Marc-André Lussier

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    Vendredi 12 avril 2013 | Mise en ligne à 15h10 | Commenter Commentaires (48)

    Une question de respect et de dignité…

    42 - Affiche

    Il est simplement normal de réclamer que les films soient accessibles dans la langue parlée et comprise de la majorité de la population du Québec

    Il y a des gens qui mêlent deux sujets dans une même discussion, bien que les dits sujets n’aient pratiquement rien à voir l’un avec l’autre. Établissons alors clairement les choses. D’un côté, il y a la problématique de l’accessibilité des films au public francophone du Québec. De l’autre, la discussion entre les adeptes des versions originales (avec sous-titres de préférence) et les versions doublées. Or, dès qu’on évoque le premier thème, important à mon sens, certaines personnes font un amalgame et s’empressent de nous écrire pour nous demander comment, mais ô diable comment, en tant que cinéphile, en sommes-nous venus à réclamer des versions doublées. Misère.

    Je l’ai écrit très souvent au fil des ans, et chanté parfois sur tous les tons en dansant la claquette : à mes yeux, un doublage est une atteinte grave à l’intégrité artistique d’un film. Dans un monde idéal, le cinéphile devrait toujours avoir la possibilité de visionner un film étranger – même hollywoodien – avec des sous-titres plutôt qu’en version doublée. Personnellement, je vois toujours les films dans leur version originale. J’en suis incapable autrement. Si je rattrape un film anglo-saxon en Blu-ray, il se peut, pour certains films plus bavards (Lincoln par exemple) ou des films britanniques avec accents prononcés, que j’utilise alors l’option des sous-titres. Évidemment, la question ne se pose plus pour tous les films tournés dans une langue dont je n’ai aucune notion de base.

    Un phénomène en croissance

    Sauf que la discussion amorcée chez nous il ya quelques mois à cause de la sortie en salle de Lincoln en version originale seulement, ravivée cette semaine par la sortie – en anglais seulement – de 42, ne porte pas du tout là-dessus. Elle porte plutôt sur un phénomène apparemment en croissance, qui fait que les grands studios préfèrent désormais, plus souvent qu’à leur tour dirait-on, sortir chez nous des films en version originale anglaise seulement (sans sous-titres). Les carrières des films en salle étant de plus en plus courtes, les bonzes tiennent désormais à mesurer leur investissement avant de commander un doublage spécifiquement québécois.

    Quand la grogne populaire est survenue au mois de novembre à propos de Lincoln, la compagnie Disney, qui distribue dorénavant les productions du studio Dreamworks, a finalement pu sauver la face en proposant au public francophone québécois – deux mois plus tard – la version de Lincoln doublée en France. Dans le cas de 42, les bonzes de Warner, qui ont visiblement manqué de jugement en ne mesurant pas l’intérêt que peut susciter l’histoire de Jackie Robinson à Montréal, n’ont pas eu autant de chance. Aucun doublage n’étant en cours de réalisation chez les cousins (ce serait une catastrophe de toute façon), le studio n’a plus de marge de manœuvre pour rectifier le tir. On doit en effet mettre quelques semaines pour réaliser un doublage. À ce qu’on me dit, une équipe québécoise entrerait en studio dès le 15 avril afin de réaliser celui de 42. Mais ce serait en prévision de la sortie du film en DVD…

    Quelques coups de fil à des gens du milieu ont pu m’éclairer un peu. Comme dans tous les domaines, l’argent est ici le nerf de la guerre. Au Québec, le doublage d’un film destiné aux salles de cinéma coûte environ 75 000 dollars. Il faut multiplier cette somme par deux afin d’inclure les frais de marketing et de publicité, histoire de promouvoir le film dans les médias francophones. Coût total d’un doublage cinéma : 150 000 dollars. Quand le doublage est uniquement destiné au marché de la DVD et des plateformes «autres« que la salle de cinéma (c’est le cas de 42), le coût de réalisation baisserait alors de moitié. On doit investir environ 30 ou 35 000 dollars dans ces cas-là, sans avoir à débourser de sommes supplémentaires pour la mise en marché. Pourquoi le doublage est-il moitié prix quand on ne le destine pas à la salle de cinéma ? Je ne saurais vous dire. On me suggère qu’il pourrait s’agir d’une question technique, d’équipements moins chers, de cachets moins élevés pour les artisans…

    Une question caduque ?

    C’est dire que ceux qui distribuent des films plus fragiles, qui n’attireront pas obligatoirement assez de spectateurs pour rendre l’opération rentable, y pensent à deux fois avant de commander un doublage. Pour les films américains d’auteurs indépendants, il est bien évident que les circonstances ne s’y prêtent pas toujours. Pour eux, et pour la clientèle que ces films-là attirent habituellement, la solution des sous-titres reste la meilleure.

    On peut évidemment prôner la circulation de copies sous-titrées, moins chères à produire, mais le fait est que les versions doublées connaissent habituellement beaucoup plus de succès au Québec. On peut le déplorer, mais c’est ainsi. L’habitude des sous-titres n’a jamais été créée auprès du public, surtout pas dans la catégorie du film hollywoodien. Les diffuseurs publics (Télé-Québec et Radio-Canada) ne présentent même plus de films sous-titrés dans leur programmation cinéma, soit dit en passant…

    La question de l’accessibilité des films auprès du public francophone deviendra peut-être caduque un jour, d’autant que le jeune public est en vaste majorité bilingue ; du moins à Montréal. Mais tant que le français sera célébré chez nous, tant que la langue de Molière restera l’une des deux langues officielles de ce pays (aux dernières nouvelles, c’était encore le cas), il est simplement normal de réclamer que les films soient accessibles dans la langue parlée et comprise de la majorité de la population du Québec. Une simple question de respect et de dignité. De la même manière qu’il serait impensable de sortir un film en anglais seulement à Paris ou à Prague, ou d’en sortir un en français sans sous-titres à Toronto ou à Flin Flon, il devrait être aussi impensable d’exclure d’emblée une grande partie du public québécois en ne lui offrant aucune alternative.

