Jozef Siroka

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    Jozef Siroka est journaliste au pupitre à LaPresse.ca et blogueur cinéma à temps partiel.
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    Mardi 26 mai 2009 | Mise en ligne à 8h30 | Commenter Commentaires (31)

    T4 : du réchauffé sans saveur

    21term600

    Terminator Salvation, un film de science-fiction apocalyptique qui aborde le voyage dans le temps, donne sévèrement dans le déjà vu. L’on retrouve invariablement des (fades) échos de Mad Max, Escape From New York, Blade Runner, Aliens, Matrix, I Am Legend ou Children of Men. Ça fait beaucoup. Mais reprocher à un honnête technicien comme McG de trop s’appuyer sur des formules éprouvées serait incorrect. Après tout, le mandat premier d’un blockbuster n’est pas d’éblouir par son originalité mais bien de rapporter le plus d’argent possible.

    Un blockbuster, par contre, se doit aussi de divertir. Ce que Salvation ne fait pas, ou très peu. Un des principaux problèmes sont les personnages en carton dont le destin, qui détermine tout de même le sort de l’humanité, nous est complètement indifférent. Il faut dire que leur caractérisation s’accorde à merveille avec la palette visuelle du film, exclusivement composée de tons de gris…

    Bien sûr, certaines séquences d’action sont impressionantes mais, sans l’attachement aux héros, il est difficile pour le spectateur de s’impliquer pleinement. Et, contrairement aux films de Cameron, T4 ne parvient jamais à bâtir du suspense, faute d’un rythme cohérent. Les scènes s’enchaînent machinalement, comme une série de tableaux dans un jeu vidéo.

    Une autre lacune du film, sans doute sa plus dommageable, est son absence d’humour. Je ne parle pas nécessairement ici de blagues ou de one-liners, mais plutôt d’une certaine attitude décontractée; un pacte tacite avec le public du genre : «Vous avez sans doute vu ce type de film mille fois, le récit est complètement invraisemblable, mais essayons quand même de passer du bon temps ensemble». Bien au contraire, tout est joué très straight. Comme le ferait un humain sans imagination ni esprit, T4 compense en se prenant terriblement au sérieux. On a droit, en somme, à un film fantastique sans fantaisie.

    ***

    Je vous laisse avec la version longue de la bande-annonce qui, croyez-moi, est infiniment plus satisfaisante que le film dont elle fait la promotion :


    • C’est la raison pour laquelle j’ai peur d’aller le voir… :(

    • Fort bien et c’est un fait que le quatrième opus ne fera pas date dans l’histoire du 7e art toutefois, j’ai pris autant de plaisir à le regarder que le 11e film de Star Trek car en définitive, l’action est constante et les effets renversants. En outre, Sam Worthington signe une performance judicieuse et le tout est bien emballé pour un divertissement estival des plus honnête et puis, bien que ce ne soit pas Cameron qui se glisse derrière la caméra, c’est toujours préférable de voir ce T4 que l’horrible T3 ou d’autres navets, non ?…

    • Il était déjà difficile de dépasser le premier ce que le deuxième a réussi à faire avec brio et humour… Même avec certains élans “shakespeariens”… Je pense entre autre à la fin dans l’usine de fonderie lorsque le Terminator disparaît… Inoubliable.

      Ce qui m’amène une petite question toute bête… Est-ce que l’industrie hollywoodienne est atteinte du même syndrôme que celle de l’automobile? Reproduire sans arrêt et de façon exponentielle le même modèle? Un jour, il fini par être dépassé… Sa plus éclatante réussite fut sans nul doute sa période faste de l’entre-deux guerres. Ce sont les Européens exilés qui ont donné forme à ce qui n’était de ce côté-ci de l’Océan que balbutiement cinématographique…

      Par la suite, il y a eu des exceptions, mais elles se sont toutes évanouies… Je pense aux années 70 et 80 pour ne citer que celles-là… En revanche, le cinéma indépendant américain revient en force et c’est tant mieux. Comme les véhicules plus verts, le cinéma d’auteur rerproduit maintenant ce que le spectateur vit à tous les jours. Des films qui parle du monde ordinaire. Du cinéma à hauteur d’homme. Plus engagé et moins bullshit. T4 ressemble à un long métrage dans le ventre d’un Hummer. On y voit toutes les pièces du moteur… Imagninons juste le nombre de litres d’essence que ce film a bouffé pour son tournage?

