Marc-André Lussier

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    Vendredi 9 août 2013 | Mise en ligne à 7h10 | Commenter Commentaires (83)

    Maudits critiques ! (air connu)

    Hot Dog - 1

    Éric Salvail et Rémy Girard (photo : Films Séville)

    En fait, ce qu’il faudrait dire, c’est que les critiques n’aiment pas les mauvais films. C’est aussi simple que ça.

    «Les critiques n’aiment pas les comédies». Vous avez probablement lue ou entendue cette phrase au moins une fois au cours des dernières semaines. Elle fut notamment lancée par le réalisateur de Hot Dog, Marc-André Lavoie, ou par l’un ou l’autre des artisans du film au cours de la longue tournée de promotion qui a précédé la sortie (aujourd’hui) de l’autoproclamée «comédie de l’été». Les critiques n’aiment pas les comédies ? C’est faux. De père en flic (Émile Gaudreault) a obtenu un très bon soutien critique à l’époque de sa sortie. Et Bon Cop Bad Cop (Érick Canuel) ne s’en était pas trop mal tiré sur ce plan non plus. Les critiques n’aiment pas les films «populaires» destinés au «grand public» alors ? L’accueil qu’ont reçu des films comme Starbuck, Les Pee Wee 3D et, plus récemment, Louis Cyr, prouvent largement le contraire. En fait, ce qu’il faudrait dire, c’est que les critiques n’aiment pas les mauvais films. C’est aussi simple que ça. Remarquez, la critique n’est pas infaillible non plus. L’histoire du cinéma est jalonnée d’oeuvres décriées à leur sortie, devenues de grands classiques plus tard.

    Évidemment, pour des artisans qui ont donné sang et eau pour produire le meilleur film possible, il faut parfois mettre du temps avant de reconnaître que, bon, finalement, il est peut-être vrai que le résultat n’est pas tout à fait à la hauteur des efforts déployés. Il arrive d’ailleurs assez souvent que certains de ces artisans, que nous croisons régulièrement au fil des ans, viennent nous confier à l’oreille un an ou deux plus tard qu’au bout du compte, oui, tu sais, ça reste entre nous, c’était pas si bon que ça. En attendant, on s’en prend aux messagers. C’est normal, c’est humain. Et c’est universel.

    Johnny s’en mêle

    Pas plus tard que la semaine dernière, Johnny Depp et Armie Hammer ont dénoncé les critiques en leur imputant le grave échec de The Lone Ranger en Amérique du Nord. Ils – Hammer surtout – les ont pratiquement accusés d’être de mauvaise foi et d’avoir écrit leurs critiques des mois à l’avance, notamment au moment où la production a connu des difficultés. Misère. Il faudra leur faire parvenir les articles publiés à l’époque où la production du Titanic de Cameron (dont la sortie avait été repoussée de six mois), était si chaotique que la presse pressentait l’un des plus grands désastres de l’histoire du cinéma. La plupart des critiques – à quelques exceptions près bien sûr – avaient pourtant été médusés quand le film leur fut enfin présenté.

    Or, il n’est semble-t-il venu à l’esprit de personne dans le clan du justicier masqué que l’idée même de ressortir des boulamites un héros qui ne veut plus rien dire – même dans l’imaginaire des baby boomers – n’en était pas une des plus grandioses. Quand j’ai interviewé le réalisateur Gore Verbinski à Santa Fe quelques jours avant la sortie de son film, il affirmait lui-même ne pas avoir eu beaucoup d’intérêt pour le personnage.

    «Même si j’ai grandi dans les années 60 et 70, The Lone Ranger relève clairement du temps de mes parents, dit-il. Pour moi, The Lone Ranger n’était qu’une vieille émission de télé en noir et blanc qui passait en reprise tard le soir. Je ne me suis jamais identifié à ce truc qui, à mes yeux, n’avait rien de cool…»

    Et après ces gens s’étonnent que le public n’ait pas été intéressé par leur proposition ?

    Pas différents de vous

    On l’a constaté récemment avec Louis Cyr, le phénomène du bouche à oreille reste le meilleur vecteur pour assurer le succès d’un film. Je doute que Hot Dog bénéficie du même élan d’affection. On ressortira probablement alors tous les refrains habituels pour expliquer l’échec, non sans pointer du doigt ces méchants critiques qui n’ont apparemment d’autres ambitions que de vouloir tuer l’industrie. Le bonheur de Pierre «all over again».

    Or, il serait parfois de bon ton de rappeler premièrement que la critique ne constitue pas un bloc monolithique. Le critique du 24 images n’empruntera pas la même approche qu’un critique appelé à réagir à chaud, qui écrit au quotidien dans un journal. Il serait aussi étonnant que celui ou celle qui commente un film à la radio ou à la télé se lance dans une analyse pointue comme celles que privilégient les collaborateurs de sites hyper spécialisés comme Hors champ, où l’on revient sur des oeuvres parfois des mois après leur sortie.

    Ce que certains artisans semblent souvent oublier aussi, c’est que la «critique» n’est en rien différente d’eux. La preuve ? Les lauréats de la Soirée des Jutra sont souvent ceux que la critique aurait aussi plébiscités si elle avait droit de vote. Or, les journalistes ne votent pas aux Jutra. Ce sont les «professionnels de la profession» – quelques milliers de personnes – qui s’expriment alors. Et qui estiment que telle ou telle production fait partie de ce que nous avons produit de meilleur au Québec. Autrement dit, les gens du milieu – parmi lesquels certains honnissent les critiques – en arrivent exactement aux mêmes conclusions ! Vraiment, c’est beau comme on s’aime.

    Si les comédies sont si peu souvent représentées aux Jutra (Bon Cop Bad Cop avait obtenu 12 nominations quand même !), peut-être faut-il s’interroger sur leur qualité d’ensemble.

    Ce qui amène alors une autre question : Comment se fait-il que dans un pays où l’humour est censé être l’une des très grandes spécialités, au point d’engendrer une industrie des plus florissantes, avons-nous autant de difficulté à produire des comédies de qualité au cinéma ? Où sont nos Judd Apatow, Seth Rogen, Kristen Wiig, et compagnie ? Pourquoi n’avons-nous pas notre Woody Allen ? Et pourquoi présumer – non sans un certain mépris – que le «grand public» en soit encore resté au niveau des mauvaises comédies québécoises des années 70 ?

