Jozef Siroka

Archive, avril 2008

Mercredi 30 avril 2008 | Mise en ligne à 13h25 | Commenter Commentaires (6)

Quand Scarlett Johansson chante Tom Waits

scarlett_album_cover.jpg

Le premier album de Scarlett Johansson, Anywhere I Lay My Head,
sort en magasin le 20 mai. Voici la vidéo de son single, Falling Down,
un cover d’une chanson de Tom Waits (comme la grande majorité
des titres sur l’album). David Bowie, qui qualifie la voix de
Johansson de «mystique», a collaboré à l’enregistrement.

Le critique de New York Magazine est en extase, qualifiant ce premier
effort comme le meilleur album jamais fait par un acteur.

A work of great and singular beauty. If we had to grade it on a
rating system, we would give it one burning, elemental star, in
honor of Scarlett Johansson herself.

***

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Mardi 29 avril 2008 | Mise en ligne à 14h31 | Commenter Un commentaire

Takeshi Kitano, ce monstre

300px-guilala.jpg
Takeshi Kitano
, réalisateur, acteur et chanteur célébrissime au Japon, incarnera le monstre dans Guilala’s Counter Attack, la suite de The X From Outer Space (1967). Guilala, aussi connu comme Gilala, Girara ou The X, est un produit des années 1960 qui n’a malheureusement jamais connu les succès de son cousin Godzilla. C’est le réalisateur Minoru Kawasaki, responsable du film culte The Calamari Wrestler, qui sera chargé de redonner un second souffle à la franchise.

>>>Pour une fiche complète des caractéristiques et habiletés de Guilala, consultez le site WikiZilla.

En Occident, le nom de Takeshi Kitano est surtout associé à ses oeuvres en tant que réalisateur. Il a connu la notoriété dès son premier film, Violent Cop, le récit brutal d’une sorte de Dirty Harry nippon incarné par Kitano lui-même. Il continue à exploiter la même formule avec les succès Boiling Point et Sonatine. En 1994, sa vie bascule suite à un accident de moto quasi mortel. Lors de son séjour à l’hôpital, il prend le temps de reconsidérer son approche à la vie et au cinéma, se met à la peinture, et y jette les bases de son chef d’oeuvre, Fireworks. Ce film lyrique et méditatif, ponctué de soudains accès d’ultra-violence, a remporté le Lion d’Or au Festval de Venise. On y retiendra en particulier le visage balafré et à moitié paralysé de Kitano – fraîches séquelles de son accident – qui transmet une émotion saisissante.

Kitano ne se limite pas qu’aux films violents cependant. Il a aussi un côté romantique et comique comme en fait foi le lumineux road-movie Kikujiro, que d’aucuns ont comparé au Kid de Charlie Chaplin. À noter que son sobriquet, «Beat», est une référence à ses années de bouffon de scène. Kitano, ce créateur aux personnalités multiples, est en train de finaliser Achilles to kame, sa nouvelle comédie sur un sujet qu’il ne connaît que trop bien; la condition d’artiste.

***
Pour revenir au film de monstre, voici les premières minutes de
The X From Outer Space. Ça promet pour la version contemporaine!

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Lundi 28 avril 2008 | Mise en ligne à 16h20 | Commenter Commentaires (2)

La tristesse du combattant

Takashi Shimura dans «Les sept samuraïs»

Takashi Shimura dans «Les sept samuraïs»

À l’occasion de la sortie de son film Redbelt, l’histoire d’un instructeur de jiu-jitsu brésilien, David Mamet livre une réflexion sur les films de combat dans un essai publié par le New York Times.

Sans doute plus reconnu pour son oeuvre dramatique (dont The Postman Always Ring Twice, Glengarry Glen Ross et Edmond ont été adaptés au cinéma) que pour ses efforts en tant que réalisateur, Mamet se spécialise dans l’illustration d’univers masculins et acerbes, où les apparences sont souvent trompeuses. L’exploration du monde du combat était quelque peu inévitable pour l’auteur.

Mamet note une distinction entre le «film d’arts martiaux» et le «film de combat» :

Fight films are sad. There is nobility in effort, in discipline and, if not in suffering, in trying to live through suffering and endeavor to find its meaning. Redbelt, generically, is a fight film. The martial art film is about opposing strength to strength: two humans compete, and we are allowed to root for the underdog and enjoy his final victory. But the fight film is a celebration of submission, which is to say, of loss. As such, it finds itself on the outskirts of my beloved genre of film noir.

Le film noir comme une variante bâtarde de la tragédie :

The punchline of drama is «Isn’t life like that. …» But its elder brother, tragedy, is the struggle of good against evil, of man against the gods. In tragedy, good, and the gods, are proclaimed winners; in film noir, which is tragedy manqué, the gods still win, but good’s triumph gets an asterisk.

Dans son essai, Mamet cite trois interprétations de «combattants tristes» qui l’ont marqué:

- Stanislaus Zbyszko dans Night and the City (Jules Dassin, 1950)
- Takashi Shimura dans Seven Samurai (Akira Kurosawa, 1954)
- Kola Kwariani dans The Killing (Stanley Kubrick, 1956)

Voici la scène de combat préférée de Mamet, tirée de Seven Samurai. C’est Takashi Shimuda, le samurai errant témoin du duel, qui l’intéresse particulièrement :

We see in his face, sad and wise to the point of tragedy, complete foreknowledge of the fight’s outcome and of its purposelessness and of the unutterable folly of humankind.

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