
«L’industrie ne s’intéresse plus au cinéma» a confié Francis Ford Coppola dans une entrevue publiée aujourd’hui dans La Presse. Difficile de contredire le légendaire cinéaste lorsqu’on voit
dans quels projets les grands studios investissent leur énergie.
La plus récente aberration en développement : un long métrage de fiction basé sur les fameuses briques à assembler Lego. Variety rapporte qu’il s’agira «d’une comédie familiale mélangeant les prises de vue réelles et l’animation. Warners refuse de dévoiler les détails du récit, qui peut se décrire comme un film d’action/aventure situé dans un univers Lego».
Le fabriquant de jouets danois s’est toujours montré récalcitrant à voir son produit adapté par Hollywood. Mais la nouvelle proposition était tout simplement irrésistible : «L’empathie des [producteurs] pour les valeurs intrinsèques de Lego, en particulier “le facteur plaisir, la créativité et le fait que l’imagination n’a pas de limites”, a déclenché l’enthousiasme de la compagnie».
«L’imagination n’a pas de limites». Une affirmation qui n’a plus tellement de sens dans le climat hollywoodien d’aujourd’hui. Je me demande quelle genre de grimace le journaliste de Variety a esquissée en écrivant ces mots. Mais encore, immergé comme il est dans l’industrie, je ne serais aucunement surpris qu’il n’a jamais saisi l’ironie de l’argument.
On attend maintenant un film basé sur Playmobil et, surtout, l’inévitable crossover «Lego VS. Playmobil» (ou «LVP» pour les plus branchés d’entre nous).
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