Jozef Siroka

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    Jozef Siroka est journaliste au pupitre à LaPresse.ca et blogueur cinéma à temps partiel.
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    Vendredi 27 février 2009 | Mise en ligne à 15h15 | Commenter Commentaires (24)

    Le cinéma, art sexiste?

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    Rarement ai-je mis la main sur un article aussi irritant. Selon la journaliste du Guardian Bibi van der Zee, l’industrie du cinéma serait «monstrueusement sexiste». Pour en faire la démonstration, elle passe sous sa loupe féministe les films issus du plus prestigieux des Top 10 : le Sight & Sound Poll.

    Voici les résultats de son analyse :

    8 1/2, Le Cuirassé Potemkine, Tokyo Story et La règle du jeu méritent sa grâce. Singin’ in the Rain, Sunrise et les deux premiers Godfather passent de justesse.

    Par contre, 2001 : A Space Odyssey, Vertigo et Citizen Kane obtiennent la mention «échec». Dans le film de Kubrick, il n’y a pas de femmes astronautes, dans celui de Hitchcock, on n’a droit qu’au point de vue, obsessif, de l’homme. Enfin, celui de Welles représente le «Film sur l’Homme» absolu. Rien à voir, donc, avec l’«humanité».

    ***

    Je ne sais par où commencer. Pourquoi pas avec le dictionnaire.

    Sexisme : Attitude de discrimination fondée sur le sexe.

    Discrimination : Le fait de séparer un groupe social des autres en le traitant plus mal.

    Donc, selon les conclusions de Mme. Zee, un film qui n’aborde pas assez de thèmes reliés à la condition féminine maltraite du même coup les femmes.

    Mais ce n’est pas nécessairement cet argument ridicule qui m’indispose ici. C’est plutôt cette notion qu’un film doit refléter une vision égalitariste, ou politiquement correcte, de la société. Si l’on considère le cinéma comme une forme d’expression artistique (et non comme un programme de promotion sociale), on doit accepter le fait qu’il reflète les sensibilités particulières d’un individu ou d’un groupe d’individus. Reprocher aux hommes de traiter plus ou moins largement de sujets masculins est tout à fait absurde.

    D’ailleurs, ne l’oublions pas, parmi les plus beaux portraits de femme au cinéma ont été rendus par des hommes. Il n’y a qu’à penser à Woody Allen, Pedro Almodovar, Michelangelo Antonioni, Ingmar Bergman, John Cassavetes, Krzystof Kieslowski, Billy Wilder et j’en passe. L’inverse n’est pas nécessairement vrai, et c’est tout à fait correct. On comprend que les groupes sociaux minoritaires dans l’industrie (pas juste les femmes, mais les noirs, les gais, etc.) vont faire un cinéma plus spécialisé, qui s’attarde à mettre en lumière, souvent de manière militante, leurs propres conditions de vie.


    • Une chose est sûre: le milieu cinématographique n’est pas sexiste. Les femmes ont le même accès à la page blanche, aux subventions, au métier que les hommes. Pour l’instant, il n’y a qu’une donnée qui tienne devant les institutions: que le meilleur scénario, la meilleure approche réalisation soit subventionnée.

      Par contre, on le voit en pub, où il y a encore moins de femmes, sinon presqu’aucune, le métier est exigeant et est basé sur une forte compétition. Ça a peut être à voir. Ou non. En médecine, la compétition est forte et les femmes y vont.

      Alors, est-ce qu’un métier de communication, pour un genre féminin en général plus communicatif de ses sentiments que le genre masculin représente un moindre intérêt? Je ne sais pas.

      Mais je suis sûr que les regroupements féministes qui y réfléchissent ne gagneront rien si ils obtiennent une discrimination positive dans un milieu où la seule bonne idée devrait triompher.

    • Vous avez raison: l’article est risible tellement il est rigide et amène des points ridicules: Bien sûr que Godfather a beaucoup de personnages masculins et que les femmes ne sont que des faire-valoirs: le film dépicte le milieu de la Mafia! Et la Mafia EST sexiste, c’est bien connu. Doit-on juger un film par son sujet? Non! C’est comme Spike Lee qui chialait qu’il n’y avait pas de noirs dans Flags of our Fathers: BIEN SÛR, parce que l’HISTOIRE nous apprend qu’il y en avait pas, pas parce que Clint Eastwood l’est!

