Marc-André Lussier

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    Journaliste à La Presse depuis 1995, Marc-André Lussier est fou de cinéma...
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    Vendredi 25 novembre 2016 | Mise en ligne à 9h32 | Commenter Commentaires (38)

    Netflix : l’entrée du loup dans la bergerie ?

    Divines - Affiche

    Divines – directement sur Netflix. Et pas ailleurs.

    Dans un éditorial publié sur le site 24 images.ca, la collègue Helen Faradji s’insurge – avec raison – contre le fait que le film français de Houda Benyamina Divines, lauréat de la Caméra d’or au Festival de Cannes cette année, soit lancé seulement sur Netflix.

    Les droits d’exploitation du film – pour tous les territoires du monde (à l’exception du territoire français) – ont en effet été vendus au géant du service de visionnage en flux continu. Qui l’offre sur sa plateforme en exclusivité. C’est dire que Divines n’aura jamais droit à une distribution en salles en bonne et due forme. Ni chez nous, ni ailleurs qu’en France.

    Une autre tuile vient ainsi de tomber sur le monde de la distribution au Québec. Les distributeurs locaux, déjà fragiles, devront désormais se battre contre ce nouveau concurrent, eux qui avaient déjà dans les pattes des distributeurs américains qui achètent à gros prix des films internationaux. Bien souvent, ces oeuvres sont ensuite « garrochées » n’importe comment.

    Comment sera-t-il possible de rivaliser avec une entreprise aussi gigantesque qui, désormais, compte aussi acheter des films internationaux en vue d’une distribution mondiale exclusive sur sa plateforme ? On ne peut évidemment pas blâmer les vendeurs de céder à une telle proposition. Lors de la présentation du nouveau film de Kim Nguyen au Festival de Cannes, le producteur québécois Roger Frappier avait d’ailleurs déclaré ceci :

    « Plusieurs distributeurs sont intéressés par Two Lovers and A Bear mais je tiens à choisir ceux qui serviront ce film au mieux. Personnellement, je préfère vendre le film aux distributeurs de chaque pays mais si une entreprise comme Amazon ou Netflix dépose une offre englobant 45 territoires en même temps, c’est certain qu’on y réfléchit. »

    Amazon est en effet devenu un « gros » joueur aussi. À la différence que les films Amazon peuvent aussi être distribués en salles. Ce qui n’est pas le cas des films qu’acquiert Netflix. Pour l’instant, du moins.

    Aussi, soulignons l’aspect un peu tendancieux de la bande annonce de Divines que Netflix a mise en ligne. On y dit « A Netflix Original Film ». On peut évidemment interpréter cela comme si l’entreprise annonçait fièrement l’acquisition de cette production dans son catalogue. Cette formulation peut cependant aussi laisser croire – de façon mensongère – qu’il s’agirait d’une production de la société. Hum…

    Qu’à cela ne tienne, sachez que Divines est disponible sur Netflix depuis vendredi dernier. Et il faut chercher dans le moteur de recherche pour trouver le film de Houda Benyamina.

    Nous y reviendrons.

    Quelques liens :

    Netflix devrait payer de la TPS/TVQ, croit le président du CRTC (Vincent Brousseau-Pouliot)

    En avoir (ou pas) (Helen Faradji)

    Lien YouTube.

    Compte Twitter : @MALussier


    • Juste une question: qu’est-ce qui est plus important: faire vivre des distributeurs, à l’abri de la concurrence, ou assurer une plus large diffusion possible aux oeuvres culturelles? Si Netflix permet d’atteindre le second objectif, où est le problème?

      Le problème, c’est que les films qu’acquiert Netflix ne sont pas distribués en salle et ne peuvent être vus sur grand écran. M-A. L.

    • @Apatride

      Excellent point.
      Si le problème est seulement de ne pas être vu sur grand écran alors je préfère le concept Netflix.
      Est-ce que Divine est vraiment servis par un grand écran ?

      Ne peut-on pas l’apprécier sur une 52″ HD ?

    • C’est vrai que c’est triste qu’un film aussi prestigieux n’ait pas de diffusion en salle. Mais pour moi, ça reste quand même une bonne nouvelle de le retrouver si rapidement sur Netflix. J’habite la campagne, le cinéma le plus proche est à près d’une heure de route de la maison et ce genre de film n’y aurait jamais été présenté de toute façon. En plus, le club-vidéo du village va bientôt fermer ses portes. C’est d’ailleurs mon plus grand désespoir de ne plus avoir accès à un cinéma de répertoire de qualité en habitant la région. Alors, pour mon plus grand plaisir, je le visionnerai ce week-end !