      Au fond, les blockbusters sont devenus les 4X4 du cinéma américain. Ils coûtent un bras et sont toujours aussi peu honnêtes dans leurs promesses. Et cette vision d’apocalypse qu’ils n’arrêtent pas de ressasser?!! Mais c’est leur propre mort qu’ils métaphorisent en deux heures en exhibant comme des imbéciles ce qu’ils possèdent: des guns, de la technologie sophistiquée et des ennemis de plus en plus grotesques…

      Je rêve du jour où les clubs vidéo ne seront plus des champs de navets à perte de vue. Mais c’est utopique de penser ça, puisque les clubs vidéo conventionnels auront disparus…

      u

    • C’était à prévoir…

      Nostalgie oblige, les fans de Terminator 2 et, plus généralement de James Cameron, ont souvent tendance à embellir les deux premiers épisodes aux dépends des plus récents.

      T4, pas assez d’humour? T1 n’en avait pas. Je l’ai revu hier soir : pas d’humour (ou presque), ambiance glauque et désespérée, récit violent et nihiliste. En fait, là où T1 était très sérieux, T2 passe carrément pour un film familial, avec les blagues à deux cents, Arnold en sympathique robot cabotin et un joli (et très naïf) « happy ending ».

      Personnages en carton? Oui, mais il faut dire que les personnages dans Terminator n’ont jamais été très élaborés. La plupart des (très bonnes) scènes de développement psychologique ont été coupées dans T1, celles dans T2 adoptent le plus souvent un ton comique et T3 emprunte à peu près la même voie (sauf que lui, les fans de T2 l’aiment pas, allez savoir pourquoi) …

      Bien sûr, les dialogues de T4 ne sont pas terribles, mais merde à la fin, c’est TERMINATOR! Une histoire complètement premier degré, avec des tonnes d’incohérences scénaristiques (surtout dans T2, d’ailleurs) et un robot autrichien qui remonte le temps et qui se promène en moto avec des shades. De toute façon, des dialogues creux et insipides n’ont jamais empêché le succès d’un quelconque blockbuster…

      Et enfin, T4 ne divertit pas? Oh làlà… et moi qui croyais être devenu trop difficile…

      On s’est bien moqué des Trekkies avec la sortie du succédané de Star Wars qu’est le Star Trek de J.J. Abrams. Il serait peut-être temps de rire des puristes de Terminator (les Terminaties?). Beaucoup d’entre eux semblent oublier que, derrière ses gros effets spéciaux et ses « Hasta la Vista, baby », Terminator, c’est et ça a toujours été une série B d’action avec du budget.

    • J’ai vu le film et je suis un peu partagée sur son appréciation. En fait, j’ai adoré la première moitié du film et enduré la deuxième moitié. Mes moments préférés étaient ceux partagés entre les personnage Kyle Reese et Marcus, ça rappellait un peu T2 et des scènes d’actions incroyables! Mais la fin… ouch… l’histoire s’embourbe beaucoup à ce point et j’ai levé les yeux au ciel à plus d’un moment.
      Apparemment qu’il y a eu un grand nombre de personnes impliqués dans le scénario, ce qui pourrait expliquer certaines bizarreries dans le fil de l’histoire. Par contre, la rumeur veut qu’il n’y aura qu’une personne sur le scénario de la suite: Jonathan Nolan!

