Marc-André Lussier

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    Journaliste à La Presse depuis 1995, Marc-André Lussier est fou de cinéma...
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    Lundi 21 novembre 2016 | Mise en ligne à 9h06 | Commenter Commentaires (37)

    Ah ! Ces films qui nous horripilent…

    Hacksaw Ridge - Affiche

    Dans une chronique publiée aujourd’hui dans La Presse +, ma collègue Nathalie Petrowski explique à quel point Elle, le film de Paul Verhoeven dont la vedette est Isabelle Huppert, l’a horripilée. Cette réaction viscérale, tout à fait légitime, va (presque) complètement à l’encontre du sentiment général de la critique envers le film. Personnellement, Elle fait partie de ces œuvres qui, assurément, feront partie de ma liste des 10 films favoris de l’année 2016.

    Quand, au Festival de Cannes, j’ai vu le nouveau film du réalisateur de The Fourth Man et de Basic Instinct (dont je ne suis pas toujours fan), j’ai apprécié la manière parfaitement anti-hollywoodienne qu’a empruntée le cinéaste en portant à l’écran un scénario de Dabid Birke, inspiré du roman Oh… de Philippe Djian.

    Elle est une œuvre de fiction en forme de thriller, parsemée d’éléments d’humour très noir, qui s’amuse à tester les limites de la moralité, à jouer sur la notion de perversité, à transgresser tous les codes. En vérité, Elle n’a que faire des bons sentiments. Isabelle Huppert est absolument parfaite pour ce rôle.

    Mais au-delà du sentiment personnel qu’on peut éprouver envers une œuvre, il est intéressant de constater à quel point, parfois, pas très souvent (heureusement !), certains films provoquent en nous une réaction épidermique, comme s’ils nous atteignaient – nous insultaient – dans notre propre chair. Rien à voir avec tous ces mauvais films desquels on sort habituellement sans trop de « dommage ». Ceux-là se logent très rapidement dans notre corbeille cervicale, comme s’ils n’avaient existé.

    Le « cas » Mel…

    J’ai aussi éprouvé ce genre de réaction cette année. Une fois. Pour Hacksaw Ridge, le nouveau film de Mel Gibson. La première mondiale du film a eu lieu à la Mostra de Venise. Le réalisateur de La passion du Christ nous refait le même coup, en dix fois pire. Il nous impose notamment une longue – très longue – scène de combat à la guerre, à côté de laquelle celle de Saving Private Ryan semble relever d’un conte de Disney. On ne compte plus les corps déchiquetés, éventrés, montrés en gros plans, parfois même au ralenti. On sent presque la jubilation malsaine du cinéaste derrière sa caméra, son plaisir à filmer de telles scènes d’horreur avec complaisance, pour en faire avant tout du spectacle. Hacksaw Ridge est un film qui, à vrai dire, m’a complètement dégoûté. « À vomir » pour emprunter le titre qui coiffe la chronique de ma collègue aujourd’hui.

    Je suis sorti de cette projection complètement choqué, certain qu’à peu près tout le monde dénoncerait ce film abject à mes yeux, qualifié en outre de « catho porn » par Les Inrocks. Et bien, non. La presse festivalière, américaine en particulier, a salué la réhabilitation du cinéaste et a fait du film l’un des candidats sérieux pour la prochaine course aux Oscars. Sur les 157 critiques maintenant recensées sur Rotten Tomatoes, 85 % d’entre elles sont favorables. Chez Metacritic, la cote est de 71 (avec 45 critiques recensées).

    Qui a tort ? Qui a raison ? Personne. Quand un film provoque une réaction aussi viscérale chez une personne et pas chez une autre, c’est qu’il n’est pas « neutre ». Et qu’il comporte dans son récit, ou sa manière, des éléments qui mettent sérieusement en péril l’objectivité de celui ou celle qui regarde.

