Marc-André Lussier

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    Journaliste à La Presse depuis 1995, Marc-André Lussier est fou de cinéma...
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    Lundi 3 mars 2014 | Mise en ligne à 12h23 | Commenter Commentaires (17)

    Mais où était Charl…, pardon, Jean-Marc ? (Ajout)*

    Vallée - 1

    (Photo : Adrees Latif, Reuters)

    Au Québec, la question est revenue souvent sur les réseaux sociaux pendant la diffusion de la cérémonie. Mais où était donc Jean-Marc Vallée ? Même si son nom fut systématiquement mentionné par les lauréats de Dallas Buyers Club, la caméra n’est jamais allée chercher le visage du cinéaste dans l’assistance. À ce qu’on a pu voir dans les plans plus larges, le réalisateur n’était en tout cas pas assis près de ses comédiens. On comprend bien que Vallée n’était pas en nomination pour l’Oscar de la meilleure réalisation, mais quand même. Il me semble que les réalisateurs des films en lice pour l’Oscar suprême, celui du meilleur film, auraient pu avoir droit à de meilleurs égards, du moins ceux pour qui le doublé film / réalisation relevait de l’impossible.

    Cela dit, il ne faudrait pas tomber dans la paranoïa non plus. Déjà ce matin, quelques lecteurs déçus y voyaient un geste mesquin et chauvin de la part des gens chargés de la diffusion. Dans quelques courriels, on pouvait même déceler des théories du complot dirigées contre le Québec. Pleeaaaase.

    Le fait est que quelques hypothèses peuvent expliquer cet apparent faux pas.

    Il est possible que Vallée se soit tout simplement assis dans une loge avec les autres membres de son équipe. C’est d’ailleurs à cet endroit que la caméra a trouvé les deux lauréates de l’Oscar attribué aux meilleurs maquillages et coiffures.

    Deuxième hypothèse : Jean-Marc Vallée occupait le siège réservé au monteur John Mac McMurphy, aussi en nomination. La semaine dernière, le cinéaste avait déclaré vouloir jouer le jeu jusqu’au bout et disait qu’il irait chercher l’Oscar au nom de son monteur – un pseudo pour lui-même – si jamais John Mac McMurphy était le lauréat. Il est ainsi fort possible qu’aux yeux du réalisateur de l’émission, le visage de Jean-Marc Vallée correspondait en fait à celui de John Mac McMurphy.

    Troisième hypothèse : le réalisateur de l’émission dormait carrément au gaz. Quand il a accepté son Oscar à la fin de la soirée, Matthew McConaughey a pointé directement du doigt Jean-Marc Vallée en le remerciant. L’acteur semblait savoir où il se trouvait. Pas nous. Vérification faite auprès de l’équipe de communications du cinéaste à Montréal, aucune hypothèse ne tient pour l’instant. On connaîtra certainement le fond de l’histoire bientôt.

    Bref, tout ce petit jeu d’«Où est Jean-Marc ?» a alimenté les discussions hier soir. Il a même inspiré un observateur qui, de guerre lasse, a concocté un petit montage photo qui a bien amusé la galerie…

    Vallée - 2

    * Ajout : Il appert que finalement, Jean-Marc Vallée était assis au parterre, quelques rangées derrière ses comédiens. Nous devons donc retenir la troisième hypothèse.

    Le meilleur discours de la soirée :


    Lien YouTube.

    Compte Twitter : @MALussier


    • L’option 3 est certainement la bonne. Plusieurs fois, lorsque les présentateurs mentionnant quelqu’un dans la salle, comme Kevin Spacey l’a fait avec Angelina Jolie, on ne nous l’a pas montré.

    • wow très inspirant

    • J’ai une question, si le réalisateur de Dallas Buyers Club aurait été quelqu’un d’autre que Jean-Marc Vallée, est-ce que on en parlerait autant?

    • Déjà que Dallas Buyers Club bousculait l’establishment Oscarien,en s’imposant sans y avoir été invité et surtout étant doté d’un budget famélique…Protectionnisme quand tu nous tiens!

    • Mais où est donc La Presse? L’Oscar du meilleur court documentaire est attribué à Bunburry Films, une petite boîte de production montréalaise, et La Presse ne prend même pas la peine d’y consacrer un billet. Trois hypothèses peuvent expliquer cet apparent faux pas. Les journalistes de La Presse étaient aux toilettes pendant l’attribution du prix. Ils étaient beaucoup trop occupés à couvrir le Valléegate. L’équipe de rédaction de La Presse dormait carrément au gaz.

      Je vous invite à lire le compte-rendu de la soirée publié dans nos pages aujourd’hui, de même que l’excellente chronique que le collègue Cassivi a consacrée à The Lady in Number 6 la semaine dernière. Tous ces textes ont été publiés dans notre version papier, iPad et web. Ils sont très facilement accessibles. Vous m’en donnerez des nouvelles. Petit détail : nous préférons de loin nommer une oeuvre par son titre plutôt que par la boîte de production de laquelle elle est issue. M-A. L.

