Marc-André Lussier

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    Journaliste à La Presse depuis 1995, Marc-André Lussier est fou de cinéma...
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    Vendredi 22 mars 2013 | Mise en ligne à 15h30 | Commenter Commentaires (27)

    Trop gai. Trop grosse. Et quoi encore ?

    Los Amantes - affiche

    Là, c’est autre chose. Du dégoût pur et simple. Avec procès d’intention à la clé.

    Je ne sais trop ce qu’il y a dans l’air depuis quelque temps. Comme un vent d’intolérance qui souffle sur tous ceux qui ont le malheur de ne pas correspondre aux normes établies. Deux histoires de cette nature ont récemment fait beaucoup jaser dans les chaumières. La première est sortie il y a quelques semaines, alors que le vétéran critique américain Rex Reed a pondu un texte assassin dans le New York Observer à propos de la comédie Identity Thief. De façon tout à fait légitime, le critique a descendu en flammes une comédie désolante à ses yeux. Le hic, c’est que Reed a aussi attaqué directement Melissa McCarthy, la vedette féminine du film, en relevant l’embonpoint de cette dernière. Les mots «tracteur» et «hippopotame» furent notamment utilisés. Forcément, l’inélégance de la description a suscité bien des remous.

    Reed s’est défendu en alléguant que l’obésité est un problème de santé trop grave pour en tirer une mauvaise comédie. Il estime aussi que toute cette controverse avait bien fait l’affaire du studio Universal. Il s’est même presque donné le crédit du grand succès qu’a connu le film pendant son premier week-end d’exploitation. Ben coudonc.

    Rex Reed : «Don’t Make me the Villain» (Hollywood Reporter).

    L’autre histoire est liée à la sortie en Espagne du nouveau film de Pedro Almodóvar Los amantes pasajeros (Les amants passagers). Au cours d’une entrevue, le réalisateur de Parle avec elle aurait déclaré qu’à travers cette comédie, il avait réalisé son film le plus «gai». Dans un article que le journal Libération a récemment consacré à cette affaire, on évoque la relation tendue qui a toujours existé entre Carlos Boyero, le critique du journal de référence El País, et le chantre de la Movida.

    Apparemment, Boyero n’attendait que cette occasion pour déverser son fiel homophobe. «Au risque d’être lapidé pour homophobie présumée, je m’interroge avec stupeur : depuis quand le cinéma est-il gay ou hétérosexuel ? Almodóvar aurait-il inventé un nouveau genre ?», demande-t-il avant de réduire tout le cinéma de ce dernier à une obsession de l’organe sexuel masculin.

    «Tout ce qui intéresse [Almodóvar], c’est de parler de bites jusqu’à l’épuisement, de la bisexualité comme règle infaillible et généralisée du désir chez l’homme et chez la femme, du plaisir suprême que ratent les hommes tant qu’une personne de leur sexe ne leur a pas bouffé les parties génitales avec un art inégalé.»

    J’avoue que ce genre de réactions me sidère à chaque fois. Il ne s’agit même pas ici d’un studio qui, par crainte de réactions face à un sujet, jouera de prudence ou rejettera carrément un film à saveur plus «controversée». En ce sens, le cas du prochain film de Steven Soderbergh Behind the Candelabra (sur l’entertainer Liberace) pourrait être classé dans cette catégorie.

    Behind the Candelabra : un film trop gai pour Hollywood ?

    Là, c’est autre chose. Du dégoût pur et simple. Avec procès d’intention à la clé. Dire du cinéma d’Almodóvar qu’il est trop «gai» est aussi ridicule que de trouver le cinéma de Spike Lee trop black, celui de Woody Allen trop juif, celui de Jane Campion trop féminin, ou dire que le cinéma de tous ces réalisateurs qui ne ratent jamais une occasion de filmer avec complaisance une fille nue – Harmony Korine en tête – est trop straight. Évidemment qu’il n’y a que le cinéma. Des bons films d’un côté et des mauvais de l’autre, peu importe le sexe ou l’orientation sexuelle de celui ou celle qui se trouve derrière la caméra. Quand Almodóvar revendique l’aspect «gai» de son nouveau film, il évoque plutôt, enfin je présume, une culture qui, à une certaine époque, ne pouvait répondre à l’oppression que par la flamboyance, l’humour campy et l’outrance. Je n’ai pas encore vu Les amants passagers (le film sortira seulement en juillet chez nous) mais il suffit simplement de jeter un coup d’œil sur la bande annonce pour comprendre que, visiblement, le cinéaste cherche à retrouver l’esprit de ses premiers films.

    Les auteurs cinéastes mettent forcément beaucoup d’eux mêmes dans leurs œuvres.  C’est ce qui les rend passionnants à suivre. On peut d’évidence trouver des affinités plus personnelles chez l’un plutôt que chez l’autre, mais on ne pourra jamais leur reprocher d’être ce qu’ils sont. À moins de réinventer la mauvaise foi.