    Sachez que Nathalie et moi partageons la même indignation. Mais pas envers le même film.

    Quelques liens :

    « Elle »… me fait vomir (Nathalie Petrowski)

    Le spectacle sanglant de Mel Gibson.

    Lien YouTube

    Compte Twitter : @MALussier


    • Personnellement, j’ai eu cette réaction épidermique pour le film de Tarantino, Django unchained.
      Je l’ai trouvé insupportable, vide et incommensurablement racoleur.

      Quelle ne fut pas ma consternation de réaliser qu’il récoltait les nominations et les suffrages a peu pres partout. Il est d’ailleurs devenu le plus grand succes commercial de ce réalisateur.

    • “ELLE”
      …pas flatteur pour les concepteurs de jeux vidéo-
      plus vous êtes « détraqué(e)s » plus brillant sera votre produit macabre d’une violence sournoise d’une agression érotique amplifiée ?
      Huppert emprunte à « La Pianiste » ses sales besognes érotiques d’une pénétration agressive pour en jouir de délire maladif
      Avaler le pénis de son partenaire pour
      Avaler l’autorité parentale de jadis
      Frappe-moi pour me punir de ma grossièreté
      Frappe-moi violemment de mon inconduite
      Gifle-moi mon papa adoré pour mon « exploration » Vaginale…

    • Je n’ai vu ni l’un ni l’autre.

      Mais je trouve qu’Isabelle Huppert est une grande actrice et l’une des actrices les plus courageuses de l’histoire avec une panoplie de rôles que bien peu d’actrices accepteraient de jouer. Charlotte Gainsbourg a un peu ce courage, aussi.

      Pour ce qui est de Mel Gibson, je le trouvais intéressant comme acteur dans ses premières années. Depuis plusieurs années, je le trouve insupportable comme acteur, comme réalisateur (surtout), et comme personne.
      Il y a quelque temps, c’était «in» de rejeter et déblatérer contre Mel Gibson. Aujourd’hui, ça semble devenu «in» de louanger Mel Gibson.
      C’est là toute la «profondeur» d’Hollywood.

    • Si ça a horripilé Mme Petrowski, c’est bon signe…

      Les critiques nous aident à faire nos choix, mais souvent en creux: nous aimons généralement les films qu’un tel déteste; nous détestons les mêmes films mais nous détestons aussi les films préférés de tel autre.

    • Quand on dit horripilé ?

      Le dernier film qui m’a fait cet effet est assurément le dernier
      Star Wars. Bien sur la grosse machine Disney, un 7 ieme opus
      d’une saga usée ou tout a été dit … mais bon, j’était curieux.

      Je suis sortie du cinéma furieux, jamais vu un ramassis aussi
      insipide de réchauffé. Un info pud de deux heures pour mousser
      la vente de jouets et de t-shirts. La geosse machine Disney dans ce
      qu’elle a de plus commercial et de plus médiocre … mais couleur
      Star Wars

      À des lunes de la naiveté sympathique du premier film (1977)

      À bien y penser, j’était probablement furieux contre moi même
      de m’etre fait prendre aussi bêtement par ce qui n’étair qu’une
      grosse patente a ramasser du fric.

      Bref un film épouvantablement moche qui a décu le gamin en moi .

    • l’affreux film de B Livinson ”Bugsy” avec le tres moche
      Warren Beatty a aussi la cote ”horripilant” pour moi.

      J’ai toujours trouvé W Beatty affreusement mauvais comme comédien
      mais Bugsy ( 10 nomination et 2 oscars gagnés) était d’une platitude et
      d’une insignifiance hallucinante.

      Jamais compris l’engouement pour ce film.