    Tenter de répondre à ces questions-là serait probablement beaucoup plus productif que de se servir pour une énième fois de la critique comme bouc émissaire.

    Les liens :

    Lone Ranger  Stars Say Critics… (Hollywood Reporter)

    Marc-André Lavoie fait fi de la critique (Le Quotidien)

    Mettre de l’avant le récit… (PC)

    Calories vides (chronique de Marc Cassivi)

    Ça ne passe pas (critique)

    Compte Twitter : @MALussier


    • Le cinéphile a le choix ultime de lire ou ne pas lire la critique. S`il s`y risque, il a aussi une seconde soupape de sécurité qui s`appelle lire entre les lignes.

      Trop nombreux sont les criteres d`analyse pour qu`on en vienne à s`entendre vraiment sur une oeuvre. La catégorie comédie ne faisant pas exception à la regle et c`est pour cela qu`il faut prêter un certain professionnalisme à ceux qui s`aventurent à critiquer publiquement un film,un livre ou autre forme de création.

      Mon exemple à moi illustre fort bien ce que serait ma critique si j`étais forcé à aller voir ¨Hot Dog¨. Je suis un tres grand amateur de comédies. La vie est déja si compliquée et plate qu`un 90 minutes de divertissement,déconnage et même de satyre , ca ne fait pas de tort. Sauf que, dans le cas qui nous interpelle, pour moi Eric Salvail pas capable, c`est un imposteur. Excellent dans rien, pourtant on le voit partout ! Misere…
      Alors il est hors de question que j`investisse un traitre 5 sous (puisque les cennes noires n`existent plus ) pour aller voir ce film.
      Mais à la lecture des critiques existantes, sa performance est ,semble- t – il, tres solide. Alors si j`avais à voir et critiquer ce film, je partirais avec des préjugés qui resteraient invisibles si je ne les mentionnaient pas dans ma critique.

      Je crois toutefois que la creme remonte toujours au dessus et que malgré la critique,malgré la compétition,le genre,les acteurs et dame nature, si un film est solide, il finira pasr être apprécié à sa juste valeur.
      Sauf que voila le nerf de la guerre. On a beau parler de jeu d`acteurs ,de genre,de sujet,de photographie et de réalisation, la réalité c`est que le produit doit faire du cash dans le délai le plus court possible car les investissements sont importants et rapidement si la critique n`est pas élogieuse aupres des privilégiés qui assistent aux avants premiere … Alors à cet effet, on ne peut dire que pour Hot Dog l`affaire soit ketchup hein ?

    • Il est d’autant plus étonnant que les artisans des mauvais films québécois fassent passer les critiques pour des loups quand De père en flic, Bon Cop Bad Cop, Starbuck, Pee Wee 3D et Louis Cyr, tous mauvais autant qu’ils sont, se font complimenter par, au fond, les agneaux de la critique journalistique. Rendu à dire du bien de Starbuck, il faut que ce soit mauvais en maudit pour que les critiques finissent par dire du mal de quoi que ce soit.

      Starbuck a obtenu un bon soutien critique partout, pas seulement au Québec. M-A. L.

    • Pour ma part, au-delà des critiques, il suffit de voir la photo qu’on nous présente en haut de la page pour me donner un aperçu du film et ainsi me rebuter d’aller le voir à tout jamais. Je n’ai rien contre Rémy Girard, c’est un grand acteur, par contre je le trouve moins convaincant dans ce genre de comédie facétieuse et ultra-légère aux références cinématographiques plates (ici, the Matrix) avec une grosse pub de voiture en prime… Et après, ils s’étonnent qu’on n’avale pas ça tout rond?

    • À noter que Woody Allen commence à dater un peu lui aussi. Mais qui d’autre?

    • Un petit rappel, l’été dernier “Le bohneur de Pierre” a été diffusé à Radio-Canada en heure de grande écoute dans un créneau qui s’appelait “Les grands films : Cinéma d’ici”
      Probablement que la programation a été suggérée par Mister Moore à l’époque!!!

    • Comment se fait-il que dans un pays où l’humour est sensé être l’une des très grandes spécialités, au point d’engendrer une industrie des plus florissantes, avons-nous autant de difficulté à produire des comédies de qualité au cinéma

      l

      le problème est qu il faudrait qu ils fassent relire leur scénario par d autre monde que leur parenté avant de le produire

    • c est pas parce qu on on a du monde connu dans son film que c est bon , tous genres confondus

    • Parlant de Rémy Girard,aussi bon soit-il,il commence à accumuler les navets de façon inquiétante.Qu’on pense à Cabotin,le bonheur de Pierre,Détect. inc. et j’en passe.Difficile d’imaginer qu’en lisant un scénario,les acteurs ne puissent pas y voir les carences…Girard a t’il besoin de tant d’argent pour accepter tout ce qu’on lui propose?

    • Je crois qu’en général les critiques de cinéma font un excellent travail. C’est à nous, cinéphiles de faire la part des choses. Les critiques nous offrent un point de vue basé sur des critères objectifs et subjectifs! Il ne faut pas oublier que les critiques engagent leur crédibilité! Souvent j’évite de lire une critique avant de voir un film que j’ai mis sur ma liste des priorités. Après, je lis les différentes critiques. Je juge, ensuite je compare
      Faire une très bonne comédie, un scénario du tonnerre, une histoire qui se tient, avec les acteurs appropriés, c’est très difficile. Les comédies françaises, sauf exception)sont impitoyables( films que j’évite maintenant au FFM!)
      Ainsi en est-il des comédies québécoises quand ce n’est pas bon, c’est vraiment pas bon.Et quétaine en plus!!!donc, je n’irai pas voir Hot Dogs, ce n’est pas pour moi. Pour la première fois, j’ai mis de côté le dernier film de Pedro Almodovar( I am so exited), mon idôle!!! Les séquences m’ont convaincu. mon idèe était faite, le tout confirmé par les critiques.
      Bon cinéma,
      Richard D.

    • Excellent texte monsieur Lussier.

