Marc-André Lussier

Archive de la catégorie ‘Chroniques’

Samedi 19 avril 2014 | Mise en ligne à 7h43 | Commenter Commentaires (5)

Cinéma en ligne : une option viable ?

La jalousie - 1

Anna Mouglalis et Louis Garrel dans
La jalousie (Philippe Garrel)

Le marché de la distribution se transforme. Avec la disparition quasi totale des salles de cinéma à «dimension humaine», au profit de grands complexes multisalles, la nature de l’offre cinématographique s’est aussi beaucoup transformée. Pour nourrir la bête, ne subsistent pratiquement plus que les superproductions hollywoodiennes (les mauvaises autant que les bonnes), imposées par les bonzes des studios à Los Angeles. On ne le répétera jamais assez tellement cette situation est aberrante : en matière de diffusion de cinéma, le Québec – et le Canada – fait partie du marché intérieur américain.

Les productions internationales et québécoises font  maintenant partie d’un marché de niche et peinent à trouver des écrans. Les distributeurs, surtout les rares petits indépendants qui restent, doivent jongler avec leurs titres dans une situation de précarité, sans vraiment pouvoir préparer leurs stratégies à l’avance. On daignera leur laisser un écran quand l’un d’entre eux se libérera. D’où, souvent, ces sorties improvisées. Pas étonnant que dans un tel contexte, le cinéma américain soit allé chercher 88% du marché au Québec l’an dernier.

Il y a aussi quelque chose d’insidieux dans cette situation de quasi monopole : plutôt que de s’élargir, les goûts du public se concentrent de plus en plus vers un même type de cinéma. Le syndrome de la saucisse en somme. À force de se faire servir une seule chose, on en vient qu’à ne plus réclamer cette même chose. Logique.

Bien sûr, les cinéphiles montréalais sont quand même mieux servis que ceux qui habitent à l’extérieur. Le Beaubien, l’Excentris, et le Cinéma du Parc tiennent du mieux qu’ils peuvent le flambeau du cinéma autre qu’hollywoodien. Mais il est clair que ces trois cinémas ne peuvent suffire. Le Centre PHI propose aussi des projections intéressantes mais sa vocation n’est pas que cinématographique.

Je ne sais si les recettes générées par les nouvelles formes de diffusion seront un jour comptabilisées dans les statistiques, mais on remarque quand même depuis quelques mois une accessibilité nouvelle. Canal Plus Canada propose du cinéma en ligne en offrant essentiellement des titres français dont quelques-uns restent inédits en salle au Québec (38 témoins de Lucas Belvaux notamment).

Éléphant, qui fait un travail remarquable pour rendre accessible les films de répertoire québécois, rend maintenant disponible son catalogue sur iTunes pour toute la francophonie.

L’expérience la plus intéressante à mon sens reste toutefois celle de l’Excentris. Dans leur offre de cinéma en ligne, on peut en effet voir plusieurs films québécois et internationaux. Pour certains titres, il s’agit même d’une offre en ligne simultanée à la sortie en salle. C’est notamment le cas du plus récent film de Robert Morin 3 histoires d’Indiens, de La jalousie, excellent film de Philippe Garrel qu’on dirait tout droit sorti de la Nouvelle vague, sans oublier Que ta joie demeure, nouvel essai de Denis Côté.

Le salut du cinéma «de niche» passera-t-il par les nouvelles plateformes ? C’est du moins, peut-être, le début d’une piste de solution.


Lien YouTube.

Compte Twitter : @MALussier

Lire les commentaires (5)  |  Commenter cet article






Vendredi 11 avril 2014 | Mise en ligne à 16h03 | Commenter Commentaires (22)

Le rêve américain : pas à n’importe quel prix

Tom a la ferme-13.JPG

Xavier Dolan abandonne son projet américain
(Photo : David Boily – La Presse)

Il convient de signaler que le «rêve américain» n’emprunte plus du tout la même forme qu’auparavant.

