Jozef Siroka

Lundi 29 septembre 2014 | Mise en ligne à 17h00 | Commenter Aucun commentaire

Un vétéran de 2001 propose le «futur du cinéma»

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En 1964 se déroulait la foire internationale de New York, qui avait pour thème «la paix à travers la compréhension». Une des attractions consistait en l’exposition de To the Moon and Beyond, un court métrage de 15 minutes projeté en 70 mm sur un écran dôme. On pouvait lire sur l’affiche à l’entrée de la salle :

YOUR MOST MEMORABLE EXPERIENCE
AT THE WORLD’S FAIR! THE NEW CINERAMA-360 PROCESS TAKES YOU…
TO THE MOON AND BEYOND
YOU will be propelled on the most fantastic, incredible voyage through billions of miles of space . . . from its utmost outer reaches . . . back to the Earth itself, and into the center of the minutest atom. All through the magic of Cinerama!

Deux des spectateurs qui ont assisté à cette «expérience mémorable» étaient Stanley Kubrick et Arthur C. Clarke. Les deux hommes se demandaient s’il était possible de produire un film de science-fiction de qualité supérieure. En sortant de la projection, ils ont eu leur réponse : Oui!

Kubrick et Clarke ont engagé le studio qui a réalisé To the Moon and Beyond, Graphic Films, pour développer des dessins de concept pour 2001 : A Space Odyssey. Mais un graphiste attaché au contrat, un jeune homme de 23 ans nommé Douglas Trumbull, voulait aller plus loin dans cette collaboration.

Il a téléphoné directement au cinéaste, et a demandé s’il pouvait le rejoindre sur le plateau de tournage à Londres. Une fois sur place, il été assigné à la conception de ce qui allait devenir la révolutionnaire séquence du Star Gate.

Après le succès de 2001, Trumbull est devenu instantanément une vedette dans le milieu émergeant des effets visuels à Hollywood. En 1971 il a travaillé sur The Andromeda Strain, une production SF majeure de Universal basée d’après le roman de Michael Crichton. Un an plus tard, on lui a offert de réaliser son propre long métrage, Silent Running, une aventure interstellaire avec un message écolo qui n’a pas bien fait au box-office, mais qui est considéré aujourd’hui comme un film culte.

Trumbull a participé à certains des films de science-fiction les plus marquants de l’histoire, dont Blade Runner et Close Encounters of the Third Kind. Mais il s’est éloigné de l’industrie après son deuxième long métrage, Brainstorm (1983), une production qui a été secouée par la mort mystérieuse de sa vedette Natalie Wood. Trumbull a eu toutes les misères du monde à compléter son film, et a même craint pour sa vie, tant le studio MGM était décidé à enterrer le projet. Après le cauchemar Brainstorm, Trumbull s’est «réfugié» sur une ferme dans le comté de Berkshire, au Massachusetts. Il y a établi un laboratoire pour faire des recherches sur «le futur du cinéma» et, plus spécifiquement, sur ses capacités d’immersion.

Cinquante ans après To the Moon and Beyond, Trumbull nous est revenu avec une autre attraction visant à faire vivre une «expérience mémorable» au public. Elle s’appelle UFOTOG, et a eu sa première au TIFF le 11 septembre dernier. Ce court expérimental de 10 minutes était cependant accompagné d’une composante alarmiste plus ou moins explicite: ladite «expérience mémorable» se doit d’être, justement, mémorable, sinon on peut dire adieu à l’expérience en salle, qui est en train de se faire supplanter par le cinéma-maison et les plateformes numériques mobiles.

UFOTOG se présente comme une démonstration du procédé MAGI, qui «utilise deux caméras pour filmer 60 images par seconde avec l’obturateur sur chaque lentille s’ouvrant en alternance». Lors de la projection en 3D du produit fini, on passe à 120 images par seconde (bien au-delà du standard de 24 images par seconde, qui persiste depuis un siècle). L’objectif est que «l’écran de cinéma donne l’impression de disparaître et de servir comme une fenêtre sur un monde de l’autre côté qui apparaît aussi réel que le monde dans lequel on se trouve», résume le Hollywood Reporter.