    Les liens :

    Lincoln enfin en français mais

    Une situation préoccupante (Marc Cassivi)

    Pour ou contre le doublage ? (Jozef Siroka)

    Chadwick Boseman : la peau d’une icône

    Des honneurs montréalais pour Jackie Robinson


    Lien YouTube.

    Compte Twitter : @MALussier


    • Mon opinion sur ce sujet est assez simple, pas de version française disponible = pas de diffusion en salle.

    • Je vais leur donner raison, je n’irai pas le voir, ni l’acheter en disque.

    • @man1hack

      Oui, fermons le Québec à double tour, érigeons une muraille et appliquons du silicone dans les craques.

      Le français ou la mort, batinsse!

    • J’écoute pratiquement tous mes films sous-titrés (en anglais). Je suis pas mal en anglais, assez pour écouter un film dans cette langue dû moins. Je me considère comme un québécois moyen pour le visionnement de films (question de la langue). Je ne viens pas de Mtl, donc je ne parle pratiquement jamais français. J’utilise les sous-titres pour être sûr de ne pas échapper quelque chose. C’est comme un cousin de sécurité. (Je le fais également pour l’espagnol que j’utilise couramment.)

      C’est un commentaire niaiseux que je vais faire, mais je le fais parce que je ne suis peut-être pas seul dans cette situation. Je vais voir moins de film au cinéma pour cette raison. Pourquoi? Je n’aime pas les films doublés en français et je ne me sens pas assez à l’aise (même si, je le répète, je comprendrais la majorité du film) d’aller voir un film en anglais.

      Mais bon, j’imagine que nous sommes trop peu nombreux dans ma situation pour que ça l’importe qui que se soit. Un peu comme le fait que dans la ville de Qc, les films en anglais sont présentés généralement que une à 2 fois par semaines dans 2-3 cinémas.

      Donc, dans mon cas, comme ça m’ennuierait un peu de payer 15$ pour aller voir un film et manquer quelques répliques ou passage, je préfère ne pas y aller. J’y vais seulement lorsque j’ai vraiment le besoin de voir le film ASAP! :-)

      Une question qui m’est venue en lisant votre billet…qu’en est-il des personnes malentendantes?? Ça veut dire qu’ils ne peuvent jamais aller au cinéma?!? Je sais qu’ils sont probablement laissés pour compte par les compagnies de distribution pour une raison de nombre…mais c’est dommage pour eux quand même :-S

    • jon8 – 12 avril 2013 – 17h55

      Désolé de crever votre balloune, mais ici la langue officielle est le français.

      Je ne dis pas qu’aucun film ne doit être présenté en anglais, mais que si celui ci veut être diffusé au Québec, il doit aussi l’être en français. Ensuite libre aux gens de choisir la langue dans laquelle ils veulent voir le film.

      C’est vraiment dur à comprendre ça pour les petits élitistes qui ne veulent voir qu’une oeuvre originale et rien d’autre ?

      Pour une fois que nous avons une industrie (le doublage) qui fait vraiment un très bon travail, autant en profiter.

      Moi voir un film allemand et perdre la moitié de l’action à l’écran parce qu’il faut lire le texte, bof, très peu pour moi. Quand je veux lire, j’ouvre un livre.

    • @ man1hack

      Michael Bay sort un nouveau film bientôt. Il devrait y avoir une version doublée en français, rassurez-vous.

      Bon visionnement.

    • pezzz – 12 avril 2013 – 19h23

      et voilà la condescendance qui arrive avec ses gros sabots, ZZZzzzZZZzzz…

    • @man1hack

      Je n’ai tourné votre commentaire en dérision qu’à moitié et avec le sourire. C’était surtout en réponse à ”l’opinion assez simple”.
      C’est une situation plutôt complexe où tout le monde à un peu raison…

      D’un côté nous sommes en droit de s’attendre à des services/produits en français et de l’autre côté les lois du marché sont telles qu’il est impossible de faire certaines choses sans volume de vente suffisant.

    • @benoitb

      ”Donc, dans mon cas, comme ça m’ennuierait un peu de payer 15$ pour aller voir un film et manquer quelques répliques ou passage, je préfère ne pas y aller.”

      Je comprend ça très bien. D’ailleurs, c’est une des nombreuses raisons pourquoi Visionnement à la maison > Visionnement en salle. Il est possible de changer de langue parlée et de sous-titre à volonté ainsi que de se retaper un bout mal saisi une première fois.

    • impossible de faire certaines choses sans volume de vente suffisant.
      ————————————–

      Impossible ou manque de volonté ?

      Si je prend le film The Master, il n’a pas été distribué en salle en français au Québec et pourtant en France, oui. (j’espère que je ne me trompe pas pour l’exemple mais me semble que j’ai raison)

      Ce genre de truc me fâche particulièrement, surtout pour ce film car je l’attendais impatiemment, et malgré le fait que je me débrouille en anglais, je voulais le voir en français car on s’entend que c’est un film fort sur le dialogue et je ne voulais rien manquer.

