Marc-André Lussier

Archive de la catégorie ‘Festivals’

Lundi 8 septembre 2014 | Mise en ligne à 8h04 | Commenter Commentaires (3)

La politique de primeurs du TIFF: une bonne stratégie ?

Wild - 1

Reese Witherspoon dans Wild

«Si on ne fait pas attention, il peut nous arriver ce qui est arrivé à Montréal !»
- Un journaliste torontois

La fameuse règle du «seulement des premières mondiales ou nord-américaines au cours du premier week-end» a pris fin. Instaurée cette année, cette règle donnait aux producteurs l’obligation de faire un choix entre le festival de Telluride et le TIFF. Les productions qui acceptaient l’invitation du petit festival du Colorado (qui ne montre pas plus d’une trentaine de longs métrages) ne pouvaient être alors présentées au TIFF au cours du premier week-end, de loin le plus convoité. Et fréquenté.

Aujourd’hui, les équipes des films ayant été lancés à Telluride commencent à arriver en ville. Au programme : Wild (Jean-Marc Vallée), The Imitation Game (Morten Tyldum), Foxcatcher (Bennett Miller), etc. Tous ces films arrivent précédés d’une rumeur favorable déjà acquise dans les montagnes (de même qu’à Cannes dans le cas de Foxcatcher).

Alors ? Cette stratégie s’est-elle révélée payante pour le TIFF ? Tout dépend à qui vous posez la question. Tous les journalistes torontois à qui j’ai parlé – sans exception – soutiennent cette décision, histoire de riposter contre ce qu’ils considèrent être une concurrence déloyale de la part de Telluride. «Si on ne fait pas attention, il peut nous arriver ce qui est arrivé à Montréal !», m’a même dit l’un d’entre eux.

En revanche, à peu près tous les visiteurs pestent contre cette décision. Qui pourrait avoir l’effet d’un ressac. Des producteurs préféreront toujours aller attirer l’attention à Telluride avant de venir «noyer» leur film parmi les 285 longs métrages que le TIFF présente.

L’enjeu ? La course aux Oscars. Le TIFF tient à sa réputation d’éclaireur à ce chapitre. Or, bien peu de candidats sérieux ont émergé de ce week-end de primeurs mondiales. Du moins, pour l’Oscar du meilleur film. À mon avis, la meilleure primeur présentée ici est Nightcrawler, un film remarquable de Dan Gilroy, dans lequel Jake Gyllenhall compose un personnage saisissant. Étrangement, peu de gens en parlent. Oh well


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Mercredi 3 septembre 2014 | Mise en ligne à 21h12 | Commenter Commentaires (3)

Direction TIFF…

Une nouvelle amie - affiche

Romain Duris dans Une nouvelle amie (François Ozon)

Ça y est. Le grand cirque torontois s’amorce jeudi avec la présentation, en guise de film d’ouverture, de The Judge. Ce film de David Dobkin, campé dans le monde juridique, met en vedette Robert Downey Jr. et Robert Duvall. L’un est avocat. L’autre est juge et… accusé de meurtre.

Historiquement, le TIFF a toujours eu beaucoup de mal à choisir un bon film d’ouverture. À l’époque où l’on se donnait obligatoirement la mission de proposer un film canadien pour lancer les festivités, on pouvait comprendre les difficultés du comité de sélection. Mais maintenant que cette règle est tombée, personne ne peut vraiment affirmer que les choix sont plus judicieux. L’an dernier, le film de Bill Condon The Fifth Estate avait beaucoup déçu. Qu’en sera-t-il de The Judge ? Je vous en parle dans La Presse vendredi.

Évidemment, les productions hollywoodiennes de prestige attireront vers elles toute l’attention médiatique mais, contrairement à la croyance populaire, le TIFF essaie aussi de mettre en valeur des films venus de partout. Par exemple, la France sera encore une fois très bien représentée. Parmi les films français que le TIFF présentera en primeur mondiale, on remarque notamment Samba, le nouveau film d’Olivier Nakache et Éric Toledano (l’heureux tandem d’Intouchables), de même qu’Une nouvelle amie, la nouvelle offrande de François Ozon. Ce film marque d’ailleurs la toute première rencontre entre l’acteur fétiche de Cédric Klapisch et le réalisateur de Dans la maison.

Une bande annonce d’Une nouvelle amie a été mise en ligne récemment. Étrangement, aucune entente de distribution n’aurait encore été conclue pour le territoire québécois.

À très vite.

TIFF : un grand rendez-vous d’affaires.

Plusieurs films attendus au Festival de Toronto (Presse canadienne).

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Lundi 1 septembre 2014 | Mise en ligne à 21h49 | Commenter Aucun commentaire

De la télé «sans précédent» pour Lars Von Trier

LVT - 1

Lars Von Trier

Même s’il n’accorde plus aucune entrevue et qu’il n’apparaît plus en public depuis 2011, Lars Von Trier a le don d’enflammer instantanément le web.

Ce matin, lors d’une conférence de presse à la Mostra de Venise, la productrice de Nymphomaniac Louise Vesth était flanquée de Peter Albaek Jensen, celui-là même avec qui LVT a fondé les studios Zentropa dans les années 90. Alors qu’ils accompagnaient la présentation au Lido de la version intégrale de Nymphomaniac 2 (telle que montée par Von Trier lui-même), les deux producteurs ont fait une annonce qui s’est répandue comme une traînée de poudre sur les réseaux sociaux et dans les médias spécialisés.

Vingt ans après Riget (The Kingdom), une série en huit épisodes qui a marqué les esprits, le trublion danois retourne à la télé, cette fois pour écrire et réaliser une série intitulée The House that Jack Built. On ne sait pas encore grand chose des thèmes qu’abordera Von Trier à travers cette série mais on a toutefois annoncé que cette nouvelle production sera de langue anglaise. Elle mettra en outre en valeur une distribution internationale.

Peter Albaek Jensen en a rajouté en évoquant une série «sans précédent». «Vous n’avez jamais vu une série comme celle-là encore et vous n’en verrez plus jamais par la suite. Vous feriez bien de retenir votre souffle !»

Von Trier plancherait sur les scénarios dès cet automne en vue d’un tournage en 2016. En attendant, il a déjà écrit le scénario d’un film d’horreur dont la réalisation sera assurée par son compatriote Kristian Levring.

Le journal spécialisé britannique Screen précise que la série The House that Jack Built sera produite pour une chaîne publique danoise dont le chef des sections dramatiques est Piv Bernth, productrice de la série scandinave The Killing notamment.

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