    • @Urubu

      «Au fond, les blockbusters sont devenus les 4X4 du cinéma américain»

      J’adore la comparaison, il y aurait une thèse de doctorat à faire sur la ressemblance entre les industries automobile et cinématographique américaines. En plus, les 2 sont nées dans les mêmes années et ont fini par se faire copier pour finalement se faire dépasser.

      Cependant, je sais que bien des gens considèrent l’entre-deux guerres comme l’âge d’or du cinéma américain, mais j’apposerais un bémol à cette affirmation. L’apogé du mélodrame survient vers la fin de cette période et tant qu’à moi, ce n’est pas du grand cinéma. J’ai déjà lu un commentaire semblable de la part de Woody Allen, ce qui me rassure un peu (si un grand cinéaste pense comme moi, je ne dois pas être si con).

      Pour moi, la période des trentes glorieuses représente le sommet de la suprématie américaine, tant pour l’automobile que pour le cinéma. Les étrangers s’imposaient de plus en plus tout en étant incapable, sauf exception, de dépasser le maître, ce qu’ils firent finalement vers la fin des années 70.

      Maintenant, le cinéma américain est encore capable de grandes choses, mais plus souvent qu’autrement, il y a beaucoup de calories et très peu de vitamines (hum, un analogie avec la restauration rapide maintenant?).

    • @Jay_Jay et urubu

      En effet, la comparaison est très intéressante… Je n’y avais pas songé. Mais on pourrait ajouter à cela un troisième volet à la comparaison en intégrant le phénomène des ‘Idols’ et de ‘Académie’ dans l’industrie de la musique: chaque année, on présente sur une scène des reproductions de par les années passées, à coup de grands budgets (tant publicitaires que scéniques) pour faire passer le manque d’originalité. Bien sûr, certains s’en sortent bien — puisque plusieurs films hollywoodiens sont divertissants (ou mieux!) ou alors les voitures américaines pas toutes des citrons — mais il s’agit d’exceptions à une règle établie par le biais de recettes correspondant aux genres que l’on veut exploiter. “Thinking inside the box.”

      Au fond, peut-être n’est-ce que la conditon postmoderne; puisqu’il n’y a plus de standards absolus d’évaluation esthétique, le plus grand plaisir du plus grand nombre prévaut souvent.

      Mais pourrait-on dire qu’en termes absolus, l’offre n’a jamais été aussi variée? Probablement. Tout le monde y trouve sûrement son compte, malgré les répétitions et les suites à n’en plus finir…

    • Je me demande si la série télévisée “Terminator: The Sarah Connors Chronicles” a de meilleures critiques. J’avais écouté le premier épisode sans accrocher. Jusqu’à quel point peut-on tourner et retourner l’histoire de Terminator pour en retirer une nouvelle série, un nouveau film, un autre jeu vidéo? À quand le Broadway musical?

    • @Aubordunord

      D’abord merci de vos commentaires à vous et Jay-Jay. Pour faire suite à votre conclusion sur l’offre qui n’a jamais été aussi variée, je vous dirais que le plus grand nombre de propositions (de films) ne signifie pas pour moi plus de choix… Comment vous dirais-je? Disons pour employer encore une métaphore, je vous dirais que les navets hollywoodiens sont de plus en plus “clonés”. En d’autres termes, on reproduit un gêne déjà affaibli par une sur-utilisation qui date déjà de plusieurs décennies. Un peu comme les antibiotiques de moins résistants… Résultat: sur les tablettes de clubs vidéo ou dans les salles à popcorn, on retrouve un semblant de varias. Des genres déjà clonés de SF, gore, romantisme, biographies, contes, etc… Pour donner l’illusion d’une effervescence de sujets qui sont toujours les mêmes finalement. Même discours sur la Foi et tout le toutim d’amerloque en breloques…