      Même chose pour Lincoln je crois. Ici il n’a été projeté qu’en anglais en salle et pourtant une version française existe.

      PS: @Pezzz, Lincoln et The Master, ça fait assez Michael bay pour toi ça comme exemple?…

    • ”Moi voir un film allemand et perdre la moitié de l’action à l’écran parce qu’il faut lire le texte, bof, très peu pour moi. Quand je veux lire, j’ouvre un livre.”

      Difficile d’être en désaccord avec ça.

      D’ailleurs j’irais même jusqu’à dire que c’est insultant pour le cinéaste (et le reste de l’équipe, dont le directeur photo) d’être dans une situation ”lecture” en visionnant une oeuvre audiovisuelle. On perd assurément de l’information et des subtilités en lisant un bas d’écran, ce qui est franchement absurde pour des films où, précisément, toute la richesse tient dans les subtilités…

      Le doublage, de son côté, est de qualité variable: d’ordinaire à carrément poche. Souvent il dénature l’oeuvre, à mon avis.
      Si vous avez suivi les séries télé Seinfeld ou Dr. House en français, vous ne savez *pas vraiment* ce que sont ces séries télé, tellement la voix des personnages et les dialogues/blagues sont dénaturés. Idem au cinoche. Et là, je ne parle même pas des versions Queb’ joual v.s. Français international v.s. Parisien…

      Bref, je suis de ceux qui croient que si l’humanité existe encore dans 10,000 ans, elle ne parlera qu’une seule langue, comprise de tous. Ce sera pour le mieux.

    • ”et malgré le fait que je me débrouille en anglais, je voulais le voir en français car on s’entend que c’est un film fort sur le dialogue et je ne voulais rien manquer.”

      C’est compréhensible même si personnellement je considère que de ne pas parler anglais en amérique du nord est handicapant à notre époque.

      Une langue est un outil de communication et la communication prime sur l’outil. Therefore, si mes arrières-petits-enfants deviennent unilingues anglophone (ou mandarin), je ne vais verser aucune larme.

      Il Y A des désavantages à être dans une situation linguistique très minoritaire sur le continent. Il faudrait aussi cesser de s’en cacher. Il y a plusieurs choses que nous sommes en droit de demander en français, mais il y a des choses régulées par les lois du marché, de l’offre et la demande. L’équilibre se fait ainsi et c’est très bien.

      Soyons réalistes ici: le cinéma n’est pas et ne sera jamais un besoin essentiel.

    • jon8
      C’est compréhensible même si personnellement je considère que de ne pas parler anglais en amérique du nord est handicapant à notre époque.
      ————————————————

      et vous avez entièrement raison, j’en suis très conscient car c’est mon cas. Je me débrouille en anglais pour comprendre l’ensemble d’une idée mais je suis complètement perdu dans les subtilités et les détails. C’est un manque que je compte palier très prochainement.

      ——————————–
      “Bref, je suis de ceux qui croient que si l’humanité existe encore dans 10,000 ans, elle ne parlera qu’une seule langue, comprise de tous. Ce sera pour le mieux.”
      ——————————-

      Moi aussi et j’espère que ça arrivera le plus tôt possible. D’ailleurs une base est déjà là:

      L’espéranto est une langue construite conçue à la fin du XIXe siècle par Ludwik Lejzer Zamenhof dans le but de faciliter la communication entre personnes de langues différentes.
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Esp%C3%A9ranto

    • Oui Cineplex et Guzzo devraient exiger d,avoir une version doublée s’ils ont pour présenter le film dans plusieurs succursales sinon ils manquent de respect envers leur clientèle.

      Je vois aussi pour le Dix30 qu’ils présentent des films en anglais dans leur cinéma VIP et non la version en français… Cela donne l’impression de traiter la clientèle anglophone ou bilingue aux petits oignons.

      Anyway, 42 n’est pas présenté dans aucun cinéma que j’aime ou sur ma route… Il est même pas au cinéma Banque Scotia…

      Et pour le Dix30, c’est pas pour moi…

      À Greenfield Park où est Guzzo et avant eux, il y a toujours eu des films en anglais de présentés dans ce bout là…

    • @jon8

      Pas d’accord sur le principe de la langue unique, celle-ci étant intimement liée à la culture. Une seule langue, c’est une seule culture et si celle-ci est pour être américaine, j’aime mieux passer mon tour.

      Je pense qu’on devrait interdire les films qui sont présenté au Québec en anglais seulement, point final. D’ici ce temps-là. je pense qu’on devrait boycotter, comme le dit M. Lussier, c’est une question de respect et de dignité.

      Aussi, je pense qu’on devrait aussi s’abstenir de faire la promotion via des critiques de ces films dans des médias francophones comme La Presse.

      Il y a quand même plusieurs francophones parmi les spectateurs des films en version originale anglaise. M-A. L.

    • Moi j`écoute toujours la version originale du film .Les attraits que moi j`y vois ne semblent pas déranger toutefois ceux qui eux préferent la version doublée en francais.
      Or, la réalité c`est qu`on se doit au Québec d`utiliser tous les outils possibles et impossibles pour faire la promotion du francais et pour mettre à la disposition de tous la version de notre choix.