      Un seul point où je ne suis pas tout à fait d’accord: vous semblez suggérer que l’échec du film THE LONE RANGER était pratiquement annoncé dès le départ puisque que le personnage serait désuet, d’une autre époque…

      Selon mon bien humble avis, il n’y a pas de sujet, ni de personnage dépassé.
      Tout sujet ou personnage peut être intéressant si les créateurs (réalisateurs, scénaristes, ect.) y croient! Si les créateurs respectent le sujet suffisamment pour avoir quelque chose à communiquer (idées, vision, etc.) à travers ce sujet.

      Or, comme vous l’expliquer vous-même, le réalisateur du film LONE RANGER, ne croyait même pas en la validité du personnage. Lorsqu’on ne croit pas au personnage titre de son film, le reste de son travail est foutu. THE LONE RANGER fut un échec pour une multitude de raisons, mais pas à cause de son sujet. Le sujet d’un film n’est pas responsable de son échec. C’est son traitement, son manque de vision…

      Superman, Batman, Zorro sont tous des personnages créés autour de la même époque. Pourtant , il y a des réalisateurs qui ont réussis à nous faire passer des bons moments avec ces vieux personnages.

      Vous avez raison. Il n’y a pas de mauvais sujets. Dans le cas de The Lone Ranger, je crois quand même qu’il était plus difficile de susciter une envie du public que pour les autres personnages mentionnés. Contrairement à ceux-là, le Lone Ranger était à peu près complètement disparu depuis au moins 50 ans. M-A. L.

    • J’ai juste vu la bande annonce moi et, ouff, j’ai pas besoin d’un critique pour me dire de pas aller voir ça.

    • C’est parce que les comédies d’été sont suposées être pour les adolescents et les jeunes adultes qui veulent rire sans se casser la tête. Si tu fais une comédie légère qui s’adresse aux “matantes” (désolé de l’expression ) , il y a très peu de personnes qui vont aimer le film.
      Hot Dog rentre dans la catégorie de films qui essaient d’avoir de gros noms , mais qui n’ont aucune substance pour attirer qui que ce soit.
      On le mettera probablement dans la pile à côté des Nitro, Camping Sauvage etc.

    • Il en va des critiques comme des amis. Au fil du temps, on apprend à connaître leurs goûts.

      Par exemple, quand Marc-André Lussier aime un film, je risque d’aimer aussi. On a les mêmes goûts pour le cinéma autant d’auteurs que des succès populaires.

      Je nommerai pas de noms, mais y en a d’autres que leur opinion sur un film me semble écrite d’avance. J’ai même pas besoin de lire leurs critiques pour en connaître le contenu.

    • Pour Ziltoid,
      J’ai adoré Camping sauvage , très bien réalisé Et sujet fascinant. Toutes ces roulottes entassèes pour l’été et le défilé du Père Noël en été!!! Une réalité sociale que je ne connaissais pas. Film sociologique excellent!!
      Lepage était excellent, il faut l’admettre. Très bon scénario!!! Et on rit beaucoup!
      Richard D.

    • Qui ne se souvient pas du film « Porky »

      Film d’ados que j’ai vu étant ado, et qui reste un des films ou j’ai tellement braillé de rire tellement c’était nono… et drôle

      J’suis pas mal certain que les critiques ont descendu ce film à l’époque. Je me trompe ?

    • J’ai l’impression qu’un des problèmes avec les comédies québécoises ratées, c’est que ses artisans essaient peut-être trop de construire leur film comme un gala Juste pour rire, étant donné le grand succès de cette industrie. Ces artisans oublient peut-être qu’un film, c’est très différent d’un show d’humour. Les Américains, qui font de grandes comédies, font aussi des navets insupportables, et ce n’est surtout pas ce modèle qu’il faut chercher à imiter.
      Un autre problème aussi c’est que ces artisans ne font pas assez confiance en l’intelligence du grand public qui est pourtant un très bon public pour l’humour, confirmé avec le succès du Festival de l’humour. Je regarde à la télé certains galas passés, et j’ai l’impression que ce très bon public se force parfois pour rire un peu et applaudir certains numéros qui volent très bas (je pense ici aux Denis Drolet, à Claude Legault en Dieu et Laurent Paquin en Diable). Mais ce qui est rassurant, c’est de voir que les vraies ovations spontanées surviennent suite à des numéros beaucoup plus intelligents et de plus haut niveau. Les artisans dans le domaine des comédies devraient en tirer des leçons.

    • Remy Girard n’est pas un bon acteur, c’est un mythe.

      Savoir faire les bon choix artistique fait partie aussi du talent, et Remy Girard accepte tout, n’importe comment.

    • « Starbuck a obtenu un bon soutien critique partout, pas seulement au Québec. » Oh mais je questionne ça aussi! Je ne crois pas qu’il n’y a qu’au Québec où la critique n’est pas trop sévère, pour employer un euphémisme.

      @Richardchat
      Je crois qu’il y a une petite faute qui s’est glissée dans votre texte. Vous ne vouliez pas plutôt écrire « Richard D!!! »? :P

    • @tabarly

      Faut pas exagérer; c’est certain qu’il accepte n’importe quoi, mais il faut le comprendre: comment gagner sa vie comme acteur au Québec si on n’attend que les bons projets? Il ferait un film aux cinq ans…

      C’est un bon acteur, notre Remy, mais c’est aussi un acteur qui a envie de travailler.

      Quoiqu’avec Marc-André Lavoie, il aurait pu se retenir.

    • Je viens de voir que 44 critiques de spectateurs ont donné une cote moyenne de 8.2 au film Hot Dog. Mon commentaire précédent ne tient donc plus la route. Mes excuses!

    • On ne doit pas rejeter la faute aux producteurs, ni aux auteurs et encore moins aux comédiens si l’on produit des comédies merdiques au Québec. Il faut d’abord savoir à qui l’on s’adresse. Le public. Or, les comédies québécoises sont à l’image du peuple québécois. Un petit peuple inculte, ignare, analphabète même mais bon et gentil, tolérant et passif qui rit de bon coeur aux petites choses de la vie. N’a-t-on pas remarqué que les comédies françaises ont disparu de nos écrans? Celles-ci s’adressent à un autre public, cultivé, érudit, critique. On peut passer n’importe quelle merde aux Québécois et en faire un box office. Mais, bon, il y a tout de même un bon côté à la société québécoise. Sa passivité et son manque d’ambition en font un des coins les plus paisibles de la planète. Un endroit sans référents culturels d’importance où l’on peut se permettre de présenter Hotdog comme une oeuvre incontournable. Oui, le métier de critique est particulièrement difficile en cette terre hostile au raffinement. Et le Jutra du film le plus populaire de l’année est remis à…

      Hum… J’aime beaucoup son cinéma en général mais la France n’est pas en reste non plus au rayon des mauvaises comédies. Vous avez vu Bienvenue à bord ? Les films d’Eric et Ramzy ? Ceux de Michaël Youn ? M-A. L.

