Marc-André Lussier

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    Vendredi 26 avril 2013 | Mise en ligne à 16h36 | Commenter Commentaires (20)

    La face cachée d’une cote…

    To the Wonder - 2

    L’attribution d’une cote constitue probablement la partie la plus difficile dans la rédaction d’une critique

    Je signe quatre recensions de longs métrages cette semaine. Trois d’entre elles aboutissent à une cote de «deux étoiles». Des films aussi différents que Bowling, Pain and Gain et To the Wonder. Comment cela est-ce possible ?, demanderont certains. Surtout ceux pour qui un film de Malick ne devrait pas être coté moins de trois étoiles, du seul fait de sa notoriété auprès des cinéphiles.

    Ah ces fameuses cotes ! Elles font bien jaser. L’attribution d’une cote constitue probablement la partie la plus difficile dans la rédaction d’une critique. Bien honnêtement, il s’agit aussi de la partie que je préfère le moins. Parce qu’une cote ne dit pas tout. L’exercice se révèle parfois périlleux, surtout dans l’époque médiatique dans laquelle on vit. Le critique sait en effet très bien que cette cote existera par elle-même pour toute la durée de la carrière en salle du film sur lequel il a écrit, le plus souvent sans l’appui de son texte.

    La marge de manœuvre n’est pas très grande non plus, surtout quand on veut éviter les excès de complaisance. Personnellement, j’ai comme politique de n’accorder des «quatre étoiles» qu’à des œuvres qui, à la fin de l’année, risquent de se retrouver dans ma liste des dix meilleurs films de l’année.

    Aucun chef d’œuvre instantané

    La méthode s’est ajustée avec les années, cela dit. Un peu sur le même principe que celle qu’emprunte Médiafilm, qui n’attribuera jamais la cote «1» (chef d’œuvre) à un nouveau film, vous ne verrez jamais de «cinq étoiles» chez nous. Vrai qu’il y en a pourtant eu quelques-uns au moment où le système fut instauré. Quatre films ont eu droit à cet insigne honneur au début des années 2000 : In the Mood for Love (Marc Cassivi, 2000), Le fabuleux destin d’Amélie Poulain (Lussier, 2001), Les Invasions barbares (Luc Perreault, 2003) et Parle avec elle (Luc Perreault, 2003). Mais aujourd’hui, une œuvre d’une qualité exceptionnelle ne récoltera jamais plus de 4 ½.

    Ainsi, un film qui obtiendra une cote de trois étoiles et demie mérite à mes yeux une chaude recommandation. Un trois étoiles est aussi à ranger du côté des avis favorables. On souhaiterait même parfois pouvoir attribuer une cote de 3 ¼ à certains longs métrages. Comme un «trois étoiles» fort…

    En revanche, un «deux étoiles» se situe clairement sous la moyenne (qui est 2 ½). On réservera ces cotes à des films qui, sans être offensants pour l’intelligence du spectateur, constituent des déceptions. Ou alors des essais ratés. Une cote encore plus inférieure veut dire que le film suscite une réaction épidermique vraiment très désagréable auprès de celui ou celle qui l’a vu. Ou qu’il emprunte carrément l’allure du navet intégral.

    L’obsession de la cote

    Alors ? Le nouvel opus de Terrence Malick relégué au rang habituel d’une comédie insipide d’Adam Sandler ? Oui, c’est possible. Même si To the Wonder distille des qualités artistiques de loin supérieures à la plupart des œuvres de série qui prennent d’assaut les écrans de nos multiplexes,  la cote reflète davantage ici l’ampleur de la déception. Ce qui n’empêche pas le film de pouvoir compter sur l’enthousiasme d’ardents défenseurs. Un cinéaste québécois m’a d’ailleurs confié n’avoir pas vu plus beau film en 2012.

    Au sein de l’industrie, il existe ainsi une véritable obsession de la cote. Rares sont les critiques qui n’ont pas eu un jour ou l’autre à essuyer les récriminations de différents artisans. Qui feront remarquer qu’un film «concurrent», qu’ils estiment moins méritoire que le leur, a pourtant obtenu une cote supérieure. Or, chaque journaliste est libre de la cote qu’il attribue. Notons d’ailleurs que celle-ci n’est pas fixée en collégialité (comme le fait parfois Médiafilm).

