Marc-André Lussier

Archive de la catégorie ‘Général’

Mercredi 29 mars 2017 | Mise en ligne à 9h07 | Commenter Commentaires (35)

Clap de fin pour ce blogue

Clap de fin

Le 25 avril 2008, il y a bien près de neuf ans, ce blogue fut créé. Près de 1500 entrées plus tard, ponctuées souvent de discussions très animées, le moment est venu d’y mettre un terme.

Je tiens à remercier tous les fidèles qui ont alimenté ce blogue au fil des ans, de même que tous les intervenants du milieu qui, parfois, ont choisi ce canal pour faire une annonce en primeur, ou réagir publiquement à un événement.

Vous pourrez évidemment continuer à me lire sur votre tablette, au fil de reportages, critiques et interviews publiés dans La Presse +.

Pour ceux et celles que ça intéresse, sachez que je suis aussi très actif sur les réseaux sociaux.

À cet égard, je vous invite à me suivre sur ma nouvelle page Facebook professionnelle.

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Compte Twitter : @MALussier

Merci encore pour cette belle aventure.

Amitiés,

M-A.

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Jeudi 26 janvier 2017 | Mise en ligne à 8h51 | Commenter Commentaires (10)

Un formidable rendez-vous avec le cinéma des Lumière

Lumière - Affiche

Si vous aimez le moindrement le cinéma, faites de la place dans votre horaire aujourd’hui, demain ou samedi (26, 27, 28 janvier). Le centre PHI inscrit à son programme trois représentations exceptionnelles de Lumière ! L’aventure commence, un document dans lequel Thierry Frémaux présente et commente une centaine de films réalisés entre 1895 et 1905 par les frères Auguste et Louis Lumière, ainsi que leurs opérateurs.

Tous ces petits films (leur durée est de 50 secondes chacun) ont été restaurés, et sont présentés aujourd’hui dans toute leur historique splendeur.

On connaît surtout Thierry Frémaux en tant que délégué général du Festival de Cannes (je vous parlerai d’ailleurs bientôt du livre Sélection officielle, qu’il vient de publier chez Grasset). Mais monsieur Frémaux dirige aussi l’Institut Lumière de Lyon, que préside aussi un autre célèbre concitoyen, également fou de cinéma, Bertrand Tavernier.

La richesse inouïe du film tient bien sûr à la présentation des œuvres, mais aussi à la mise en contexte et aux commentaires d’un très grand connaisseur, bien en mesure d’accompagner le spectateur grâce à son expertise. Car au-delà de l’invention du cinématographe, de l’outil qui a permis de faire animer des images, les Lumière ont aussi inventé le langage du cinéma, sa grammaire, sa mise en scène, ses mouvements. C’est tout simplement fascinant. Et passionnant.

Étant lui-même Lyonnais, le réalisateur peut aussi bien nous guider dans le passé historique de sa ville.

Lumière ! L’aventure commence a pris l’affiche mercredi dans les cinémas en France. Pour l’instant, seulement trois représentations sont prévues à Montréal au Centre PHI. C’est à voir, toutes affaires cessantes.

Infos Centre PHI.

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Dimanche 13 novembre 2016 | Mise en ligne à 9h17 | Commenter Commentaires (18)

C’était un 15 novembre, il y a 40 ans…

15 nov - Affiche

C’était il y a 40 ans. Le 15 novembre 1976, une page importante de l’histoire politique du Québec a été écrite. Pour la première fois de sa jeune histoire, le Parti Québécois a été porté au pouvoir et a formé un gouvernement majoritaire. Cela semble bien loin. Et pourtant, si proche.

À l’époque, Hugues Mignault et Ronald Brault ont filmé les petits et grands moments de cette journée. Le résultat ? Un document, simplement intitulé 15 NOV, sorti l’année suivante, qui a, semble-t-il, tenu l’affiche pendant un mois au Théâtre Outremont avant de pratiquement tomber dans l’oubli.

À l’occasion du 40ème anniversaire, quatre représentations exceptionnelles de ce film très rare ont été organisées, dans autant de villes du Québec (voir plus bas).