      Netflix est tout de même une alternative de choix pour une situation comme la mienne. Et je me souhaite donc bien d’autres primeurs de ce genre surtout du côté québécois puisque je n’ai aucun autre accès à ces films.

    • Le producteur (et les crédits d’impôts et subventions) ont payé la création du film. Il n’y a essentiellement qu’un seul propriétaire du film, soit le producteur. Si celui-ci préfère vendre à Netflix que vendre aux disbtributeurs afin de voir ses films montrés sur grand écran, c’est son choix.

      Netlfix joue la game qu’il doit jouer pour a) garder ses clients et b) avoir de nouveaux clients.

      Si les grands propriétaires de salles (Cineplex) veulent jouer la game, ils devront faire comprendre aux producteurs que si celui-ci veut voir ses films passer sur grand écran, ils devront permettre que TOUS leurs films soient disponibles sur grand écran. Bref: “tu me coupe un film, ben moi je coupe tous tes films de mes écrans”.

      La seule chose qui diminuera l’emprise de Netflix (et dans une moindre mesure d’Amazon) est un positionnement plus agressifs des grandes salles de cinéma. Ça commence avec des films de niche, et ça se terminera avec les blockbusters.

    • «le producteur québécois Roger Frappier avait d’ailleurs déclaré ceci :

      « Plusieurs distributeurs sont intéressés par Two Lovers and A Bear mais je tiens à choisir ceux qui serviront ce film au mieux. Personnellement, je préfère vendre le film aux distributeurs de chaque pays mais si une entreprise comme Amazon ou Netflix dépose une offre englobant 45 territoires en même temps, c’est certain qu’on y réfléchit. » »

      Voilà, tout est là.
      Il aurait pu ajouter que le montant global de la vente sera alors plus élevé.
      Si les producteurs ont une possibilité de vente plus payante qu’une autre, indépendamment des conditions de distribution, de façon générale ils vont choisir quoi, vous pensez?

    • Bref, c’est exactement pareil comme un film qui sort directement en DVD.

      Est-ce que quelqu’un s’insurge contre le fait que certains films, même bon, sorte directement en DVD et ne sont pas en salle? Je n’ai jamais rien entendu du genre.

      Comme l’indique anna73, ce problème de non sorti en salle touche seulement moins de la moitié de la population qui est proche d’un cinéma “indépendant” qui sortira de tels films. Pour la majorité, Netflix est un net avantage.

      Si Netflix est plus alléchant, c’est peut-être que les distributeurs demande plus (trop).

    • Commentaire intéressant de anna73 25 novembre 2016 10h40, qui souligne une réalité qui n’est pas souvent mentionnée.

    • @Apatride

      Outre l’aspect de la diffusion sur grand écran, un autre problème, c’est qu’un petit distributeur local, genre ‘K Film’ chez nous, ne peut bien évidemment pas faire le poids devant le matamore NetFlix. L’un roule en vélo, l’autre en Formule Un. D’où la question : faut-il consentir à voir les distributeurs locaux, ici et ailleurs, laisser toute la place à des géants multimillionnaires ?

    • Et ceux qui n’ont pas accès à une connexion internet suffisante pour faire rouler Netflix? Ils font quoi? Je vais garder ma réponse pour moi!

    • @chandelier. Tout l’enjeu de la diffusion est analysée avec la lunette de Montréal. Quelles sont les chances que le film “Divines” soit diffusée en salle à Matane, Gaspé ou Baie-Comeau? Et s’il l’est, pendant combien de temps? Une ou deux semaines? Au final, Netflix ou toute autre plateforme de diffusion web permet une diffusion vaste sur une longue période de temps. Une chandelle permet de s’éclairer, mais on n’a pas créé l’ampoule en améliorant la chandelle! Nous sommes dans un nouveau monde qui nous offre de nouvelles possibilités. Profitons-en au lieu de chercher à sauver les fabricants de chandelles!

    • J’ai un peu de difficulté à voir où est le problème. C’est avec Divines que les distributeurs québécois auraient fait fortune ? À part au cinéma Beaubien, je ne vois vraiment pas où ce film pourrait obtenir du succès aux guichets.