    • Ma conjointe, ma soeur et moi avons vu Elle au festival Cinémania. Ma conjointe, pour reprendre ses mots, n,a pas détestè le film; ma soeur et moi n’avons pas pas du tout aimé. Le reproche que je fais : la dichotomie de tons, entre la comédie noire et le drame. Le réalisateur traite du viol, au début du film comme il se doit , un drame. D’ailleurs la victime est bouleversée, détruite, anéantie, puis survient plus tard, des éléments se rapprochant beaucoup plus de la comédie noire. Bref, on joue sur différents registres contradictoires tout ça dans une même oeuvre. Par comparaison, le film Maloute, présenté aussi dans le cadre de ce festival m’a énormément plu, comédie noire, plusieurs niveaux de lecture, poésie (noire?), le film du début à la fin reste dans le même registre.

      je n’ai pas lu le roman qui a servi de départ au film Elle. Je soupçonne que l’on y développe mieux le personnage central. Par exemple, dans le film on ne sait pas, si enfant a participé d’une quelconque manière aux crimes de son père ?

    • J’essaie toujous de m’informer avant de voir un film. Si jamais il y a un
      effet « horripilant » au moins je suis prévenu ! :-) Pas vu les deux films
      mentionnés mais j’avais bien aimé le «Black Book » de Verhoeven.
      Curieuse carrière pour ce dernier car il semble qu’Hollywood lui ai montré
      la porte après « Hollow man « en 2000. Je ne sais pas si c’est par choix
      qu’il soit retourner en Europe pour travailler.

      Je crois n’avoir vu aucuns des films de Gibson comme réalisateur.
      J’ai vu des extraits de son dernier film mais j’ai eu l’impression que c’était
      filmé comme dans les films de guerres des années 50-60. (Je n’ai pas vu
      les scènes sanguignolantes mais dans la bande annonce on voit clairement
      que des scènes sont tournées en studio.)

      @pierre s.
      L’écrivain George Simenon s’est vanté d’avoir couché avec 10 000 femmes…
      et Warren Beatty semble en avoir fait tout autant. Son succès est peut-être dû
      au fait qu’il coucha beaucoup pour réussir à Hollywood…

    • “Un info pud de deux heures pour mousser la vente de jouets et de t-shirts.”

      Le problème, c’est que les jouets étaient particulièrement moches.

    • Je me souviens avoir ressenti un profond dégout pour 2 films dans ma longue vie depassionnée de cinéma: Cat People de Paul Schrader et Scarface de Brian de Palma… Deux films très violents parmi tant d’autres, mais ces deux-là, je les ai viscéralement détesté…

    • cinefilm

      j’ai aucune idée d’avec combien de femmes W Beatty a couché mais chose
      sur si il était au lit comme à l’écran … ca devais bien dormir.

    • Je ne comprends pas votre dégout pour Hacksaw bridge.

      C’est l’histoire d’un objecteur de conscience qui ne voulait pas tuer. Mettre en parallèle ses ambitions à la dure réalité de la guerre semble selon moi oportun. Est-ce seulement la dureté des scènes de guerre qui provoque ce dédain, ou il y a quelque chose d’autres, de plus consistant pour expliquer votre rejet?

    • Ça fait longtemps que je ne suis plus l’actualité cinématographique. En fait, je regarde très peu de films, donc j’ai de la difficulté à me rappeler le dernier film qui m’avait horripilé, comme vous dites.

      Up in the air, est le premier qui me vient en tête. Un film bien fait qui tente de montrer le côté humain de gens qui ne le sont pas vraiment. Un peu comme dans Thank you for smoking également de Jason Reitman, film, que j’avais adoré. Comme quoi la ligne est parfois très mince.

    • @pierre.s.
      « si il était au lit comme à l’écran … ca devais bien dormir. »

      Bonne blague !

      Anecdote. Il y a quelques années j’ai voulu essayer les livres audios
      pour écouter sur mon petit ipod. J’ai choisi la biographie de Beatty
      pensant en connaître plus sur le « nouvel Hollywood »… Quel platitude !!
      (De plus le livre était lu avec une voix un peu robotisé). Dans sa bio
      Beatty était très imbu de lui-même. Comme vous on a peine à croire
      qu’il ai eu cette carrière avec sa personnalité. La chanteuse Carlie Simon
      (une de ses conquêtes) a même dit qu’une partie de sa chanson
      « you’re so vain » était inspiré de Warren B.

