Marc-André Lussier

Archive de la catégorie ‘Général’

Mercredi 27 août 2014 | Mise en ligne à 8h03 | Commenter Un commentaire

B.a. de Samba, nouvelle comédie de la bande d’Intouchables

Samba - Affiche

C’est tout chaud. Gaumont vient de mettre en ligne la bande annonce de Samba. Le nouveau film du tandem Éric Toledano – Olivier Nakache, à qui l’on doit Intouchables, met en vedette Omar Sy, Charlotte Gainsbourg, Tahar Rahim et Izia Higelin. Le festival de Toronto présentera le film en primeur mondiale dans quelques jours.

Au Québec, les droits d’exploitation de Samba sont détenus par Films Séville. La date de sortie n’est pas encore fixée mais on vise l’hiver 2015.


Lien Youtube.

Compte Twitter : @MALussier

Un commentaire  |  Commenter cet article






Mardi 19 août 2014 | Mise en ligne à 11h36 | Commenter Un commentaire

Le nouveau film de Jason Reitman : intrigant…

Men Women & Children - Photo

La bande annonce de Men, Women & Children, le nouveau film de Jason Reitman, vient d’être mise en ligne. Le cinéaste d’origine montréalaise semble vouloir revenir à ce qui a fait son succès avec des films comme Juno ou Up in the Air : l’observation sociale. Son film précédent, Labor Day, se vautrait dans le mélo et ça ne lui allait pas du tout, malgré la présence de la toujours grandiose Kate Winslet.

Men, Women & Children est un film choral qui met notamment en vedette Jennifer Garner et Adam Sandler. Il sera intéressant de voir l’acteur comique explorer un autre registre, comme il l’avait fait dans le film de Paul Thomas Anderson Punch-Drunk Love.

Le nouveau film de Jason Reitman sera lancé le mois prochain au Festival de Toronto. Il prendra l’affiche le 3 octobre.


Lien YouTube.

Compte Twitter : @MALussier

Un commentaire  |  Commenter cet article






Dimanche 3 août 2014 | Mise en ligne à 17h19 | Commenter Commentaires (3)

Le cinéma, miroir du monde…

Bachir - 2

Valse avec Bachir

Au lendemain des attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis, Jeanne Moreau avait été la première à prendre la parole publiquement au moment où le TIFF, qui avait fermé boutique pendant une journée, a repris ses activités. L’actrice avait alors évoqué l’importance de l’art dans un contexte de tragédie. Elle avait aussi fait valoir à quel point la vision d’un(e) cinéaste pouvait parfois amorcer un dialogue entre les peuples. Ne serait-ce qu’un début.

«Le cinéma est le miroir du monde», avait-elle déclaré.

Face aux horreurs qu’engendre présentement le conflit israélo-palestinien, la parole de mademoiselle Moreau se révèle pour le moins pertinente. Aussi ai-je pensé vous suggérer quelques titres. Ces œuvres sont signées par des cinéastes israéliens et palestiniens qui, sans obligatoirement évoquer directement le conflit qui préoccupe le monde présentement, proposent des visions qui méritent l’attention. Cette liste n’a évidemment pas la prétention d’être exhaustive, mais comporte des titres ayant tous pour point commun une démarche artistique affirmée, doublée d’une puissance dramatique peu commune.

Ajami (2009)

À plusieurs égards, on peut évoquer le film d’exception. D’abord, Ajami affiche les signatures de deux auteurs cinéastes issus de cultures déchirées par un conflit dont on doute qu’il prenne jamais fin: Scandar Copti est un Israélien d’origine arabe; Yaron Shani est un Israélien d’origine juive. Dans le contexte actuel, très explosif, cette association se révèle étonnante, mais particulièrement féconde. Aussi ce polar à forte teneur sociale s’inscrit-il dans la mouvance d’un cinéma israélien en pleine ascension. Ajami, donc, relate des histoires parallèles s’entrecroisant au fil de récits divisés en chapitres. Ainsi, dans le quartier multiethnique d’Ajami, à Jaffa en Israël, on suit les destins croisés de personnages juifs, musulmans et chrétiens. L’approche quasi documentaire qu’ont empruntée les auteurs cinéastes confère à ce polar une immense puissance dramatique. Finaliste aux Oscars 2010 dans la catégorie du meilleur film en langue étrangère.