      À mon humble avis, s’il y a des sujets qui ont l’apparence de se recouper cela vient de maisons de sondage américaine payées par les producteurs de films qui tâtent l’air du temps et arrivent à des conclusions similaires. Vous n’avez qu’à penser à cette flopée de films de guerre contre les terroristes par exemple?…

      La tendance actuelle me semble porter davantage sur les bouleversements climatiques. Peut-être l’année prochaine aurons-nous droit à plus d’histoires d’amour ou de familles qui luttent contre vents et marées contre la récession? Du mélo mièvre à la sauce américaine hyper sucré, ozonée et dont on aurait retirer un soupçon de sodium parce que c’est la mode… Allez savoir.

      u

    • @ hdufort

      “Je me demande si la série télévisée “Terminator: The Sarah Connors Chronicles” a de meilleures critiques. J’avais écouté le premier épisode sans accrocher. ”

      Aux dernières nouvelles, elle a été annulée après deux saisons. Je ne suis pas sûr des raisons de son annulation. N’empêche, les fans sont en beau pétard.

    • @urubu

      Bien sûr vous avez raison pour ce qui est des clônes (et surtout des suites, comme T4 et les films de super-héros, à mon avis…). Mais en même temps, ce que j’avance, c’est qu’il n’y a jamais eu autant de diffusion de films de partout au monde, jamais eu autant de production de film ‘tout court’. Et à mos avis, ça signifie aussi plus de choix.

      Une grande partie de cette masse n’est que répétition, mais l’autre grande partie est intéressante! Et comme vous le mentionniez, le cinéma américain indépendant (et parfois, celui de certains studios de plus grande envergure – Donny Darko, Forrest Gump, American Beauty, pour ne nommer que ceux-là, sont de bons films à mon avis, sans parler des blockbuster de Jackson ou de Spielberg qui sont tout de même de bons films sans être des chefs d’oeuvres absolus) continue de donner de très bons résultats.

      On devrait se rappeller l’époque ou le cinéma américain produisait des films de cowboys ou de séries B (tous des clônes aussi) à la tonne… Je continue de croire qu’au contraire, l’offre est diverse et que les films de partout nous arrivent par boîtes pleines. On oublie aussi les censures qu’il y a eu dans l’histoire (au Québec, “grâce” à l’emprise du clergé, et ailleurs, grâce à la peur du communisme, par exemple).

      Aujourd’hui, il suffit de se donner la peine de les voir, ces films — mais souvent, on préfère ne pas se casser la tête et aller voir T4. C’est aussi notre responsabilité en tant que cinéphiles que d’aller voir ailleurs, à mon sens. Et je sais, pour ma part, qu’il m’en reste énormément à visionner en ce qui a trait à l’histoire du cinéma de toute façon — ce blogue m’aide d’ailleurs à m’instruire –, mais que les nouveautés hollywoodiennes sont simplement plus accessibles… ce qui ne veut pas dire que, pourtant, avec un moindre effort, je ne pourrais pas découvrir plein de choses beaucoup plus passionnantes. Je me suis promis de le faire plus souvent d’ailleurs…

      Quant aux genres exploités, je suis d’accord avec vous. Mais du coup, j’avoue avoir de la difficulté à voir comment il est possible de les transcender complètement. Certains cinéastes réussissent mais ils sont rares; selon moi, il s’agit plutôt d’une difficulté de création saturée que d’un réel empêchement corporatif ou économique (bien que cela existe, dans bien des cas). Mais voyons voir ce que vous en pensez… ce n’est que mon humble avis…

    • Vous n’êtes pas le premier a avoir fait une réception plutôt tiède à ce film. Je la rajoute donc sur ma liste de Zip.ca . J’irai donc revoir le nouveau Star Trek à la place.

