Marc-André Lussier

Archive, novembre 2014

Vendredi 28 novembre 2014 | Mise en ligne à 20h52 | Commenter Commentaires (18)

Mais où sont passées les Fêtes ?

Bad Santa - 1

Billy Bob Thornton dans Bad Santa

La saison des Fêtes est maintenant commencée. Aux États-Unis, le week-end de Thanksgiving est l’un des plus lucratifs de l’année dans les salles de cinéma. Du moins, en principe.

En élaborant un reportage sur les films qui sortiront chez au cours de prochaines semaines (qui fait suite à celui que nous avons consacré aux films «oscarisables» la semaine dernière), je n’ai pu faire autrement que de me passer la réflexion suivante : mais où diable sont passés les films de Noël ? Aucun ne figure au programme cette année. Quand même un peu étrange, non ?

Il n’y pas si longtemps, me semble-t-il, il était de tradition de programmer  chaque année des films qui collaient à la saison. Les studios en produisaient régulièrement. Parfois pour le meilleur; souvent pour le pire.

Cette année, ceux qui voudront aller au cinéma en famille devront se rabattre sur un dessin animé (Penguins of Madagascar est déjà à l’affiche), sur des comédies musicales (Annie, Into the Woods), une visite au musée (Night at the Museum : Secret of the Tomb) ou en Terre du Milieu (The Hobbit : The Battle of Five Armies).

Et ceux qui voudront vraiment se mettre dans l’ambiance des Fêtes regarderont leurs classiques de Noël chez eux. Pour moi, la tradition se résume habituellement au Père Noël est une ordure, ou à Bad Santa. Les méchantes langues diront que ça en révèle un bout sur mon état d’esprit.

Bon, ok, il peut m’arriver aussi de regarder Love Actually. Des fois.

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Mardi 25 novembre 2014 | Mise en ligne à 8h21 | Commenter Commentaires (28)

À propos du son d’Interstellar

Interstellar - 1

Interstellar de Christopher Nolan

Lors des premières projections d’Interstellar, certains spectateurs se sont demandé si le son était réglé correctement à cause de dialogues plus difficilement audibles dans certaines scènes. À cet égard, les critiques furent nombreuses au point où Christopher Nolan a dû justifier son approche dans une interview accordée au Hollywood Reporter. Non, il n’y avait pas faute technique. Tout ce que l’on entend dans le film, ou ce que l’on entend moins bien, découle véritablement d’un choix artistique.

«À certains moments du film, j’ai décidé d’utiliser les dialogues comme des bruitages. Ainsi, quelques fois ils sont mixés légèrement sous les autres effets sonores, ou au sein même de ces effets sonores, afin de souligner la prédominance des bruits parasites autour des personnages.»

Lisez cet entretien :

Christopher Nolan Breaks Silence on «Interstellar» Sound (Hollywood Reporter)

Si le sujet vous intéresse, sachez que vous pouvez aussi voir en vidéo un entretien avec Richard King, concepteur et superviseur du montage sonore :

SoundWorks Collection : The Sound of Interstellar.

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Vendredi 21 novembre 2014 | Mise en ligne à 20h13 | Commenter Commentaires (24)

Moduler les tarifs en salles : une bonne idée ?

Quartler latin - 1

(photo : Cineplex Odeon)

À l’heure où l’on entend beaucoup l’expression «modulation des tarifs» au Québec (en rapport avec le dossier des CPE), voilà que le président directeur général de la filiale britannique de Lionsgate suggère d’appliquer le même principe au cinéma.

Dans une interview accordée au journal spécialisé Screen, Zygi Kamasa estime qu’il serait peut-être temps de penser à moduler les tarifs en fonction de l’ampleur d’une production cinématographique. Selon lui, le billet d’entrée d’un film britannique produit pour quelques millions de dollars à peine devrait pouvoir être vendu moins cher que le billet d’entrée d’une superproduction hollywoodienne, fabriquée à coups de centaines de millions de dollars. Il n’évoque pas la notion de concurrence déloyale, mais c’est tout comme. Là-bas, les films anglais subissent une baisse sensible de fréquentation.

«Les exploitants doivent prendre des mesures draconiennes pour contrer le déclin des entrées, a-t-il déclaré. L’une de ces mesures pourrait être l’instauration de tarifs flexibles. Pourquoi le spectateur doit-il payer le même prix pour voir The Avengers et un film comme What We Did On Our Holiday ?

Dans la plupart des autres industries, poursuit-il, le prix au détail est fixé en fonction des coûts de production. Mais pas dans l’industrie du cinéma. Une superproduction peut coûter 250 millions de dollars et un film britannique indépendant peut être produit pour 4 millions de dollars. Pourtant il en coûte environ 10£ (17,50 $) pour les voir l’un comme l’autre. Je crois que nous pourrions fixer le prix d’un film anglais à 4£ (7 $) et laisser celui du film américain à 10£.»

Kamasa estime que cette mesure pourrait être bénéfique à plus long terme pour l’industrie du cinéma britannique.

Reste à voir maintenant si cette idée fera son bout de chemin.

Au Québec, une telle idée n’a jamais été avancée à ma connaissance. À en juger par les quelques conversations que j’ai eues avec différents intervenants du milieu, elle serait difficilement envisageable.

Patrick Roy, qui préside aux destinées de Films Séville mais aussi de celles de l’organisation Québec Cinéma, estime que dans le domaine du divertissement, le prix d’une sortie au cinéma reste encore abordable, comparativement à d’autres secteurs d’activités. Aussi, une politique de tarifs réduits est instaurée dans le circuit de salles depuis longtemps au Québec, notamment le mardi.

«Le succès d’un film n’est pas obligatoirement lié à l’ampleur de la production non plus, ajoute-t-il. Il y a plein de films produits à des coûts plus modestes qui obtiennent des succès remarquables. À l’opposé, on compte aussi des superproductions très chères qui mordent la poussière. Et puis, je verrais mal l’instauration d’une politique de billets moins chers pour une certaine catégorie de films. Cela lance un drôle de message. Est-ce qu’il y aurait encore plus de spectateurs pour Mommy ou 1987 si le billet était toujours à tarif réduit ? Je n’en suis pas certain.»

Pour les films d’auteurs québécois, qui ne sont pas destinés à attirer les foules, monsieur Roy préférerait plutôt miser sur l’accès simultané en salles et en vidéo sur demande.

Que l’idée de monsieur Kamasa soit bonne ou pas, elle indique quand même une urgence d’agir, particulièrement dans les pays où les cinématographies nationales en arrachent. Il en va de la survie de l’offre cinématographique dans toute sa diversité .

Brit films should be cheaper at cinemas… (Screen Daily)

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