      Comme le dit @Apatride, dès maintenant, l’ensemble des québécois prêt à payer 8$ par mois (moins qu’un film au cinéma), peu importe où ils habitent, peuvent apprécier cette œuvre. Il me semble que c’est positif non ? À moins qu’on souhaite que la Culture avec un gros c…, pardon un C majuscule demeure prisonnière de petit réseau de distribution…

      Aussi, pourquoi mentionnez que l’on doit utiliser le moteur de recherche ? Vous vous attendez à ce que Divine soit plus en demande que Walcking Dead, Breacking Bad et autres ?

      Cependant, je vous concède que le “netflix original film” est un peu ordinaire. Mais bon, de cette bande annonce je retiens beaucoup plus que ce film semble très bon, que les personnages semblent crédibles et attachants et que je pourrai voir un bon film en fin de semaine dans le confort de mon salon et non dans ces horreurs que sont les cinémas modernes.

    • Donc selon tout le grand penseur ici, laissons a une multinational multimilliardaires le control de tout le films et fermons tout les petit distributeur. Après tout les monopoles fait jamais de dommage!. une fois que Netflix aura fait le ménage des concurrent, et augment le prix a 50$ par mois pour son service on verra bien :)

      J’espère qu’un jour une miltinational comme Netflix entre dans votre domaine de travail et vous mettes tous a pieds.

    • @kelvinator

      Sortie DVD?? Qui achète des DVDs? et pour combien de temps. Bientot il y en auras plus et il aura Netflix…. Donc aucune sortie au Cinéma et DVD, donc Netflix control la totalité de la distribution.

    • Moi qui comptais me procurer la cassette VHS. Scandale et tristesse!

    • @ seb_
      Reste toujours la location en ligne. Bell, Vidoetron, Apple TV

    • @seb Non le modèle de Netflix n’est pas parfait et loin de l’être. Oui je suis consciente du problème que doivent subir les petits distributeurs et croyez-moi, mon amour du cinéma fait en sorte que ça m’attriste sincèrement. Mais je fais quoi moi dans mon fond de rang ?

      Mes options sont simples: Ou je m’abonne à Netflix légalement, ou je pirate les films, ou je ne vois jamais ces films… Et vous savez ce qui est encore pire ? Même à $50 par mois je resterais gagnante. Je ne souhaite pas la disparition de votre emploi mais convenez tout de même des avantages.

      Alexandre Goyette mentionnait à la télé la fin de semaine dernière que les entrées de King Dave avaient été décevantes. Et on parle ici d’une réalisation de Podz ! J’aurais beaucoup aimé voir ce film s’il avait été accessible mais il ne l’était pas pour moi. Comme il ne l’était pas pour des milliers de québécois qui résident en dehors des grands centres urbains. Mais soyez assuré que si je peux le voir légalement sur le net, j’en serai la première spectatrice. Et il en est de même pour plusieurs autres films québécois. C’est triste mais c’est ma réalité et je remercie internet de m’offrir cette opportunité parce que, croyez-moi, les hivers peuvent être longs en campagne quand l’offre culturelle est quasi-nulle.

    • Qu’est ce que je vais faire avec mon Beta player?

    • Pourquoi ne pas rendre déductible d impot les billets de spectacle de cinema de théâtre de récital de chant ect au lieu de subventionner la culture mur a mur comme cela c’est le public qui décidera qui vit et qui meurt

    • C’est plate pour les vendeurs de papier quand La Presse passe au numérique et c’est plate pour les vendeurs de popcorn quand les films sont distribués en streaming, mais les consommateurs (ceux que je connais, du moins) ont déjà fait la transition.

      Les fournisseurs de contenu devront s’adapter.

      L’argument de “l’expérience cinéma” ne me touche pas. Le (mince) plus-value du grand écran est annulé par les prix plus élevés et l’organisation requise.

      Par contre, je suis d’accord pour qu’on aie une discussion sur l’encadrement des distributeurs numériques en terme de ristourne à la culture locale.

    • @apatride

      Ce n’est pas tellement la plate-forme de diffusion qui me dérange. Rien n’empêche un distributeur local de s’entendre avec un site comme ‘tou.tv’ ou ‘illico’ pour diffuser le film. Ce qui m’ennuie, c’est que de petites boites dont la marge de manoeuvre n’est pas très grande se voient en compétition avec de vrais mastodontes.