    • @Auborddunord

      Je partage tout à fait votre avis sur les studios américains de moyennes envergures. Ils ont produit de pures merveilles! Et nombreuses! Spielberg et cie itou! Concernant les séries B, j’abonde également dans votre sens. Je garde de très bons souvenirs de films d’une autre époque qui innovaient tant au niveau de la forme que d’un certain contenu. Et vous avez tout à fait raison de parler de la censure qui a sans doute contribué à empêcher la diffusion de beaucoup de films. Du côté européen, je pense à Bunnuel et son exil au Mexique. Il a réalisé plusieurs films de série B et malgré les contraintes du style, il a quand même trouver le moyen d’insérer dans ses réalisations de nombreuses allusions subversives sur la société et la religion…

      Ma question est la suivante: à part la Boîte Noire, de petits clubs vidéo indépendants ou carrément le piratage de films sur le Web, où peut-on avoir accès à une production plus parallèle qui ne boude pas les genres disons “moins nobles”?!! Je n’en vois malheureusement pas. Le système de distribution ressemble de plus en plus à des fermes industrielles. Les terreaux s’étendent sur des kilomètres de tablettes de la même copie! Des tonnes de copies comme le dit si bien le slogan de Vidéotron… C’est tout à fait juste. Que des tonnes de la même copie! Comme chez Métro, Loblaws ou Maxi, le cinéphile dépend de l’arrivage. Il n’y a presque plus de petits distributeurs. On est obligé de se taper les grandes surfaces pour trouver une production qui vient de nulle part…

      Mais je m’arrête ici, car entre vous et moi, le bonheur de trouver une perle dans un champ de patates nous ait arrivé plus d’une fois j’en suis sûr… Comme vous êtes curieux et cinéphile, je suis convaincu que certain soir, vous êtes tombé sur un sapin dans le milieu d’un désert. Et tout fier, vous en avez parlé à vos amis et collègues… Finalement, c’est peut-être des gens comme vous et moi et d’autres sur ce blog ou ailleurs qui sont les ultimes distributeurs d’un film qui ne passera jamais à l’histoire? Des chercheurs de brocante qui trouve des petits trésors qu’ils partagent ensuite avec les autres?

      u

    • Cela n’est pas si pire que ça. Oui la fin est ridicule, oui il y a beaucoup de moule stéréotype que l’on retrouve dans plusieurs autres films. Oui il y a une pseudo-phylosophie cucul. Oui les personnages sont tous au second plan (et je trouve ça bien), ils sont pas si important. Le thême du film c’est la survie de l’humanité sur le bord de l’annihilation après la guerre. Ok le “terminator” du film est vraiment tapette en comparaison du bon vieu T-800 d’Arnold.

      Ok je fais mon fanboy : Cela reste que c’est Terminator ! J’attend de voir les autres (je crois qu’ils allaient y avoir une 2e trilogie right ?) pour me faire une opinion de l’histoire..

    • T4 correspondait à mes attentes: être mieux que le 3e qui était trop ”trademark”. Les aspects ternes du film correspondent parfaitement à la vision apocalyptique en mon avis. Star Trek était pas trop hot parcontre!

    • @Jozef
      “faute d’un rythme incohérent” : il faudrait plutôt dire “faute d’un rythme cohérent”, voir http://fr.wiktionary.org/wiki/faute_de

      Par ailleurs, il y avait quand même une référence visuelle directe à The Great Escape avec le saut en moto.

    • M. Siroka, vous avez tout faux. On ne retrouve pas d’échos fades des films que vous avez mentionnés dans T4. On retrouve la suite logique de T1 et T2. il faut peut-être juste un peu adepte de la mythologie Terminator pour savoir l’apprécier.

      Excellent film, Bale est parfait, Worthington est excellent, tout comme Yelchin, le I’ll be back arrive au bon moment; on croirait vraiment qu’Arnold est là et ce passage est excellent aussi.

      Vivement un T5 pour boucler la boucle! Et pas dans un autre 8 ans cette fois:-)

    • M. Siroka

      Vous n’y allez pas avec le dos de la cuillère lorsque vous affirmez que «Salvation» ne divertit pas…

      Sans atteindre le niveau d’intensité des deux premiers réalisés par Cameron, «Salvation» divertit M. Siroka.