    • @ La_roy

      J’ai trouvé Starbuck plutôt bon, ce ne fut pas le meilleur film de l’histoire mais c’était assez drôle et le sujet fort intéressant. Par contre il faut dire que le Québec a une tradition de comédies aussi nulle qu’ennuyante: Deux femmes en Or, IXE-13, J’ai mon voyage, Pousse mais pousse égale et plus récemment Les Dangereux et Angelo, Fredo et Roméo. Il me semble qu’au niveau du cinéma comique, on manque un peu de sérieux.

    • Marc-André Lussier est à peu près le seul critique que je lis avec plaisir, même lorsque je ne suis pas d’accord avec lui. Il ne tombe à peu près jamais dans la mesquinerie et la posture intellectuelle, ce qui m’irrite au plus haut chez beaucoup de ses confrères.

      Le problème de beaucoup de critiques de cinéma (et de théâtre) c’est qu’ils sont à la recherche du chef d’oeuvre selon leurs grilles d’analyse bien précises: hors de l’église point de salut!

    • ..@M-A.L.: Si vous compariez «Hot Dog» à «La vengeance de la dame en noir» qui comptait au générique son lot de vedettes dont Marc Labrèche et Raymond Bouchard, ça donnerait quoi?

      Perso, je suis plus tolérant face aux comédies de situation, surtout si elles ne sont pas prétentieuses. Je suis un peu comme ça face au théâtre d’été, ce qui d’ailleurs met ma femme en colère après moi. Elle me trouve trop conciliant. Moi je me dis qu’un magazine comme le défunt «Croc», on ne compare pas cela à «The Economist» et conclure que le premier n’est pas à la hauteur.

      J’aime bien avoir l’avis des critiques surtout s’ils analysent la trame et le jeu des comédiens. Question «contenu», faut-il cependant insister pour comparer une comédie sans prétention à un film à thèse?

      Suis-je normal, docteur?

    • les comedies quebecoise d’aujourd’hui sont merdique, principalement a cause des acteurs employés. ( on ne peux pas demander au 3-4 memes acteurs de talent de sauver tout les films apres tout)

      les bon, tres bon comediens sont rare…en plus on s’obstine a vouloir mettre des louis jose houde, des joanie rochette des eric salvail, des alexandre despatie, des guy a lepage…(bon pour des sketch, mais pas le grand ecran)

      il ne sont pas des comdiens

      etre comedien c’est un art, ont l’a ou ont l’a pas, meme en comedie…et surtout en comedie!

      j’ai grandis avec les meilleurs, coluche, de Funes, sellers, et des centaines d’autres.

      quand je vois ce que le quebec apporte aux films comique , la ca me fais rire.

    • À somsom: Certains ont récemment apparenté mes propos à du vomi pour bien moins que ce que vous avez écrit. Boisdort où êtes-vous?

    • Comédies:
      Vous pouvez avoir les meilleurs acteurs, actrices, si l’histoire est mal ficelée, si le scénario est poche et si les dialogues sont stupides, échec assuré!!! Starburk, très bon exemple d’une excellente comédie québéquoise réussie. Histoire crédible, acteurs fabuleux, y compris pour les rôles secondaires, un scénario qui se tient et de très bons dialogues. Un de mes références, c’est la comédie française L’art d’aimer, présentée au FFM, il y a trois ans. Film qui s’adresse à l’intelligence. Un pur délice du début à la fin et rires constant. Une référence!!! Une exception en France, ces dernières années!!!
      Richard D.

    • “Les films d’Eric et Ramzy ? ” Ayoye, ces deux-la pis les Denis Drolet, pas capable.

    • Le milieu doit être trop petit et émotif au Québec. La même chose sur la dite crise du cinéma québécois, c’est film par film.

      De plus, beaucoup de films sont conçus dès le départ pour ne pas vraiment mériter plus qu’une cote 5 dans le système établir par Robert-Claude Bérubé et qui est décrit sur le site de Mediafilm.

      ”Un film surmonté de la cote (5) est habituellement cohérent et professionnel, mais peu inspiré ou inabouti sur le plan artistique. ”

      Peu inspiré ? Il n’y en a pas d’intention artistique dès le départ ou très peu, c,est plus une intention commerciale ou de pur divertissement. Mais parfois si cela arrive à toucher des cordes sensibles et aller un peu plus loin cela va être un 4. Et si cela sombre on tombre dans le 6 et si on en rajoute une couche on s’en va dans le 7.

      Donc hot dog c’est un 6. Ce n’est pas attirant du tout mais il est à l’affiche à bien des endroits. Alors si je demeurais à côté ou en région, qui sait ? Je pourrait aller voir ce navet !

      Pour moi, tu vas au cinéma parce que tu décides d’aller au cinéma ce soir ou cette journée là, seul ou en groupe. Oui, on peut regarder les critiques avant ou s’informer des horaires et des lieux de diffusion mais c,est pas mal plus cela.

      6 ? Cest la même cote qu’Adam Sandler, mais pas le même pouvoir commercial.

      Non mais quand même, pensez-vous que les clients de La Belle Province ou du Burger King ou du Tim Horton attendent une critique gastronomique ?

    • @cinematographe

      Remy Girard a joué, à une certaine époque, dans 9 séries télé sur 10 au Québec.

      Si il n’a pas assuré son avenir financier, le monsieur à un style de vie intrigant.

      Anyway, je ne me souviens pas avoir vu Rémy Girard se mettre en danger dans un rôle, tv ou cinoche.