    Les artisans estimeront – c’est de bonne guerre – que nous sommes trop chiches de nos étoiles. Chez les lecteurs, du moins une partie d’entre eux, on nous trouvera en revanche trop généreux, trop complaisants, pas assez sévères.

    Il y a plusieurs années, j’ai écrit qu’à mes yeux, il sera toujours préférable d’octroyer une cote significative plutôt que de tapisser un tableau d’étoiles pâles et dévaluées.

    Je le crois toujours…


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    • Vous aviez accordé cinq étoiles à “Amélie Poulain”? J’en suis extrêmement surpris.

    • Un Malik décevant ? C’est presqu’un événement…

    • Si, comme au Voir, le journal des 3 étoiles et ½, vous ne vous servez pas des cotes 5 et 0, enlevez-les!* S’il faut absolument coter, cotez dans les possibles.

      Bien sûr qu’il y aura du débat sur la cotation, c’est un système compris de tous mais pour lequel tous on une échelle particulière. Ebert fonctionnait, si je ne m’abuse, par « catégorie », ne comparait pas Happy Gilmore avec Malick, mais avec les American Pie et consort. À voir vos 2 étoiles, vous semblez avoir une approche semblable. Ce n’est pas du tout une mauvaise façon de faire, si c’est bien le cas.

      Par contre, je me demande encore pourquoi toute l’échelle n’est pas occupée?; pourquoi lorsque le papier dit substance « c’est une cochonnerie, n’allez pas le voir », il reste encore des bouts d’étoiles? pour l’effort?!; une article pour une explication annuelle des cotes selon chaque critique, autrement que par adjectif « bon, excellent, médiocre », de quoi nous donner l’impression que vous avez une vision du cinéma et de sa critique, ce ne serait pas du tout inintéressant pour touTEs vos lecteurs/trices. Et de manière générale, oui, vous êtes assez tendre avec les films!

      *Lors de la sortie du Métropolis de Lang avec les bandes brésiliennes, le Voir lui avait mis la cote 4 étoiles ― et dans la même édition, même cote pour l’édition de l’original d’On the Road de Kerouac. J’avais ri, mais ri, en lisant l’hebdo cette semaine-là! À se demander sérieusement ce que ça prend dans la vie pour avoir une cinquième étoile du Voir (sauf pour les restos, bizarrement).

    • [Argentines, les bandes, pardon!]

    • ”Bien honnêtement, il s’agit aussi de la partie que je préfère le moins. Parce qu’une cote ne dit pas tout.”

      Parce qu’une cote en dit trop, peut-être?

      Chiffrer son appréciation c’est renoncer à la fuite par les mots. C’est aussi s’approcher de l’esprit d’objectivité.

      Ceci dit, une cote de 1 à 5 c’est assez basique…

    • @la_roy

      ”Si, comme au Voir, le journal des 3 étoiles et ½, vous ne vous servez pas des cotes 5 et 0, enlevez-les!* S’il faut absolument coter, cotez dans les possibles.”

      En effet.

      Comme dans le vin, où il semble n’y avoir rien en bas de 14/20 ni en haut de 18.5/20, ou 85/100 et 95/100…

      L’ennui c’est que le bon est bon parce que le médiocre existe. Et l’excellent est excellent parce que le bon existe.

      Tout est histoire de comparaison et de référence.

    • Donc si je suis bien votre raisonnement M.Lussier, si le dernier Malick avait été réalisé par un illustre inconnu, il aurait eu une meilleur cote parce que vous l’auriez regardé objectivement plutôt qu’avec de grandes attentes?! Deux poids deux mesure alors?

      Certains réalisateurs font des films, d’autres cinéastes construisent une oeuvre. Quand ceux qui font partie de la deuxième catégorie proposent un nouvel opus, il est tout à fait normal – du moins à mes yeux – de l’évaluer en considérant l’ensemble de l’oeuvre. M-A. L.