      Il y a donc deux réalités avec les quelles nous devons négocier. Celle de la version francaise francaise ou québécoise ? Dans les deux il peut y avoir dérapage…
      Mais surtout, pendant combien de temps les majors vont se prêter au jeu ? Quand Fox ou Warner ou Disney jugera qu`il n`en vaut plus la peine, il faudra pas se faire d`illusion et a ce moment là peut-être devrons nous faire un compromis avec nos cousins de France ? Pas certain moi que c`est le Québec qui en mettant des interdits sur son territoire avec des lois va dicter la facon de faire aux grands du cinéma. Tant que ca va en valoir l`effort , ils vont se prêter au jeu mais un moment donné…

    • Les films avec sous-titres n’intéressent pas grand monde,le doublage ”made in France” en agace plusieurs,les films uniquement en anglais n’ont,en général,pas la cote chez nous et le doublage québécois aura toujours ses détracteurs.Joli tableau…

      Je crois que Lincoln et 42 sont le début d’une nouvelle tendance des majors et ce n’est pas un hasard.La donne change petit à petit.De plus en plus de jeunes Québécois francophones sont bilingues(et non,ce n’est pas un reproche).Comme l’impression que le ratio des versions doublées va se rétrécir graduellement.Respect et dignité? Bien d’accord.Reste que la loi du marché s’embarasse de moins en moins des fleurs(de lys)dans le tapis.

      Le public ciblé des majors étant celui des jeunes (de plus en plus bilingues) on peut supposer à moyen ou long terme un accroissement des films en version originale anglaise sur nos écrans.Nouveau public,nouveau point de vue.

    • krikrok

      13 avril 2013
      10h39

      “Le public ciblé des majors étant celui des jeunes (de plus en plus bilingues) on peut supposer à moyen ou long terme un accroissement des films en version originale anglaise sur nos écrans.Nouveau public,nouveau point de vue.”

      J’ai 57 ans. Je suis parfaitement bilingue et voir un film américain dans la langue originale me plait beaucoup. Disons que je suis ce que Mr. Lussier un adepte de la version originale. Désolé de vous décevoir mais mes enfants ici ne parlent pas encore assez bien l’anglais pour prendre plaisir à voir “42″ dans la version originale.

      Et que faites-vous des gens de mon âge qui ne parlent pas anglais ? Nous sommes nombreux (trop d’après certains) nous les baby-boomers à aimer le cinéma. Les retraités y vont souvent parai-il. Et il n’y a pas que Montréal au Québec comme certains semblent l’oublier.

      Robert Duquette

    • ”Je crois que Lincoln et 42 sont le début d’une nouvelle tendance des majors et ce n’est pas un hasard.”

      Question: n’est-ce pas une bonne nouvelle pour les productions Québécoises ? Moins de compétition and such..

    • ”Pas d’accord sur le principe de la langue unique, celle-ci étant intimement liée à la culture. Une seule langue, c’est une seule culture et si celle-ci est pour être américaine, j’aime mieux passer mon tour.”

      Tout n’est pas blanc ou noir.

      Les Texans, les Californiens, les Londoniens et les Australiens des Outbacks parlent tous anglais. Il y a pourtant des différences majeures.

    • ”Il y a quand même plusieurs francophones parmi les spectateurs des films en version originale anglaise. M-A. L.”

      Peut-être alors un système de quota où un francophone n’a le droit qu’à 2 visionnements anglo par année ? Ou un système de contravention où un franco pogné les culottes baissées en train de faire du voyeurisme anglophile doit payer 500$ + 6 points d’inaptitude.
      Après l’anglais, préparons nous à Bollywood et sa langue hindou.

      Sortez le silicone, la planète veut s’infiltrer partout dans les craques du Québec!

      ??? C’était surtout pour faire valoir qu’aucune règlementation de ce genre n’est souhaitable. M-A. L.

    • “Une question de respect et de dignité…” Parlez-en au 42, justement. Plus ça change, plus c’est pareil…

    • @ q.terreux
      Bonjour
      Je ne suis pas parfait bilingue moi-même,vraiment loin de là,mais juste assez pour pouvoir me débrouiller à l’écoute d’un film en anglais…et m’y perdre parfois aussi.
      p.s. Je ne suis pas ”montréalocentriste” (je regarde comme tout le monde la Commission Charbonneau). Bonne journée à vous.Sans rancune.

    • M. Lussier, pardonnez-moi d’être hors sujet, mais j’aimerais savoir si je suis le seul à avoir de plus en plus de difficulté à comprendre les dialogues des films Français.

      Je viens par exemple de louer en DVD une petite (petite) comédie romantique (Les tribulations d’une caissière) et j’ai du manqué au moins la moitié des répliques. Il me semble que les acteurs français marmonnent de plus en plus. Remarquez, c’est peut-être moi qui devient sourd.

      Enfin, peu importe le problème, ça serait bien que les Français mettent des sous-titres pour mal entendants, parce que moi, je les pige de moins en moins.

    • C’est bien beau se débat là mais tiens je viens de regarder cela la disatance à parcourir c’est entre 25 et 30 minutes de marche se rendre au Cineplex-Forum à partir disons du 1000 de la Gauchetière, juste deux minutes de plus que de se rendre à L’Excentris et en transport en commun cela ne vous fait pas sauver énormément de temps…

      Et de toute manière à Cineplex Forum tout comme au cinéma Banque Scotia si on va là, c’est pour voir un film en anglais. La même chose dans mon adolescence si je me rendais à Greenfield Park c’était pour voir un film en anglais.

      Pas question que je me rende au Dix30.