      Après tout, même si on s’éclaire à l’ampoule, il se vend encore beaucoup de chandelles.

    • Mais si ailleurs aussi. Je l’ai écouté sur un site de streaming. Gratuitement et en haute qualité.

      Un petit détail : ces sites agissent dans l’illégalité. M-A. L.

    • Je suis d’accord avec la majorité des commentaires. Même si je suis de Montréal, avec trois enfants et une entreprise à gérer, les sorties au cinéma se font rares… Je voulais absolument voir Félix et Meira et King Dave, mais maintenant que j’ai manqué ma chance au cinéma, c’est pratiquement impossible d’y avoir accès. Netflix ou Amazon pourrait régler ce problème. Je me demande parfois qu’est-ce que Vidéotron attend pour prendre le contrôle des films québécois en streaming? Ou Tou.tv? On ne parle même plus d’innovation maintenant, on parle d’action!!!

    • Seuls les noms ont changés pour protéger les innocents….Hier c était Fox ,Paramount et autres.Aujourd hui c est Amazon et Netflix.

      Un peu comme dans l industrie du disque il faut revoir le modele d affaire au plus sacrant et se mettre au gout du jour. Surtout ne pas en arriver a faire comme les multinationales de journaux et revues qui voudraient qu on les aide financièrement pour faire le virage numérique qui était pourtant prévisible depuis 10 ans…

      Éliminer les intermédiaires et diversifier l offre. Netflix et Amazon ne sont peut-être pas adapté a notre marché alors il faut créer une nouvelle plateforme ,innover et revoir notre organigramme. Ne pas attendre après le club social du CRTC pour aller de l avant parce que mêmes les frontières de cet organisme moribond ne peut s adapter a ce que le numérique offre comme possibilités.

      C est pas simple et c est beaucoup de blabla tout cela mais il faudrait sacrifier toutes ces chaines télé québécoises dites spécialistes qui n attirent qu une minorité de spectateurs réels mais un bassin de cash obligé par le fournisseur de cable et ses abonnements douteux. Encore une fois notre petit et spécifique marché doit se réinventer car il est menacé.

    • À voir certains commentaires, je crois qu’il est important de faire un peu de pédagogique en économie, c’est là que l’on se rend compte que l’absence de cours d’économie dans nos polyvalentes limite la capacité à avoir des débat plus profond. D’abord, une multinationale est une entreprise qui a des activités dans de nombreux pays. Le Cirque du Soleil est une multinationale, est-ce que quelqu’un s’en plaint? Ensuite, multimillionnaires, là, il ne faut pas confondre les revenus et les profits. En 2015, Amazon a eu des revenus de 107 milliards $. On se dit merde, ils sont foutument riches! MAIS, un profit de 2.2 milliards (ce qui reste quand on enlève les dépenses aux revenus), soit à peine 2% pendant ce temps ses concurrents (Apple, Microsoft, Facebook, Google) roulent avec des marges de 15, 20, 25%, ça c’est du fric!

      Finalement, si votre abonnement à Netflix fini par vous coutez 50$ par mois et que Netflix fait de l’argent comme de l’eau et bien cette situation va attirer la convoitise d’autres joueurs qui vouloir entrer dans le marché en coupant les prix. C’est-y pas beau l’économie!

    • Le problème n’est pas que Netflix distribue des films , il est fort plausible tel que par les exemples brillamment démontrés par certains commentateurs plus haut que Netflix est vraisemblablement plus accessible que d’autres circuits.

      Et en effet la distribution conventionnelle particulièrement pour ceux hors des centres urbains et une véritable catastrophe.

      Mais ce que fait Netflix n’est ultimement guère mieux, que Netflix obtienne des droits de diffusion c’est une chose mais qu’il s’empare de l’exclusivité empêchant toute autre façon de visionner cette œuvre que par leur plateforme c’est simplement guérirr une chaude-pisse pour se retrouver avec une chlamydia à la place.

    • Je viens de me relire et pour améliorer mon quota le monsieur promet de ne pas utiliser aucun adverbe pour les deux prochains mois, ça devrait équilibrer les choses ….

      Sérieux, mes excuses aux lecteurs mes propres yeux saignent

    • Abonnez-vous à Netflix et il n’y en aura plus de problème !!!! De toutes façons, c’est le futur de lla tv….