    • Je seconde la_roy. Les cotes devraient normalement suivre une courbe de Gauss (ou à peu près).
      C’est pour ça que des cotes sur 7 sont plus faciles d’usage, 4 étant la moyenne, autant de 3 que de 5, autant de 2 que de 6, autant de 1 que de 7.

      C’est “naturellement” plus facile à faire que sur 5.

      Bref, moi non plus j’aime pas les points “pour l’effort”. Autrement dit, les points “pour éviter de se faire regarder croche par les artisans de l’industrie”.

    • ”est tout à fait normal – du moins à mes yeux – de l’évaluer en considérant l’ensemble de l’oeuvre. M-A. L.”

      À mon sens, tant qu’à utiliser un outil qui se veut un rapprochement à l’objectivité, aussi bien en respecter les principes jusqu’au bout.

      Donc, il faut avoir une référence unique et stable. Cote dans l’absolu, et non ”à la pièce”.
      OU ALORS: avoir un système de cote à multiple volets… Où les nuances peuvent être exprimées -malgré les chiffres-.

      Je considère que la plupart des systèmes de cotes sont perfectibles. Et les plus complexes ne sont pas obligatoirement les meilleurs…

    • Je n’ai jamais pu blairer le système des cotes. Je préfère lire une critique, qu’elle soit négative ou positive, mais du moins étayés avec des arguments précis.

    • Je comprends le raisonnement pour ne pas accorder de 5, mais il faudrait utiliser plus souvent les cotes 1, 1/2 et 0 pour les films vraiment mauvais (et qui sont, étrangement, plus souvent commentés par le même critique; pauvre M. Lepage).

    • ”On souhaiterait même parfois pouvoir attribuer une cote de 3 ¼ à certains longs métrages. Comme un «trois étoiles» fort…”

      C’est la preuve que vous n’utilisez pas correctement votre échelle de cotation.
      Il faudrait soit utiliser une échelle de 0 à 20 ou considérer le 0 à 5 dans toute son amplitude, et non du 2 à 4 continuellement…

      Sans quoi votre cotation perd de sa crédibilité, tout simplement.

      De plus, dans n’importe quoi d’évaluable, il se trouve toujours un certain pattern de proportions:

      +/- 5% d’horriblement mauvais -assez pour attirer l’attention et/ou en rire-
      +/- 15% de mauvais -assez pour attirer la déception-
      +/- 50% de parfaitement ordinaire -assez pour ne plus s’en souvenir le lendemain-
      +/- 20% de plutôt satisfaisant -assez pour arracher un sourire-
      +/- 10% de très satisfaisant -assez pour en faire la promotion à ses amis-
      +/- 1% d’exceptionnellement réussi -assez pour marquer à vie un individu-

      Pour le dernier, c’est 1% ou 0,1% ou 0,00001%… Tout dépend du sujet et de l’individu. J’ai peut-être 5 ou 10 pièces de musique ”game changer” dans ma collection de 30,000 pièces. Comme j’ai peut-être vu dans ma vie 3 ou 4 films vraiment marquants.

      Finalement, comme tout est histoire de références et comparaisons, ce qui est excellent un jour X pour Y individu, sera rétrogradé à bon pour ce même individu un autre jour. Donc votre principe de n’attribuer une cote de 5 seulement avec le recul du temps n’est valable que si vous considérez que l’inverse est aussi possible (une oeuvre qui ne résiste pas au passage du temps). Un dans l’autre, vaut mieux faire abstraction du temps qui passe et noter sur le moment. Vous revisiterez dans 20 ans, au besoin…

    • Un deux étoiles pour Malick!… ça me surprend pas! J’ai vu tous ses films, malgré leur beauté, je me suis poser la question pourquoi il y a toujours quelque chose de plate. J’ai trouvé la réponse dans ”New World”, la version de 3-4 heures. Ça n’a pas d’allure combien de fois Malick répète les mêmes scènes. Ce problème existe dans tous ses films. Lorsqu’on a vu 30 minutes d’un de ses films, on a vu le reste. Je reconnais qu’il a la capacité de mettre les idées en belles images, mais il souffre d’un problème de répétition.