      En ce qui me concerne, j’affirme même qu’avec le nouveau «Star Trek». Ce sont jusqu’à présent les 2 meilleurs blockbusters» que j’ai vu depuis le début de l’été.

      Après ça, vous vous demandez pourquoi les critiques de cinéma sont de moins en moins populaires…

      Si au moins vous aviez commencé votre critique par : «En ce qui me concerne »

      Mais malheureusement, à vous lire, il faudrait prendre votre affirmation popur une évidence…

    • @ depalma

      Quand on lit un blogue, le «En ce qui me concerne» devrait toujours être sous-entendu.

      Pour ce qui est du facteur divertissement, je comprends tout à fait votre point de vue, mais je ne le partage pas. Pour que j’embarque dans un film, les personnages doivent être, sinon développés, du moins intéressants.

      Je pense pare exemple à un Snake Plissken dans les Escape from… de Carpenter. Des films à très petit budget mais pleins de vie, exactement le contraire de T4.

    • Je n’ai pas encore vu T4, et soyez certains que j’attendrai qu’il sorte en DVD pour le voir. Cela dit, je n’ai jamais compris pourquoi tout le monde critiquait tant T3. Certes, ce n’est pas un grand film, mais aucun Terminator n’est un grand film. T2? Blockbuster à l’os! L’«humour» qu’il contient me plaisait quant il est sorti, alors que j’avais… 11 ans! T1? S’il n’y avait pas eu de T2, T1 aurait été relégué aux oubliettes, encore plus loin que Conan le Barbare. Et T3? Enfin un blockbuster qui finit mal, avec des ogives nucléaires qui sortent de partout. Le mal qui l’emporte sur le bien. Juste pour ça, il faut pardonner donner une mention spéciale à T3.

    • Pour ceux qui se questionnent sur les qualités de la série télé : après une première saison moyenne qui était surtout une longue poursuite parsemée de quelques scènes d’action, la deuxième saison présentait des théories intéressantes par rapport à Skynet et aux liens entre John et les diverses factions de Terminators. Les personnages étaient complexes et jamais complètement noirs ou blancs. C’était ma série préférée cette année, devant Lost et Fringe. Malheureusement, FOX vient de tirer la plug et l’histoire se poursuivra désormais au cinéma. Mais après avoir lu quelques critiques et commentaires, je crois que je vais passer mon tour.

    • Ce commentaire sera probablement jugé naïf, mais peu importe. Je suis du genre “professionnel intello du plateau”. Un peu gogauche caviar. J’ai voté Québec Solidaire aux dernières élections provinciales, ça vous en dis long sur moi. Je vais aller voir T4 samedi prochain. J’y vais avec un gars qui est un vieux pote depuis 30 ans. On va aller souper avant. On va se raconter nos vies. Puis on va aller au ciné, et quand on va entrer on sera habité par tous nos souvenirs des derniers épisodes. Surtout, je dois l’admettre, par les souvenirs du premier Terminator. On va, je l’espère, passer un bon moment. Je ne demande pas à ce film de remettre en question ma vision de ma vie, de jeter les bases d’un nouvel esthétisme ou de pousser le septième art un peu plus loin. Je lui demande de me faire passer un beau moment, et de me donner par la bande une excuse pour revoir ce vieil ami. Pour que ça marche, il faut que l’image soit bonne, que le son soit prenant, et que, tout simplement, l’histoire ne soit pas conne au point où je vais décrocher. Cinéma américain oblige, je m’attends qu’à la fin les bons gagnent. C’est tout ce que je demande. Je ne suis pas exigeant, je sais. J’ai juste le goût de passer un beau samedi soir.

      C’est entre autres ça le rôle du cinéma.

      E.