L’augmentation du défilement d’images a fameusement été tentée par Peter Jackson en 2012, lorsqu’il a sorti The Hobbit à 48 images par seconde. Il avait l’intention de «créer un sentiment accru de réalisme», mais l’expérience ne fut pas concluante. Plusieurs spectateurs se sont plaints d’avoir plutôt vécu un sentiment accru de nausée, tout en critiquant le look roman-savon du film. Selon Trumbull, The Hobbit aurait dû avoir été projeté à au moins deux fois plus d’images par seconde. En même temps, il admet que cette cadence ne se prête pas à tous les genres. Il dit «mourir d’envie» de montrer son invention à des cinéastes de la trempe de Jackson, Christopher Nolan et James Cameron, dont les suites d’Avatar pourraient bien être les premières productions majeures à utiliser MAGI.

Trumbull sent que le temps presse. Pour la nouvelle génération de cinéphiles, dit-il, il n’y a pratiquement pas de différence entre les standards technologiques du cinéma et ceux de la télévision. Ils n’ont aucune motivation à délaisser leurs salons pour les salles sombres. Et l’industrie se doit de leur en trouver une. Il a un message pour tous les techno-sceptiques qui craignent le changement : «C’est pas sorcier, les gars. C’est juste un format différent, une taille différente, une luminosité différente et un défilement d’images différent. Abandonnons tout ces rebuts qui datent de 1927. Nous sommes à l’ère numérique. Allons-y!».

> Pour en savoir plus sur le sujet : consultez le dossier du Hollywood Reporter

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Jeudi 25 septembre 2014 | Mise en ligne à 15h30 | Commenter Commentaires (6)

Blackhat : Michael Mann se frotte au cybercrime

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Le trop rare Michael Mann nous revient après six ans d’absence avec Blackhat, un techno-thriller mettant en vedette Chris Hemsworth dont la bande-annonce vient tout juste de sortir. Ce premier aperçu, aussi saccadé soit-il, nous montre que le réalisateur de Heat et The Insider n’a rien perdu de son oeil pour la composition ni de sa passion pour les vastes espaces urbains.

La prémisse – qui, drôlement, n’est pas sans rappeler celle de The Rock de Michael Bay – implique un hacker détenu qui est libéré d’urgence afin d’aider une opération conjointe entre le FBI et le gouvernement chinois, qui pourchassent un réseau de pirates informatiques de haut niveau. L’intrigue se déroule sur deux continents, démarrant à Chicago, avant de s’envoler notamment pour Kuala Lumpur, Hong Kong et Jarkata.

La physionomie de l’acteur australien, qui a fait frémir le public féminin dans la série Thor, ne correspond pas tout à fait à l’image qu’on se fait du hacker: un geek binoclare et freluquet aux cheveux gras qui sent rarement le soleil sur sa peau. Mais avant de voir de l’opportunisme ou un compromis artistique dans ce choix de casting, précisons que le personnage (fictif) de Hemsworth est basé d’après le (vrai) hacker Steven Watt, un haltérophile aux dreads blonds de sept pieds de haut, ancien programmeur majeur pour Merrill Lynch, célèbre dans le cyber-underground pour avoir piraté le système informatique de la chaîne de supermarchés TJ Maxx en 2005, obtenant ainsi accès à 45 millions de cartes de crédit et de débit.

Mann a fait ses recherches. Ce sujet hautement complexe est entre de bonnes mains. Le cinéaste de 71 ans a passé deux ans et demi à travailler sans relâche sur le projet, «comme un anthropologue qui, s’il a à écrire sur une tribu dans le Soudan nilotique, va vivre avec une tribu dans le Soudan nilotique pendant un an», a-t-il dit lundi en entrevue au Hollywood Reporter. Mann explique d’ailleurs le mystérieux titre de son film, qui tient pour des programmeurs «qui écrivent des codes malicieux, conçus pour faire des choses que d’autres personnes leur disent qu’ils ne sont pas censés faire. Alors ils le font, trouvent des vulnérabilités, font des invasions.»

