Jozef Siroka

Archive du 10 avril 2008

Jeudi 10 avril 2008 | Mise en ligne à 14h44 | Commenter Commentaires (9)

Al Pacino a touché le fond

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88 Minutes serait le pire film de la carrière d’Al Pacino, si l’on croit le généralement fiable Todd McCarthy de Variety. La raison de cette bourde? Il y en aurait au moins deux. D’abord le réalisateur, Jon Avnet, qui revient au cinéma après avoir purgé une peine de dix ans dans l’industrie de la télévision. Ses crimes? Des films tels The War, Up Close & Personal et Red Corner. Le piètre CV d’Avnet a apparemment affolé le studio qui a déployé une armée (19!) de producteurs pour superviser le tournage. Une atmosphère tout ce qu’il y a de plus propice à la créativité et à l’expérimentation!

L’autre raison serait le cas classique de la star qui refuse de vieillir. Avec les années qui passent, Al Pacino, 67 ans, semble en effet rajeunir à l’écran. Dans 88 Minutes il joue un playboy des moins crédibles:

This guy has a goofy thatched haircut that by definition cost hundreds of dollars, a seeming perma-tan, a top-of-the-line Porsche and a high-tech designer condo that may rep the combined fantasies of the 19 producers. Jack also teaches at a local university where all his female students are babes, at least some of whom have crushes on him even though he’s past retirement age.

Les années 2000 n’ont pas été trop heureuses pour Pacino. Ses dernières apparitions remarquées remontent à 1999 avec The Insider et Any Given Sunday. Depuis, même si son interprétation demeure irréprochable, ses films n’ont jamais dépassé le statut de l’effort honnête : Chinese Coffee, Insomnia, S1m0ne, People I Know, The Recruit, Two for the Money, The Merchant of Venice. Seul Ocean’s Thirteen, dans lequel il joue un rôle secondaire, a fait courir les foules.

Parallèlement, l’autre Grand Acteur de sa génération, Robert DeNiro, vit un «déclin» beaucoup plus assumé. Il a définitivement abandonné les rôles sérieux au profit d’interprétations moins ardues dans des films de genre tels Ronin, 15 Minutes ou The Score. Il s’est surtout réinventé dans la comédie (Analyze This, Analyze That, Meet the Parents, Meet the Fockers) et dans le cinéma pour enfants (The Adventures of Rocky & Bullwinkle, Shark Tale, Arthur et les Minimoys). Prendre son travail d’acteur plus à légère lui a également permis de concentrer son énergie derrière la caméra pour un projet personnel très ambitieux, The Good Shepherd.

Le dernier chef d’oeuvre auquel les deux acteurs ont participé est incidemment le seul film dans lequel ils se donnent la réplique : Heat de Michael Mann.

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