Denys Arcand ne s’exprime pas souvent devant les micros des journalistes de cinéma québécois. Quand il le fait, ses déclarations font toujours mouche. En commentant la désaffection du public envers notre cinéma national, le vétéran réalisateur s’inquiétait en outre de «l’exil» de plusieurs cinéastes. Voici ce qu’il a déclaré à notre collègue du Soleil Éric Moreault :

«On a perdu les cinq meilleurs cinéastes du Québec. Quatre sont partis [aux États-Unis] : [Denis] Villeneuve, [Philippe] Falardeau, [Jean-Marc] Vallée, [Ken] Scott, et je ne travaillais pas. Je ne suis pas sûr qu’ils vont revenir. Si vous prenez les meilleurs et vous les envoyez à l’extérieur, il va y avoir un trou avant que la relève prenne la place.»

Inutile de dire que cette déclaration, plutôt maladroitement formulée, a fait jaser dans les chaumières. Et fut plutôt mal accueillie par certains des cinéastes qui travaillent encore au Québec.

Mais au-delà de ce constat, il convient quand même de signaler que le «rêve américain» n’emprunte plus du tout la même forme qu’auparavant. Finie l’époque où les plus grands talents internationaux quittaient leur pays d’origine (souvent pour des raisons politiques) afin d’aller s’installer à Hollywood, y épouser les valeurs américaines, et vivre leur existence sans ne plus jamais regarder en arrière.

Ce n’est pas ce que les Villeneuve, Vallée, Falardeau et Scott font. Sauf erreur, ils résident encore tous au Québec. Et ils honorent leurs contrats en entraînant dans leur aventure plusieurs artisans d’ici. Bien entendu, ce sont alors des œuvres produites ailleurs qui tirent profit de ces talents. Mais autant le réalisateur de Prisoners que celui de Dallas Buyers Club, sans oublier celui qui nous offrira The Good Lie à l’automne, ont résolument l’intention de revenir tourner chez eux en abordant des thèmes qu’ils ne pourraient probablement pas traiter de la même façon à l’étranger. Qu’il s’agisse des États-Unis, de la France ou d’ailleurs, ils profitent de l’occasion qui leur est offerte. C’est ce qui leur permet, notamment, de tourner à une meilleure fréquence que s’ils devaient attendre de franchir toutes les étapes d’un système de plus en plus lourd, parce que très achalandé.

Un genre d’exploit

Philippe Falardeau n’a pas encore eu l’occasion d’évoquer son expérience américaine  (il le fera sans doute au moment de la sortie de The Good Lie à la rentrée), mais il est clair que les cinéastes d’ici ayant réalisé des films produits aux États-Unis ont pu garder leur propre personnalité de cinéaste. Cela constitue déjà un exploit.

Denis Villeneuve a souvent dit qu’il n’aurait pu rêver mieux pour une première expérience dans la grosse machine.

«Au début du tournage de Prisoners, je me suis demandé jusqu’à quel point on allait me laisser libre, m’a-t-il confié. Il faut dire que j’ai eu la chance d’être bien entouré. Le directeur photo était Roger Deakins, un homme très respecté. Il m’a appuyé sans réserve. On a voulu imposer notre manière dès les deux premières semaines. Un film sombre de deux heures et demie dans un contexte hollywoodien, c’est plutôt rare. Or, les producteurs m’ont soutenu du début à la fin. Ils m’ont dit : It’s your movie, do what you want. Je n’en revenais pas !»

Du côté de Ken Scott, la situation est peut-être un peu différente. Dans la mesure où on classerait davantage le réalisateur de Delivery Man dans la catégorie de ceux à qui les studios peuvent faire appel pour mener un projet à terme. Autrement dit, sa signature d’«auteur» se révèle plus discrète dans ces circonstances.

Le cas de Jean-Marc Vallée est plus particulier. Déjà rompu à la production internationale grâce à The Young Victoria, le réalisateur québécois a réalisé Dallas Buyers Club dans un contexte complètement indépendant, avec un budget minuscule (pour ne pas dire ridicule) de 4,9 millions de dollars.