Sur ce qui l’a le plus alarmé au gré de ses recherches, et sur le rôle des États-Unis dans le piratage international :

Les truc effrayants que vous trouvez provient des gens à Washington. Pas des hackers blackhat. Le degré auquel nous avons été envahis, la vulnérabilité de ces systèmes, la capacité de s’y introduire et de les pirater, de contrôler les automates programmables industriels, qui contrôlent l’approvisionnement en eau, les feux de circulation, nos institutions financières. [...]

Les États-Unis sont impliqués dans l’espionnage étranger aussi agressivement et avidement qu’ils le peuvent, et les États-Unis font une distinction – du moins d’après leurs rapports – entre cela et les cyber-intrusions conçues pour voler du matériel commercial. Les Chinois, quant à eux, disent qu’il n’y a pas de distinction. [...]

Le gouvernement américain affirme qu’il est impliqué dans le cyber-espionnage à la fois sur et pour la défense, et c’est parce qu’il s’agit de la principale technologie de pointe. Les déclarations qui proviennent de l’armée disent que c’est une menace plus grande que les armes de destruction massive.

Blackhat prendra l’affiche le 16 janvier 2015.

> La bande-annonce en HD sur le site de Apple

***

Dans sa vaste entrevue accordée au Hollywood Reporter, Mann a réussi à glisser un mot sur le moins connu de ses onze longs métrages, The Keep (1983), un film d’horreur SF qui jure dans sa filmographie, surtout composée de drames policiers (ou, si on veut élargir la nomenclature pour y inclure The Last of the Mohicans, The Insider et Ali, d’hommes solitaires en lutte contre le système). Le cinéaste admet qu’il aurait aimé pouvoir le refaire :

C’était un scénario qui n’était pas tout à fait prêt, et une production difficile à gérer, en raison des questions de financement. Et un gars-clé dans sa conception était Wally Veevers, un homme génial, merveilleux. Un concepteur d’effets visuels très talentueux, depuis 2001 jusqu’à The Shape of Things to Come, mort tragiquement en plein milieu de notre post-production. Et donc, c’est devenu pour moi un film qui n’a jamais complètement été abouti.

Pour en savoir plus sur ce film, le seul des titres de Mann à ne pas être dispo en DVD ou Blu-ray, voici un épisode de l’émission britannique The Electric Theatre Show, consacré en entier à la production de The Keep, ainsi qu’à la carrière du cinéaste jusque-là, qui avait complété un long métrage au préalable, Thief (1981), ainsi que des courts docus, et un téléfilm.

AJOUT : Il paraît qu’un documentaire sur The Keep est dans les plans.

À lire aussi :

> Michael Mann, le maître du «zen pulp»

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Mardi 23 septembre 2014 | Mise en ligne à 16h15 | Commenter Commentaires (23)

Nouveau tour de piste pour les films politiques

Le film «Good Kill» remet en question l'utilisation des drones militaires.

Le film «Good Kill» remet en question l'utilisation des drones militaires.

Le cinéma politique n’a pas tellement la cote dans le Hollywood du 21e siècle. Du moins, pas les films du genre à caractère plus sérieux, comme ceux qui faisaient courir les foules dans les années 1970. Et ce n’est pas tant une question de qualité, plus de climat social. The Hurt Locker (2008), qui suivait le quotidien de démineurs durant la guerre en Irak, est le lauréat de l’Oscar du meilleur film à avoir le moins bien paru au box-office, avec un maigre 17 millions $. Ses cousins sortis à peu près durant la même période (Rendition, In the Valley of Elah, Green Zone) n’ont pas davantage fait courir les foules.