    • Elle vient de se faire violer, elle ramasse les débris de la lutte, elle fait tranquillement le ménage et plus tard elle raconte calmement à un dîner ce qui lui est arrivé. Excellent film de fiction.

    • Pour ma part, c’est le film Youth de Paolo Sorrentino qui est venu me chercher dans le mauvais sens. Je suis sortie du film en colère devant se spectacle complètement vide, superficiel et prétentieux. Je n’ai rien perçu de toute cette beauté et cette profondeur qui avaient été décrits par les critiques et autres spectacteurs. Je n’y ai vu que du “bling bling” et des réflexions venant de personnes étouffées par leur privilege. Que dire des nombreux personnages secondaires? Des coquilles vides. Si ce n’avait été de mes accompagnateurs, j’aurais quitté la salle avant la fin.
      Des mois plus tard, la colère remonte immédiatement lorsque je pense à ce film. C’est fou, je n’ai jamais vécu quelque chose de pareil.

    • Il faudrait les voir pour le savoir… Je lis Nathalie Petrowski et je me dis qu’elle a peut-être raison en partie sur le personnage jouée par Huppert. La victime n’est pas forcément une personne sympathique. Ce qui ne justifie en rien le crime mais peu expliquer pourquoi elle ne veut pas être victime si elle est psychopathe elle-même.

      ” Drame de moeurs, comédie noire et thriller.” Ce n’est pas un documentaire sur le viol.

      Bon je le sais pas pour ce personnage mais Amélie Poulain, elle je la déteste cette espèce de nunuche qui se mêle de la vie des autres sans qu’on lui ait demandé et qui croit faire le bien.

      Des films populaires critiqués, il nous faudrait la critique complète mais les auteurs font de la politique. Ils lisent le film à travers leurs interprétations politiques.

      Pour les interprétations cela peut être le cas pour des chansons ou mêmes des contes de votre enfance. Le chat botté ? Je le prenais pour un héros…

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Ma%C3%AEtre_chat_ou_le_Chat_bott%C3%A9

      La morale est ambigüe ou c’est une presque complète fantaisie qui n’arrivera pas mais qui fait du bien ? Une petite revanche du plus faible contre le puissant mais dans le conte il devient un puissant.

      Voler un ogre ? Il est où le mal ? L’ogre est vraiment un méchant. Le roi ? Il est peut-être bon mais pas plus que le maître du chat qui est né pauvre. Alors c’est la pensée magique ? Juste pendant le conte . Mais dans la vraie vie le peuple prend des petites revanches et parfois des miracles se produisent.

      Le roi se laisse tromper par des fausses valeurs. Bien que cela prend un peu de blé pour être confortable.

      Les folkloristes sont insupportables aussi dans leur mauvaise compréhension. C’est comme Robin des bois mais par la ruse. Alors l’interprétation doit être cynique ? La fin justifie les moyens ? Ce n’est pas la vraie vie ! C’est un fantasme !

      Son chat ne lui parle pas… Il n’épousera jamais la belle princesse mais possible qu’il conte certains petits mensonges dans sa vie.

      C’est de mettre l’infortuné sur le trône. Tiens avec une poule aux oeufs d’or ou en aller voler un ogre. C’est un vol pareil ? Gang de moralistes ! Le conte est là pour être joussif.

      Cela peut se frapper à coûts de bâtons. Il faut que le bon triomphe. Et peu importe si le chat rusé fait un mauvais coup à un ogre ou trompe le prétentieux de Roi. En autant que lui et la princesse se trouvent de leur goût.

    • Cinéfilm … Tu fais ma journée.