      Toutefois, il n’est pas faux de dire qu’Hollywood est dominé par les hommes et peut être sexiste. Mais de là à juger les films… Certains rôles pourraient probablement être joué par des femmes dans beaucoup de films alors qu’un cinéaste choisit un homme. Mais doit-on absolument le faire? N’est-ce pas le privilège de l’artiste de décider comment son oeuvre devrait être réalisée?

      Combien de films ont maintenant un acteur noir “token” totalement vide et inintéressant? Mais ce n’est pas grave, ce film-là n’est pas raciste! OUF!

    • Très intéressant, Monsieur SIroka. Ohlala, cette journaliste ne s’est vraiment pas donnée la peine de trouver des arguments de poids.

      Non, mais, sérieusement, le fait de mentionner que, ô quelle horreur, les femmes portent des jupes moulantes dans 2001… Tout simplement ridicule!

      Je dois dire que cela m’enrage un peu, de voir se prendre au sérieux une analyse aussi superficielle et de mauvaise foi.

      Je suis d’ailleurs tout à fait d’accord avec le fait qu’on devrait considérer un film comme l’oeuvre d’un artiste qui partage sa propre vision du monde et que ce dernier n’est nullement tenu de parler au nom de tous ou de s’évertuer à présenter une vision artificiellement égalitaire.

    • Au cas où vous ne le savez pas, il y a les Réalisatrices équitables qui s’intéressent vivement au sujet. Elles sont des réalisatrices québécoises qui se demandent pourquoi il y a si peu de femmes réalisatrices au Québec.

      http://www.realisatrices-equitables.org/

    • Les femmes équitables semblent sous-entendre une discrimination à leur égard. Elles demandent une parité assez clairement dans leur lettre à la ministre, comme de celle qui commence à exister en politique. Voyant que cette union fait état qu’il existe une majorité de femmes au Québec, je vois venir à l’horizon une autre situation politically correct qui pourrait baîllonner le talent tout court. Je le redis, encore une fois, il n’y a pas de discrimination dans les jugements des institutions. Des statistiques, on peut en faire des tonnes: combien de jeunes, de vieux, de gens des régions, de noirs, de femmes, d’hommes, d’urbains de Québec, de Montréal, de Hull? On s’en fout. La vrie question: combien de bons films?

      Je crois que l’absence des femmes s’explique autrement et à moins qu’elles ne portent des accusations précises contre les institutions, preuves à l’appui, elles feraient mieux de réfléchir aux causes plutôt que d’hâter des solutions qui ne serviraient pas l’art s’il s’agit d’un nivellement pas le bas pour combler les différences. Les femmes qui sont en place sont très bonnes et respectées et il peut y en avoir de plus en plus, si cela se fait selon les règles régissant tous les artistes, indépendamment de la case statistique où on voudrait les mettre.

      Je me demande si les réalisatrices qui font parti de cela lisent bien tous les communiqués de leur organisme tellement ça me semble irréaliste parfois.

    • Merci luis, tu as bien résumé. Il y a clairement quelque chose d’absurde dans ces revendications. Et même une certaine violence revancharde. Comme de sous-entendre que la plupart des gens iraient jusqu’à rejeter un “bon” projet parce qu’il est soumis par une femme. C’est ridicule et pathétique. Et je ne parle pas de l’article cité par M. Siroka… Je pensais que le Guardian était un journal sérieux. Ça montre qu’il y a des gens qui ne sont pas très biens dans leurs têtes par les temps qui courent.

    • Ce qui me sidère, c’est que l’on regarde la distribution hommes/femmes dans la réalisation cinématographique et que l’on *conclut* qu’il y ait discrimination.

      J’attends toujours un mouvement féministe qui s’insurgera contre la discrimination dans le métier d’éboueur/éboueuse ou encore qui déplorera le trop grand nombre de femmes dans le réseau de la santé (médecins, ergothérapeutes, psychologue ou infirmières). Il faut rendre à César ce qui appartient à César. Les femmes doivent s’impliquer davantage au niveau de la réalisation si elles veulent plus de représentation. Même chose pour la politique.