    • C’est le problème Uber appliqué à l’industrie culturelle. Y’en aura d’autres.

      Une multinationale débarque avec un produit, un modèle d’affaires intéressant et novateur, se soustrait aux lois nationales du marché à conquérir, et impose sa loi du profit. Sachant que nos lois ont été le fruit de gouvernements souverains et légitimement élus.

      En conséquence, Netflix opère chez nous, bienvenu les mecs, qu’elle paie ses taxes et impôts corporatif comme mon entreprise, ma PME et crée une filiale canadienne. Idem pour les autres et déjà un problème de vampirisme économique réglé.

      Ensuite, qu’ils se voient imposer un quota de contenu canadien, québécois, afin que dans 25 ans nos enfants ait accès à autre chose que des films de pet, d’explosion, de catastrophe, de beuverie et de super héros. Et l’idéologie qui va avec. Pansez à Goebbels qui jouierait d’avoir Netflix.

      Je ne suis pas un nationaliste fanatique mais si je voulais être américain et me faire tuer dans un Black Friday chez Walmart je déménagerais là-bas.

      En attendant, comme des millions de canadiens, je remplis d’interminables rapports de taxes et d’impôts et chaque dollar m’est contesté, pénalisé avec intérêt à la cenne près. Alors je ne vois pas pourquoi Netflix se remplirait les poches sans payer sa dîme.

      Pierre Tremblay

    • PS – exemple : la multinationale KFC a créé une filiale canadienne (restaurants Scott’s) quand elle est entrée au pays dans les années 60!, à l’instar de dizaines d’autres dans la restauration rapide. C’est un bon citoyen corporatif et personne ne lui fait de procès. Elle achète du local et paie sa dîme. Il n’y a pas de modèle à réinventer ou de réengeneering. Internet ou pas, follow the rules.

      PT

    • J’ai lu l’article de H.Faradji en lien sur ce blogue. Elle écrit que Netflix France
      a réalisé son erreur d’avoir ajouter Divines à son catalogue et l’a déprogrammé.
      Par contre le film sera disponible sur sa platforme en août… 2019 ! (mais dès
      janvier 2017 le film sera disponible sur le territoire français en DVD, Blu-Ray et
      VOD). Euh, quelqu’un pourrait m’expliquer la statégie de Netflix ? Quel intérêt
      à rendre un film disponible 3 ans après sa production…

      Faradji écrit aussi que « Rappelons d’ailleurs que l’implantation de Neflix en
      territoire hexagonal ne s’est pas fait sans heurt, le service de streaming s’y
      étant longtemps heurté à une législation prévoyant le réinvestissement des
      revenus de diffusion dans la création, que Netflix ne respecte évidemment
      pas,…» Pourtant le site de LaPresse avait un article sur Netflix le 24 nov.
      dernier où on pouvait lire « Netflix affirme qu’en 2016 seulement, le service
      a versé des centaines de millions de dollars pour du contenu original produit
      au Canada. Qui dit vrai, Netflix paie-t-il ou non ?

      En terminant son article Faradji écrit que c’est peut-être la salle de cinéma
      qui perd en prestige, n’ayant plus le monopole des primeurs. Je suis d’accord
      avec elle que les deux méthodes de diffusions devraient pouvoir exister; le
      numérique et la sortie en salle. Tout le monde y serait gagnant; les cinéphiles
      dans les grands centres qui ont des salles et les autres qui n’ont que le
      numérique. (je comprend tout à fait le point de vue de anna73)

      (Il y a la question de la programmation qui ne semble pas avoir été abordé.
      Je suis sur Mac qui offre son service itunes. La programmation francophone
      y est plutôt mince, on nous passe des films « en français » qui sont en fait
      des films américains traduits en français. Quelqu’un peut-il me dire si le
      catalogue de Netflix a une bonne sélection de films francophones ?)

    • @cinefilm: Certaines règles (ou lois ?) empêchent Netflix France de proposer dans son catalogue des films de moins de 3ans.

      Sinon, moi, « Divines » apparaît dès que je me connecte à mon compte Netflix et ce depuis plusieurs jours.

    • @AdrianoPavao
      Merci !

      *****
      En me relisant je n’ai pas voulu accuser Faradji de raconter des mensonges.
      Netflix doit sans doute s’adapter à chaque pays et s’il paie pour de la création
      ici il peut ne pas le faire en France.