      Justement ! Ce n’est que tres récemment que j’ai appris
      que ”you’re so vain” était inspiré de l’imbuvable Warren Beaty.
      J’en revenait juste pas, il fait vraiment le même effet à tout le monde
      ce gars la. J’avait aussi souverainement détesté le film Dick Tracy.
      La performance de W Beatty à elle seule plombait le film.

      Aucun doute que sa biographie devait etre, elle aussi, horripilante
      pour reprendre le theme du jour.

    • Cinefilm, il faut surtout SE coucher pour réussir à Hollywood… Gibson porte sa croix de catho coupable, se flagelle ou flagelle à fond d’autres cathos, même le Christ s’il le faut (sa Passion était un film insupportable: je n’ai éprouvé aucun intérêt à voir un type se faire flageller pendant deux heures). Il est visible que cet homme en a assez, surtout lorsqu’il est soûl…

      Tant qu’à Warren Beatty, je l’ai trouvé impeccable dans un film d’Altman malheureusement pas très connu, McCABE & Miss MILLER, avec en prime la musique de Léonard Cohen de ses débuts, la meilleure.

    • On lit Wikipédia et on est déçu et on lit une thèse de maîtrise et pouvant aussi citer une des personnes nommées dans le texte de Wiki et là cela devient très intéressant :

      http://scholarworks.sjsu.edu/cgi/viewcontent.cgi?article=2051&context=etd_theses

      Pour les films, la critique journalistique peut être trop courte pour les discussions, il faudrait tous avoir vu le film et pas mal en même temps. Le principe du ciné-club ou du club de lecture mais ce sont des conditions idéalisées.
      Pourquoi telle personne pense cela ? Ce n’est pas cela que le film dit ou le personnage ? Oui, c’est cela ? Les interprétations peuvent être multiples.

    • Les films horripilants sont pour moi les remake qui n’amènent rien de plus que le précédent comme les King Kong ou le dernier Star Wars par exemple. Ou les remake américains de films étrangers qui sont infiniment moins bons que les originaux : Nikita, Let me in …
      Légèrement horripilant sont les films ou l’action est hyper-prévisible. Et il y en a beaucoup.

      @Kelvinator
      “ou il y a quelque chose d’autres, de plus consistant pour expliquer votre rejet?”
      Des gens éventrés, des morts horribles, ce n’est pas assez consistant selon vous ?

    • J’adore Isabelle Huppert. Je la considère comme l’une des plus grandes actrices contemporaines! Des choix douteux ces dernières années, malheureusement! J’irai voir Elle dans quelques jours et je lirai la chronique de NP, que j’apprécie par ailleurs, après! Je note que les critiques à Cannes furent très élogieuses!

    • cinefilm 21 novembre 2016 11h39:

      «L’écrivain George Simenon s’est vanté d’avoir couché avec 10 000 femmes…»

      Quelqu’un aurait dû lui demander alors:
      Pourriez-vous les nommer, SVP?

    • Moi, c’est les films base sur les personnages Marvel ou DC Comics qui m’horripilent. Et encore plus leur version plus adulte.

      Parlant de film de guerre: J’avais adoré la version originale de Apocalypse Now. La mode des ‘Director’s Cut’ étant lancée il y a une vingtaine d’années, notre ami Coppola sort sa version a lui. Le film passe alors, pour moi, de chef d’oeuvre a mocheté absolue et horripilante (j’exagère). Juste pour quelques scènes inutiles…

      Ciao

    • (hors sujet mais réponse à st-henri)

      Pierre Simenon, fils de George, a publié un ouvrage l’an passé sur
      son père. J’ai retrouvé un extrait d’article dans la chronique livres
      de l’Express:

      Georges Simenon vu par son fils (titre de la chronique)

      « Non que Pierre condamne l’appétit sexuel de son père – ils s’amusèrent
      même tous les deux, après que Georges eut confessé à son ami Federico
      Fellini, dans L’Express, avoir couché avec 10000 femmes (dont 8000
      prostituées), à en refaire le décompte, calculatrice à la main, pour arriver
      à un chiffre plus juste, de 5000 à 6000. Mais il désapprouve sa “propension
      nonchalante” à entretenir des rapports sexuels avec la plupart des
      employées de maison. »

    • @pierre.s.
      «Aucun doute que sa biographie devait etre, elle aussi, horripilante pour reprendre
      le theme du jour.»