Bande annonce.

Les citronniers (2008)

Les premières images des Citronniers d’Eran Riklis rappellent celles de Chocolat de Lasse Hallström alors que Juliette Binoche caresse, presse, moud les gousses de cacao. Ici, Hiam Abbass palpe, choisit, tranche les agrumes. La sensualité est la même. L’humanité aussi. Les citronniers, donc, c’est l’histoire d’une veuve palestinienne qui se battra en cour contre un ministre israélien: pour des raisons de sécurité, il veut faire abattre sa citronneraie. Évitant le piège du manichéisme, ce film à l’approche naturelle trace le beau portrait d’une femme qui se tient droite face à un système aveugle et borné. Magnifique, dans la forme et dans le propos, dans cette manière de se pencher sur des gens ordinaires qui mènent des combats extraordinaires avec une force tranquille et une ténacité auxquelles il est possible de croire et facile d’adhérer. (Sonia Sarfati - La Presse 5 septembre 2009)

Bande annonce.

La fiancée syrienne (2004)

Ce film israélien, réalisé par Eran Riklis, se démarque à plus d’un titre, dans la mesure où il expose la situation – aussi dramatique que kafkaïenne – dans laquelle sont coincés les Druzes du Golan, minorité arabe oubliée sur les hauteurs du Plateau depuis que l’armée israélienne occupe le territoire. Alors qu’une famille d’un petit village s’apprête à célébrer le mariage de sa fille avec un Syrien qui vit de l’autre côté de la frontière, la réalité dans laquelle vit ce peuple au statut indéterminé frappe durement. Pour épouser celui qu’elle n’a encore jamais vu en personne, Mona (Clara Khoury) doit en effet renoncer à tout, le règlement lui interdisant de retourner chez elle une fois la frontière franchie. Riklis s’attarde ainsi à montrer tous les préparatifs de la noce, de même que ce moment crucial où Mona doit traverser une espèce de no man’s land au bout duquel se trouvent les soldats syriens. La fiancée syrienne est un film à la fois absurde et émouvant, qui, à l’instar de films comme Intervention divine (Elia Suleiman) ou Paradise Now (Hany Abu-Assad), a le grand mérite de donner un caractère humain à un imbroglio politique apparemment insoluble. Grand Prix des Amériques 2004 au Festival des films du monde.

Bande annonce.

Intervention divine (2002)

Dans Intervention divine, le Palestinien Elia Suleiman (Chronique d’une disparition) distille un humour décapant dont le cynisme est du plus bel effet. À l’aide de petites observations quotidiennes, Suleiman montre l’absurde réalité avec laquelle doivent composer les habitants des territoires occupés, notamment lors des passages aux postes de contrôle. Prix du jury au Festival de Cannes 2002.

Bande annonce.

Omar (2013)

Comme tous les gens de son âge, Omar a soif d’amour et de liberté. Il a surtout envie, aussi, d’un peu de justice sociale. Comme tous les gens de son âge, Omar rue dans les brancards devant les situations qu’il juge révoltantes. Or, ce jeune homme ordinaire ne vit pas n’importe où. Omar est Palestinien. Il vit en Cisjordanie. Il franchit quotidiennement le mur qu’a érigé le gouvernement israélien en 2002 afin de se protéger des attaques terroristes. De l’autre côté, il retrouve deux amis d’enfance, avec qui il organise une cellule de résistance, mais surtout Nadia, une jeune femme aussi aimée par l’un des membres du trio.
Son destin bascule le jour de la toute première opération du commando. Un soldat israélien est tué. Omar est le seul du groupe à être arrêté. On l’interroge. Fermement. La seule façon pour lui de mieux s’en sortir serait de «vendre» ses camarades aux autorités. Or, la réalité apparaît plus complexe qu’elle n’y paraît au premier abord. Un traître pourrait même se trouver au sein de son petit groupe d’amis…
Révélé sur la scène internationale en 2005 grâce à l’excellent Paradise Now, le Palestinien Hany Abu-Assad utilise les ressorts du thriller pour mieux exposer la situation inextricable dans laquelle sont coincés ses concitoyens. À travers un incident malheureux qui pourrait survenir dans n’importe quelle société où s’affrontent des gangs de rues et les forces policières, le cinéaste fait bien entendu écho, dans sa dureté même, au conflit israélo-palestinien. Et aux dérapages qu’il engendre de part et d’autre. Finaliste aux Oscars 2014 dans la catégorie du meilleur film en langue étrangère.

