Marc-André Lussier

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    Journaliste à La Presse depuis 1995, Marc-André Lussier est fou de cinéma...
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    Lundi 11 novembre 2013 | Mise en ligne à 9h11 | Commenter Commentaires (30)

    Ces bons films qu’on ne veut jamais revoir…

    United 93 - Affiche US

    Alors que 12 Years A Slave prend l’affiche en distribution plus large en Amérique du Nord, le magazine Entertainment Weekly s’est livré à un exercice intéressant. Considérant la nature difficile du sujet qu’aborde Steve McQueen dans son film, où l’époque de l’esclavagisme est dépeinte de façon très réaliste, le journaliste Keith Staskiewicz a recensé les films qu’on admire pour leurs qualités et leur puissance d’évocation, mais qu’on ne veut plus jamais revoir. Parce que difficilement supportables.

    Voici les titres répertoriés par le journaliste :

    1. Leaving Las Vegas (Mike Figgis, 1995)

    2. Straw Dogs (Sam Peckinpah, 1971)

    3. Come and See (Elem Klimov, 1985)

    4. Irréversible (Gaspar Noé, 2002)

    5. United 93 (2006)

    6. Dancer in the Dark (2000)

    7. Le chagrin et la pitié (Marcel Ophuls, 1969)

    8. Requiem for a Dream (2000)

    Évidemment, cette liste est plus ou moins discutable. Personnellement, je n’ai pratiquement aucun problème à supporter des scènes difficiles en autant qu’elles relèvent de la fiction. Quand il s’agit d’un documentaire ou d’une reconstitution réaliste d’un événement tragique, cela m’est plus difficile. Même si Paul Greengrass a effectué un travail admirable, je ne reverrai probablement jamais United 93. Pas plus que 9/11, le documentaire effroyable des frères Jules et Gedeon Naudet. Pas certain d’avoir envie de revoir Polytechnique non plus…

    Notez que EW publie ce reportage uniquement dans sa version papier.


    Lien YouTube.

    Compte Twitter : @MALussier


    • Pour moi : Funny Games (1997)

      Ce fut à peine supportable à voir.

    • Comme vous, la FICTION ne me dérange pas …. Mais il y a certains DOCUMENTAIRES que j’aurais de la difficulté à revoir tellement ils présentent une réalité des plus horribles. En tête de liste : le documentaire DELIVER US FROM EVIL sur ce prêtre catholique pédophile qui fut protégé par le clergé pendant des années, lui permettant de sévir de village en village. La scène ou le couple (père asiatique et mère irlandaise) relatent avec un mélange de culpabilité et de colère comment ils ont laissé entrer chez eux cet homme qui a violé leur petit fille est à la limite du supportable (mais nécessaire pour avoir une idée de l’horreur de l’acte) …

      Autres titres : – INTO THE ARMS OF STRANGERS

      - FOUR LITTLE GIRLS

      - THE INVISIBLE WAR (l’an dernier, sur les viols dans l’armée)

    • “Funny Games” (2007) de Michael Haneke
      avec Naomi Watts, Tim Roth, Michael Pitt, et Brady Corbet

    • Je suis d’accord qu’en générale une reconstition très réaliste d’une évènement tragique ne me donne pas le goût de le revoir.

      Dans la liste du journaliste, le seul que je suis d’accord est United 93. Straw Dog et Dancer in the Dark, je ne voit pas la raison. Comme and See d’Elem Klimov, j’ai du plaisir à le revisiter! Irréversible également, je crois que contrairement à lui, mon effort de visionnement n’est pas ce qu’on que je vois, mais plutôt la manière de le filmer: l’art, le style, la mise en scène, le plan séquence. Je dirais même que les films de Gaspar Noe sont en haut de mes films à revoir, à case l’ approche artistique.

      Personnelement, je suis peu sensible sur ce que le cinéma peut montrer. Il y a tout de même certains que je ne verrais de sitôt:
      - Memories of Murder: Superbe film, mais je me sentais très mal la journée après.
      - Dod Day Afternoon: j’ai pitié pour le type à la fin.
      - Bully de Larry Clack: Superbe film par le cinéma indépendant américain, mais une mélange de violence, le sexe et du sujet donnent mal au coeur.

    • Bonjour, La seule raison pour laquelle je ne revois pas un film est parce que je ne l’ai pas apprécié, que ce soit une comédie, un film d’action, un dramatique cas vécu. De plus, ces derniers (dramatiques cas vécus) me rappellent le côté sombre de l’humain, qu’il importe de ne jamais oublier si l’on ne veut pas en devenir victime. Bonne journée, Patricia Guilbeault

    • Vous avez oublié SCHINDLER’S LIST

    • Le film SEVEN m’est spontanément venu en tête.

    • Le tombeau des lucioles, excellent film, mais très troublant.

    • J’ai encore le souvenir d’avoir écouté United 93 dans le cadre d’une sortie scolaire. Des étudiantes étaient sorties de la salle pendant le projection. Il y avait même eu une discussion de classe à savoir si les profs avaient fait le bon choix en nous amenant voir ce film.

      Le film qui m’est venu à l’esprit, étrangement, c’est Black Swan, parce que j’ai eu le vertige en sortant de la salle. Rajoutez aussi Biutiful, que je n’ai jamais pu finir et un des amis dirait sûrement The Dreamers.