«Comme le rôle exigeait une transformation physique importante pour Matthew McConaughey, nous avions peu de marge de manœuvre, m’avait-il expliqué. Ou bien on tournait le film à l’automne 2012 malgré tout, ou on abandonnait. C’était la seule fenêtre possible, tant pour Matthew que pour moi. Alors on s’est dit qu’on ferait ce film quand même, quitte à le tourner avec un budget de 4,9 millions plutôt que 7,5, en 25 jours seulement, et à la Nouvelle-Orléans plutôt qu’à Dallas. Je leur ai dit : Donnez-moi ma «gang» – Yves Bélanger à la photo et Marc Côté aux effets visuels entre autres – et on va tenter de faire des miracles !»

C’est dire que Vallée a pu bénéficier du plein contrôle artistique. À l’époque de The Young Victoria, il avait dû faire des compromis car la vision des producteurs ne correspondait pas en tous points à la sienne. «Un moment donné, il faut choisir ses combats», s’était-il alors dit.

Le cas Dolan

Ce qui m’amène au cas de Xavier Dolan. Le cinéaste québécois, au bord de l’épuisement professionnel, n’est pas du genre à «choisir ses combats» justement. Il a préféré abandonner son projet de film américain plutôt que de le mener d’une façon qui ne l’aurait pas satisfait. The Death and Life of John F. Donovan, qu’il a coscénarisé avec Jacob Tierney, ne verra pas le jour. Du moins, pas avant un bon bout de temps.

«Aux États-Unis, il n’y a pas 10 000 façons de faire, me disait-il récemment. Tu deviens quelqu’un au fil des projets qu’on te propose. Je pensais pouvoir entrer par la grande porte dorée et réaliser mon film en racontant l’histoire à ma façon. Ce n’est pas comme ça que ça marche. Écrire et réaliser un film, c’est deux ans de ta vie. Et j’en ai juste 25. Je n’ai pas envie de réaliser un film seulement pour réaliser un film. Je ne peux pas faire ça. Or, pour pouvoir faire un film à sa façon aux États-Unis, il faut avoir un nom. Aux yeux des actrices et des acteurs que j’ai approchés, je n’existe pas. Ils me disent non ou alors, ils ne me répondent carrément pas. C’est aussi simple que ça.

«Moi ce que j’aime dans la vie, c’est diriger des acteurs avec qui j’ai envie de travailler. Ma passion, c’est ça. Or, tu ne peux y parvenir aux États-Unis si tu n’as pas déjà fait des choses là-bas. Le «I dit it my way», ça n’existe pratiquement pas. C’est très rare. Là, je n’ai pas l’énergie, ni la force physique ou mentale pour hypothéquer deux années de mon existence pour me faire un nom aux États-Unis. Ça ne m’intéresse pas. Pis je m’en câlisse. Moi je veux raconter mes histoires et les mettre en scène avec des acteurs que je choisis. Et si c’est impossible aux États-Unis; s’il n’y a personne qui s’intéresse là-bas à mon travail parce que c’est en langue française et qu’ils ne veulent pas lire des sous-titres, ben tant pis. Tom à la ferme n’est pas acheté encore pour le marché américain !»

On saura jeudi si Le règne de la beauté (Arcand) et Mommy (Dolan) feront partie de la sélection officielle du Festival de Cannes.

Tom à la ferme a pris l’affiche en Grande-Bretagne le 4 avril. Il sort mercredi prochain en France.

La fiche de Tom à la ferme sur Rotten Tomatoes.

Xavier Dolan : vivre sa vie.

Compte Twitter : @MALussier

Lire les commentaires (22)  |  Commenter cet article






Vendredi 4 avril 2014 | Mise en ligne à 6h57 | Commenter Commentaires (6)

Cannes : la théorie du «pas prêt à temps»

Arcand - 1

Denys Arcand
(Photo : Erick Labbé – Le Soleil)

Il est notoire qu’au fil de l’histoire du festival, le comité de sélection a souvent retenu des films sur la foi de simples copies de travail.

