Marc-André Lussier

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    Journaliste à La Presse depuis 1995, Marc-André Lussier est fou de cinéma...
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    Vendredi 2 mai 2014 | Mise en ligne à 15h48 | Commenter Commentaires (30)

    Les films de super-héros : bientôt la surdose ?

    Spider - Affiche

    L’omniprésence des films de ce genre – et leur indéniable succès – doit bien signifier quelque chose.

    D’un côté, il y a les amateurs, très nombreux, qui attendent chaque nouvelle adaptation cinématographique d’une bande dessinée issue des écuries Marvel ou DC Comics. Ces gens se ruent d’instinct vers les complexes multisalles où s’agitent des super-héros appelés à sauver le monde à grands coups d’effets spéciaux. Ceux-là vous diront que les détracteurs ne saisissent rien des subtilités dramatiques que recèlent chacune des histoires. Du même souffle, ils vous diront qu’ils soutiennent pratiquement à eux seuls l’industrie du cinéma et de l’exploitation en salles. Ils n’ont pas tort. Les films de super-héros trônent habituellement souverains dans les classements du box-office.

    De l’autre côté se trouvent ceux qui estiment que les super-héros en mènent décidément beaucoup trop large. Au point de cannibaliser toute l’économie du cinéma. C’est du moins ce qu’affirment Olivier Séguret et Bruno Icher, auteurs d’une analyse publiée plus tôt cette semaine dans le journal Libération. Intitulé Super-héros : l’overdose, cet article retrace la récente histoire des films tirés de comics sur le plan financier, mais aussi les conséquences sur l’industrie d’une vaste opération de marketing, où le cinéma ne devient alors plus qu’un instrument parmi tant d’autres pour imposer des produits dans le marché de la culture populaire.

    Un extrait :

    Pour Marvel et DC Comics, le cinéma est avant tout une rampe de lancement pour produits dérivés. À ce jeu-là, Marvel, épaulé par la puissance Disney, est imbattable. La manne financière est telle que Disney n’a pas hésité une seconde avant de lâcher à nouveau 4 milliards de dollars en octobre 2012 pour s’offrir, sur le même modèle, toutes les licences liées à la saga Star Wars. Evidemment, une nouvelle trilogie (épisodes 7, 8 et 9) est dans les tuyaux, avec J.J. Abrams aux manettes du premier film, lui qui avait déjà réussi à revigorer la vieillissante licence Star Trek.

    Ce qui est particulier dans le paysage actuel, c’est sans doute cette conjonction entre le phénomène culturel des super-héros et le phénomène industriel de la licence. Hollywood donne le sentiment de basculer d’une industrie créative à une industrie de services. Les personnages de films n’ont plus besoin d’être des acteurs, ils sont devenus des figurines interchangeables. Le héros hollywoodien classique était un homme, celui d’aujourd’hui est un jouet. La démographie des publics n’est pas en cause : si les films fabriqués à partir de licence ont fréquemment ciblé les plus jeunes audiences, ils ont fini par atteindre le public adulte mondial, celui qui donne des ailes au box-office.

    Un même moule

    Au-delà de la qualité des productions, (Iron Man 3 est-il meilleur que Spider-Man 2 ? Laquelle des suites de Thor ou de Captain America doit-on ranger dans la frange supérieure de ces franchises ?), l’omniprésence des films de ce genre – et leur indéniable succès – doit bien signifier quelque chose. Et nous révéler des tendances de notre époque. C’est peut-être d’ailleurs ça qui inquiète davantage.

    Personnellement, ces productions me semblent toutes interchangeables ou presque. J’ai même souvent l’impression qu’elles sont calquées sur le même moule. Même combat entre le Bien et le Mal, mêmes mégalopoles à détruire, mêmes effets numériques, même morale. Mon cas désespère d’ailleurs mon amie Sonia Sarfati, l’une des grandes expertes du domaine. Pour qui aucun des moindres racoins de ces univers n’est étranger.

    À mon sens, seul Christopher Nolan a réussi à marquer ce type de production d’une vraie griffe d’auteur quand il a repris la franchise Batman.

    Cela dit, ceux qui ne «tripent» pas particulièrement sur le genre devront bien se faire une raison. Les succès de ces films ne semblent pas en voie de s’essouffler. Et Marvel possède assez de personnages dans son catalogue pour alimenter son secteur cinéma pendant au moins 200 ans.