    • Je n’ai jamais revu DOGVILLE, trop décourageant de la nature humaine.

    • Que faire de tous ces films accumulés en BETA, VHF et DVD au cours des ans pour lesquels j’ai allumé à l’époque mais qui ne me disent absolument rien aujourd’hui? Cinéphile lucide, un brin maladif mais plus éclairé, j’ignore si ce sont tous ces films qui ont enrichi mes faibles connaissances ou préférences au cinéma, en d’autres mots ceux qui ont fait que ce que suis en ce moment. En tous cas je peux supposer que j’ai évolué avec ou à cause d’eux. Il y a trois catégories de films: ceux que l’on doit voir, ceux qui font jaser par snobisme, intellos et pseudo de tous acabits (avec la bouche en cul de poule) et tous les autres qui ne valent guère que les matériaux sur lesquels ils sont gravés pour la postérité.

      Et je n’ai même pas mentionné les navet$ et le$ super$ navets!

      Comment faire le tri dans tout cet amalgame?

    • S’il vous plaît, ajouté un $ à super$ navet$!

    • Pour moi Blue Velvet

      la scène de R. Duval respirant sa cochonnerie la scène du bordel et la pute qui dans sur le toit de l’auto; tout ces enchaînements de séquences j’ai arrêté le visionnement

    • Come and See de Klimov est un film stupéfiant.

    • Boys don’t cry avec Hilary Swank

    • Dans la même veine que Requiem for a Dream, Trainspotting. Le bébé me hante encore

    • Je défie tout le monde de revoir Salò ou les 120 jours de Sodome. Le dernier film de Pier Paolo PASOLINI. Encore faut-il trouver une copie pré-censure !
      NM

    • Tous les films mentionnés dans les commentaires sont ceux que j’ai acheté et que j’aime revoir.

    • @Gabriel50 Le fou respirant ‘’sa cochonnerie” dans BLUE VELVET était Dennis Hopper (et non pas R. Duval)

    • @NiCMef
      ”Je défie tout le monde de revoir Salò ou les 120 jours de Sodome. Le dernier film de Pier Paolo PASOLINI. Encore faut-il trouver une copie pré-censure !”

      Si certains ne le finit pas, c’est n’est pas nécessairement à cause des éléments choquants du film. Pour moi, la qualité ne vallait pas un deux heures de ma vie.

    • Koba
      En effet, ce n’était pas son chef d’oeuvre. Deux heures et demi, lorsque t’es rendu au dernier acte, c’est long longtemps. Il a fallu que j’y retourne une 2eme fois, la 1ere fois, mon ami avait quitté au 3ème acte, gémissant preque tout le long. Je suis pret à parier qu’Ennio Morricone a volontairement oublié d’avoir fait la musique pour le film. Eat and be happy ! LoL!
      NM

    • Irréversible et funny game (1997), quels thrills! Un stresse extrême, mais aussi un plaisir extrême. J’ai déjà revu le 1er, je compte revoir le 2e bientôt.

    • Pas pire liste. Tiens, j’ajouterais “Song from the second floor” de Roy Andersson. Glauque, dépressif, original… Je suis friand d’humour noir et j’en ai pourtant tellement eu pour mon argent en le voyant la première fois dans une salle de 6 spectateurs (m’incluant)…

    • Le film néozelandais Once We Were Warrios
      American Me d’Edward James Olmos
      K-19: The Widowmaker
      et pour finir, je vais sûrement le revoir, mais je besoin de temps: El Laberinto Del Fauno
      -TAM

    • Et comme on parle de bons films j’exclue Cronicas avec John Leguizamo… Comme Cid dans Ice Age je l’aime bien, mais dans ce film là, le film ne fait pas sérieux pour 2 cents à cause de lui et pourtant le sujet du film est très dure. -TAM

    • Tant qu’à y être j’ajouterais à la liste des bons films difficile à revoir: Stander. La dernière conversation entre stander et son père est vraiment dure à supporter pour ceux qui vivent ces genres de situation. -TAM

    • “C’est arrivé près de chez vous” pour des raisons évidentes, The Road pour son réalisme angoissant, et The Elephant man parce que c’est infiniment triste

    • @Kintama
      D’accord avec vous, malgré que…quel film!

      “Dancer in the Dark” est sans contredit le film le plus difficile que j’ai jamais vu; excellent mais mon dieu j’ai pas envie de revivre ça! “Requiem for a Dream” est pas facile à digérer, mais je serais capable de le revoir je pense.

      En général, les films de Lars Von Trier sont difficile à regarder, alors une fois c’est assez, aussi bon soient-ils!

    • Voici quelques uns de mes choix ;

      15 février 1839 (Falardeau)
      The killer inside me (Winterbottom)
      Caché (Haneke)
      127 heures (Boyle)
      Munich (Spielberg)
      Reservoir Dogs (Tarantino)
      There will be blood (Anderson)

      Par contre, pas d’accord avec @mkote ;
      Trainspotting est toujours super à revoir. Aucune longueur. L’éclairage, la musique, le décor, le scénario, l’humour, le jeu d’acteurs, les dialogues et l’action ; Tout y est!

    • @twolaneblacktop

      merci de la correction;

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