      Tout à fait, on est vraiement dans le thème ! :-) Si je me souviens bien dans la bio de
      WB le casting de Madonna était moins pour ses talents d’actrice que pour l’occasion,
      pour Beatty, de l’ajouter à son tableau de chasse… Si Beatty est plutôt fade dans Dick
      Tracy le film en vaut la peine pour la direction photo de l’italien Vittorio Storaro. Maintenant
      que j’y pense c’est probablement un des rares films à avoir adapté une bande dessinée
      le plus fidèlement possible avec sa palette de couleur… plutôt criarde ! :-) (couleurs
      primaires principalement).

      @fruitloops
      Je vais corriger le tir en disant que je ne déteste pas Beatty; c’est qu’il me laisse
      indifférent comme acteur. Je ne peut pas me prononcer sur le film de Altman mais
      je vais faire un lien encore une fois avec la direction photo. Je sais que le film a été
      mis en image par Vilmos Zsigmond (décédé en janvier de cette année). Cet immigrant
      hongrois a eu un impact sur le cinéma hollywoodiwn des années 70. Le fameux
      « nouvel Hollywood » que j’ai mentionné plus haut.

    • (au modérateur, désolé pour les coupures de phrases)
      @pierre.s.
      «Aucun doute que sa biographie devait etre, elle aussi, horripilante pour
      reprendre le theme du jour.»

      Tout à fait, on est vraiement dans le thème ! :-) Si je me souviens bien
      dans la bio de WB le casting de Madonna était moins pour ses talents
      d’actrice que pour l’occasion, pour Beatty, de l’ajouter à son tableau de
      chasse… Si Beatty est plutôt fade dans Dick Tracy le film en vaut la peine
      pour la direction photo de l’italien Vittorio Storaro. Maintenant que j’y pense
      c’est probablement un des rares films à avoir adapté une bande dessinée
      le plus fidèlement possible avec sa palette de couleur… plutôt criarde ! :-)
      (couleurs primaires principalement).

      @fruitloops
      Je vais corriger le tir en disant que je ne déteste pas Beatty; c’est qu’il me
      laisse indifférent comme acteur. Je ne peut pas me prononcer sur le film
      de Altman mais je vais faire un lien encore une fois avec la direction photo.
      Je sais que le film a été mit en image par Vilmos Zsigmond (décédé en
      janvier de cette année). Cet immigrant hongrois a eu un impact sur le
      cinéma hollywoodiwn des années 70. Le fameux « nouvel Hollywood » que
      j’ai mentionné plus haut.

    • J’en ai plusieurs films qui m’horripilent et étrangement, se sont presque tous des films acclamés par la ciritique: Lost in Translation, There Will Be Blood, The Shining et l’ensemble de l’oeuvre de Xavier Dolan sans oublier Tarantino qui semble faire des efforts surhumains pour rendre ses film désagréables à regarder.

      Et je suis d’accord avec pierre.s., le dernier Star Wars est atroce et j’arrive pas a croire que même les critiques soient tombés dans le panneau.

    • Si pas vu McCABE, cinefilm, tu es très chanceux! La photo direction photo est grandiose, et c’est un film magnifique. Zsigmond a effectivement éclairé de très grands films, dont Close Encounters…, The Long Goodbye, The Deer hunter… C’est une époque très inspirée, grandiose pour Hollywood.