    Certains s’en réjouissent. D’autres pas.

    Les liens :

    Super-héros : l’overdose (Libération)

    The Amazing Spider-Man 2 (la recension de Sonia Sarfati)


    Lien YouTube.

    Compte Twitter : @MALussier


    • Nolan et Snyder avec la mal-aimé Watchmen.

    • En région, on fait partie de ceux qui reçoivent la tonne de copies… Le soldat de l’hiver, ou autre connerie dans le genre, je crois, était à l’affiche. Je ne suis pas amateur de ce type de film, mais bon, un film catégorie cerveau à off coté 4, pourquoi pas?

      Je pense que j’ai aussi vu un Batman avec l’acteur du clown qui s’est suicidé et un Iron Man (?), celui qui vole comme une fusée.

      Je suis un amateur de mots, idéalement les beaux. Eh bien, ils sont complètement inutiles dans ce genre de films. J’ajouterais que la licence Marvel et la porno partagent le fait qu’on comprenne très bien où les personnages veulent en venir sans rien dire. Et ils se retrouvent eux aussi dans tous les sens, si je peux me permettre. Quoi que, la valeur ajoutée de Marvel, c’est peut-être qu’il y a des personnages qui jouent les méchants. Heureusement, ceux-ci perdent à la fin du film et quelle surprise, on ne l’aurait jamais vu venir sans les mille et un effets spéciaux….

      Ce que ça dit sur notre époque, aucune idée. Peut-être que les bandits à cravate se caricaturent moins bien que des méchants costumés ou avec des accents. Peut-être que le crédit arrivant à satiété pour une bonne marge de monde les effets spéciaux offrent un high d’adrénaline (pour ceux qui y sont sensibles). Peut-être qu’il commence à exister un sentiment de dépossession de ce qu’il est possible de faire pour améliorer sa condition et que ça prend absolument des pouvoirs spéciaux pour y parvenir. Peut-être que l’individualisme forcené, seul contre tous je vaincrai, incarné dans ces films fait bien l’affaire de ceux qui savent que l’union fait la force (parlez-en aux acteurs des collusions démontrées à la commission Charbonneau)…

      Je ne sais pas. Je suis sorti de la salle de cinéma surpris d’y avoir passé deux heures. À savoir ce qu’il m’en reste, faudrait probablement me greffer un truc métallo-techno-futuro-épeurant pour le savoir.

    • Les générations qui se suivent me semblent être l’explication. Vous ne verrez personne de l’âge de mon père aller voir Superman créé en 1932, mais bien des jeunes qui ne l’avaient pas connu.

      Vous ne verrez personne de l’âge de mon frère aller voir Batman créé en 1939, mais popularisé en 1966, mais pas mal de jeunes et pour les mêmes raisons.

      Je vois la même tendance pour la musique. La génération montante “trippe” sur Led Zeppelin, Santana et Pink Floyd. Pour eux, c’est nouveau, pour nous c’est du déjà vu et entendu. Ils vont acheter toutes les “remasterisations” et numérisations de ces artistes qu’ils ont aimé sur nos 33 tours.

      Idem pour la mode. Les jupes rallongent, raccourcissent, les chaussures à plate-formes reviennent faire leur tour épisodiquement.

      En fin de compte, on recycle les mêmes idées qui deviennent des nouveautés pour les générations qui n’en ont pas connu les 14 versions précédentes.

      C’est une aubaine pour ceux qui n’ont pas trop besoin de se creuser les méninges pour nous servir du réchauffé assaisonné d’effets techniques, tout en empochant le magot. On a fait pareil pour tous les “sequels” jusqu’à ce que, saturés, les cinéphiles cessent d’aller les voir. Si on veut voir autre chose, il faudra exiger autre chose. L’offre et la demande.

      On va peut-être revoir les chaussures patof, le fabuleux linge fluo et les coupes Longueuil?

    • Ça et Tarentino, pu capabe! Tarentino a aussi fait le tour de lui-même après la pastiche de l’autre, la pastiche de lui-même et la pastiche de lui-même pastichant lui-même. Enfin, on a déjà vu les poupées Russes quand même.