Les films mentionnés ci-haut s’annonçaient comme des interprétations réalistes sinon critiques de la «guerre contre la terreur». Et une bonne partie du public, déjà saturé par cette discussion via les médias en continu, et pas tout à fait remis du traumatisme causé par les pires attentats en son sol, s’est montré réticent à ces propositions, quoique rares et dans l’air du temps. Mais selon Michael Cuesta, réalisateur de la populaire série télé Homeland, qui vient de compléter un drame biographique dénonçant la CIA, les temps ont changé :

Le 11-Septembre nous a bombardé avec des images d’attaques et des reportages d’attaques futures, et le statu quo était «pouvoir militaire pro-Américain». En conséquence, les studios se sont éloignés des films percutants sur la guerre et la sécurité nationale. Maintenant, nous voyons une volonté de s’attaquer à des problèmes complexes et controversés.

En d’autres mots, on assiste au retour de la paranoïa envers les institutions, une atmosphère qui ne peut qu’être bénéfique pour les films politiques remettant en question la bonne volonté du gouvernement envers son propre peuple. Dans un article publié vendredi dernier, The Hollywood Reporter a dressé un compte-rendu de projets «percutants» à venir :

> Edward Snowden. Déjà deux productions en cours. D’abord l’adaptation par Oliver Stone du roman Time Of The Octopus, écrit par l’avocat russe du fameux lanceur d’alerte. Joseph Gordon-Levitt est pressenti pour incarner l’informaticien en exil, a annoncé Deadline dimanche. Le tournage s’entamera en décembre à Munich. Le mois dernier, Sony Pictures a acquis les droits du livre No Place To Hide de Glenn Greenwald, l’intrépide journaliste du Guardian qui fut le premier à révéler les secrets sur la NSA qui allaient bouleverser la planète.

> Bowe Bergdahl. Un autre sujet chaud qui voit double, d’après le soldat américain otage des talibans qui a été libéré le 31 mai dernier après cinq ans de captivité. Kathryn Bigelow revient au thriller politique après le succès du polémique Zero Dark Thirty, sur la traque d’Oussama ben Laden. Le film sera scénarisé par le fidèle collaborateur de la réalisatrice, Mark Boal, qui a récemment lancé une nouvelle boîte de production, Page One, consacrée au «cinéma journalistique». En parallèle, le porté disparu Todd Field (In The Bedroom, Little Children) compte adapter un article de Rolling Stone sur Bergdahl, écrit par le regretté journaliste d’investigation Michael Hastings, a révélé Deadline en juin.

> Stanley McChrystal. Dans The Operators, Brad Pitt se glissera dans la peau du général Stanley McChrystal, commandant de l’ISAF en Afghanistan en 2009 et 2010. Après qu’un reportage explosif publié dans le magazine Rolling Stone eut révélé que l’homme de confiance du président ne se gênait pas de railler son administration, il fut congédié pour insubordination. Le film, basé d’après un livre de Hastings cette fois, sera réalisé par le cinéaste australien David Michôd, (Animal Kingdom, The Rover).

> Jon Stewart. Le satiriste politique le plus célèbre des États-Unis s’est lancé dans la réalisation avec le long métrage Rosewater, l’histoire vraie de l’incarcération violente du journaliste canado-iranien Maziar Bahari dans l’infâme prison d’Evin, à Téhéran. Le film est basé d’après les mémoires de Bahari, Then They Came for Me: A Family’s Story of Love, Captivity, and Survival, où l’on apprend qu’il fut appréhendé après son passage à l’émission de Stewart, The Daily Show, à l’été 2009. Entrevues de fond avec l’humoriste devenu cinéaste à lire sur le site du Hollywood Reporter et The Playlist. Rosewater a été présenté aux festivals de Telluride et de Toronto, et prendra l’affiche le 7 novembre.