      C’est ce côté nauséabond, revanchard du féministe qui est déplorable. Ce féminisme n’est qu’une extension du syndicalisme, on revendique toujours et encore plus, sous le prétexte d’une discrimination systématique.

      Pol Pelletier, a fait un bel exposé à “Tout le Monde en Parle” d’un féminisme d’idée, tourné vers l’émancipation de la femme dans les arts. Je n’ai aucun problème à accorder des subventions pour une troupe de théâtre ou une équipe cinématographique 100% féminine, pour autant qu’elles aient un propos de *qualité*.

    • Je sais que je fais l’avocat du diable, mais bon, il en faut un… Si, à quelque part, il n’y avait pas un certain sexisme “profond” au fond de cette sous-représentation des femmes réalisatrices? Et je n’accuse personne.

      Le réalisateur est un peu au cinéma ce que le chef d’orchestre est à la musique classique : un leader important, qui doit faire passer ses idées, qui doit surtout convaincre ses collaborateurs du bien-fondé desdites idées. Un genre de chef de parti politique, de chef cuisinier, de chef d’entreprise… bref, vous voyez où je veux en venir : tous ces métiers ont pour point commun d’être dominés par les hommes.

      Ça tient à quoi? Aux qualités transmises sur le chromosome Y? Je ne pense pas.

      Je pense plutôt que le féminisme a beaucoup fait pour l’égalité de la femme dans les dernières années, mais qu’il reste encore une zone intacte, un inconscient collectif, un solide plafond de verre, quoi. Pensez : Jésus, Gandhi, Ulysse, Lincoln, Bouddha, Luther King… Je pense que pour beaucoup de gens, c’est encore une chose difficile de se laisser emporter par un leader féminin. Ça ne repose pas sur un désir de rabaisser les femmes. Je pense que c’est, bêtement, une question d’habitude. Et les habitudes, c’est tenace, c’est transmissible. Je n’aime pas le mot “sexisme”, cela dit, parce que ça implique un geste plus conscient… Il me semble que le problème est plutôt inconscient, ici.

      Maintenant, c’est quoi la solution? Certainement pas cet article qui, je suis bien d’accord avec tous, est plutôt débile.

    • Je ne crois pas que l’article se voulait si sérieux que cela, surtout que la règle qu’elle utilise pour juger si les films passent ou non provient d’une bande dessinée. Et non, elle ne propose pas de mettre le feu aux classiques du cinéma. Ou peut-être que je suis trop positive.

      Il demeure intéressant sans faire d’accusations de sexisme que les femmes servent un peu de faire-valoir dans Citizen Kane, les femmes n’existent pas comme personnages indépendants, mais pour parler de Kane. Et dans 2001 l’Odyssée de l’Espace, l’humanité est au pinacle intellectuel, et les femmes servent encore d’hôtesses si mes souvenirs sont bons… Ce n’était pas une question de quotas ! Ou j’ai oublié quelques femmes scientifiques. Et on n’a pas encore parlé de Metropolis !

      Quant aux réalisatrices, il serait intéressant de savoir combien de femmes étudient dans le domaine et combien occupent des postes importants dans l’industrie. On pourrait savoir où sont disparues les autres.

    • Il y a parfois des gens qui, à force de trop vouloir en faire, nuisent aux idées qu’ils souhaitent défendre. Mme van der Zee n’a sans doute pas tort quand elle dit que les réalisatrices sont sous-représentées à Hollywood. Mais, ce n’est certainement pas en critiquant l’amitié entre Gene Kelly et Donald O’Connor dans ‘Singing in the rain’ qu’elle fera avancer leur cause.

    • Tel que je l’ai mentionné plus haut, je crois qu’il existe un certain sexisme latent à Hollywood. Faites l’exercise comme ça: en dix secondes, combien pouvez-vous me nommer d’actrices actives qui ont une certaine filmographie?

      Jolie, Streep, Roberts, Swinton, Blanchett, Kidman, Zeta-Jones, Berry…

      Ok, maintenant pour les gars?