    • j’viens de le voir, c’est vraiment ordinaire…c’est déjà du passé…T2 lui, je l’ai revu avec intérêt la semaine dernière.

      un terminator sans arnold et james cameron c’est rien.

    • En passant Sarah Connors chronicle c’est platte pas à peut près. C’est quasiment une honte au film. J’espère sincèrement que cette série va être annuler. Pour ce qui est du film, j’ai pas encore vu.

    • @ coolerman

      Comme je l’ai écrit plus tôt, la série a été officiellement ANNULÉE par Fox, il y a quelques jours.

      Quand même un étrange timing, étant donné que la série aurait peut-être connu un regain d’intérêt (et, qui sait, de qualité) suite à la sortie de T4.

    • Pour apprécier à sa juste valeur, il faut avoir visionner les 3 épisodes précédents. Ce que j’ai fait la semaine dernière avant d’aller apprécier la suite logique.

      Nous savons déjà comment l’histoire va se terminer, en 2029 et que John Connor sera assassiné… Mais l’entre 2 n’a jamais été exploré. Bien sûr, Arnold n’est pas là (autrement que numérique) mais j’ai aimé la facon dont l’histoire a été développé. Je n’avais aucune attente particulière sinon d’être divertie.

      De plus, contrairement à plusieurs autres séries, ce qui a été dit dans les autres a été respecté (à mon avis) exemple les humains qui travaillent pour Skynet. Ce qui m’a fait accroché au début c’est le fait que John Connor n’était pas le leader de la résistance au début du film.

    • M.Siroka,

      c’est hors sujet, mais dans le blogue de votre collègue Brunet, on parle de Houellebecq, et je me rappelle bien que vous aviez un jour parlé du film tiré de son livre La possiblilté d’un île réalisé par lui-même. Saviez-vous par chance si son film a été distribué au Canada ?

    • Non, le film n’est pas sorti, du moins, pas à ma connaissance. Mais il devrait bientôt être distribué en DVD.

    • J’ai ré-écouté le premier MAD MAX avec ma copine dernièrement car elle ne l’avait jamais vue. Dommage que George Miller ne touche plus à rien aujourd’hui. Alex Projas (si les producteurs lui laisseraient son final-cut) serait son digne héritier. En ré-écoutant pour la millionième fois Blade Runner, je me dit ”dieu merci de n’avoir jamais donné de suite”. Escape from NY est du style ”bd-geek-je m’amuse et faites vous du fun avec nous”. Je me souviens encore de l’horrible suite avec Pam Grier lol.

      En effet, le divertissement doit divertir comme une chanson pop. Mais il a toujours moyen de faire de quoi de bon. Parfois, entre le dernier Van Trier et Lynch, j’aime bien écouté un Tim Burton car ça fais du bien comme entre une chanson de Tom Waits et de Lou Reed dans son Ipod, de glisser une chanson de Indochine ou The cure.

    • J’ai revu le premier Escape from de Carpenter, et bonjour la vie…j’en suis encore estomaqué (!). Le film s’écoute bien mais de la à dire que c’est plein de vie, il y a une marge… en ce qui me concerne (ce qui est également sous-entendu dans les commentaires)

    • Le meilleur, c’était clairement le 1er. Le 2e était effectivement excellent, mais beaucoup plus grand public. Le 3e était de la merde quoiqu’en dise certains, exception faite des 10 dernières minutes qui sont tres bonnes. Honnêtement, à part la fin, le 3e est une pâle copie du 2e. Le tout dernier, sans être merdique, est clairement décevant. Il ne lève pas, ni côté scénario, ni côté humour, ni côté direction, ni rien en fait!

      Un des films “phare” des années 80 qui a su relever le défi d’une xème version, c’est Rocky 6 que j’ai bien aimé. Pour le reste (y compris T4 et Indiana Jone 4, mon dieu que c’était pourrit), pas grand chose de positif…

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