    • @pezz
      un bac en film studies vous qualifie mieux en quoi?En décorticage “intrinsèque”de chaque plan?
      Le cinéma est avant une affaire affaire de rêve et d’émotion…

    • pezz

      J. Siroka a qualifie le film 25th hour de chef d’oeuvre… il a le chef beaucoup trop facile a mon gout…

      j’aime mieux la critique d’un cinephile motivé, que d’un sois disant expert brandissant son bout de papier….. a la fin de la journee, il ne fait qu’emettre une opinion qui ne vaut pas plus qu’une autre. le cinema , c’est de l’art.

    • oups…Le cinéma est avant tout une affaire de rêve et d’émotion…

    • La sortie officielle du film étant aujourd’hui et sur 67 écrans, j’attendrais un peu avant de présumer de la réaction du grand public et de la réussite ou de l’échec au box-office du film.

      Louis Cyr perso, m’intéresse pas énormément mais à la télé je le regarderais probablement. Pour Hot Dog, je crois que j’éviterais mais vous savez Cruising Bar, le premier je l’ai regardé et oui J’ai trouvé cela niaiseux et drôle et j’ai eu du plaisir non cinéphile à le regarder.

      Mais lors de la sortie en salle, pour jamais au monde je me serais déplacé pour voir cela sauf que ‘tout le monde” au Cégep y allait parmi les échos que je recevais. Bon mais je serais étonné que Hot Dog fasse le même genre de hit.

      Il va quand même se retrouver parmi les 10 films québécois avec le plus de recettes au box office cette année… Du moins c’est le genre de prédiction que je m’oserais à faire car il a le soutine de l’industrie. 67 écrans, ce n’est pas rien.

      Ils vendent bien des pains à hot-dog au dépanneur ou encore de la bière populaire plutôt imbuvable et cela fonctionne…

      Alors que les artisans s’assument. C’est sûr que c’est plus agréable d,aller chercher un équivalent de 4 mais bon.

    • Dans le fond, tout est relatif, l’opinion de chacun se vaut, parce que les goûts ne se discutent pas, n’est-ce pas?

      Eh boy, on est pas sorti du bois…

    • «un pays où l’humour est sensé être l’une des très grandes spécialités»
      Vous confondez censé et sensé.

      Merci pour votre vigilance. La coquille est corrigée. M-A. L.

    • Vous remarquerez, tabarly, que je n’ai pas parlé d’argent dans mon commentaire. Je n’ai aucune idée de la situation financière du bonhomme, et je m’en fous pas mal, mais il me semble que si j’étais un acteur, j’aimerais pouvoir jouer un rôle de temps à autre, et exercer l’art que j’aime. L’argent n’a rien à voir.

      Je ne défends pas tous ses choix, mais dans un petit marché comme le Québec, forcément l’offre n’est pas la même, et il faut se rabattre sur ce qui est disponible.

    • Et non, le cinéma n’est pas avant tout une affaire de rêve et d’émotion.

    • pezzz

      “Eh boy, on est pas sorti du bois…”

      sors ta chainsaw.

      Siroka le plus qualifié des critiques…PfffffLOL
      dans le fond…ce n’est que ton opinion.

    • @pezzz

      Votre argument est bizarre: les opinions ne se valent pas toutes, non, mais elles ne se jaugent pas non plus par le niveau d’éducation. J’aime beaucoup Jozef, mais ça n’a rien à voir avec son bac.

      Le raisonnement importe, la faculté de justifer son opinion; le reste on s’en balance.

    • Vrai, argument boiteux. Je n’ai moi-même pas de bacc en film studies, alors hein…

      Tout le reste demeure par contre.

    • Ce qu’on dit , c’est que c’est le commerce qui a le plus d’influence sur les résultats au box-office avant l’art. On peut trouver cela malheureux mais c’est ainsi.

      Une question que je me pose c,est pourquoi le Cinéma Beaubien présente Hot-Dog ? Déjà Louis Cyr, je trouve que c’est limite mais disons que cela passe.

      Je regarde aussi des chiffres passés disons en 2009. Le bonheur de Pierre est un flop commercial et un navet critique mais qu’était-il arrivé à Grande Ourse ; la clé des possibles dont j’ai vu un trois étoiles et demi donné par monsieur Lussier ? Des recettes encore plus faibles.

      On veut faire du Box Office ? Il faudrait que le film sorte sur combien d’écrans au minimum ? 50 ? On dirait…

      Louis Cyr est sorti sur 105 écrans selon le site filmsquebec alors…

      Même si le succès a pas été immédiat…

      Alors que cela plaise ou non Guzzo a plus d’influence que la critique sur la réussite au box office du cinéma d’ici mais pas juste Guzzo.

    • _____Ou est notre Woody Allen ? Ou est notre Judd Apatow ? La culture de l’humour au Québec est dominée par les humoristes. Pas étonnant qu’ils aient été jusqu’à gangrener le millieu du cinéma. Nous ne saurons jamais ou était notre Woody Allen ou notre Judd Apatow, parce qu’on a été trop pressé de le faire taire au profit d’un film-véhicule de stand-up comic qui nous promettait de la rentabilité sur notre investissement.

    • @pezzz
      Le cinéma selon pezzz?

    • @ tiplon

      Oui?

    • Bof! À quoi servent les critiques?
      Le cinéphile lambda a un quotien d’une 6e anné B, dixit M.A. Lavoie.

      Alors M. Lavoie, je préfère un critique qui démolit votre film à un réalisateur qui méprise son public.

      Votre film, en tant que taré de moyenne B, vous vous le mettrez dans le C, car il ne vaut pas plus qu’un D. Et je suis généreux.

    • @cinematographe

      La valeur d’une critique ne se jauge pas au niveau d’éducation de la personne qui l’émet, en effet. Seulement, si l’un ou l’une prend ses études au sérieux, passer trois ans à lire, à voir et à étudier les films et à être entouré de gens qui font la même chose, ça aide à avancer une pensée sur le cinéma. Encore plus, pour certains aspects, lorsqu’on en examine une partie dans le cadre d’une maîtrise ou d’un doctorat. On peut tout à fait en apprendre tout autant à l’extérieur de l’école, mais être, d’une certaine manière, « obligé » de s’y attarder presque chaque jour devrait donner de bonnes ou très bonnes bases. Je le répète, je suis d’accord avec l’idée qu’il n’y a pas d’équivalence simple diplôme/compétence, mais c’est un indicateur qui n’est pas farfelu.

