Playmobil» (ou «LVP» pour les plus branchés d’entre nous).

> Lego vu par divers réalisateurs américains, selon Vanity Fair
> Cinq idées pour des personnages Lego, selon Cinematical

À lire aussi :

> Monopoly, le film

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Mercredi 12 août 2009 | Mise en ligne à 7h45 | Commenter Commentaires (77)

District 9 : un très beau prix de consolation

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Imaginez un peu : vous n’avez pas 30 ans et un des cinéastes les plus puissants de la planète vous offre tout son support pour faire le film de vos rêves. C’est ce qui est arrivé au réalisateur sud-africain Neill Blomkamp lorsque Peter Jackson lui a proposé, en 2006, de réaliser une adaptation du jeu vidéo à succès Halo. L’histoire n’a malheureusement pas connu le dénouement souhaité : les studios associés ont perdu les droits du jeu (qui sont retournés à Microsoft) et le projet s’est écroulé.*

Dépité de voir son nouveau protégé soudainement les mains vides, Jackson «a décidé de transformer une défaite en une victoire». 24 heures plus tard, District 9 était en développement. À l’âge de 29 ans seulement, Blomkamp se voyait décerner une bourse de 30 millions $ ainsi que les clés de Weta Digital, le studio néo-zélandais fameux pour avoir produit les effets visuels de la trilogie The Lord of the Rings et, dernièrement, ceux d’Avatar.

District 9 est basé sur Alive in Joburg (voir ci-dessous), un court métrage de Blomkamp fait en 2005 au coût de 15 000 $. Le récit des deux films : des extra-terrestres en forme de crustacés atterrissent à Johannesburg pour se butter à un accueil plutôt hostile. En effet, leurs hôtes – qui apparemment ne partagent nullement l’exaltation des humains de Close Encounters of the Third Kind – se dépêchent de les interner dans des ghettos pour ensuite exploiter leur main d’oeuvre et leur technologie. Une parabole, en somme, de l’histoire ségrégationniste de l’Afrique du Sud.

Si Blomkamp avoue avoir été particulièrement marqué par l’apartheid, n’allons pas croire cependant que la question socio-politique domine son approche. District 9 est d’abord et avant tout un film de genre destiné au grand public, en particulier au marché nord-américain. On y retrouve des «conventions de science-fiction, de fantastique et d’horreur : le cinéma vérité de Cloverfield; les vaisseaux spatiaux colossaux de Independence Day; la métamorphose visqueuse du Fly de David Cronenberg».

«J’ai essayé de rendre la science-fiction vaguement familière. La composante sud-africaine, elle, est intentionnellement étrangère» a déclaré le jeune réalisateur.

D’après ce que j’ai lu, District 9, qui prend l’affiche ce vendredi, s’annonce comme un divertissement de qualité. Il pourrait aussi s’agir, et c’est là le plus important, d’un des rares films à pop-corn non infantilisants de l’été. Dans ce cas, on lui souhaite un franc succès!

- Via The New York Times et The Wall Street Journal

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Alive in Joburg :

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La bande-annonce de District 9

* Halo pourait finalement voir le jour grâce à Steven Spielberg

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