    • Bien d’accord avec votre billet M.Lussier. La chose qu’il faut commencer
      à craindre c’est les fameux « reboot ». On le voit avec le dernier Spider-man;
      combien de fois va-t-on nous raconter les origines du personnage. Super-man
      a le même problème. Que dire du futur « Batman vs Superman » qui sera bientôt
      sur nos écrans. J’ai trouvé correct les Batman de Nolan bien que je n’ai jamais
      embarqué dans la vision de Bale « avec sa grosse voix »… Les films de super-
      héros j’en prends un peu et j’en laisse beaucoup !

      Je ne connais rien de « Guardians of the Galaxy » mais ça fait du bien de voir un
      film qui semble ne pas se prendre au sérieux. (Petite anecdote; dans un extrait
      de Captain America 2 on entend l’accent québécois de GSP, qui joue le méchant !)

    • ..@M-A.L. «La surdose»? Bof! Quand on ne s’injecte pas le truc, impossible de mourir par surdose, n’est-ce pas? Je n’ai jamais dépensé ne serait-ce qu’une vieille «cenne noire» pour aller voir ça au cinoche. De temps en temps, par une journée de pluie ou de tempête de neige, s’il en passe un à la télé, peut-être que….

      En attendant, ça n’est pas moi qui va remplir les salles et les coffres.

      Mais en effet, à voir (et zapper) les pubs qui passent à la télé, me semble, en effet, qu’il y en a pas mal.

    • Lorsqu’il y en avait un ou deux par années, c’était bien…. Mais depuis quelques années c’est vraiment la surdose.

      Si au moins les grands studios profitaient des profits engrangés avec ces machines pour produire des films plus adultes et originaux, ça serait profitables pour tout le monde…

    • Si je suis d’accord que Nolan a créé une vraie trilogie originale se démarquant des autres, je suis en désaccord avec votre propos que ces séries sont toutes interchangeables. Certains critiques ont comparé Captain America 2 à un thriller politique et je crois même que disney a dit des propos dans le genre. La série de films du Marvel Cinematic Universe ne se veut pas une seule sorte de film mais bien une série avec différents types de film unifié par un The Avengers / Marvel. Thor est certainement plus fantastique que Captain America. Gardians of the Galaxy va aller dans une veine complètement différente et je ne crois pas qu’on peut tous les mettre dans le même moule.

      Il y a quelques années, avant les films du Marvel Cinematic Universe, alors que je discutait avec un ami connaissant bien les “Comics” que plusieurs de ces films devenaient redondants, il m’avait apporté une très bonne opinion que je partages encore aujourd’hui. Vers le milieu des années 2000, on avait assez peu de bonnes idées originales pour des films à grand déploiement (summer blockbuster) et les comics étaient une banque presqu’infinie de personnages plus ou moins complexes et des histoires originales qui pouvaient être adaptée au cinéma. À mon avis, je préfère grandement voir ces histoires et personnages adaptés au cinéma que de voir des livres difficilement adaptables avec des résultats douteux (quelqu’un se rappelle de The Golden Compass???) ou de voir des remakes. Au moins, ces comics n’ont pas encore adaptés et les histoires soient parfois excellentes. J’aurais aimé voir Spiderman mis au placard et un reboot après 2-3 ans me semblait complètement ridicule mais le monde de Marvel et X-Men est remplie d’idées originales qu’on peut adapter. De plus, depuis Daredevil, les comics sont de moins en moins des films de superhéros en spandex.

      Alors pour conclure, le jour qu’Hollywood et ses auteurs pourront sortir des histoires aussi riches, complexe et originale que Stan Lee et autres ont inventé depuis 50 ans, je serai heureux de voir ces films se faire plus rares mais d’ici là, je suis heureux de voir le Marvel Cinematic Universe continué à prendre de l’expansion.

    • Il y en a certainement trop. Un peu comme les comédies sentimentales avec Kate Hudson, Matthew McGonagonago et autres. Mais ce que les “intellos” du cinéma ne semblent pas saisir (et c’est ce qui doit en frustrer certains), c’est que la plèbe ne va pas voir ces films tant pour les effets spéciaux que pour la mythologie (souligné). La preuve, transposable au Québec: Louis Cyr, Maurice Richard, Séraphin, Dédé, Gerry. Ce ne sont certes pas tous de grands films, mais la mythologie est là, avec ou sans effets. Le bien, le mal, l’identité, les choix. Comme les super-héros.