      42 semble un film intéressant à voir mais pour le plaisir des langues il ya des films avec sous-titres anglais au Cineplex Forum.

      NO pourrait alors le film à voir en espagnol avec sous-titres anglais… Tant qu’à marcher ou aller dans les langues, il faut bien avoir un certain défi et l’espagnol cela sonne familier à mes oreilles et j’avais des amis chiliens dans mon enfance et adolescence.

      Est-il meilleur avec les sous-titres anglais ou bien ceux français car le film est aussi présenté à L’Excentris ?

      Jackie Robinson pourrait bien attendre son tour… Ce serait mon choix.

    • Un petit dernier sur le manque de respect et de dignité pour un film sur Jackie Robinson, il me semble que tant qu’à être présenté à Montréal il devrait être présenté à StarCité, pas trop loin du Stade Olympique…

      Mieux que cela le film devrait être présenté dans une version originale avec sous-titres ou bien celle doublée à l’École Pierre-Dupuy ou encore rendu à l’été quand il fera beau à l’extérieur…

      Le plus près possible du stade Delorimier… Si on veut vraiment rendre hommage à une légende il faut se rapprocher des lieux d’origine de ses exploits avec les Royaux de Montréal.

      Un film à présenter à l’auditorium ou au gymnase de l’école. Pas une urgence. Mais il faut prévoir plus de choses afin de respecter l’histoire du baseball à Montréal.

    • Les “majors” connaissent la situation de la langue au Québec. Les sorties de films doublés tant au cinéma qu’en DVD le prouvent. Ils font des choix, c’est clair. En gros ce sont eux qui décident ce que les unilingues francophones iront voir en cinéma ou en DVD.

      Qu’un doublage ne soit pas disponible lors de la sortie en salle à cause des délais, je peux presque le comprendre… Mais lors de la sortie DVD du même film, qu’on n’y fournisse pas de doublage ni de sous-titre… là ça m’enrage.

      Je suis bilingue, j’écoutes souvent des films dans la langue originale… sauf quand je suis avec mon copain qui lui, ne parle que le français. Les majors ont décidé qu’il n’aurait pas le droit de voir une film comme “This must be the place”. Pourtant un doublage français existe pour ce film. D’ailleurs, quand il s’agit de disponibilité d’un film en français, c’est à ce moment que le téléchargement illégal devient ma seule option. J’ai vu “This must be the place” avec un doublage assez sordide (la voix de Sean Penn… heurk!) … avant que ce film ne soit présenté en salle en anglais à Montréal. C’est un film que je suis content d’avoir pu partager avec mon copain. Lors de la sortie DVD du film, je me serais attendu à y voir un doublage français… Hé non… pas même de sous-titres. Jane Eyre… même chose… (anglais et espagnol!), The Golden Compass qui comprenait la version doublée lors de sa première sortie en DVD ne comprend plus de piste française sur le Blu-Ray. Ça un peu enrageant… puisque ces DVD et Blu-Ray devraient être l’outil même de la polyvalence en ce qui a trait aux choix de la langue.

      Quand je dis que les majors sont au courant de la situation… je m’éloigne du cinéma pour aller en télé… si on regarde une série comme Dexter. Les premières saisons ont été publiées en DVD en anglais seulement. Les réseaux de télévisions n’ayant pas encore diffusé la série dans la langue de Molière. Les coffrets de la série Dexter, ont eu droit à une deuxième sortie DVD avec piste sonore française. Bref, il devait y avoir de l’argent à faire avec nous dans ce cas précis.

      D’autres comme Fox, ont sorti des séries doublées, comme les Griffins et ont sciemment arrêté d’inclure la langue française après les trois premiers coffrets.

      Bref, il semble y avoir aussi cette guerre entre les deux doublages d’une même langue. Payer pour un doublage québécois et un doublage français? Les français détestent les doublages québécois… et les québécois, quoique plus habitués… n’apprécient pas nécessairement les doublages français qui incluent beaucoup d’expressions argotiques ou du langage de rue. Les français indiquent le doublage d’un film américain dans leur langue comme étant doublé en “Truefrench”… une expression qui en ferait sauter plus d’un ici! Et c’est ici que je comprends un peu les majors (financièrement parlant)… deux doublages pour une même langue… ils ne veulent pas payer pour ça. Surtout pour un petit marché de francophones d’Amérique du Nord.

      Et faut aussi regarder ce qui se fait en France quant aux sorties DVD. Rares sont les films qui ne contiennent pas de sous-titres français. Même les films à petits budgets en ont. Parfois, ça me fait rêver que le Québec devienne une Zone 2! Sans compter la disponibilité de titres qui ne sont même pas distribués ici! Leur marché est beaucoup plus gros que le nôtre.

      Finalement, je dirais que quand les “majors” décident de ne pas inclure un doublage ou un sous-titrage français pour un film, tant au cinéma qu’en DVD… ils font un choix. Un choix d’exclure une portion de l’auditoire qui, ils le savent, ne leur rapporteras pas nécessairement de gros sous. Au final, le respect de la culture de l’autre à qui je veux vendre un produit… ça passe toujours derrière l’idée de profit.

    • Le public québécois dit qu’il n’est capable que d’apprécier un film qu’en français? Qu’il commence par allez voir les films québécois et on en reparlera après…

    • Pour les films indépendents étrangers (à l’exclusion des USA, UK, etc.), je ne crois pas qu’il y ait le budget pour faire le doublage de ces films. Il y a un mois, j’ai écouté un film norvégien indépendent. Il était en norvégien sous-titré français (ou anglais, je ne me rappelle pas). Si on suivait la logique de certains, je n’aurais pas pu voir le film parce qu’il n’a pas été doublé et donc il ne devrait pas être présenté au Québec. Ben voyons.