Hier, peut-être avez-vous fait comme la vaste majorité des gens du milieu du cinéma québécois. Si c’est le cas, cela veut dire que vous vous êtes précipité sur l’article qu’a écrit le collègue du Soleil Éric Moreault. Ce bougre-là a réussi ce que pratiquement aucun journaliste de cinéma n’a pu faire depuis des lustres au Québec : parler à Denys Arcand. À la faveur d’un événement auquel participait mercredi soir l’éminent cinéaste, organisé par le Musée de la civilisation, Moreault a pu soutirer quelques propos à ce dernier. À la lumière des relations plutôt tendues entre le réalisateur de L’âge des ténèbres et la presse cinéma québécoise, on peut clairement affirmer qu’il s’agit là d’un exploit.

Comme la sélection officielle du 67e Festival de Cannes sera annoncée dans moins de deux semaines, soit le 17 avril, Éric a naturellement demandé à Denys Arcand s’il allait lancer sur la Croisette son nouveau film Le règne de la beauté. «Le renommé réalisateur, un habitué de la Croisette, «se croise les doigts» pour que la musique soit prête à temps et que le comité de sélection «aime» son long métrage.» Puis, plus loin : «Le long métrage est encore en postproduction. «C’est faisable, de justesse», estime Denys Arcand. Le fait que le Festival soit habituellement fidèle à ses cinéastes pourrait jouer en faveur du Règne de la beauté.»

Vrai que Arcand est un habitué. Love and Human Remains et Joyeux calvaire mis à part, tous ses longs métrages ont fait partie de la sélection officielle du festival depuis 1989, l’année de Jésus de Montréal (prix du jury). Auparavant, Seul ou avec d’autres (coréalisé avec Stéphane Venne et Denis Héroux – 1963) et La maudite galette (1972) avaient été retenus à la Semaine de la critique. Réjeanne Padovani (1973) et Le déclin de l’empire américain (1986) ont été montrés à la Quinzaine des réalisateurs. Stardom (2000) et L’âge des ténèbres (2007) ont été choisis pour clore le festival. Et l’on n’oublie pas, évidemment, Les invasions barbares. En 2003, ce film a valu à Arcand le prix du meilleur scénario. Et à Marie-Josée Croze, un prix d’interprétation qui a carrément changé sa vie.

Alors oui, il est certain que le comité de sélection est intéressé à voir ce que Arcand peut leur montrer. Le président Gilles Jacob partant à la retraite après la tenue du festival, on peut aussi présumer que les cinéastes qui ont «grandi» pendant les années où le futur retraité a été en fonction bénéficieront d’une attention plus particulière. Denys Arcand en fait partie.

C’est pourquoi je souris toujours un peu quand un cinéaste annonce que son film «ne sera peut-être pas prêt à temps». Xavier Dolan, dont le nouveau film Mommy serait aussi pressenti pour Cannes, a aussi évoqué cette possibilité lors de sa récente tournée médiatique.

Une stratégie préventive

Peut-être suis-je dans le champ, mais je vois davantage dans cet avertissement une stratégie préventive. Comme une façon de se protéger d’un effet de ressac si jamais l’œuvre n’obtient pas la faveur du comité de sélection le 17 avril. C’est de bonne guerre. Et je le comprends tout à fait.

Rappelez-vous : il y a quatre ans, les producteurs d’Incendies avaient beaucoup misé sur une sélection cannoise et tout indiquait que Denis Villeneuve pouvait pratiquement boucler sa valise. Quand le verdict fatidique est tombé, l’équipe a dû gérer pendant des mois la déception (et la rumeur négative qui s’y rattache) pour essayer de mieux rebondir plus tard à la Mostra de Venise, au festival de Telluride et au festival de Toronto. Bien sûr, le comité de sélection cannois s’en est un peu mordu les doigts par la suite (le délégué Thierry Frémaux l’avait confié à La Presse), et le film de Villeneuve a connu la carrière mondiale que l’on sait. N’empêche que le jour où Incendies a été recalé à Cannes, plusieurs se sont demandé ce qui pouvait bien clocher dans ce film (que personne ou presque n’avait encore vu).