> Drones. Encore deux projets concurrents, sur la stratégie politique la plus controversée de l’administration Obama, à savoir son utilisation enthousiaste mais discrète d’avions armés téléguidés dans des territoires hostiles. D’abord Good Kill, qui voit Andrew Niccol retrouver Ethan Hawke (Gattaca). Présenté en première mondiale à Venise, le film se penche sur un pilote de drone qui vit une crise de conscience: cet ancien «Top Gun» remet en question l’idée de bombarder des gens à 7000 km de distance dans le confort de sa remorque à Las Vegas. Dans Eye in the Sky, le cinéaste sud-africain Gavin Hood (Tsotsi, Rendition) dirigera Aaron Paul (le Jesse Pinkman de Breaking Bad) dans la peau d’un pilote de drone qui doit mener à bien une opération top secrète. Avec également Helen Mirren et Colin Firth. Plus de détails sur The Wrap.

> Dan Rather. Quarante ans après avoir incarné Bob Woodward dans All the President’s Men, Robert Redford s’apprête à reprendre le stylo de journaliste dans Truth, un autre long métrage basé sur des faits réels. L’éternel golden boy de 77 ans incarnera cette fois Dan Rather, présentateur-vedette de CBS News, qui fut limogé en 2005 à la suite d’un reportage controversé sur George W. Bush, qui stipulait que l’ancien président américain avait bénéficié de favoritisme lors de son service militaire. Le film, que réalisera le scénariste James Venderbilt (la franchise The Amazing Spider-Man), s’appuie sur les mémoires de la productrice de Rather, Mary Mapes, également licenciée par CBS, qu’interprétera Cate Blanchett.

Pour un inconditionnel du cinéma politique, voilà des nouvelles fort encourageantes. Des projets à moyenne échelle pour adultes qui, pris en bloc, remettent en cause la mentalité de l’hérisson qui domine Hollywood depuis des années. On espère que le public saura répondre présent. Sinon, ce sera retour à la cause départ, avec des pitchs bourrés de compromis dénaturant le genre, comme le reflète de manière hilarante cette petite scène entre un scénariste et un producteur issue du prologue de The Player (1992), que je retranscris ici :

- Does political scare you?

- Political doesn’t scare me.

- Radical political scares me. Political political scares me.

- This is politely politically radical, but it’s funny.

- It’s a funny political thing.

- And it’s a thriller, too, all at once.

- What’s the story?

- I want Bruce Willis. I can talk to him. It’s a story about a bad-guy senator. He’s traveling around the country on the country’s dime, like Sununu did.

- It’s a cynical, political thriller comedy.

- But it’s got heart in the right spot. Anyway, he has an accident. And he becomes clairvoyant, like a psychic.

- So it’s a psychic, political, thriller comedy with a heart.

- With a heart, not unlike Ghost meets Manchurian Candidate.

- Go on, I’m listening.

- He starts reading people’s minds. And when he gets to the President’s mind it’s completely blank.

Complètement vide. Un peu comme la case du cinéma politique dans la filmographie québécoise des dernières années, voire des dernières décennies. Un état de fait qui me confond depuis longtemps. Je parle d’un film sérieux, avec du budget, des vedettes, qui aborde un sujet contemporain controversé (un Les Ordres du 21e siècle). Aujourd’hui on est bien plus à l’aise dans la réalité politique étrangère (Incendies, Rebelle, Inch’Allah, Un dimanche à Kigali) que dans la nôtre. Ou ai-je loupé quelque chose?

Il me semble que des télé-réalités comme la commission Charbonneau, qui tire à sa fin, ou les manifs étudiantes quotidiennes d’il y a deux printemps, sont mûres pour se convertir en une bonne demi-douzaine de long métrages pertinents et artistiques. Ou se cachent le Oliver Stone, le Errol Morris, la Kathryn Bigelow, ou le Costa-Gavras québécois?

À lire aussi :

> Aux USA, les goûts sont bleus et rouges
> Zero Dark Thirty, un film co-écrit par la CIA…
> La domination du «cinéma conservateur»?
> Le tabou de l’interprétation politique

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