    • Effectivement M.-A.L, les critiques sont maudites. N’est-ce pas là leur destinée?

      Je ne pense pas que ça prend une 6e année B pour faire la distinction entre une et un critique. Comme dans Hot Dog, un navet? Je vais en prendre une douzaine! Miam, miam, juste du bon…

    • Pourquoi n’avons-nous pas un Woody Allen québécois ?

      Mais quels sont les recettes au Box Office au Québec pour les films de Woody Allen ?

      Alors quoi ? Il faut avoir le talent mais il faut aussi le marché et pas seulement les festivals. notre marché est trop petit.

      Woody Allen être un québécois ? Il ferait surtout du stand-up et non du cinéma ?

    • L’humour véritable sera toujours du faux drôle. Tant pis pour ceux qui se pensent amusants.

    • Hot Dogs. Je n’irai pas voir c’est sûr. J’ai hâte de voir quelles seront les recettes de ce film d’un réalisateur qui méprise son public. Comment des acteurs prestigieux peuvent s’associer à une telle mascade et Téléfilm et SODEQ, entre autres, qui financent cela avec l’argent des contribuables, votre argent et le mien!!! misère!!!
      Acteurs prestigieux qui font de plus en plus de mauvais choix: Isabelle Hupert, Catherine Deneuve, Gérard Dépardieux!!! Des carrières glorieuses, mais sûrement terminées!!! Pour les cinéphiles,, en tout cas!!! Tous leurs derniers films récents, pathétiques!!!
      Richard D.
      Richard D.

    • Je me souviens d’une question d’un journaliste à un critique de film.

      Journaliste: ”Quel est la différence entre moi et vous?
      Critique: ”C’est moi qui a le poste!”

    • @ the-rich-flemishJ. “Siroka a qualifie le film 25th hour de chef d’oeuvre… il a le chef beaucoup trop facile a mon gout…”

      J’ai toujours éviter les films de Spike Lee, mais Siroka a a piqué ma curiosité. Comme j’étais encore sceptique de la capacité de ce cinéaste, j’ai visionné ”Do The Right Thing” hier pour vérifier. C’est un bon film avec un sujet social local que j’appécie bien, mais on est loin du chef d’oeuvre. Je vais emprunté bientôt 25th hour, mais je suis pas sûr que ce n’est pas un chef d’oeuvre.

      Lorsque un critique dit qu’on film est bon et qu’on le trouve pas. La prochain fois, on ne se fiera pas sur lui. La critique, c’est deux choses: un, qui s’applique à tout le monde, trouver un qui apprécie a peu près le même films que nous. Deux, on est rendu sérieux là, c’est d’avoir un critique qui est capable de séparer un chef d’oeuvre, d’un excellent, d’un très bon film, d’un bon ou d’un mauvais. Voilà pourquoi au point 2, LaPresse est beaucoup plus crédible que le Journal de Montréal.

    • Je voulais dire je suis pas mal sûr que ce n’est pas un chef d’oeuvre.

    • Ce n’est pas un critique que vous cherchez, kobayashi, mais quelqu’un pour vous conforter dans votre opinion.C’est sûr que si vous lisez des critiques pour être d’accord avec vous mêmes, on peut se questionner par après sur l’utilité de la critique. Après tout, vous êtes le meilleur juge de vos goûts.

      Mais rien de mieux, au contraire, qu’un bon critique capable de nous faire voir autrement un film, de nous en révéler la grandeur alors que nous y avions vu que de la médiocrité, ou vice versa (ce qui par contre peut être plus dur à accepter…) C’est bien la tâche de la critique: nous accompagner dans une oeuvre, nous donner des pistes pour nous aider à nous orienter.

      Et puis, séparer le bon du mauvais est une chimère, et c’est inutile de toute façon. Le tout est de pouvoir justifier ce que l’on aime. En fait, ce qu’il faudrait dire, c’est que les critiques n’aiment pas les films qu’ils n’aiment pas… Si les artisans d’Hot Dog n’aiment pas qu’on ne les aime pas, ils n’ont qu’à nous expliquer pourquoi on devrait.

    • Il ne faut pas désespérer, pour un “Les Dangeureux”, il y a un “Québec-Montréal” ou “Horloge Biologique” qui se cache.

      Mais oui, il y en a eu des navets, et des solides. Prenez des notes pour les prochains Aurores.

    • @cinematographe

      ”Ce n’est pas un critique que vous cherchez, kobayashi, mais quelqu’un pour vous conforter dans votre opinion.C’est sûr que si vous lisez des critiques pour être d’accord avec vous mêmes, on peut se questionner par après sur l’utilité de la critique. Après tout, vous êtes le meilleur juge de vos goûts.”

      En fait, je lis rarement les textes, je me fie seulement aux côtes pour me faire une liste de films à voir. C’est ce que réprésente la critique pour moi, d’autres pourraient le voir différemment. Les films, c’est comme de la musique, juste à me dire quel titre est bon. En quelque sorte, les critiques me guident où je devrais mettre mon temp, après c’est à moi de découvrir si j’apprécie ou pas l’oeuvre en question.

      “Mais rien de mieux, au contraire, qu’un bon critique capable de nous faire voir autrement un film, de nous en révéler la grandeur alors que nous y avions vu que de la médiocrité, ou vice versa (ce qui par contre peut être plus dur à accepter…) C’est bien la tâche de la critique: nous accompagner dans une oeuvre, nous donner des pistes pour nous aider à nous orienter.”

      Ces personnes dont vous parlez ont plutôt comme titre expert, historien ou ”film scholar” dont les films de Criterion sont souvent accompagné de leurs commentaires. Certains critiques ont une connaissance du cinéma et une analyse plus poussé que d’autres, mais leur fonction premier est de donner leur appréciation pour des films. Si j’ai besoin d’orientation et d’analyse en détail, j’irais voir plutôt le premier groupe.

      Je me fie régulièrement aux côtes de MAL. Malgré que je lis rarement ses textes, ma liste de top10 2012 y ressemble au sien à quelques exeption près.

      Vous avez votre définition d’un bon critique, mais on pourrait demander à d’autres:” Quel ce qu’un bon critique?”