    • Avec du recul, y a que Watchmen que je serais capable de revoir sans problème. Nolan finit par n’ennuyer profondémment. Et on parle pas du reste.

    • “Personnellement, ces productions me semblent toutes interchangeables ou presque. J’ai même souvent l’impression qu’elles sont calquées sur le même moule. Même combat entre le Bien et le Mal, mêmes mégalopoles à détruire, mêmes effets numériques, même morale.”

      C’est pas mal la description d’un blockbuster d’action. Si c’est pas un flim de superhéros, ça sera un film de guerre, de police, de science fiction, etc…

      On peut difficilement blâmer les studios d’en produire puisqu’il y a un public pour ces films. Et est-ce qu’on peut blâmer les gens d’aimer ces films? Non plus. Bref, les blockbusters avec le classique Bien vs Mal sont là pour rester.

      De temps en temps, il y a en a un qui sort du lot grâce à des qualités artistiques / esthétiques / philosophiques / techniques plus poussées que la moyenne (le Joker de Nolan, The Matrix, etc.).

      J’étais assez excité par la nouvelle vague de film de superhéros mais j’ai été plus déçu qu’autre chose. Maintenant j’attends les critiques / commentaires avant d’allr voir un film (souvent en location).

    • Pour moi ca fait un maudit boutte que le stade du doigt dans le fond de la gorge a été atteint avec les films de super-héros. Sauf que ce genre se prête tellement bien à ce qui fait plaisir à monsieur Guzzo et aux cinéphiles moyens soit les effets spéciaux en masse et la facilité.

      Des qu`on a accepté qu`il était normal et même souhaitable qu`on fasse des sequels à des productions, il ne suffisait que d`attendre un peu afin que la nostalgie fasse en sorte que le processus de création soit remplacé par une autre idée géniale !

      Loin de moi l`idée d`en enlever tout mérite car il y a des themes qui n attendaient que cela, que la technologie leur ouvre la porte ,mais un moment donné comme on dit, trop c`est comme pas assez.

    • La revanche des kids(depuis le temps qu’ils sont exclus de l’écran par le cinéma adulte).Hollywood a flairé le filon et ne lâchera pas le morceau.Qu’on pense à Bollywood,toujours la même recette et toujours le même succès.Je me demande ce qu’ils vont trouver comme scénario pour Star Wars XXII.Luke Skywalker,à 70 ans,sera-t-il aussi fringuant que ne l’aura été Mick Jagger?
      P.S.Ce n’est pas la surdose,M.Lussier,c’est le début d’un temps nouveau(me semble que j’ai déjà entendu cet air-là kekpart).Chacun son tour faut croire.

    • DCsavard (de la franchise Batman?) Vous êtes hors sujet avec Tarantino, qui d’ailleurs, devrait faire un film de super-héros pour changer. Un super-héros badass et féminin, bien entendu, dont on verrait des close-ups de pieds et dont la trame pourrait être un hommage à Wonder-Woman ET Catwoman si elles avaient été mises en scène par un réalisateur italien des années cinquantes.

    • Bizarre de citer Star War dans la catégorie des super héros! Selon moi, c’est de la science fiction qui a bien entendu fait fortune avec ses films et dont les produits dérivés ont été, si je ne me trompe pas, ce qui a fait comprendre les fortunes qu’on pouvait ramasser en plus des films.

      Enfin, moi ce qui m’énerve, et ça englobe mais déborde largement les films de super héro, c’est cette finale où on sauve la ville, le pays, la race humaine, la terre et l’Univers en passant. Je serais curieux de connaître le pourcentage des films made in Hollywood qui ont cet ingrédient « magique ».

      Pour revenir aux super héros, je pense qu’il y a plusieurs points qui fait qu’ils vont continuer de vendre, et encore longtemps. De un, plusieurs les ont connu enfant, sous une forme ou une autre (BD, dessin animé, film, figurine, etc.). Alors, savoir qu’une figure « aimée » a son film peut être amplement suffisant pour payer le prix d’entrée. Les moyens sont en plus en conséquence, que de la démesure, ou overdose d’effets spéciaux. Et le plus merveilleux pour les producteurs et que le filon est presqu’inépuisable car leurs histoires s’étendent sur des décennies et continue, il n’y a qu’à piger. Alors que lorsqu’un film connaît un franc succès, on se dépêche d’en faire une, voir deux suites ou même neuf comme les Star War. Alors, quand on tient un filon inépuisable et très très payant, c’est pas pour demain que ça va diminuer.