Au-delà de la génération des baby boomers, dont le projet collectif de fonder un pays indépendant a été cristallisé par René Lévesque, il sera intéressant de voir quelle résonance un document comme celui-là peut avoir encore aujourd’hui. Quarante ans et deux défaites référendaires plus tard, les gens issus de cette génération regarderont sans doute ces images avec nostalgie, peut-être même avec amertume. Ceux qui n’ont pas connu cette époque constateront de leur côté à quel point le monde a changé.

Je retranscris ici ce que Luc Perreault, mon regretté collègue, a écrit au moment de la sortie de ce film :

Claude Charron chialait, Lise Payette balayait, René Lévesque jubilait !

Ce soir-là, Claude Charron pleurait comme un veau sur l’estrade du Centre Paul-Sauvé et venait se blottir dans les bras de Lise Payette, laquelle arborait fièrement un balai. Ce soir-là, Denise Filiatrault s’était transformée en cheerleader pour scander la victoire de chacun des candidats péquistes. Ce soir-là, un Camille Laurin exultant affichait un sourire de Joconde pendant que, dans le camp adverse, un Bryce Mackasey avait perdu le sien. Ce soir-là, René Lévesque en Astérix faisait une entrée triomphale et péniblement parvenait à prononcer les premiers mots d’un long discours qu’une caméra capterait jusqu’au bout. Ce soir-là avait l’air d’avoir été conçu et organisé par un metteur en scène de génie. Les stars entraient par la gauche pendant que les vaincus sortaient, l’air piteux, par la droite.

Personne n’oubliera le 15 novembre 1976. Les réalisateurs Brault et Mignault avaient réuni ce jour-là les meilleurs techniciens que compte le cinéma québécois. Cette équipe devait filmer un événement qui a bouleversé l’histoire politique du pays. 15 NOV permet aux Québécois de revivre cet événement capital. Documen taire axé sur un fait politique, il apparaît de prime abord comme un geste politique: sympathique à la cause péquiste, il n’hésite pas à décrire parfois avec emphase l’euphorie qui s’était emparée ce soir-là des militants réunis au centre Paul-Sauvé, sans oublier, au passage, de souligner la déconfiture des Libéraux.

15 NOV ne serait qu’un montage in cohérent d’actualités filmés sans le talent de la monteuse, Annick de Bellefeuille. Utilisant le contrepoint, l’insert de titres de journaux, d’éditoriaux lus en ondes, le montage parallèle et une ironie savamment contenue, ce montage parvient à donner au film son allure de long crescendo…

Tourné avec des moyens de fortune, privé même de l’aide du nouveau gouvernement, 15 NOV marque une date importante non seulement au point de vue politique: ce cinéma documentaire qui nous est propre ne peut exister sans l’apport direct des cinéastes eux-mêmes. Ce cinéma d’avant l’indépendance est lui-même déjà indépen dant. Financé par les techniciens qui y ont travaillé et par les maisons de service québécoises, 15 NOV n’est dû qu’à l’initiative du milieu cinématographique et sa diffusion sera assurée par une jeune maison de distribution, Cinéma libre, elle-même directement vouée aux intérêts des cinéastes.

Le symbole du balai, repris plusieurs fois dans le film, pourrait définir parfaitement 15 NOV. Profitant d’un balayage politique, le cinéma québécois y pratique un art qu’il a eu tendance à oublier par le passé et qui consiste à commencer par balayer son propre perron.

Luc Perreault, La Presse, 17 juin 1977

Les quatre représentation exceptionnelles de 15 NOV ont lieu aux dates et aux endroits suivants :

- 14 novembre, 17h30, au Musée national des Beaux Arts du Québec à Québec

- 15 novembre, 17h30, au Théâtre Outremont à Montréal

- 16 novembre, 17h30, à la Maison du cinéma à Sherbrooke

- 17 novembre, 17h30, au cinéma Le Tapis rouge à Trois-Rivières.

Compte Twitter : @MALussier

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