    • Le film va marcher, il s’adresse a la clientèle des bouffonneries de TVA et elle est nombreuse.

    • Rémy Girard a trop de classe pour l’admettre publiquement, mais il est forcé de faire dans l’alimentaire parfois. Père d’un fils fortement handicapé et, sachant qu’il n’est pas éternel, l’avenir du garçon le préoccupe. Il faudrait être sans-coeur pour le blâmer d’accepter parfois des rôles discutables.

    • Les artistes tchéchènes qui se veulent ministres de la culture du yogourt méritent très certainement des critiques humoristiques à n’en point douter. Mais encore?

    • Tout est tellement subjectif. Les critiques font leur boulot et doivent composer avec plusieurs sorties de films simultanées. Ce doit pas être évident de garder une attitude neutre dès le départ, un regard frais. Tant qu’ils ne tombent pas dans la mauvaise foi, ça me va. ( vendre des punchs, règlements de compte, dire aux gens d’éviter un film )

      Où sont nos Woody Allen? Les USA sont des centaines de millions et n’en ont qu’un seul. Plus une population est grande, plus elle a de génies et de monstres. Et aussi, tu peux quand même faire une belle carrière en restant underground. 8 millions de québécois, c’est la misère assurée si tu vises pas le grand public de temps à autres. Ce n’est qu’une question de nombre.

      Les acteurs qui choisissent sont rares au Québec. Rémy Girard en est un, Michel Côté et Gabriel Arcand en sont d’autres, et les motivations diffèrent. Certains sont boulimiques de travail, et le cinéma n’est pas l’art de l’acteur, mais celui du réalisateur et du producteur. Plusieurs chosent peuvent jouer en cours de route, avant, pendant et après (surtout après) le tournage.

      Deux exemples (américains, vous me pardonnerez)
      1- Brazil, de Terry Gilliam. La collection Critérion a un coffret comprenant la version que le studio a monté (Love conquers all) vs la version du réalisateur, et tout ça après que le tournage soit terminé. La différence est incroyable, qu’on aime le film ou non.

      2- The Thin Red Line, de Terrence Mallick. Ce film choral sur une bataille importante de la Seconde Guerre devait sur papier, et durant le tournage, mettre en vedette le personnage joué par Adrian Brody. Or, en post prod, Mallick a tourné son attention ailleurs et Brody s’est retrouvé avec un simple caméo sans dialogue.

      On m’a offert des rôles dans des projets qui de toute évidence, ne seraient pas des succès. J’ai souvent dit oui par curiosité, pour l’équipe en présence, pour le goût du travail et le besoin de travailler, moral et financier.

      Il y a beaucoup de films que je n’irai jamais voir parce qu’ils ne m’attirent pas, mais je n’en voudrai jamais à leur existence.

    • @ pezz
      Si le papier universitaire garantissait la compétence, on ne serait pas autant dans la merde à Montréal: Gérald Tremblay a une licence de droit et un MBA.

      Ça prend pas un degré universitaire en cinéma pour apprécier la 25e heure; juste une bonne culture et du jugement. Stanley Kubrick était ordinaire à l’école, puis photographe pour le magazine LOOK, avant d’écrire ses scénarios ou adapter des romans. Aucun diplôme au monde aurait pu lui permettre de mettre un film comme 2001 sur les rails, et livrer ce qui demeure encore la référence du genre.

      Ça va hurler dans les chaumières: je pense qu’écrire une comédie est plus difficile que de faire du Bergman. La mécanique du rire, son timing, l’équilibre diabolique à atteindre entre comédie et drame, la virtuosité apparemment facile d’un Bill Murray ou d’un Philip Hoffman, le dosage parfait de tout dans FARGO, des frères Cohen. It’s complicated…

      Mais dans ce coin-çi de pays, où est passé Jean-François Pouliot: LA GRANDE SÉDUCTION fut une agréable surprise.

    • L’éternel débat entre le commerce et l’art devient lassant à la longue.Que Téléfilm et la SODEC financent des films à popcorn ET du cinéma d’auteur ne me dérange pas.Il y en a pour tous les goûts et chacun fait son choix,point à la ligne.

      ”J’oserais” même ajouter que ces institutions financent trop de films et qu’au lieu de produire pour produire(l’industrie du cinéma porte bien son nom) un meilleur tri ne pourrait qu’améliorer la qualité des films autant ”commerciaux” que ceux dit ”d’auteur”.Qui,au niveau des producteurs,cinéastes et autres ”décideurs culturels” voudrait s’aventurer sur ce terrain-là?

    • @ fruitloops

      Je vais vous renvoyer au commentaire de la_roy le 9 août à 16h51, qui a expliqué mieux que moi-même ce que je voulais dire.

    • ..Les critiques que j’ai lues ce matin à propos de «Hot Dog» ne vont pas améliorer les relations avec les «maudits critiques». Ayoye! Ça frappe dans le bide, dans les deux acceptions du terme.
      Je m’en doutais un peu mais là, je vais certainement attendre l’arrivée au club vidéo.

    • Je lis la critique à l’envers. C’est à dire après avoir vu le film, simplement par curiosité, à savoir si d’autres partagent mon avis sur le film que je viens de regarder. Autrement, je me fou pas mal de savoir si un tel a aimé un film ou non. Il y a une chance sur 1000 que j’ais le même avis de toute façon, alors à quoi bon.

    • Je me demande si tous les projets de film en quête de financement sont aussi mauvais sur papier. Peut-être que ce sont ces décideurs qu’il faudrait mettre à la porte.

    • Pas de Louis de Funès non plus ni de Jerry Lewis ni de Pierre Richard à la belle époque ou encore de duo comme celui de Bud Spencer et Terence Hill.

      On dit qu’une comédie doit être imprévisible ? J’en suis pas certain pour la comédie populaire ou pour un personnage.

      On devine d’avance Louis de Funès ou encore que Pierre Richard va tomber dans un trou que les bandits de pacotille vont manger une sacré volée en osant s’en prendre à Bud Spencer.

      Mais qu’est qui fait la différence entre une cote de 5, 6 ou parfois 4, le travail du réalisateur. Si Terence Hill se faisait lui-même réalisateur cela était un 6.