      Je crois qu’il y a une autre exception aux doublages: Les films musicaux. En ce qui me concerne, j’aime écouter les chansons originales avec les acteurs. Parfois ce sont des chanteurs professionnels, qui ont des voix beaucoup plus belles que les “doubleurs” et qui se sont pratiqués pendant des mois pour le rôle. Qu’est-ce que j’ai détesté Chicago en VF versus en VOA. Je n’ose pas imaginer les Miz doublé…

      Récemment, j’ai vu 21 jump street en VF. Alors que j’avais bien rit en l’écoutant VOA (et les critiques étaient bonnes aussi), le film semblait très immature voire mauvais en VF. Les blagues n’avaient plus le même sens. Donc, il y a un cachet culturel qui vient avec la langue aussi.

    • Venez à Québec (la ville) où on a de la misère à voir un film en version originale, même les blockbusters. Et qu’on ne viennent pas dire que ça pogne pas, quand un film est en version originale, la salle est aussi pleine que les autres… Et comptez pas sur les chroniqueur du Soleil pour faire pression et dénoncer la chose… et avec le monopole Cinéplex en plus….

    • Pour les films de répertoires, distributeurs, cinéastes, spectateurs, on est tous d’accord pour la version original sous-titré, pour le respect de l’intégralité de l’oeuvre. Par contre, faut pas oublier d’inclure le sous-titre, parce que l’accent irlandais, c’est pire que britannique. On fait aussi exemption au film d’animation, puisque de tout façon, il faut donner la voie aux personnages.

    • ”??? C’était surtout pour faire valoir qu’aucune règlementation de ce genre n’est souhaitable. M-A. L.”

      Désolé pour la confusion, Marc-André. C’était bien sûr en suivi de votre réponse à guyt54. S’il y avait sur cette plateforme préhistorique de blogue wordpress une fonction citation sur citation, ce genre de chose n’arriverait pas.

    • Je suis aussi un adepte des sous-titres et des versions originales. Peu importe que ce sois une série Britannique ou un film d’action japonais je veux toujours voir la version originale.
      Mais à lire les commentaires sur ce blog, je me rends compte d’un problème que je ne connaissais pas; La difficulté à lire rapidement. J’ai toujours fini de lire les sous-titres bien avant que l’acteur n’ait finit de parler et ça me laisse souvent le temps de jeter un coup d’oeil aux costumes, aux décors ou aux angles e caméra, mais ça ne doit pas être la norme pour ceux qui réclament les doublages.
      Encore pire, quand un doublage est québécois, je reconnais les doubleurs et ça brise l’illusion du film pour moi. C’est encore pire quand un doubleur, que je reconnais double, un acteur américain dont je connais la voix.
      Rajouté sur le tout que, si c’est une comédie, la moitié des jeux de mots et des références culturelles passent au hachoir. Jamais je ne pourrais retourner voir autre chose que des versions originales si j’ai le choix.

    • @ jon8

      «Bref, je suis de ceux qui croient que si l’humanité existe encore dans 10,000 ans, elle ne parlera qu’une seule langue, comprise de tous. Ce sera pour le mieux.»

      Tu dis ça parce que tu as une conception utilitariste et superficielle de la langue que tu réduis à un mode de communication. Ce que tu n’as pas saisi, c’est que la langue est d’abord la structure de la pensée et une façon de nommer le monde. Ne conserver qu’une seule langue comme moyen d’envisager la réalité, c’est fatalement un appauvrissement et une réduction de celle-ci. Il y a dans le Devoir d’hier une belle entrevue avec Michael Edwards, le premier anglophone à entrer à l’Académie française, tu devrais y jeter un coup d’oeil.

      «les lois du marché sont telles qu’il est impossible de faire certaines choses sans volume de vente suffisant.»

      Faux. La plupart des pays scandinaves, par exemple, ont des populations inférieures à celle du Québec (seule la Suède l’est légèrement davantage) et ont droit à des films américains sous-titrés ou doublés dans la langue du pays.

      «Difficile d’être en désaccord avec ça.»

      Non, pas si difficile. J’ai regardé des centaines de films sous-titrés dans ma vie. Je me suis habitué et je ne crois pas que je manque quoi que ce soit.

    • ”Ce que tu n’as pas saisi, c’est que la langue est d’abord la structure de la pensée et une façon de nommer le monde. Ne conserver qu’une seule langue comme moyen d’envisager la réalité, c’est fatalement un appauvrissement et une réduction de celle-ci.”

      Intéressant point de vue, qui diffère de la réalité que j’envisage, Astyanax. Et pourtant, nous parlons la même langue.
      ;-)

      ”Tu dis ça parce que tu as une conception utilitariste et superficielle de la langue que tu réduis à un mode de communication.”

      There is no such thing as ”réduit à un mode de communication”. Les problèmes de communication sont le goulot d’étranglement de l’évolution humaine. Rien de moins.

      L’homme du 21e siècle vit probablement, avec l’émergence d’internet, l’équivalent du moyen-âge de la communication -au sens absolu- et nos langues parlées/écrites actuelles sont plus sources de pollution, quant à la ‘’structure de la pensée” et à l’efficacité pure de communication, qu’outils à glorifier.