    • J’ai vu Jean-Marc Vallée dans la salle. À force de mettre la télé sur “pause”, j’ai fini par le trouver.

      Au parterre, côté gauche,
      la 3e rangée du fond,
      le premier au bord (prêt à venir chercher un Oscar).

    • J’ai apprécié le texte de votre collègue Cassivi la semaine dernière. Je déplore simplement qu’une fois oscarisé, ce film d’ici ne mérite que cinq maigres lignes dans un compte-rendu de la soirée. Vous avez manqué une belle occasion de célébrer notre cinéma à travers ce petit film avec un grand coeur qui est (pour moi du moins) une source d’inspiration et de fierté. Dommage…

    • (petit détail: j’ai pris un raccourci en ne mentionnant que le nom de la boîte de production, vous avez raison de préférer le titre de l’oeuvre et celui de ses artisans; c’est bien à eux qu’il faut rendre hommage)

    • Dans la très petite province de Québec on a du temps à perdre…

    • @arodrigues98 : Pour ta question, voilà ta réponse : Au québec, non, ailleurs dans le monde, oui. En avez-vous d’autres des faciles comme ça ?

    • En réalité depuis le début des différents événements entourant les remises de prix on a levé le nez sur Jean-Marc, sans jamais le montré, ni lui accorder vraiment d’importance. Jared Leto ne l’a même pas remercié lorsqu’il a reçu son Golden Globe. Et j’ai remarqué qu’il a également omis de parlé de lui à plusieurs autres reprises dans ses entrevues.

      Dommage? Peut être. Insultant? Assurément. Mais j’espère qu’il en tirera une leçon et qu’il y verra un parallèle. Lequel? Et bien voici. Voyez vous, c’est exactement comme ça qu’un acteur inconnu se sent lors qu’il est ignoré et non considéré dans la distribution de rôles. De la même façon que lui ignore les acteurs/actrices talentueux inconnus quand vient le temps de faire la distribution de ses films aux profits de chanteurs ou autres personnalités connues. Être connu n’est pas forcément synonyme de talentueux et être inconnu n’est pas non plus synonyme de non talentueux. N’est pas Jean-Marc? C’est vrai qu’il est loin d’être le seul à le faire. Mais ça ne justifie pas ça faute.

      Alors voilà comment se sent, Jean-Marc (et tout les autres), un acteur moins, lorsqu’il est ignoré ou refusé à une audition pour un rôle. Un vaut rien. Dans ce cas ci on a attribué le succès du film non pas à Jean-Marc mais plutôt aux acteurs connus, comme si peut importe qui avait fait le film, son succès aurait été le même.

      Honnêtement je trouve ça cheep. Mais pas plus que le fait de d’ignorer les acteurs moins connus. Car lui au moins peut toujours se compter chanceux d’avoir eu son chèque.

      J’espère sincèrement qu’il lira ceci et qu’il prendra action pour changer ses propres façon de faire.

      Amicalement.

    • @antipropagande : Jared Leto l’a remercié dimanche soir en tout cas.

    • Tempête dans un verre d’eau. Si JMV avait été en lice comme meilleur réalisateur, on l’aurait montré. Ne jamais oublier non plus que les Oscar s’intéresse avant tout aux ”pipoles” à paillettes. JMV est d’une autre classe.

    • @antipropagande
      On a affaire à deux écoles de pensées quand vient le temps de reconnaitre
      les réalisateurs; il y a l’européenne et l’américaine. En Europe je suis sûr
      que Vallée est nommé à chaque fois que l’on parle de son film. À Hollywood
      vous n’avez pas cette notoriété à moins que vous soyez dans les ligues
      majeurs (Speilberg, Scorsese, etc). Je parie un petit 2 que quand Vallée
      va sortir son prochain film aux USA on va dire « from the guy who made
      Dallas Byers Club » ! Je caricature mais c’est ça qu’est ça…

    • @antipropagande
      Matthew McConaughey a commencé par remercier Jean-Marc Vallée, pour ensuite remercier Dieu.

    • Je l’avais dit à 16h45 exactement où était assis Jean-Marc Vallée et voici une photo du JdeM qui le prouve:

      http://www.journaldemontreal.com/2014/03/03/mais-ou-etait-jean-marc-vallee-aux-oscars

      1 point pour montrealaise :-)

    • fluxman: “Vous avez manqué une belle occasion de célébrer notre cinéma à travers ce petit film avec un grand coeur qui est (pour moi du moins) une source d’inspiration et de fierté. Dommage…”

      Je ne veux pas jouer les rabat-joie, mais DBC, quoique son réalisateur est québécois, est bel et bien une production américaine et donc ne fait pas partie nécéssairement de “notre cinéma”. Même chose du même coup pour Prisoners de Denis Villenneuve, d’autant plus que ce dernier films vient tout droit des majors (Warner en l’occurence) tandis que DBC est une production indépendante, mais tout de même US…

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