      Mais son personnage reste le mêm malgré cela. La musique aussi est importante. La forme physique.

      De s humoristes ne sont pas nécessairement des acteurs ou des personnages de cinéma. Un personnage de scène ou de télévison.

    • @ carbone-14

      Woody Allen a connu son plus grand succès commercial il y a 2 ans avec “Midnight in Paris”. Et “Blue Jasmine”, son dernier, a reçu un accueil très positif de la critique américaine. (Il sort ici dans trois semaines, j’ai hâte). Je crois que beaucoup de cinéastes québécois seraient heureux d’être ” passés date” comme lui…

    • _______@ janina : en une seul phrase vous êtes plus pertinent que la plupart en plusieurs paragraphes.

      Un décideur sans goût (que ce soit è Téléfilm ou a la sodec). Voila ce qui afflige depuis trop longtemps le cinéma québécois. Amen pour votre intervention.

    • @ janina

      D’accord avec vous également. Pour ma part, s’il y a des questions à poser ce n’est pas tant du côté des créateurs que ceux qui décident qui pourront l’être. Que quelqu’un écrive un scénario mauvais comme celui d’Hot-Dog, ça se peut, mais ceux qui décide des films qui seront choisis devraient avoir assez d’expertise pour voir que le scénario est mauvais.

    • @janina
      Le problème est que le cinéma est jugé sur papier, ce qui en comédie donne souvent des résultats prévisibles, donc moins drôles. La blague devient souvent redondante mise en image.

      Il est possible de mettre la main sur des scénarios en ligne. En lisant des épisodes de Seinfeld ou des Monty Python (BBC), l’humour n’est pas facilement décelable.

      Mais pour être financé, de nos jours, tout doit être écrit. “Non!” comme réplique punchée fait rarement rire un lecteur, mais sur écran, le ton peut faire la différence.

    • Le problème , au Québec, est que les vedettes du star system ne doivent jamais être négativement perçus . Le bassin de la population étant petit , quelques critiques négatives , et allez hop pas de contrats , plus de travail. Or , justement , les vedettes se doivent d’être encore plus disciplinés , plus performants dans un petit marché comme le nôtre. J’ai en tête Céline Dion qui faisait souvent rire d’elle lorsqu’elle était jeune .Lorsqu’elle reçu la note A+ au U.S.A.tout le monde s’est mis l’aduler au Québec.Pourtant ce fut et c’est encore le même personne , qu’on l’aime ou pas.Aujourd’hui, s’il fallait qu’elle performe comme ci comme ça et que ce sois mentionné dans une critique , l’auteur de ce papier se ferait lessiver.Il en va de même pour le cinéma.On entend dire occasionnellement : pour un film québécois , c’est bon…Aie, un film est bon ou mauvais, point à la ligne.En ce qui concerne les critiques , ils sont là pour livrer le point de vue sur un domaine pour le quel, ils ont de grandes connaissances et ils se doivent d’être honnêtes et intègres dans leurs propos ,que ce soit bon ou pas.Ils nous informent et nous instruisent.Ils ne sont pas les promoteurs d’activités quelconques et je suis derrière eux.

    • Hum.. Suis-je paranoïaque?

      Je jetais un coup d’oeil sur les commentaires des internautes sur le site cinemaquebec (ou cinemaclock) et j’ai été surpris du nombre de commentaires élogieux sur «Hot Dog».

      Qu’il puisse y avoir un clivage entre les critiques et une partie du public est une chose. Mais j’ai été surpris du ton exagéré de ces éloges et du fait qu’elles soient particulièrement (trop?) bien écrites. Il faut aussi voir le nombre de fois où il est dit de ne pas se fier aux critiques alors que le film est sorti depuis deux jours.

      Est-ce que le marketing aujourd’hui irait jusqu’à faire ce genre de choses? Ai-je manqué un mémo? Je sais que ce genre de choses se fait en politique, mais dans le cinéma? J’espère me tromper ou qu’il ne s’agisse que de quelques zélés.

    • Hot dog est bon ? Bof!!!! ne pas oublier qu’au Québec il y a encore des adeptes des séries comme Symphoriens ,les Brillants ,probablement d’autres romans ridicules produits tant à la SRC. et TVA.Alors , hot dog est apprécié ? ça ne me surprend pas.

    • @petibonum
      Effectivement,les commentaires sont bien rédigés même dans le cas des autres films sur site de cinemaquebec.com et sans fautes!!! Il doit y avoir anguille sous roche!!! Ce n’est pas possible surtout dans le cas de certains publics visés!!!

    • Beaucoup trop d’Elvis Gratton au Québec à mon très humble avis. Mais de quoi je me mêle?

    • Je ne vois pas pourquoi on blême les critiques… juste à voir la bande annonce, on peut déjà voir que ce sera un mauvais film. Même pas de surprise possible ici, on nous montre une bande annonce d’un film plate, alors à quoi s’attendre?

    • Pas juste les critiques qui n’aiment pas les mauvais films, moi non plus. Sauf que c’est mal vu de critiquer un film québécois ou même un film qui a été populaire mais qui est d’une nullité consommée. Quant à Hot Dog, juste avec les bandes-annonces on se doutait que ça allait être mauvais. Quand ça ne te donne pas le goût de voir le film, c’est mal parti…

    • kobayashi

      tu me donnera ton avis sur 25th hour une fois terminé.

    • Je dirais que le principal problème est qu’on voit toujours les mêmes visages dans les films ou les séries au Québec. J’écoute beaucoup de séries américaines et ce sont pour la plupart des acteurs différents pour chaque série. Plus facile de s’attacher aux personnages. Pour moi, Hugues Laurie, c’est Dr House. Rémi Girard, c’est Rémi Girard. Je sais que le marché québécois est très petit, mais un peu plus de diversité.

    • Le rire est une sorte de dédoublement de l’être entre un objet et son sujet selon le philosophe Hegel; mais encore faudrait-il savoir de qui l’on rit au juste.

    • @baghdadbob

      Oui. Et le problème n’est pas sur le point de se régler. Les budgets pour le casting et les auditions sont de plus en plus diminués, les producteurs et diffuseurs veulent des valeurs

      C’est clair qu’un film ou une série doivent comprendre trois ou quatre têtes d’affiche, mais une douzaine?

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