      Et oui, comme il a été mentionné par un autre, moi aussi c’est Watchmen de Zac Snider que j’ai trouvé vraiment différent. Très violent, pas totalement comme la BD (surtout la grande finale), mais très réussit. En fait, on passe le film à chercher qui peut bien être simplement qualifié de héro tant ils ont leurs travers, et ils en ont tous sans exception.

    • Overdose. C’est fait depuis longtemps.
      Star Wars, par-contre, ce n’est pas un vulgaire remake (espérons !!). Ca sera du nouveau.

    • Des super-héros qui datent. Me semble qu’on devrait se renouveler. Genre un nouveau super-héros: Refreshman! Celui qui, oh oui, refroidit le climat.

      Son bouclier est un miroir qui retourne les rayons du soleil. Son animal de compagnie est un ours polaire qui s’appelle Yoga.

      Refreshman! Yé il vient nous sauver…

    • 3.5 étoiles pour Spider Man 2 selon la critique parue hier dans votre journal! Y aurait-il un lien entre ce score et le fait que la critique était à New York sur le bras du producteur ? J’aimerais avoir votre point de vue. Me semble qu’il y a un léger conflit d’intérêt…

    • bof , les nombrils du monde cinematographique , qu’ils soient devant ou derriere la camera me font bailler d’ennuis avec leur ego qui a bien besoin d’un ecran imax , leur contribution au bien etre du genre humain ne merite pas plus qu’un torrent

    • Il y a de la place pour tous le monde. Pourquoi dénigrer un style de film au profit d’un autre? Si justement le fait d’avoir des Iron Man alimentent les films comme “Le prénom”?

      Je suis aller voir “Qu’est-ce qu’on a fait au bon dieu” et “Babysitting” la semaine dernière et c’était “jam packed”. Quand les films sont divertissant les gens vont les voir.

    • Faut être taré pour aller voir des films de super héros ……que plusieurs millions de personnes.. des adultes… aiment ce genre de film laisse croire que l’imbécilité humaine est sans fond………

    • Et c’est loin d’être fini :

      - Ant man (2015)
      - Doctor Strange (2016)
      - Un reboot complet des Fantastic Four (2015)
      - The Flash (2016 ?)
      - Justice League (2016 ?)

      En fait, préparez-vous à la prochaine étape : Les films de jeux vidéo. En 2015, nous aurons Assasins Creed et Warcraft en salle.

      Misère.

    • Il y en a plusieurs (ne vous sentez pas tous visés!) qui auraient avantage à descendre de leur grand cheveaux.

      Remarquez, je comprend un peu l’instinct de dénigrement. Personnellement je n’aime que les bière de micro-brasserie de haute qualité et parfois je peux me surprendre à avoir une pointe de mépris envers ceux qui boivent de la Bud, Molson ex, Coors etc. et encore plus envers ceux qui boivent de la Heineken, Stella Artois ou Kronenbourg en croyant que c’est de la meilleure qualité parce que c’est importé!

      Mais allez, une bonne respiration, et je me rattrape avant de dire des sottises. Parce qu’au fond, si ton cerveau interprête ces stimulis comme une source de plaisir, tant mieux pour toi.

      Personnellement, je n’ai aucune honte a dire que j’ai été diverti par Captain America 2 et Amazing Spider-Man 2. Et tant pis si des sommités intellectuels comme john.shineon croient que ça fait de moi un taré, je m’assume. Et ensuite je l’ignore complètement Sauf peut-être pour dire, en passant, John, utiliser une orgie de points de suspenion ne donne aucunement plus de poids à ton commentaire.

    • -55-

      Je peux voir quelques unes de ces franchises et les apprécier.

      Mais la question ne porte plus sur la qualité de ces productions mais sur leur nombre.

    • @snooze

      Si l’offre excède la demande, ils vont flopper.

      Mais en fin de compte, des blockbuster de superhero, il n’y en a pas tant que ça par année.