      Pour ce qui est des côtes, ceux de deux médias crédibles me suffisent pour que j’inscrit le film un question sur ma liste à voir: un + 3et1/2 de LaPresse et un ”3” ou moins de Médiafilm. Je ne lis pas les textes, je ne vois pas l’utilité. Je veux juste savoir si le film est assez bon pour mériter deux heures de ma vie.

    • To the Wonder est peut-être un ratage. Que voulez-vous les symphonies de Mozart ne sont pas tous des chefs-d’oeuvre. Et il est important de distinguer un Malick 2 étoiles d’un 4 étoiles. Mais je crois qu’il serait éronné de comparer un Malick 2 étoiles à un film d’Adam Sandler 2 étoiles. Ça ne veut pas dire la même chose. Et le texte critique vient généralement nuancé, mettre en contexte et expliquer la cote.

      Je n’ai pas vu To the Wonder encore. Je suis un admirateur de l’oeuvre de Terrence Malick. Malgré que M. Lussier n’a jamais vraiment apprécié certains aspects de son cinéma (les bondieuseries par exemple, mais la question: en sont-elle vraiment? Et si oui, est-ce si grave? Après tout l’oeuvre de Bach est rempli de sacré et d’hommage à dieu. Est-ce de moins bonnes oeuvres pour autant?). Mais d’autres critiques comme, Helene Faradji, Manon Dumais sont généralement plus enthousiastes au cinéma de Malick et ont réellement été déçu aussi.

      Ce que je ne comprend pas du tout par contre c’est qu’un mauvais film d’un grand auteur, a nécessairement de la répercution sur l’appréciation de ses autres films?

      Ce vendredi matin, à Medium Large, George Privet et Hélène Faradji, deux critiques admirables, ont lancé que To The Wonder est tellement mauvais que Malick serait peut-être un imposteur et qu’on ne pourrait plus porter le même regard sur ses prétendus chefs-d’oeuvre? M. Josef Siroka avait un peu fait le même genre d’analyse lorsque ce dernier avait été déçu de The Tree of Life.

      SVP, je ne critique pas, mais j’aimerais comprendre en quoi, et je reprend la comparaison avec la musique, en quoi par exemple (je ne prétends rien ici) la 5ème symphonie de Beethoven pourrait être moins bonne vu que la 7ème est décevante? Si on veut rester plus près du cinéma, on a plusieurs oeuvre génials de réalisateurs tel Hitchcock (est-ce que Vertigo ou Psycho sont moins bons puisque Torn Curtain ou Topaz sont beaucoup moins réussis?), Antonioni, voir presque tous les réalisateurs qui ont déjà touchés aux chefs-d’oeuvres.

      The Tree of Life, ça reste The Tree of Life, et To the Wonder c’est To the Wonder. En quoi l’un contamine-t-il l’autre?

      Malick a en effet une vision très singulière du monde, il l’a transpose dans ses films. Ses films comportent sa propre logique basée souvent sur des théories philosophiques et métaphysiques. Des fois ça fonctionne, des fois beaucoup moins.

      To The Wonder est probablement un film incompris. Et donc forcément pas très réussi, je l’avoue, mais qu’on crie à l’imposture, me sidère quelque peu!

    • M.Lussier, si vous jugé un film en fonction de l’ensemble de l’oeuvre et comme vous le dites, un 2* de Malick demeure d’une qualité artistique de loin supérieur a un 2* Hollywoodien, pourquoi ne pas lui donné 2 et demi ou 3*? Comme les grands Malick ont 4* et plus, il serait tout de même évident que c’est très faible par rapport à l’ensemble de l’oeuvre tout en n’étant pas de la même médiocrité qu’un film catastrophe ou une comédie insipide… n’est-ce pas?

      Les attentes ont tendance à déformer la réalité malheureusement.

    • Sur une cote descendante… Elle n’a plus la même valeur qu’avant. C’est dommage, on a plus le repaire de jadis.

      Est-ce la multiplication des télé-horaire? Sur papier mais maintenant à l’écran et sur le Web. Justement le mien a fait disparaître la notification de la cote (les 2-3 lignes après la description du film) tout bonnement.

      Je suis très déçu! C’était la raison de mon abonnement. Une disparition qui me désole, vraiment!

