Jozef Siroka

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    Jozef Siroka est journaliste au pupitre à lapresse.ca et blogueur cinéma à temps partiel.
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    Jeudi 12 mars 2009 | Mise en ligne à 1h15 | Commenter Commentaires (13)

    L’anatomie du Dr Manhattan

    20090219_watchballs_190×190.jpgAlors que la nudité féminine au cinéma n’a pas causé de clameur depuis l’interrogatoire de Sharon Stone il y a de cela près de 20 ans, la question de la nudité masculine n’est toujours pas résolue. Il semblerait qu’il y a quelque chose d’inconfortable à voir sur grand écran les parties génitales d’un homme se balancer mollement dans notre face.

    Parlez-en aux critiques de Watchmen, qui n’ont pas manqué de faire référence au lumineux pénis bleu du Dr Manhattan. Certains approchant le sujet de manière humoristique, tandis que d’autres semblent carrément intimidés par les proportions du super-membre.

    La compilation d’extraits de critiques se trouve sur le site de Vulture.

    L’analyse de Kim Voynar de MCN est ici.

    À lire aussi :

    > Watchmen : un flop au box-office?
    > L’auteur de Watchmen regrette
    > Watchmen : 20 ans après


    • Je n’arrive vraiment pas à comprendre. Avant de voir le film j’avais entendu certaines critique dire que le réalisateur avait vraiment exagéré de montrer à ce point le pénis de Manhattan. Au point où je craignais justement de trop me faire assaillir à voir le film. Résultat? Mon dieu. Deux petites scènes, avec Manhattan en arrière plan, et hors focus. Franchement, il y en a pas trop confortable dans leur peau pour se sentir à se point attaqué par ça …

    • Baaaa…. à part avoir été intimidé par les proportions ;) je trouve que ça apporte un certain réalisme au film.
      Si j’accepte les femmes nues à l’écran, je ne vois pas pourquoi je n’accepterai pas les hommes nus.

    • Rien là, comme dirait Stevevallee !

      Si vous voulez VRAIMENT évaluer votre seuil de tolérance aux zeubes,
      je vous suggère de louer la comédie FORGETTING SARAH MARSHALL. Ma copine visionnait ce film qui ne m’intéressait pas l’autre jour lorsque je l’entendis soudain hurler de rire dans le salon. J’accourus en vitesse, curieux de constater ce qui avait pu provoquer tant d’hilarité et elle se fit un bonheur de reculer le film pour que je constate les dimensions plus que respectables du membre clairement exhibé de l’acteur Jason Segel et ce, en plein milieu de la scène où il se fait larguer par sa copine !!

      J’avoue que l’effet comique était réussi ! … and very humbling :-)

    • Lire à ce propos mes deux commentaires sur l’article précédent de Jozef Siroka.

      Voilà exactement ce qui démontre noir sur blanc la pertinence de mon commentaire à propos de votre article “Hollywood doit-il virer à droite”? Le grand plublic en géréral adore regarder les parties génitales du mâle mais il subsiste la gêne de se l’avouer (culpabilité judéo-chrétienne*). Au cinéma on veut du réalisme mais pas trop, on veut de la vraisemblance mais pas trop crue, on veut des beaux acteurs mais faut pas exagérer! Tels sont les dilemmes qu’apportent dans son sillage l’art de montrer ou d’exposer ou d’exhiber la nudité masculine au grand jour.
      _________________
      * Se rappeler que la nudité est associée directement au plaisir sexuel interdit et illicite en dehors des lois de l’union sacrée, c’est une déviance à bannir du cerveau même en 2009! Les gens (surtout les hommes) sont toujours incapables d’éprouver une sorte de béatitude positive de voir un autre homme nu sur grand écran, d’où le malaise refoulé et hypocrite du peuple américain.

    • Il y a autre chose d’intimement lié à la nudité masculine au cinéma pour grand public, celle de l’homosexualité et donc de l’homophobie. Jamais vous sans moi, jamais moi sans vous pour ne citer qu’ une phrase célèbre de Marie Bourassa dans son roman: “le Mariage de la licorne”.

