Marc-André Lussier

Archive de la catégorie ‘Général’

Lundi 20 octobre 2014 | Mise en ligne à 8h31 | Commenter Commentaires (5)

The Good Lie : pourquoi si peu de salles ?

The Good Lie - 1

The Good Lie : à l’affiche dans trois salles au Québec

C’est à Burbank, en Californie, que sont prises toutes les décisions à propos de la distribution des films de Warner pour tout le territoire nord-américain

Au cours du week-end, quelques-uns d’entre vous m’avez écrit pour me faire part de votre frustration. Le premier film américain de Philippe Falardeau a en effet pris l’affiche au Québec dans trois salles seulement : deux à Montréal (en v.o. au Cineplex Forum et en  v.o.s.t.f. au Quartier latin); une à Québec (en v.o.s.t.f. au Clap).

C’est dire que pour beaucoup de spectateurs québécois, voir The Good Lie sur grand écran relève pratiquement d’un acte de foi. D’autant qu’avec la fermeture du pont Champlain, le centre-ville de Montréal était plus difficilement accessible au cours de la fin de semaine. Du moins, pour les banlieusards de la Rive-Sud.

Nous avons déjà évoqué ce dossier au fil des derniers mois, mais pour les besoins de la cause, reprenons le fil d’une histoire aux multiples rebondissements.

Il faut d’abord savoir que The Good Lie est distribué par Warner Bros. C’est à Burbank, en Californie, que sont prises toutes les décisions à propos de la distribution des films de ce grand studio hollywoodien pour tout le territoire nord-américain. Il faut d’ailleurs rappeler que le Canada (Québec inclus) n’est pas un pays souverain en matière de cinéma. Il fait partie du marché intérieur américain. Même si le bureau canadien de Warner Bros. a pignon sur rue à Toronto, toutes les stratégies de mise en marché sont élaborées à Los Angeles.

Warner Bros. distribue de «gros» films. Ils les mettent habituellement à l’affiche en distribution large sur des milliers d’écrans, simultanément partout en Amérique du Nord. Au départ, cela devait être le cas pour The Good Lie aussi. Or, Warner a changé sa stratégie au mois d’août, estimant sans doute qu’il valait mieux traiter cette production comme s’il s’agissait d’un film «art et essai» plus pointu. Le studio a donc a opté pour une sortie progressive. À un certain moment, il n’y avait plus qu’un seul endroit au Canada où la sortie de The Good Lie était confirmée : Toronto. Aucun doublage n’était en chantier non plus afin de présenter éventuellement le film en version française. On s’est même demandé un temps si le film prendrait jamais l’affiche en salles chez nous.

Inutile de dire que nous étions plusieurs journalistes québécois à suivre le dossier de près. L’histoire ne dit pas si notre insistance y est pour quelque chose, mais Warner a finalement choisi de sortir le film dans trois salles au Québec. Comme des sous-titres français ont été produits pour la présentation du film au Festival de Deauville (où il a obtenu le grand prix du jury), on peut présumer que le Québec ait pu bénéficier de cet investissement du même coup.

Est-ce à dire que The Good Lie risque de gagner des salles supplémentaires au cours des prochaines semaines ? Cela reste à voir. À suivre…

Les articles déjà publiés sur le sujet :

Sortie «progressive» pour le film de Falardeau (8 août 2014)

The Good Lie à Montréal… (30 août)

Une bonne stratégie de lancement ?

Compte Twitter : @MALussier

Lire les commentaires (5)  |  Commenter cet article






Mardi 14 octobre 2014 | Mise en ligne à 18h49 | Commenter Commentaires (8)

Ces films qui provoquent toutes sortes de choses…

Annabelle - 1

Le film d’épouvante Annabelle a été retiré de plusieurs salles en France

Depuis l’invention du cinématographe, et l’époque où les frères Lumière faisaient paniquer les foules en montrant un train arriver en gare, certaines projections se révèlent plus «intenses» que d’autres. Et provoquent, pour différentes raisons, certains phénomènes.

Il est de ces films – L’exorciste par exemple – dont les images rendaient certains spectateurs carrément malades. Encore aujourd’hui, le phénomène existe. Au festival d’Angoulême l’été dernier, des spectateurs se sont évanouis en voyant Laurence Leboeuf s’injecter des produits dopants dans La petite reine

D’autres provoquent des «émeutes» parce qu’Ils font l’objet de mouvements de protestation. Cela peut parfois aller très loin. Le 23 octobre 1988, un groupe de catholiques fondamentalistes a déclenché un incendie dans un cinéma de Paris où La dernière tentation du Christ (Scorsese) était à l’affiche. Bilan : 14 blessés.

Et puis, il y a ces films qui semblent simplement déclencher chez certains spectateurs des instincts de désordre. C’est ce qui est arrivé la semaine dernière en France avec le film d’épouvante Annabelle. Au point où le film fut déprogrammé de plusieurs salles.

Cette histoire a servi de prétexte au magazine Première pour dresser la liste des longs métrages qui ont déjà semé la panique dans les salles. La plupart sont des films d’horreur, mais pas seulement…

La liste de Première.

Annabelle retiré de plusieurs salles (Libération)

La petite reine provoque six évanouissements… (La Presse)

Compte Twitter : @MALussier

Lire les commentaires (8)  |  Commenter cet article






Mardi 23 septembre 2014 | Mise en ligne à 8h28 | Commenter Commentaires (4)

Big Eyes : la b.a. du nouveau film de Tim Burton

Bog Eyes - 1

Amy Adams dans Big Eyes

Au cas où vous n’auriez pas encore eu l’occasion de la regarder, voici la bande annonce du nouveau film de Tim Burton Big Eyes, lancée il y a déjà quelques jours.

Le film relate l’histoire de la peintre Margaret Keane et de son mari Walter, célèbres dans les années 50 et 60 grâce à une série de portraits d’enfants affublés de gros yeux.

Il s’agit du premier drame biographique que Tim Burton propose depuis Ed Wood, réalisé il y a 20 ans. Le cinéaste a d’ailleurs fait appel aux mêmes scénaristes – Scott Alexander et Larry Karaszewski – pour en écrire le scénario. Amy Adams et Christoph Waltz interprètent un couple de peintres déchiré par des problèmes légaux. Walter a en effet pris le crédit pour les oeuvres réalisées par sa femme Margaret, dont le succès fut fulgurant au cours des années 50. Travaillant habituellement avec les mêmes acteurs, Burton a réuni cette fois une distribution inédite pour lui.

Big Eyes prendra l’affiche le 25 décembre au Québec.


Lien YouTube.

Compte Twitter : @MALussier

Lire les commentaires (4)  |  Commenter cet article






publicité

  • Twitter

  • Catégories

  • Blogues sur lapresse

    publicité

  • Calendrier

    octobre 2014
    L Ma Me J V S D
    « sept    
     12345
    6789101112
    13141516171819
    20212223242526
    2728293031  
  • Archives

  • publicité