Bande annonce.

Paradise Now (2005)

Le réalisateur palestinien Hany Abu-Assad, dont le nouveau film, Paradise Now, est présenté à Berlin en première mondiale, a appris cette semaine que le Israeli Film Fund allait soutenir la distribution de son film dans son territoire. Compte tenu du fait que le récit s’attarde à deux terroristes kamikazes qui comptent se rendre à Tel-Aviv pour se faire exploser, la nouvelle se révèle pour le moins étonnante. «J’en suis évidemment ravi», a commenté hier le cinéaste. «Cela dit, il faudra maintenant voir sir les Israéliens seront intéressés à aller voir ce film. Ce n’est pas gagné. Du côté palestinien, j’espère au moins pouvoir organiser des projections à Naplouse, où le film a été tourné, mais sachez qu’à part celui de Ramallah, il n’y a aucun cinéma dans les territoires occupés…» (La Presse, 15 février 2005). Finaliste aux Oscars 2006 dans la catégorie du meilleur film en langue étrangère.

Bande annonce.

The Time that Remains (2009)

L’acteur-cinéaste Elia Suleiman remet ça, et de belle façon, avec The Time That Remains, portrait autobiographique d’une famille arabe chrétienne de Nazareth, de la fondation d’Israël à nos jours.
Cette comédie dramatique joyeusement décalée témoigne, force métaphores et traits d’esprit à l’appui, de la situation absurde des populations palestiniennes en Israël. En quatre temps, de 1948 à 2008, Elia Suleiman rappelle l’histoire de sa propre famille, de son père militant torturé, de son propre exil forcé, de sa mère esseulée à la fin de sa vie.
La répétition de ses effets de mise en scène fait écho au cycle incessant de la violence au Moyen-Orient. La démarche chaplinienne de Suleiman, formidable pince-sans-rire dans un nouveau rôle muet, et les brillants tableaux drolatiques de son film – il enjambe le mur de sécurité en faisant un saut à la perche – ne sauraient faire oublier que derrière la comédie absurde se cache un drame absurde. (Marc Cassivi – La Presse 22 mai 2009)

Bande annonce.

Valse avec Bachir (2008)

Victime d’un traumatisme qui a carrément effacé de sa mémoire les événements qu’il a vécus alors qu’il était jeune soldat en poste au Liban au début des années 80, le cinéaste Ari Folman part à la recherche de lui-même dans ce documentaire d’animation. Empruntant la forme d’un journal intime, Valse avec Bachir devient ainsi un portrait impressionniste poignant, l’animation accordant au récit un grand pouvoir d’évocation. S’appuyant sur les véritables témoignages des personnes rencontrées, le cinéaste israélien propose ici un film bouleversant, de très belle forme graphique aussi. Étonnamment écarté du palmarès du Festival de Cannes en 2008, où il était l’un des grands favoris, ce long métrage n’en marque pas moins les esprits. Finaliste aux Oscars 2009 dans la catégorie du meilleur film en langue étrangère.


Lien YouTube.

Gaza : des cinéastes israéliens demandent un cessez-le-feu (Le Monde)

Compte Twitter : @MALussier

Lire les commentaires (3)  |  Commenter cet article






publicité

  • Twitter

  • Catégories

  • Blogues sur lapresse

    publicité

  • Calendrier

    juin 2011
    L Ma Me J V S D
    « mai   août »
     12345
    6789101112
    13141516171819
    20212223242526
    27282930  
  • Archives

  • publicité