    • cinefilm 21 novembre 2016 15h22.

      «Mine» de rien (excusez le mauvais jeu de mot), ça vient de tomber de moitié.
      Je me fous éperdument du nombre de femmes avec qui il a couché.
      Ce que je trouve désolant, c’est qu’il sente le besoin de s’en vanter, quel que soit son talent d’artiste.
      Faudrait demander à Mme Petrowski si ça l’horripile…

    • Pudding chômeur de Gilles Carle. Rien à ajouter, votre honneur.

    • @ fruitloops
      J’ai vu plusieurs films de Altman, le plus ancien devait être «Buffalo Bill »
      (1976). Éventuellement je verrai McCabe pour le film mais aussi pour la
      direction photo. L’époque Zsigmond et son compatriote Kovacs est très
      intéressante en effet. On réalise vite que depuis le parlant ces artistes
      d’Europe ont eu une très grande influence à Hollywood.

      @ st-Henri_17h22
      «Mine» de rien (excusez le mauvais jeu de mot), ça vient de tomber de moitié.

      La chose est très anecdotique en effet. Mieux vaut se concentrer sur les
      oeuvres. (À bien y penser plusieurs romans de Simenon furent adapté au
      cinéma.)

    • ..Un film, ça nous raconte une histoire, vraie ou imaginaire. On peut ne pas aimer le jeu des acteurs, ne pas aimer non plus l’histoire qu’on nous raconte. De là à en avoir des hauts le cœur, c’est un peu fort. Il y a des films qui m’ont irrité, que j’ai trouvés longs car je ne sors
      que lorsque c’est terminé puisqu’il est difficile de commenter si on n’a même pas vu l’œuvre.

      Mais il y a tout de même une catégorie de films qui, justement, m’horripilent: Les films qui prétendent me dire quoi penser et quoi faire. Les dispensateurs de morale, de prêt à penser, de jugements de valeur, souvent des docus déguisés en «vrais» films. Ceux-là, ils m’énervent vraiment.

      Quant au dernier Verhoeven, j’arrive à peine de le voir. Je vous recopie ce que j’en ai dit sur le blogue d’Éric Moreault. Ce qu’en a dit Mme Petrowski et autres ne m’a pas fait changer d’idée.
      «Ouf! J’arrive de voir ce film. Quelle jolie bande de dysfonctionnels mais du beau jeu d’acteurs. Et une (des) intrigue(s) tirant un peu sur le Hitchcock. Mais sans dévoiler quoi que ce soit, je vais juste vous dire que j’ai «spotté» assez vite qui pouvait être ce violeur masqué. Et je ne me suis pas trompé. Pour qui aime ce genre, dont je suis, un film à voir.»

      Quant au dernier Gibson, je dois pour l’instant me satisfaire des commentaires d’autrui car je ne l’ai pas encore vu. Mais ça viendra. J’aime bien tirer mes propres conclusions.

    • Brokeback Moutain : insupportable, du grand n’importe quoi et ennuyant à mourir…

      Pour ce qui est de Gibson : j’ai adoré Apocalypto.

    • Tous les navets tonitruants de Xavier Dolan.

      La parodie est d’ailleurs assez juste :-) http://www.lapresse.ca/cinema/nouvelles/201610/26/01-5034419-xavier-dolan-parodie-en-france.php

    • J’ai aimé ce film. Quoique, c’est du Mel Gibson, on peut difficilement demeurer indifférent. Pour filmer les horreurs de la guerre, comme si on y était.

    • Films horripilants : les films criards de Dolan (sauf TOM A LA FERME où justement on ne crie pas). Plus récemment : SON OF SAUL en raison du comportement complètement irrationnel et irritant du personnage principal. J’ai passé le film à me dire : – Non mais qu’est-ce qu’il va faire encore ? Non, pas ça !! Mais il va tout bousiller ce con !!! Arrêtez-le quelqu’un !!

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