Marc-André Lussier

Archive de la catégorie ‘Général’

Lundi 22 juin 2015 | Mise en ligne à 7h23 | Commenter Un commentaire

En relâche…

Cinéma plage

(photo : Allociné.fr)

Voici venu le temps des vacances. Ce blogue fera relâche pendant quelques semaines. Retour au mois d’août.

Bien entendu, vous pouvez continuer à l’alimenter de vos commentaires.

Bon été. Et bon cinéma !

M-A.

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Jeudi 18 juin 2015 | Mise en ligne à 14h08 | Commenter Commentaires (4)

Sicario de Denis Villeneuve : bande annonce

Sicario - Affiche

Fort bien reçu par les festivaliers au Festival de Cannes, où il a été sélectionné en compétition officielle, le plus récent film de Denis Villeneuve, Sicario, amorcera sa carrière nord-américaine bientôt. La sortie en salle est prévue le 18 septembre.

On présume que le film aura droit auparavant à une présentation spéciale dans l’un des deux grands festivals nord-américains de la rentrée : Telluride ou Toronto. Connaissant les atomes crochus qu’a le cinéaste québécois avec les organisateurs du prestigieux festival tenu au Colorado, où Incendies et Prisoners ont été sélectionnés, je parierais sur Telluride…

Mon compte-rendu de la présentation cannoise :

Denis  Villeneuve passe bien le test.

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Cannes 15 - Bannière

Fils de Saul - 1

Au début, l’image est floue. Au point où l’on craint même le pépin technique. Tout se met pourtant en perspective quand le personnage principal, qu’on ne lâchera jamais plus, s’approche de l’objectif. Saul (formidable Géza Röhrig) est prisonnier des nazis, mais membre de la Sonderkommando, une brigade d’ouvriers juifs recrutés de force pour aider les nazis dans leur plan d’extermination.

Dans le prologue, la caméra suit toujours cet homme de très près, l’accompagnant dans toutes les tâches auxquelles il s’adonne depuis quatre mois dans l’un des crématoriums du camp d’Auschwitz. On suit ainsi toutes les étapes à partir de l’arrivée d’un nouveau convoi. On ne voit pratiquement rien mais on entend tout. Quand la porte de la chambre à gaz se referme sur les condamnés, dans un bruit assourdissant, pour laisser place au générique du début, le spectateur est déjà sonné par cette évocation qui glace le sang.

Le parti pris de mise en scène du cinéaste hongrois László Nemes, qui signe ici un premier long métrage stupéfiant, constitue la grande force de Saul Fia (Le fils de Saul). Constitué de plan séquences vertigineux, le film emprunte aussi le point de vue subjectif du protagoniste. Qui vit en permanence dans l’horreur absolue. Tout ce qui se passe autour de lui n’atteint d’ailleurs bien souvent son champ de vision que de façon floue et confuse. Instinct de survie.

Une approche inédite

Aussi se donne-t-il une mission quasi impossible quand il découvre le cadavre d’un jeune garçon en qui il croit reconnaître son propre fils. Dès lors, Saul fera des efforts surhumains pour préserver le cadavre et offrir à son fils une véritable sépulture.

Alors que l’on croyait avoir déjà pratiquement tout vu, tout entendu à propos de la Shoah, voici que ce jeune cinéaste, né à Budapest en 1977, arrive avec une approche inédite, d’une rare puissance d’évocation, et un film d’une maîtrise à couper le souffle sur le plan de la réalisation.

Du coup, László Nemes offre aux festivaliers le premier candidat sérieux pour la Palme d’or. Les festivals de cinéma du monde entier s’arracheront ce film au cours de la prochaine année. C’est certain.

La conférence de presse.

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