Marc-André Lussier

Archive de la catégorie ‘Oscars’

Dimanche 5 février 2017 | Mise en ligne à 9h03 | Commenter Commentaires (7)

47 films finalistes aux Oscars en moins de… 3 minutes !

Oscars - 1

La 89e Soirée des Oscars

Quarante-sept films ont été retenus dans la course aux Oscars. La firme Cineplex a réalisé un montage assez marrant, d’à peine plus de deux minutes et demie, dans lequel tous les titres sont évoqués.

Nous aurons évidemment l’occasion de revenir bientôt plus en détails sur les prévisions et prédictions, mais on peut quand même affirmer dès maintenant que, grâce à son sacre à la cérémonie de la Directors Guild, Damien Chazelle, réalisateur de La La Land, est maintenant établi favori dans la catégorie de la meilleure réalisation (catégorie dans laquelle Denis Villeneuve est aussi finaliste).

Est-ce à dire que La La Land devient automatiquement le grand favori pour la statuette suprême, celle remise au meilleur film ? Pas nécessairement. Il se pourrait fort bien que, compte tenu de la qualité des oeuvres en lice, le doublé film / réalisation soit de nouveau remis en cause. L’an dernier, Spotlight fut sacré meilleur film mais Alejandro González Iñárritu a obtenu l’Oscar de la meilleure réalisation grâce à The Revenant (son deuxième consécutif).

La course dans les catégories meilleure acteur et meilleure actrice – où rien n’est joué – sera particulièrement intéressante à suivre aussi.

La liste des nominations.

La 89e Soirée des Oscars aura lieu le 26 février.

Lien YouTube.

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Vendredi 16 décembre 2016 | Mise en ligne à 8h23 | Commenter Commentaires (11)

Oscar langue étrangère : par ici les surprises !

Juste la fin du monde - Affiche

Le film de Xavier Dolan est présélectionné

Comme l’a si bien dit ma collègue Émilie Perreault sur les ondes du 98,5 : Dans ta face Indiewire ! On se rappellera que le 23 septembre dernier, au moment où Téléfilm Canada a annoncé que Juste la fin du monde allait représenter le Canada dans la course à l’Oscar du meilleur film en langue étrangère, Anne Thompson avait signé un article dans lequel elle fustigeait cette décision, estimant que le Canada avait pratiquement bousillé ses chances.

Honnêtement, la présence de Juste la fin du monde parmi les neuf films présélectionnés par l’Académie hier a quand même de quoi surprendre. Il y a deux ans, Mommy, très appuyé par la critique américaine, figurait dans tous les pronostics mais avait été écarté dès le premier tour. Juste la fin du monde, au contraire, a été très malmené par des critiques américains influents lors de sa présentation à Cannes et doit depuis lutter contre ce mauvais «buzz» auprès de la presse anglophone. Personne, ou presque, ne s’attendait à le voir franchir cette deuxième étape aux Oscars. Et pourtant, le voilà !

Ce n’est que le 24 janvier, au moment où seront annoncées l’ensemble des mises en nominations, que nous saurons si le film de Dolan figure parmi les cinq finalistes.

Cela dit, le processus de sélection  - très compliqué dans cette catégorie – a beau être peaufiné, et même être pondéré depuis quelques années par un collège de «grands électeurs», des surprises ont toujours lieu. Parmi les candidats sérieux que l’Académie a d’ores et déjà éliminés, Elle (Paul Verhoeven) est probablement le titre qui suscite le plus d’émoi. Est-ce à dire que les chances pour Isabelle Huppert de décrocher une citation dans la catégorie de la meilleure actrice diminuent d’office ? Pas nécessairement.

On remarque aussi l’absence de Julieta (Pedro Almodóvar), Neruda (Pablo Larraín), de même que celle du magnifique film italien Fuocoammare, lauréat de l’Ours d’or à Berlin. Le documentaire de Gianfraco Rosi est toutefois présélectionné dans la catégorie du meilleur documentaire.

La suite des choses ? Trois comités de 10 personnes, formés de membres différents de ceux qui sont passés à travers les 85 longs métrages soumis à l’Académie, visionneront les neuf longs métrages présélectionnés et détermineront les cinq finalistes.

Les neuf films encore en lice :

Toni Erdmann de Maren Ade (Allemagne)
Tanna de Bentley Dean et Martin Butler (Australie)
Juste la fin du monde de Xavier Dolan (Canada)
Land of Mine de Martin Zandvliet (Danemark)
Le client (The Salesman) d’Asghar Farhadi (Iran)
The King’s Choice d’Eric Poppe (Norvège)
Paradise d’Andrei Konchalovsky (Russie)
A Man Called Ove de Hannes Holm (Suède)
Ma vie de Courgette de Claude Barras (Suisse)

Quelques liens :

Why Canada Threw Away Their Submission on Xavier Dolan (Indiewire)

How the Academy Picks the Foreign Language Shortlist (Indiewire)

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Samedi 24 septembre 2016 | Mise en ligne à 14h40 | Commenter Commentaires (6)

Oscars : Le Canada a-t-il vraiment miné ses chances ?

Téléfilm 2

Nancy Grant et Xavier Dolan
(Photo fournie par Téléfilm Canada)

Il est vrai que les choix des membres de l’Académie sont parfois très différents de ceux des critiques. Mais le fait est qu’au départ, ce sont les critiques qui attirent l’attention des membres de l’Académie en exerçant pour eux – sans le savoir – un premier tri.