      Pitt, Clooney, Nicholson, Downey, Cruise, Penn, Bale, Ledger, De Niro, Pacino, Di Caprio, Damon, Affleck, Williams, Murphy, …

      Notez que je n’ai pas établi de critères: juste des noms d’acteurs et d’actrices qui vous viennent en tête comme ça.

      Je trouve ça révélateur, non? Et je ne commence même pas à parler des réalisateurs. Je ne serais pas surpris qu’une réalisatrice ait à faire face à un certain préjugé lorsqu’elle présente un film devant des producteurs. C’est ça qu’il faut battre: le jugement pré-fait. Par contre, juger un film précis en disant qu’il n’y a pas de femmes… Ça, c’est une fausse route et comme chandelier l’a dit, Van der Zee ne fait que nuire à sa propre cause en relevant le point. Promouvoir plus de films provenant de femmes: OUI! Exiger qu’un film comporte des films pour la représentation: NON!

    • Pour évaluer honnêtement les propos de Bibi van der Zee, il faudrait connaître son style, son esprit et l’ensemble de son “oeuvre”.

      Si vous sortez 3 paragraphes de Foglia et qu’on ne connaît pas l’homme, son esprit et sa manière de dire, on voudra le faire pendre à coup sûr. Et pourtant… Foglia, je n’achète La Presse que pour lui.

      Je reviens à “Le cinéma, art sexiste?”. Poser la question, c’est y répondre.

    • En parlant de cela, quelqu’un d’autre a trouvé bizarre que la petite phrase commémorative à la fin du film “Polytechnique” ne soit pas féminisée? J’ai pris l’habitude de toujours féminiser mes textes depuis le secondaire, et j’ai trouvé que c’était un peu insultant que cela n’ait pas été fait dans ce cas. Surtout étant donné le contexte du film!

      Petit texte sur le sujet…

    • @ montrealaise

      Je n’ai pas décelé l’ironie dans les paragraphes qui précèdent son «analyse». Pouvez-vous m’aider?

    • Odile Tremblay du Devoir a écrit un papier là-dessus. C’est l’édition du 3-4 mars 2007.
      http://www.ledevoir.com/2007/03/03/133248.html

    • Ah oups ! L’intégral de l’article est publié sur le site des Réalisatrices équitables http://www.realisatrices-equitables.org/2007/03/05/cameras-roses-reclamees/ Voilà !

    • @ Jozef Siroka

      Euhhhh… moi non plus, je n’ai pas décelé d’ironie ;-l

      Je voulais simplement dire que, ne connaissant pas Bibi van der Zee, il m’est difficile de juger ce texte seul, coupé de la personnalité de son auteur.

      Je comprends qu’un texte semblable puisse vous irriter mais faut-il tirer sur la messagère ?

      Je suis d’accord avec vous quand vous écrivez « Si l’on considère le cinéma comme une forme d’expression artistique (et non comme un programme de promotion sociale), on doit accepter le fait qu’il reflète les sensibilités particulières d’un individu ou d’un groupe d’individus. Reprocher aux hommes de traiter plus ou moins largement de sujets masculins est tout à fait absurde. »

      Par contre, aussi beaux soient les portraits de femmes créés par Allen, Almodovar, Antonioni et Bergman, il reste que les portraits de femmes faits par des femmes sont quantité négligeable au cinéma. Les portraits de société faits par des femmes aussi. Pourquoi? Je pense que les effets de l’émancipation féminine mettent plus d’un quart de siècle à porter fruit. Je crois aussi que plusieurs femmes douées pour le 7e art ne se battent pas jusqu’au bout, se sachant éliminées d’avance. Finalement, je me demande si, inconsciemment, les femmes s’autocensurent dans l’expression de leur art ce qui a pour effet d’édulcorer leurs oeuvres.

      Je n’ai pas sitôt fini d’écrire cette dernière phrase que me revient en tête “Les fées ont soif”. Denise Boucher ne s’est pas autocensurée (BRAVO!!!) mais elle a passé pour une maudite folle. Les femmes fortes font peur.

      Y aurait-il double standard pour les femmes? Je le crois.

