Marc-André Lussier

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    Journaliste à La Presse depuis 1995, Marc-André Lussier est fou de cinéma...
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    Jeudi 4 avril 2013 | Mise en ligne à 17h08 | Commenter Commentaires (10)

    In Memoriam Roger Ebert

    Siskel & Ebert - 2

    Gene Siskel et Roger Ebert (photo : archives AP)

    Que dire quand meurt un géant ? Le plus célèbre des critiques de cinéma vient de rendre l’âme après plus de dix années d’un combat acharné contre la maladie.

    Je l’ai croisé souvent sur le circuit des festivals. À Cannes. À Toronto aussi. À l’époque où le Festival des films du monde de Montréal attirait encore les ténors de la presse internationale, nous avions le loisir de le croiser ici parfois aussi. Je n’ai toutefois jamais eu la chance d’avoir une conversation avec lui. J’en aurais probablement été fort intimidé de toute façon.

    La plupart des gens l’ont d’abord connu à la télévision. Avec son collègue «rival» du Chicago Tribune Gene Siskel, Roger Ebert, à l’emploi du Chicago Sun-Times depuis 1967, a inventé une nouvelle forme de discussion critique au petit écran. Cette formule toute simple – deux critiques discutant des nouveaux films prenant l’affiche – a bien entendu fait école. Le fameux «Thumbs Up; Thumbs Down» est passé dans l’usage. Au Québec, cette formule fut reprise au cours des années 80 sous le titre À première vue (avec Chantal Jolis et René Homier-Roy).

    Cela dit, Roger Ebert était aussi doté d’une grande plume. Il semblait d’ailleurs infatigable à cet égard. Même diminué physiquement par la maladie, le critique est resté généreux de ses textes jusqu’à tout récemment encore. Mardi, il annoncé sur son blogue qu’en raison d’une rechute cancéreuse, il devait à regret réduire ses activités. Il en est probablement mort de peine.

    Pour un portrait beaucoup plus détaillé, je vous invite à lire l’article mis en ligne aujourd’hui sur le site du Chicago Sun-Times :

    Roger Ebert Dies at 70 after battle with cancer (Chicago Sun-Times)

    Merci pour tout monsieur Ebert.

    Compte Twitter : @MALussier


    • De loin mon journaliste préféré, on lisait moins une critique de film qu’un début de conversation sur un film qu’il avait vu. Son charisme m’empêchait de lui en vouloir quand son opinion me déplaisait.

      Qu’il repose en paix!

    • Mon premier réflexe, quand je finis de voir un film, c’est d’aller voir ce qu’Ebert en a pensé.

      J’avais l’impression, à force de le lire, de le connaître un peu. Quelle plume extraordinaire.

    • Je recommande fortement la lecture de son récent livre, “Life Itself”. On y passe par toute la gamme des émotions alors qu’il nous raconte sa vie.

      Un homme passionné, cultivé, articulé, et totalement fascinant. Reposez en paix, monsieur Ebert.

    • Ce que j’appréciais beaucoup chez Ebert, c’est qu’il pouvait réévaluer ses jugements faits à chaud.

      Son ouverture au cinéma non-étatsunien aussi.

      La maladie lui a fait un «thumb down» définitif…

      Mais ses écrits restent.

    • Roger, thumbs up pour nous avoir fait partager ta passion du cinéma sous toutes ses formes.

      Les débats avec ton ami Gene pourront maintenant reprendre sur une autre tribune …

    • Je suis attristé car c’est systématiquement vers ses critiques que je me tournais pour en savoir plus sur un film. Je trouvais qu’il avait le talent de mettre le doig exactement sur ce qui pouvait caractériser et définir un film. Souvent, ses opinions rejoignaient les miennes et si ce n’était pas le cas, elles n’en étaient pas moins pertinentes et réfléchies.

    • Beaucoup plus qu’un simple critique, sa plume s’affairait constamment à placer un film dans un contexte plus large. Il montrait comment un film pouvait se rapprocher de chacune de nos vies et ce, avec simplicité et ouverture d’esprit.

      Je me rappelle d’un passage de son texte sur «Les Invasions Barbares». Il disait que personne ne pouvait mourir d’une façon aussi joyeuse, mais que tous avaient besoin d’y croire.

      Chapeau, M. Ebert.

    • Siskel et Ebert doivent débattre et s’insulter, en ce moment, au paradis (ou en enfer).

    • Vu que le tragique et le comique vont souvent de pair, voici les 50 citations les plus mordantes des critiques de Roger Ebert.

      http://www.complexmag.ca/pop-culture/2012/06/the-50-harshest-roger-ebert-movie-review-quotes/stargate#./a-lot-like-love?&_suid=136517312141604133802310888814

    • C’est tellement triste de le perdre ainsi, si rapidement. Il venait à peine d’apprendre la rechute, j’ai de la difficulté à imaginer ce qui a pu se passer. Il était de loin mon critique préféré, jamais snob, toujours ouvert à apprécier n’importe quel type de film: il était mon baromètre personnel. Sa plume va me manquer; je pense qu’il est temps d’aller chercher son autobiographie.

      Pour ceux que ça intéresse, son dernier “blog post”:
      http://blogs.suntimes.com/ebert/2013/04/a_leave_of_presense.html

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