C’est dire que la qualité d’une oeuvre n’est pas nécessairement tributaire d’une sélection – ou non – sur la Croisette. Cela dit, il est certain que quand on manifeste le désir d’y être, qu’on soumet son film et qu’il est laissé sur la touche, la pilule est plus difficile à avaler. Mais revenons à la théorie du «pas prêt à temps».

Il est notoire qu’au fil de l’histoire du festival, le comité de sélection a souvent retenu des films sur la foi de simples copies de travail. Cela dit, les cinéastes qui choisissent de présenter un work in progress prennent un risque. En vertu du règlement, on ne peut en effet présenter plus d’une version au comité. Autrement dit, on vous sélectionnera sur la foi de la copie que vous soumettrez, peu importe qu’il s’agisse d’une version définitive ou d’une copie de travail. Une fois sélectionné, il vous reste encore presque un mois pour finir la post production.

Des titres célèbres en versions «non définitives»

Apocalypse Now (Palme d’or 1979) a été montré à Cannes dans une version non définitive. The Mission (Palme d’or 1986) aussi. Et le Van Gogh de Pialat en 1991. En 2004, l’organisation du festival avait dû chambouler son horaire pendant deux jours – une première dans toute l’histoire du festival – parce que la copie de 2046 (Wong Kar-wai) n’était pas arrivée à temps. L’an dernier, il n’y avait pas de générique à la fin de La vie d’Adèle – Chapitres 1 et 2.

Alors, quand on dit qu’on «se croise les doigts pour que la musique soit prête à temps», je souris un peu. Si le film est sélectionné, il restera encore trois bonnes semaines, sinon plus, pour la finir la musique.

Nous, on se croise surtout les doigts pour que les films de Arcand et de Dolan, et peut-être aussi d’autres cinéastes québécois plus inattendus, soient invités au bal.

Si vous êtes curieux, je vous invite à visiter la page où l’on explique les conditions de présélection. C’est assez éclairant. En voici un extrait :

Quelque soit le support utilisé pour le tournage du film (mini DV, super 8, 35mm,…), seuls les supports suivants sont acceptés pour la présélection :

• pour les longs métrages : – copie 35 mm
- HDCAM / HDCAM-SR
- DCP (Digital Cinema Package) : Serveur JPEG 2000 (modèle Doremi DCP 2K4) 
Uniquement lecture des fichiers JPEG 2000. Connectique : Baie CRU, e-Sata, USB. 
Une fois l’inscription faite, prendre contact avec le département films qui vous enverra le certificat du serveur, ainsi que l’adresse email à laquelle envoyer les KDM.
- Beta SP (Pal, NTSC) ou Beta Numérique (Pal, NTSC)
- Blu-ray Disc + 1 DVD standard (l’envoi d’un Blu-ray doit automatiquement être accompagné d’un DVD standard)
- DVD (DVD Standard)

• pour les courts métrages : – DVD (DVD Standard, pas de Blu-ray)
Tout court métrage envoyé sur un autre support (mini DV, Beta,…) ne sera pas visionné.

Le film ne doit être envoyé qu’une seule fois et sur un seul support.

N.B. : Il est possible de présenter une copie de travail du film. En remplissant la fiche d’inscription vous devrez préciser s’il s’agit de la version définitive ou d’une version de travail. La présentation d’une copie de travail ne permet pas la présentation ultérieure d’une copie définitive.

Le temps presse pour Cannes (Éric Moreault – Le Soleil)

La bande annonce du Règne de la beauté

Lien YouTube.

Compte Twitter : @MALussier

Lire les commentaires (6)  |  Commenter cet article






publicité

  • Twitter

  • Catégories

  • Blogues sur lapresse

    publicité

  • Calendrier

    avril 2014
    L Ma Me J V S D
    « mar    
     123456
    78910111213
    14151617181920
    21222324252627
    282930  
  • Archives

  • publicité