Marc-André Lussier

Archive de la catégorie ‘Discussion’

Mardi 25 mars 2014 | Mise en ligne à 22h13 | Commenter Commentaires (8)

CinemaCon : une déclaration étrange…

12 Years - 1

Chiwetel Ejiofor dans 12 Years A Slave

Peut-être est-ce dans leurs gènes. Peut-être est-ce inscrit dans leur définition de tâches; je n’en sais rien. Le fait est que les présidents d’associations d’exploitants de salles y vont parfois de déclarations fort étranges. Et controversées.

À l’occasion de la tenue de CinemaCon à Las Vegas, le congrès annuel des exploitants de salles aux États-Unis, le président de la National Association of Theater Owners, John Fithian, y est allé d’une déclaration pour le moins saugrenue. Dans son allocution annuelle, l’hôte n’a pas hésité à mentionner le fait qu’il avait vu tous les films en nomination aux Oscars sur grand écran, sauf 12 Years A Slave, lauréat de l’Oscar du meilleur film. Pas par manque de temps, pas par désintérêt, non. Parce qu’il redoutait que l’expérience soit pour lui trop «intense» sur un écran de cinéma.

«Ce n’est pas que j’estimais le film indigne d’un visionnement, a-t-il dit. Plutôt le contraire. 12 Years A Slave est l’un des films les plus importants de notre génération. C’est simplement que pour moi, ce film était clairement trop intense pour le regarder dans une salle de cinéma. J’ai préféré attendre et le regarder chez moi.»

Euh… Le gars est supposé faire la promotion du cinéma en salle. Bravo. Inutile de dire que bien des «professionnels de la profession» ont un peu sourcillé en entendant ces propos, surtout les représentants des studios Fox et Fox Searchlight, distributeur du film de Steve McQueen.

Fithian a raconté cette anecdote maladroite pour faire valoir «l’expérience cinéma». «Les exploitants membres de cette association offrent la plus intense des expériences sur le plan technologique, visuel et sonore, en l’amenant à des niveaux jamais atteints. Pour huit des candidats en nomination, et pour des douzaines d’autres films, la salle de cinéma était le bon endroit pour moi. Pouur ce film-là, l’intensité d’une projection en salle aurait été trop forte.»

Ben coudonc.

«Too Intense To Watch in a Cinema» (Hollywood Reporter)

Les studios profitent par ailleurs du CinemaCon pour dévoiler des extraits ou des bandes annonces de leurs prochaines superproductions. Paramount a en outre lancé la b.a. d’Hercules. C’est avec Dwayne Johnson. Ça sort le 25 juillet.


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Lundi 11 novembre 2013 | Mise en ligne à 9h11 | Commenter Commentaires (30)

Ces bons films qu’on ne veut jamais revoir…

United 93 - Affiche US

Alors que 12 Years A Slave prend l’affiche en distribution plus large en Amérique du Nord, le magazine Entertainment Weekly s’est livré à un exercice intéressant. Considérant la nature difficile du sujet qu’aborde Steve McQueen dans son film, où l’époque de l’esclavagisme est dépeinte de façon très réaliste, le journaliste Keith Staskiewicz a recensé les films qu’on admire pour leurs qualités et leur puissance d’évocation, mais qu’on ne veut plus jamais revoir. Parce que difficilement supportables.

Voici les titres répertoriés par le journaliste :

1. Leaving Las Vegas (Mike Figgis, 1995)

2. Straw Dogs (Sam Peckinpah, 1971)

3. Come and See (Elem Klimov, 1985)

4. Irréversible (Gaspar Noé, 2002)

5. United 93 (2006)

6. Dancer in the Dark (2000)

7. Le chagrin et la pitié (Marcel Ophuls, 1969)

8. Requiem for a Dream (2000)

Évidemment, cette liste est plus ou moins discutable. Personnellement, je n’ai pratiquement aucun problème à supporter des scènes difficiles en autant qu’elles relèvent de la fiction. Quand il s’agit d’un documentaire ou d’une reconstitution réaliste d’un événement tragique, cela m’est plus difficile. Même si Paul Greengrass a effectué un travail admirable, je ne reverrai probablement jamais United 93. Pas plus que 9/11, le documentaire effroyable des frères Jules et Gedeon Naudet. Pas certain d’avoir envie de revoir Polytechnique non plus…

Notez que EW publie ce reportage uniquement dans sa version papier.


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Vie d'Adèle - 1

(Photo : Reuters)

C’est vrai, la polémique a pris beaucoup trop de place. Maintenant que La vie d’Adèle – Chapitres 1 et 2 est à l’affiche (en France et au Québec), le réalisateur Abdellatif Kechiche publie aujourd’hui un long article mis en ligne sur le site Rue 89. Dans cette missive, le cinéaste revient point par point sur tous les aspects de la fameuse polémique, qu’il s’agisse de celle l’ayant opposé aux techniciens, puis à Léa Seydoux. Il s’en prend aussi à la couverture qu’a faite de l’affaire le journal Le Monde au fil des derniers mois.

Oui, on en a trop parlé. Mais pour ceux que l’affaire intéresse, cette lecture en vaut vraiment la peine.

Abdellatif Kechiche : «À ceux qui voulaient détruire La vie d’Adèle» (Rue 89)

* Ajout : Comme il fallait s’y attendre, Le Monde y va d’une réplique :

Abdellatif Kechiche et «Le Monde».

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