Pourquoi le Canada s’est-il éliminé d’office en choisissant le film de Xavier Dolan dans la catégorie de l’Oscar du meilleur film en langue étrangère ? C’est, en gros, ce que se demande Indiewire dans un article mis en ligne peu de temps après que Téléfilm Canada ait annoncé que Juste la fin du monde allait porter les couleurs canadiennes dans la prochaine course. C’est notamment sur Indiewire que nous avions pu lire les échos des critiques les plus virulentes au moment de la présentation cannoise du film de Xavier Dolan.

Dans une course aux Oscars, il ne faut jamais oublier de se replacer dans un contexte américain. Et dans le contexte actuel, c’est peut-être « plate » à dire, mais Indiewire a probablement raison. On ne peut reprocher au comité de sélection canadien (constitué 23 délégués de différentes associations professionnelles réparties à travers le pays) d’avoir fixé son choix sur Juste la fin du monde. Parce que, quoi qu’en disent les détracteurs, il s’agit d’abord et avant tout d’un film de grande qualité.

Toutefois, force est de reconnaître que les alternatives se faisaient aussi très rares. Pour être pris en considération, un film doit avoir été à l’affiche dans son pays d’origine pendant au moins une semaine et ce, avant le 30 septembre. Voilà qui exclut d’emblée Ceux qui font la révolution à moitié n’ont fait que se creuser un tombeau (Mathieu Denis et Simon Lavoie), lauréat du meilleur film canadien au TIFF (sortie en salle début 2017). Certains ont aussi avancé que Maliglutit, le nouveau film du réalisateur d’Atarnajuat, Zacharias Kunuk (qui clôturera le Festival du nouveau cinéma de Montréal), aurait pu être retenu. Encore là, ce drame tourné en langue inuktitut a beau avoir été lancé au TIFF, je ne crois pas – sauf erreur – qu’il ait déjà pris l’affiche en programme régulier ailleurs au pays.

Honnêtement, vous auriez vu un autre film que celui de Dolan parmi tous les films canadiens – tournés dans une autre langue que l’anglais – ayant pris l’affiche depuis le début de l’année ? Sans oublier que le choix doit être fait en fonction d’une opération séduction chez les membres de l’Académie ? On cherche. Fort.

Des pairs plutôt que des journalistes

Lors de la conférence de presse tenue par Téléfilm Canada, Xavier Dolan et Nancy Grant (sa coproductrice) reconnaissaient implicitement qu’il y a très loin de la coupe aux lèvres. Ils estiment néanmoins qu’il vaut quand même le coup de mettre toute la gomme et d’aller faire campagne à Los Angeles. Leur argument tient au fait que l’Académie n’est pas constituée de journalistes mais de pairs. Des artistes qui, peut-être, seront plus sensibles à leur démarche et pourront apprécier le film pour ce qu’il est.

Ils comptent aussi miser sur la présence des acteurs, tous déjà connus des professionnels américains. Marion Cotillard a déjà un Oscar en main grâce à La vie en rose. Vincent Cassel a souvent joué dans des productions internationales et américaines (« Cassel ? Il nous met tous dans sa petite poche ! », a déjà déclaré George Clooney) ; Léa Seydoux sort d’un James Bond (Spectre) ; Nathalie Baye a joué dans un Spielberg (Catch Me if You Can), et Gaspard Ulliel, en plus d’être l’image de « Bleu de Chanel » (spot tourné par Martin Scorsese), a déjà été Hannibal…

Cela dit, il est indéniable que le cinéma de Xavier Dolan a du mal à se faire valoir aux États-Unis. Il y a deux ans, plusieurs spécialistes américains pensaient que la sélection de Mommy parmi les cinq finalistes ne serait qu’une simple formalité. Or, il n’a même pas franchi le premier tour. Alors que le film connaissait un très grand succès public auprès du public français (près de 1 200 000 spectateurs) et québécois (371 029 spectateurs), personne (ou presque) n’est allé le voir en salle aux États-Unis, malgré une presse très favorable. Rappelez-vous. Certains médias américains avançaient même qu’Anne Dorval avait peut-être des chances d’être en nomination dans la catégorie de la meilleure actrice !

Un contexte complètement différent

Cette fois, le contexte ne pourrait être plus différent. La presse américaine n’est pas là pour partir le « buzz » à propos de Juste la fin du monde. Il est vrai que les choix des membres de l’Académie sont parfois très différents de ceux des critiques. Mais le fait est qu’au départ, ce sont les critiques qui attirent l’attention des membres de l’Académie en exerçant pour eux – sans le savoir – un premier tri. Et le fait est qu’aux États-Unis, la réputation du film de Dolan est déjà entachée par les mauvais échos que les médias américains ont relayés depuis Cannes. Oui bien, sûr, Juste la fin du monde a obtenu le Grand Prix, le deuxième laurier en importance du festival (et la plus importante récompense jamais remportée par un film québécois sur la Croisette). Savez quoi ? Les Américains se foutent complètement du palmarès du Festival de Cannes. Pour la majorité d’entre eux, cela n’est même pas une référence.

Alors oui, la pente sera difficile à remonter. C’est certain. L’histoire nous a cependant souvent appris que les membres de l’Académie ne ménageaient pas leurs surprises. On verra ça fin décembre ou début janvier, alors que seront annoncés les neuf concurrents qui pourront poursuivre la course.

Les liens :

Why Canada Threw Away Their Foreign-Language Submission… (Indiewire)

La liste des candidats (au 24 septembre)

Compte Twitter : @MALussier

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