      Dans le sens le plus strict, il y en a eu 4 en 2013: Thor 2, Man of Steel, Iron Man 3 et The Wolverine. Encore 4 en 2014: Captain America 2, Amazing Spider Man 2, Guardians of the Galaxy et le dernier X-Men.

      Si c’est ça l’overdose, le junkie devrait survivre encore un bon moment.

    • Le problème n’est pas tant le sujet que la forme. Il m’est d’ailleurs incompréhensible de lire quelqu’un critiquer spécifiquement le cinéma de superhéros sans pointer du doigt de manière plus générale le cinéma hollywoodien à effets spéciaux, qui partagent tous la même esthétique. Je serais capable d’embrasser un film de superhéros ou de bande dessinées si le réalisateur faisait le moindre effort pour challenger les standards de l’industrie. À part 300, Sin city, Watchmen, on dirait que tous les films à CGI sortent de la même usine informatique.

    • Beaucoup parlent de surdose, de film sans substance. Pourtant, ils ramassent les sous et pas à peu près. Je m’en confesse, je vais en voir quelques-uns. Pourquoi? De chez-moi, dans mon salon, j’ai accès à pratiquement tout côté téléséries et films. Je peux même acheter un film que j’aime. Bon, quelques semaines de retard sur les cinémas, mais je ne suis pas pressé (je fais déjà cela avec les téléséries, j’attends qu’elles soient achetables pour les écouter). Alors, avant de répondre au « pourquoi super héros », pourquoi vais-je au cinéma?

      Au cinéma : pour me détendre. Pour me changer les idées après une journée au bouleau où je travaille avec ma tête. Parce que le dimanche soir, je trouve que ça termine bien la semaine. Parce que je veux passer 2 heures juste à satisfaire mes yeux et mes oreilles sans trop me questionner. Et sur un grand écran, les effets spéciaux, ça passent bien!

      Les films de super héros répondent à tout cela. Ils me détendent, m’amusent. Ça me change les idées. Et j’aime l’univers BD, qui offrent presque toujours des caricatures intéressantes. Souvent, pour ce moment de détente, j’ai à choisir entre quelques heures sur un jeu vidéo ou quelques heures au cinéma… Alors, fréquemment, go un film de super héros.

      Pour les films d’auteur, j’adore, mais souvent ceux-là, j’achète le film et honnêtement le grand écran ne me donne pas des avantages aussi marquant pour ces films que pour les effets spéciaux (des superhéros). Résultat le type « auteur » est majoritaire dans ma filmographie à la maison, mais je dépense rarement pour aller les voir au cinéma… à l’opposé des films de superhéros.

    • -55-

      D’accord avec vous si on respecte votre “sens le plus stricte”.

      Probablement qu’une “impression générale” s’est installée par la quantité de sorties du type Transformers, Teenage Mutant Ninja Turtles, et autres récupérations de vieilles bébelles du grenier.

      Bordel, même un film “Stretch Armstrong” a été enviseagé puis (je crois) abandonné. Un bon moment donné ça va déborder. En fait, ça déborde déjà si on inclus toute la pub pendant 1 an avant la sortie des titres. L’offre, comme vous dites, va étouffer le filon. Mais nous avons vu vu ce pattern dans tous les segments du cinéma : reboot de films d’horreur classiques (Omen, Carrie, Evil Dead, etc) comme par exemple.

      Une entrevue intéressante avec Richard Donner (réalisateur connu des années 70, 80 principalement puis producteur des x-men) donnant sa vision de l’évolution des superhéros et du CGI.

      https://www.youtube.com/watch?v=yav53dtSFyA

    • Que les films de super-héros fassent partie du décor cinématographique au même titre que les films d’amour, les comédies, les drames, les films d’action/de guerre, les films étrangers, les films d’horreurs… Je peux vivre avec cela et il faut des goûts pour tout le monde!

      Toutefois, quand ce genre de fils monopolise parfois 2-3 salles dans un cinéma en même temps, on ressort le superhéros aux 2-3 ans avec à peu près la même histoire ou on sort la naissance de la naissance du personnage: OUFFFF!!! Sans compter que ce genre de films est généralement 2h d’effets spéciaux et un scénario quasi-accessoire. Je serai beau joueur et disons il peut avoir du bon dans ce genre comme Batman ou Watchman, mais cela est plutôt faible si on compare aux nombre de films de ce type qui sort à chaque année.

    • * ce genre de films

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