    • La cote m’influence pareil… Pour me déplacer au cinéma, je préfère un film avec trois étoiles ou plus à moins d’avoir une autre motivation pour ma sortie…

      Deux étoiles ? Ouais… Cela n,en vaut pas la peine souvent… mais comme c,est plus à la télévision que je verrai un film de ce genre je vais plus regarder la cote de Mediafilm…

      Pain & Gain, ils lui donnent un 5… Alors c’est pas encore le 6… Donc cela peut se regfarder comme divertissement non cinéphile cela reste encore efficace sans tomber dans le pur cabotinage et de façon exagérée…

      Pour un film 6 , il faut être fatigué et pas exigeant pour aimer cela… Cela arrive mais rarement et dans une série de films , ce qui était encore efficace tout en étant navet sur les bords devient insupportable de niaiserie…

    • Oui un Adam Sandler c,est un 5, c’est bon pour TVA ou TQS dans le temps maintenant V…

      C’est niaiseux mais c’est un 5 alors , le réalisateur connaît son métier tout de même. Fabriquer un divertissement simple avec bien des clichés connus.

      Pas d’offense réelle mais très loin de la cinéphilie. Tu bois un Pepsi ou un coke plutôt qu’un grand vin. Tu t’achètes une budweiser ou une Molson EX plutôt qu’une bière de microbrasserie.

      Tu prends un repas chez Subway plutôt que dans un bon restaurant. C’est juste pas le même besoin…

    • “Quand ceux qui font partie de la deuxième catégorie proposent un nouvel opus, il est tout à fait normal – du moins à mes yeux – de l’évaluer en considérant l’ensemble de l’oeuvre. ”

      Je suis bien d’accord, mais le lecteur comme moi ne le connait pas, ce système d’étoiles qui s’ajuste au réalisateur. Pour moi, 2 étoiles, ça veut dire 2 étoiles par rapport à l’ensemble des cotes données à la Presse, alors on a l’impression que Malick a fait une médiocrité aberrante à la Sandler, ce qui est franchement ridicule.

      Évidemment, si on compare To the Wonder à Days of Heaven, on peut se dire que ça ne vaut que 2 étoiles, mais par rapport aux autres sorties en salles de l’année, ça demeure un 4 étoiles. Je doute fort que l’on aura droit à 10 plus beaux films cette année.

    • Bien d’accord avec @cinematographe!

      Ce film est sous-estimé des critiques à causes des autres chefs-d’oeuvres de Malick!

      J’ai vu To the Wonder et c’est une très belle pièce de cinéma, mais il semble évident que le grand Tree of Life lui fasse ombrage.

      Les attentes étaient beaucoup trop élevés. Mais ce film n’est loin d’être une merde! J’ai l’impression que plusieurs critiques semblent même bien contents de pouvoir planter Terrence Malick et d’enfin cracher leur haine sur ses films sans en être gèné.

      Sous votre respect M. Lussier, j’aimerais bien que vous appronfondissiez la notion de «dimension faussement spirituelle». La spiritualité c’est une question de point de vue subjectif. Soit on la voit ou on la voit pas, mais ce n’est pas parce que vous ne la voyez pas que c’est «faussé».

      Il est facile d’apprécier To the Wonder: essayer d’imaginer que c’est le tout premier film du réalisateur! On l’aurait trouvé fabuleux, moderne et nouveau-genre. J’en suis convaincu.

      To the Wonder est peut-être le film le moins réussit du réalisateur, mais il reste que je suis d’accord que ça ne mérite pas 2 étoile et que c’est largement suppérieur à ce qui se fait de commercial ces dernières années.

      En fait ça me fait penser aux critiques dans le temps qui ont attaqué Ryan’s Daughter de David Lean en soulignant négativement que David Lean se prenait pour David Lean. Que si on comparait Ryan’s Daughter à Lawrence of Arabia, c’était de la merde. Finalement on reproche la même chose à Malick, de faire du Malick! Ryan’s Daughter est maintenant vu comme était un excellent film d’un réalisateur qui avait un style personnel et unique.

      To the Wonder se verra accorder le même traitement dans le future. J’en suis également persuadé.

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