    • Qui êtes-vous, Jozef Siroka ?

      Le petit texte de présentation sur vous est fort intéressant mais il affame plutôt que de rassasier ;-)) Allez-vous compléter ce portrait un jour?

      Merci.

    • Je travaille à Cyberpresse comme pupitreur, les soirs et la fin de semaine.

      J’écris aussi des articles pour Cinébulles. Quoique, cette dernière année, je collabore beaucoup moins, faute de temps.

      Sinon, si vous voulez en savoir plus sur mes origines; je suis né en Croatie et suis arrivé à Montréal à l’âge de 7 ans. J’ai 28 ans.

      Pour en savoir plus sur mon blogue, j’en ai parlé récemment ici :

      http://blogues.cyberpresse.ca/moncinema/siroka/?p=625

    • Vous êtes tout jeune!!! et bien articulé. Chapeau ;-) Vous lire est un plaisir.

      Merci pour le lien.

    • J’ai vu au moins 2 bons films croates l’an dernier. C’est rare de voir des films en dehors d’une collection d’environs 7 pays. Cette situation est pire que le sexisme.

      Ce n’est pas un film Croate, mais Snow d’Aida Begic (film Bosniaque) était un film ou la femme avait toute la place. Presque féministe, mais faut se mettre dans le contexte.

      Helen Mirren, actrice expérimentée, a déjà avouer quand elle a reçu son oscar que c’était plus difficile pour une femme de trouver un rôle intéressant.

      Bref, il y a bien des problèmes dans le monde. Au secours!

    • Ce sont les mêmes histoires que l’on nous bassine depuis trente-cinq ans!

      Il y a moins de femmes qui font du Cinéma voila tout! Et non il n’y a pas de complot machiste derrière tout ça. C’est plutôt un complot féministe auquel on assiste présentement.

      Je pense qu’il faut faire le procès du féminisme ambiant et que je qualifie avec les autres mouvements de gauche, de « causes de bien-pensants » se rattachant au « milieu des pseudos élites Québécoise et occidentales » que les gens ordinaires ne suivraient pas du tout.

      À mon avis ce débat est initié par des groupes de femmes voulant se faire subventionner.

      L’alerte au sexisme est une tactique utilisée par des groupes de féministes Québécois et ailleurs depuis les années 1970 et ce, toujours afin d’obtenir de l’argent du contribuable.

      Il y a certaines féministes dans ce domaine qui veulent qu’on les subventionne non pour leur talent (je suis sûr que beaucoup de femmes en ont) mais seulement parce qu’elle sont des femmes et ce peu importe si ces films qui poseraient des problèmes de mise en marche parce que personne n’irait les voir.

      Les réalisateurs mâles doivent se battre pour se tailler une place et financer leurs films. Les féministes veulent que l’on donne tout aux réalisatrices sur un plateau d’argent a même l’argent du contribuable juste parce qu’elle sont des femmes …

    • Je suis une femme… et honnêtement, je ne me sens pas forcément offensée par le fait qu’il y ait plus d’hommes que de femmes dans certains milieux (tant qu’on ne parle pas de volonté délibérée d’écarter les femmes)

      Certains milieux attirent plus les hommes et d’autres les femmes… je travaille dans le milieu de la santé où on retrouve plus d’homme chez les médecins et plus de femmes parmi le personnel infirmier (même si la tendance commence à changer)… c’est comme ça ! Imposer des quotas modifierait seulement des chiffres, pas une façon de penser…

      Si j’obtiens un poste par exemple, je veux que ce soit parce qu’on a jugé que j’avais les meilleurs compétences pour l’occuper, pas parce que je suis une femme et qu’il faut augmenter le quota !!!!!

    • La question n’est pas de savoir qu’il y a plus d’hommes que de femmes au cinéma mais plutôt de quelle façon les personnages peuvent correspondre au modèle de la femme moderne. Je pense que les rôles féminins ont tout de même évolué avec le temps, par contre, il reste encore beaucoup de chemin à faire je crois. Les films de James Bond sont parmi les plus sexistes. La mode du botox et des chirurgies esthétiques détériorent le jeu des actrices Hollywoodiennes, dommage.

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