      Parlant de diffusion il est assez simple d’acheter des dvd sur le site de Amazon
      France. On vous prévient que le disque que sera sans doute pas lisible en
      Amérique du nord mais si vous avez un lecteur multi-zones c’est possible
      (moi je peux visionner sur mon petit mac potable). Mais si vous voulez faire du
      VOD (location en ligne) c’est presque impossible, à moins de bidouiller. Je rêve
      du jour où toutes ses zones vont tomber…

    • Tant mieux si Netflix s’est rué sur un film d’auteur, ça démontre leur volonté de s’accaparer du créneau des films indépendants, qui, de toute façon, ont de plus en plus de difficulté se retrouver sur les écrans des salles de cinéma.

      Je pense même que Netflix va devenir un acteur important dans la production et le support du cinéma indépendant. Y a des signaux qui vont dans ce sens, comme par exemple la mini-série “Easy” de Joe Swanberg.

      Bien sûr que l’exclusivité Netflix peut faire tiquer. C’est évidemment une façon d’augmenter son nombre d’abonnés. Je pense par exemple à l’excellente série “The Crown”, qui a sans aucun doute attirée pas mal de nouveaux clients britanniques. Qui perd? Certainement pas moi.

    • Ha! le veau d’or, tous les magouilleurs de l’économie ou de la belle ARGENT! dixit Séraphin. Tous les moyens sont bon pour en faire plus. Au dépens de la majorité et des règles établies. En détournant le système, au dépriment des autres. UBER entre autres.

    • M. Lussier votre article d’aujourd’hui sur Philippe Falardeau pourrait être
      une mise à jour sur cette article sur Netflix. La question de l’avenir des
      salles est tout à fait pertinante. Sans oublier qu’un autre joueur majeur
      va se joindre aujourd’hui en ce 1er décembre: Amazon Canada va aussi
      offrir un service de location en ligne pour les films et séries…

      Hors sujet.
      J’ai entendu parler de la sortie du film « demain tout commence » avec
      Omar Sy. Le film sort le 7 décembre en France et Antoine Bertrand y joue
      un rôle. Je l’ai vu dans quelques entrevues et lancements, le public
      français semble l’avoir adopté. Après Marie-Josée Croze, Anne Dorval,
      (sans oublier Yves Jacques) etc, est-on en train de voir la percée des
      comédiens et acteurs québécois dans l’exagone ?

    • Pour les clients c’est un peu plate de manquer de choix mais ce sont des films pas assez populaires. AvecNetflix, le marché est mondial alors il a beau n’y avoir que 2 Qébécois au Saguenay voulant voir le film,ils n’ont qu’à s’abonner à Netflix.
      Sinon pour la salle ? L’exclusitivé ne devrait pas être éternelle et faîtes le jouer plus tard comme film de répertoire ou à sortie tardive ou entendez-vous directement avec Netflix.

      Tiens une école secondaire qui veut passer le film fait quoi ? Tu payes des redevances ? Un film dans l’auditorium ou même sur un téléviseur dans une salle de classe. Des droits sont supposés être payés n’est-ce pas ?

      Netflix ,c’est un public d’abonnés, je n’aime pas cela mais en commerce cela prend souvent cela mais si tu permets pas aussi la location ou l’achat à la carte.Just too bad pour toi, tes chances sont pratiquement nulles que je vois ton film.

      Évidemment si on habitait à côté du Beaubien on irait au moins de temps en temps mais au Théâtre Outremont aussi ou même à Mont-Laurier si tu habites proche du petit cinéma et même si ce n’est pas le ciné-répertoire tu te forces un peu pour aller les encourager car tu veux garder ton cinéma en vie.

      Puis cela a beau être un Guzzo s’il est à côté de chez vous et que le film est bon, tu peux y aller.

      Pourquoi le petit non pas distributeur mais propriétaire de salles indépendant ne pourrait pas faire jouer le film directement sur Netflix dans sa salle ?

      L’offre et la demande… Mais un film primé à Cannes cela n’a pas une grosse demande sauf exceptions…

    • Il est où le problème? Netflix nous coûte moins cher que Radio-Cacanne.

    • Vous avez vraiment le bon titre…

      On s’abonne à tout pleins de choses, nous remplissant la tête de n’importe quoi mais en réalité, cela nous fait oublier le pourquoi nous sommes sur la terre.

      La vie après la vie.

      Il y en a un qui doit aimer…

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