      Certes, n’importe quel outil de communication (incluant les langues) donnera une couleur aux communications voire même aux utilisateurs, mais de là à affirmer que, fatalement, une hypothétique langue unique serait une stagnation ou un recul évolutif, c’est franchement du n’importe quoi. Surtout sur un horizon de 10,000 ans! Tu fais du temporocentrisme, Astyanax. C’est pardonnable, 10,000 ans c’est loin en torieux.

      Revenons au cinéma, qui est un autre outil de communication (excellent d’ailleurs): j’ai réécouté Samsara hier soir. Pas un mot durant 100 minutes. Pourtant le (les) message(s) passent avec une efficacité foudroyante.
      Il y a des films verbeux à assommer un boeuf (et prétentieux) qui devraient prendre exemple de ce genre d’oeuvre.

    • @guyt54, j’ai eu le même problème avec le film “Les Intouchables” en blu-ray. Durant la première demi-heure du film on était sans cesse à se demander “qu’est-ce qu’il vient de dire?”. Les bruits ambiants et effets sonores prennent beaucoup de place dans une trame audio de film, et il faut augmenter le volume à des niveaux vraiment hauts pour que les voix deviennent discernables. Heureusement avec un disque on peut réécouter une autre fois et en général ça passe au complet, mais au cinéma ç’aurait pu être très frustrant. Pour plusieurs séries en DVD, ça a fini avec une bonne paire d’écouteurs car sinon je dérangeais la maison au complet.

    • @ jon8

      «Temporocentrisme»? Chronocentrisme peut-être?

      Si 10,000 ans c’est trop loin pour moi, pourquoi ne l’est-ce pas pour toi?

      Sinon, tes propos sont une négation de l’idée même de culture. Tu dois lire Levi-Strauss de toute urgence…

    • À la lumière de cette réplique manquant cruellement de consistance, je ne vois qu’une lecture urgente: Paul Graham. Que je t’offre de suite, en version originale ET en français.

      http://www.paulgraham.com/disagree.html

      http://idoric.free.fr/dotclear/index.php/post/2009/06/07/L-art-du-desaccord

      Ça me fait plaisir, bonne lecture.

    • À l’heure de la mondialisation, il est important de ne pas construire une tour de babel linguistique et de s’ouvrir au reste du monde.
      Laissez faire le reste du Canada.
      Ne pas connaître une seconde langue, et en particulier ne pas connaître l’Anglais est un grave handicap.
      Imposer ce handicap à d’autres est comme interdire d’apprendre les mathématiques sous prétexte que c’est trop difficile à comprendre.

      Laissons donc les salles offir les films dans la langue qu’elles veulent, la loi de l’offre et de la demande va faire le reste.
      Et en ce moment la majorité des gens préfèrent la version originale.

      L’anglais est la langue internationale des affaires, de la science, de la diplomatie et oui, l’anglais est aussi la langue internationale de la culture.

      Si Céline Dion n’avait pas appris l’Anglais, elle ne serait jamais devenue la star internationale qu’on connaît.

      Ceux qui sont les plus riches culturellement au Québec ce sont les bilingues et les polyglottes.
      Les autres (qui sont en minorité en passant) ne devraient pas imposer leur ethnocentrisme culturel sous prétexte qu’ils sont allergiques à l’Anglais et amers d’avoir perdu la bataille des plaines d’Abraham il y a 250 ans.

    • clapotisnocturne

      15 avril 2013
      11h26

      “Ne pas connaître une seconde langue, et en particulier ne pas connaître l’Anglais est un grave handicap.”Imposer ce handicap à d’autres est comme interdire d’apprendre les mathématiques sous prétexte que c’est trop difficile à comprendre.”

      Qui vous parle d’imposer ici ?
      Je suis parfaitement bilingue par choix. Rien ne m’y obligeait. Pourquoi priver une soit-disant “minorité” comme vous dites de biens culturels parce qu’ils ne sont pas bilingues. Tous les films américains sont traduits en France. Pourquoi pas ici ?

      p.s : La deuxième langue la plus parlée en France est…. l’Arabe. Étonnant non !

    • ajoutons ceci:

      http://www.lapresse.ca/debats/votre-opinion/201304/12/01-4640502-le-mur-de-la-langue.php

    • Les majors doublent un film comme les Avengers pour les même raisons qu’ils sont réticents à doubler un film comme Lincoln.

      Les Avengers ont générer presque 10M de recettes au Québec. Sans doublage, ils auraient fait beaucoup moins. Disons 5M. Si tu investi 150K pour générer 5M, c’est un no-brainer!

      Si par contre le studio s’attend à ce que ce la version doublé ne génère qu’entre 100K et 300K tandis qu’elle coûte 150K, sa pertinence est remise en question. Vaut-il mieux accepter des revenus moindre mais ne pas risquer une perte sèche?

      Il ne faut pas s’attendre à ce que Hollywood subventionne la langue française; ils doublent au Québec seulement si ils croient que ça générer plus de revenus que ça ne va coûter.

      Il y a toujours eu plein de films qui n’étaient pas traduit pour cette raison. Le ’scandale’ actuel tient au fait que Lincoln et 42 sont des productions plus ambitieuse qui habituellement étaient systématiquement doublé au Québec.

      Vous savez, les bonzes des grands studio ne se lèvent pas le matin en se disant; ‘tiens, comment pourrais-je humilier le Québec Aujourd’hui!’. Si ils ont commencé à devenir plus prudent avant d’investir dans un doublage, intuitivement j’assume que c’est parce qu’il y a eu quelques pertes récemment.

