Marc-André Lussier

Archive, février 2014

Vendredi 28 février 2014 | Mise en ligne à 21h19 | Commenter Commentaires (7)

Les César : par ici les surprises !

Gallienne - 1

Guillaume Gallienne et ses César… (photo : AFP)

Si Les garçons et Guillaume, à table ! a pu matérialiser en trophées César cinq de ses dix nominations, le triomphe ne fut quand même pas absolu.

Au Québec, on ne le connaît pas encore vraiment bien. Pour l’instant, nous l’avons seulement vu dans Astérix et Obélix – Au Service de Sa Majesté, dans lequel il jouait Jolitorax. Mais le tout changera bientôt. Guillaume Gallienne viendra dans notre coin de pays dans deux semaines afin d’accompagner la sortie de Les garçons et Guillaume, à table !, le film qui vient de lui valoir pas moins de cinq César : meilleur film, meilleur acteur, meilleure adaptation, meilleure première œuvre, meilleur montage.

Ce film, rappelons-le, est une adaptation cinématographique d’une pièce que Gallienne a créée sur scène. «Un coming out inversé», dit celui qui fut toujours présumé homosexuel. Ayant souvent tiré profit de son comportement efféminé, tant dans sa vie d’enfant que dans son métier d’acteur, le sociétaire de la Comédie-Française raconte dans ce récit autobiographique comment il en est arrivé là. S’il incarnait lui-même tous les rôles à la scène, Gallienne se limite ici à son propre rôle et à celui de sa mère. En France, Les enfants et Guillaume, à table ! a attiré plus de deux millions de spectateurs en un mois à peine. J’ai eu le plaisir de voir le film à Paris. Et c’est vrai, cette comédie est formidable. Elle prendra l’affiche le 14 mars à Montréal ; le 21 ailleurs au Québec.

Et puis, nous verrons aussi bientôt Gallienne dans Yves Saint Laurent de Jalil Lespert. Face à Pierre Niney, l’acteur est tout aussi remarquable dans la peau de Pierre Bergé. Il ne faudra d’ailleurs pas s’étonner si les deux interprètes se retrouvent en lice aux César l’an prochain. Aucune date de sortie n’est encore fixée pour le Québec. On peut s’attendre à ce que ce drame biographique prenne l’affiche plus tard au printemps.

Cela dit, cette 39ème cérémonie des César a réservé son bon lot de surprises. Si Les garçons et Guillaume, à table ! a pu matérialiser en trophées César cinq de ses dix nominations, le triomphe ne fut quand même pas absolu. À la surprise de tous, le César de la meilleure réalisation est allé à… Roman Polanski ! Après Tess (1980), The Pianist (2003) et The Ghost Writer (2011), c’est la quatrième fois – en autant de nominations – que le réalisateur de La Vénus à la fourrure (sortie prévue ce printemps au Québec) est sacré lauréat dans cette catégorie ! Lui même ne s’y attendait pas du tout.

L’autre grande surprise est survenue dans la catégorie de la meilleure actrice. Vrai que Sandrine Kiberlain, la lauréate, offre une composition délicieuse dans 9 mois ferme (sortie prévue le 4 avril au Québec), mais peu d’observateurs auraient pu prédire sa victoire. En fait, on s’attendait davantage à voir Léa Seydoux monter sur scène. Mais il est clair que La vie d’Adèle – Chapitres 1 et 2 a souffert de toutes les polémiques qui ont miné le film depuis son triomphe cannois. Si Adèle Exarchopoulos a pu enlever – d’évidence – le César du meilleur espoir féminin (c’eût été un comble si le trophée lui avait échappé), l’exceptionnel film d’Abdel Kechiche aura été écarté de toutes les autres catégories dans lesquelles il était en nomination.

D’ailleurs, le cinéaste brillait par son absence. Même les deux comédiennes ne savaient pas s’il allait se présenter ou pas. Interviewée sur le tapis rouge avant la cérémonie, Léa Seydoux a souhaité profiter de l’occasion pour se réconcilier avec Kechiche. «Mais je ne l’ai pas encore vu», a-t-elle dit.

Comme d’habitude, la cérémonie fut parsemée de maladresses et de malaises. Cécile de France a voulu miser sur le spectacle et l’humour. On a même eu droit à un numéro d’ouverture avec danseurs et tout mais, bon, Neil Patrick Harris n’a vraiment rien à craindre. On présumait qu’en cette période de «crise», où l’on s’interroge beaucoup sur les modes de fonctionnements et les raisons de la baisse de popularité du cinéma français (tiens ?), certains artisans profitent de la tribune pour faire entendre leur voix haut et fort. Il n’en fut rien. On attendait aussi un bel hommage à Patrice Chéreau ; il fut expédié en moins de deux. En revanche, on ne s’est pas gêné pour se prosterner et réserver une ovation monstre à… Scarlett Johansson, à qui un César d’honneur à été remis. Comme on dit sans doute dans les coulisses du Théâtre du Chatelet : ben coudonc.

Le palmarès complet de la 39ème cérémonie des César.

Triomphe à la cérémonie des César (Presse canadienne).

Cinéma français : Full paradoxe.


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Jeudi 27 février 2014 | Mise en ligne à 22h07 | Commenter Commentaires (5)

Avant les Oscars, les César…

César - Affiche

Isabelle Adjani dans La reine Margot (Patrice Chéreau)

Un petit rappel pour les amateurs de cinéma français qui, bon an mal an, s’intéressent à la cérémonie des César. Celle-ci a lieu ce vendredi (28 février) et il y a du nouveau cette année. Plutôt que de se brancher sur le site français de Canal Plus pour la retransmission web (en changeant le fuseau horaire de son ordi), les Québécois pourront suivre la cérémonie en direct sur CanalPlus.ca, la plateforme canadienne inaugurée récemment. Pour l’occasion, l’accès sera gratuit.

Présidée par François Cluzet et animée par Cécile de France, la 39e cérémonie des César commence à 15h (heure du Québec). On pourra aussi voir l’édition spéciale que consacre le Grand Journal de Canal Plus (animé par l’ancien maître de cérémonie Antoine De Caunes) dès 13h20.

Je vous proposerai une analyse dans les heures qui suivront la cérémonie.

Voici les liens utiles :

Accès direct page «César» sur CanalPlus.ca

Site officiel de l’Académie des César.

Les César : toutes les nominations.


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Mercredi 26 février 2014 | Mise en ligne à 7h28 | Commenter Commentaires (5)

In Memoriam Paco de Lucía

Paco de Lucia - 1

(Photo : Reuters)

Le maître de la guitare flamenco Paco de Lucía, qui avait ouvert le Festival de Jazz de Montréal en 2011, est décédé plus tôt aujourd’hui. Même s’il n’a jamais entretenu un lien très étroit avec le cinéma, sa présence dans le Carmen de Carlos Saura (1983) aura marqué les esprits. L’apport de Paco de Lucía sur le plan musical a sans contredit beaucoup contribué au succès de ce film. Deuxième volet de la fameuse trilogie du flamenco que Carlos Saura a réalisée au début des années 80 (avec Noces de sang et L’amour sorcier), Carmen est le grand classique du genre. Et le plus populaire des films du vénérable cinéaste espagnol.

Décès du guitariste de flamenco Paco de Lucía (Associated Press).

L’article du journal Le Monde.

Un extrait de Carmen dans lequel Paco y va d’une improvisation :


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