      Le fin fond du hic est ICI et c’est ÇA qui fait la différence! A présent que le milieu gay gagne du terrain, le cinéma devrait enfin commencer à nous montrer les vraies affaires de la vie, et non plus toutes ces menteries susurées du temps de Doris Day et de Rock Hudson. Et plus personne n’en sera effarouché!

    • Je n’ai pas encore vu le film mais étant un fan de la BD j’apréhendais un peu le traitement que Z Snyder ferait de la nudité du Dr.

      S’était important pour moi qu’Hollywood respect cet aspect de l’oeuvre mais il ne faut pas que ça devienne distraillant pour le spectateur.

      Le personnage de Manhattan, par sa nudité, représente le retour à l’essentiel et la pureté. C’est tout à fait en accord avec les propos du personnage.

    • Les américains ont un complexe face à leur pénis et je vais les guérir.

      -Judd Apatow-

      Il est tous simplement normal, si l’on demande à une actrice de se foutre à poil, qu’il en soit de même pour les hommes.

      J’ai hâte au jour ou il sera rendu presque banal de voir un homme nu au grand écran au même titre qu’il est maintenant banal dans un film américain de voir une femme nue.

      Il y a des mots pour dire et des images pour montrer.

    • Pour avoir vu le film, la nudité bleuté de Dr. Manhattant ne m’a pas choqué, mais surpris la première fois où on voit vraiment son sexe (parce que ça arrive plus que deux fois en réalité), et c’est lorsqu’il n’est mutlitplié lui-même en 4 copies. On a donc droit à 3-4 bonhommes bleus tout nus à l’écran en même temps! Entk, on pourra pas dire que c’était subtil…! Mais heureusement, HEUREUSEMENT!!, lors que Manhattan est en format géant, genre grandeur gratte-ciel, on a eu la décence de lui mettre un maillot ou de ne pas tout montrer. Un pénis de 10-15 pieds de long qui bat au vent, pas sûr! :)

    • Comment?
      C’est pas ca la taille normale?
      :-D

    • De toute façon, ce ne sera pas la première fois que les gens capotent à cause d’un truc « homoérotique » dans un film de superhéros. Qui se souvient des bat-mamelons dans Batman Forever et Batman & Robin? Cet élément semble encore déchaîner les passions.

      Pendant ce temps, les superhéroïnes et autres femmes fortes de films d’action continuent de se dandiner en costumes moulants avec énormes décolletés, et les plaintes se font étrangement très rares.

    • Si on peut voir une femme à poil sans s’émouvoir. On peut bien nous montré un morceau de bite molle sans en faire tout un plat non plus. La nudité, autant féminine que masculine, est une chose saine et naturelle. C’est ce qu’on en fait qui ne l’est pas nécessairement.

      Il y as une sorte d’hypocrisie à se sujet qui me fait dressé le poil.

      Moi j’assume mon hétérosexualité et je ne me sent pas menacé par un homme nue à l’écran.

    • Je trouve dommage qu’on en vienne au narcissisme des proportions et qu’on ne parle pas de l’oeuvre de Zack Snyder.
      Ce directeur dynamise le monde du cinéma avec un nouveau genre; le cinéma graphique et lyrique. Il s’agit d’une nouvelle façon de faire passer les messages dans un film et personnellement, je crois que c’est la définition même du cinéma; du pure diverstissement, des visions différentes et un total détachement/ éloingnement de nos vies.
      C’est également un nouveau genre de cinéma qui demande de surpasser le premier niveau d’interprétation et de pousser la réflexion plus loin.

    • En réponse à vlrglqqf, qui a dit: “Jamais vous sans moi, jamais moi sans vous pour ne citer qu’ une phrase célèbre de Marie Bourassa dans son roman: ‘le Mariage de la licorne’, je tenais seulement à préciser que je ne suis hélas pas l’auteure de cette belle phrase; il s’agit plutôt d’un lai sur Tristan et Yseult, écrit par une autre Marie, Marie de France. Cette source est d’ailleurs citée dans mon roman.

      Cela dit, je suis plutôt flattée d’avoir été prise comme référence. Merci!

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