      Ceci dit, je crois qu’ils ont fait une erreur avec Lincoln et 42. Le premier à fait très bien internationalement pour ce genre de film (182M mondialement pôur un drame verbeux, c’est pas commun!) et 42 vien de dépasser de beaucoup les projections. Il est clair avec le recul que dans les deux cas ils auraient fait plus d’argent au Québec en offrant la version doublé mais j’imagine que dans leurs projections initiales ce n’aurait pas été le cas.

    • @ q.terreux

      Il n’est pas rare qu’on impose le Français.
      Au Québec on impose le Français jusque dans les menus des restaurants Italiens.
      Comme si ça allait améliorer quoi que ce soit.

      Le Français a très bien survécu et même prospéré despuis 1759 grâce à la revanche des berceaux.
      C’est depuis l’apparition de la dénatalité catastrophique des Québécois de souche durant les années 70 que le Français recule.
      Incidemment c’est aussi depuis ce temps là qu’on impose le Français pâr des lois, des règlements et des organismes subventionnés.
      C’est totalement futile comme démarche gouvernementale, les résultats le démontrent de façon éloquente (surtout à Montréal) et ça ne fait qu’exacerber inutilement les tensions etniques.

    • Je n’ai jamais eu de problèmes avec les films sous-titrés que l’on voit très fréquement à l’étranger…

      La question que je me pose, après le oui, pour les films doublés en français, où sont nos films québécois???? À Gatineau, cette semaine, deux films français (Paulette et Renoir), plein de traductions de films médiocres (GI Joe 2, Film de peur 32, et autres déchets du genre), et AUCUN films québécois!!!

      Si notre culture est si importante, pourquoi ne pas la diffuser chez nous????

    • Avec le taux d’analphabétisme élevé et le % de francophone unilingue au Québec les films doublés ont leur raison d’être.

    • clapotisnocturne

      15 avril 2013
      13h07

      Quelle est la langue de la majorité ici ?
      Un peu marre du “montréalisme” à tout crin.

    • @ q.terreux

      Le Français la langue de la majorité ?
      Plus pour bien longtemps.
      Très bientôt la majorité sera soit Anglophone, soit bilingue.
      Si ce n’est pas déjà le cas.

      En 2001 au Québec, 40,8 % de la population a déclaré être bilingue, par rapport à 37,8 % en 1996 et à 35,4 % en 1991.

      Le bilinguisme va donc en augmentant.

      Si on ajoute les 6,7 % de la population québécoise (2006) dont la langue maternelle est l’anglais, on se rapproche de la majorité.

      Vu que les derniers chiffres datent de 2001 c’est peut-être déjà un fait accompli.

      http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9mographie_linguistique_du_Qu%C3%A9bec#Les_bilingues

      Alors si comme vous le proposez on se doit de respecter les droits de la majorité, on devrait cesser d’imposer l’unilinguisme et laisser les gens faire ce que bon leur semble dans la langue de leur choix.

      Les référendums ça aurait pu marcher dans le passé si les gens et les arguments avaient été plus convaincants.
      Ça n’a pas été le cas. Deux fois.
      Aujourd’hui cette époque là est révolue, et le multiculturalisme deviendra bientôt la principale force politique, économique et bien sûr culturelle au Québec.

      En démocratie on est obligé d’en tenir compte.

      On a fait le choix de société d’aller vers la dénatalité alors il faudra s’adapter sans passer par * espérons-le- * de tristes épisodes de nationalisme moribond devenu extrémiste comme on en a vu ailleurs dans le monde comme au Kosovo.

      Partout dans le monde et à toutes les époques, le nationalisme a causé bien plus de drames humains qu’il n’en a résolu.

      La fierté nationale n’est qu’un sentiment.
      Ça ne crée pas grand chose d’autre que de l’auto-satisfaction et un peu de tourisme.
      Et surtout ce n’est pas un gage de paix sociale.
      Au contraire ça se traduit souvent par l’exclusion des autres réalités culturelles, linguistiques et ethniques.

      Avec la mondialisation et l’immigration l’homme du futur au Québec et partout das le monde sera multi-ethnique.
      C’est une tendance lourde et inévitable.
      Alors le nationalisme comme bien d’autres “ismes” du passé n’aura plus dorénavant sa raison d’être.

    • clapotisnocturne

      15 avril 2013
      15h05

      Désolé mais vous mélangez tout. Quelle rapport entre le nationalisme et le fait de pouvoir regarder un film dans sa langue ?

      Je suis fils d’immigrants dans ce pays. Immigrés d’Europe en 1951. Fuir le nationalisme sordide, si ils étaient encore vivants ils pourraient vous en parler !
      Défendre sa langue n’a rien à voir avec le nationalisme à mon avis.

      Vous dites : Alors si comme vous le proposez on se doit de respecter les droits de la majorité, on devrait cesser d’imposer l’unilinguisme et laisser les gens faire ce que bon leur semble dans la langue de leur choix.

      Vous allez exactement dans le même sens que Mr. Lussier ici. Il n’est pas question ici d’interdire les projections de films en anglais. Comme je l’ai dit plus haut, je suis parfaitement bilingue. Mais il existe deux langues officielles dans ce pays et j’estime normal qu’on respecte ce fait.

      Mais comme disait je ne sais plus qui : Il y a deux langues officielles au Canada. L’anglais pour les anglophones et le bilinguisme pour les francophones.

      Alors oui ! Respect et dignité.

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