    Amants passagers mais ennemis jurés (Libération)


    Lien YouTube.

    Compte Twitter : @MALussier


    • “Reed s’est défendu en alléguant que l’obésité est un problème de santé trop grave pour en tirer une mauvaise comédie”

      Et il a absolument raison. On ne parle pas ici de quelqu’un qui ne “correspond pas aux normes établies”, ferions nous une comédie similaire sur un junkie qui se pique à l’héroïne? Un cocaïnomane? Les obèses sont les seuls à pouvoir se sortir de leur propre dépendance, la dernière chose à faire est d’en rire et de véhiculer le message que c’est “ok” ou “cool” d’être gros.

    • @jfleduc
      “Les obèses sont les seuls à pouvoir se sortir de leur propre dépendance,”
      Vous en êtes sur ? Vous véhiculez un autre préjugé tenace !!

    • Je suis toujours pantois devant ces critiques d’arts conservateurs fermés d’esprit, homophobes, intolérants, sexiste, raciste…

      C’est un métier qui demande, à mon sens, une ouverture d’esprit totale, une maîtrise de plusieurs domaines pouvant servir à analyser une oeuvre en profondeur.

      Par-exemple, ces critiques outrées qui demandent à Lars von Trier des explications sur ses films. Reed qui attaque une femme sur son surplus de poids, l’autre qui déverse son fiel contre les homosexuels… Si ils ne sont pas capable de faire acte d’ouverture et de laisser de côté leurs opinions/préjugés personnelle pour tenter de comprendre ce que l’auteur a voulu faire, pourquoi sont-ils devenu des critiques?

    • On n’est pas obligé d’aimer tout le monde.
      Et si le comportement de quelqu’un nous tombe sur les nerfs, on a le droit d’en parler.

      On est pas à Shangri-la ou dans une utopie présidée par Barney le gentil Tyrannosaure violet qui ne mange que des légumes et qui aime tout le monde et qui veut que tout le monde aime tout le monde et qu’ils dansent tous en rond en se tenant par la main sinon il va se mettre à pleurer.

    • Quand on décrit un hétéro obsèdé par les seins des femmes on appelle ça Raoul dans les têtes à claques et tout le monde trouve ça ridicule avec raison parce que c’est un comportement sexuel extrême.
      Là on a un film sur l’homosexualité qui parle de comportements sexuels extrêmes et personne a le droit de dire quoi que ce soit par rectitude politique et encore moins de trouver ça drôle.
      Tout le monde doit applaudir poliment et fermer sa boîte.
      Chacun doit compétitionner avec son voisin pour prouver qui est celui qui sera le plus “ouvert d’esprit”.
      Cherchez l’erreur.

    • almodova serait bien ici , un autre faiseux de films de festivals pour aller chercher des subeventions

    • Je pense qu’avec la multiplication des médias, et le la conséquence inévitable qu’il faille klaxonner un max pour se démarquer dans la cacophonie ambiante, on va devoir vivre avec ces excès de tons et autres montées de lait virtuelles du merveilleux monde de l’information-marketing-relation publique-journalisme citoyen et censeurs-correcteurs et révisionnistes de touts acabits et allégeances.

      Bref, la pollution média c’est bien réelle, et il faut spammer un max pour réussir à conserver un certain équilibre mental une relative paix d’esprit.

      Personnellement, les films d’Almodovar qui m’ont le plus touchés ne sont pas particulièrement gais (Parla con elle), mais peut-être suis-je trop hétéro et pas assez gai. Mais aussi, comme dirait un de mes chums gais: so what, qui puis-je?

    • Lu quelque part (maintenant que ce sujet est dans votre chronique, je vais essayer de retrouver cette source): “Pour moi, les homosexuels sont comme les témoins de jehova…soyez ce que vous voulez, mais fichez-nous la paix”. Ayoye.

      Mario, (qui se dissocie de cette phrase), de Ville Saguenay.

    • Un hétéro qui se pavane et se vante de toutes ses conquêtes féminines mérite l’opprobe qu’il reçoit.
      Généralement ça passe très mal en public ce comportement là.
      Et ceux qui dénoncent ça ne se font pas qualifier d’hétérophobes ou d’intolérants.
      Autrement dit on peut critiquer l’hétérosexualité.

      De toutes façons la très grande majorité des hétéros n’ont pas un tel comportement.
      Et la plupart des gais non plus.
      La plupart des gais on ne le sait même pas qu’ils sont gais et c’est très bien comme ça.
      Homos comme hétéros n’ont pas besoin d’innonder leurs interlocuteurs de blagues salaces et de comportements lubriques.
      Ces comportements sont rarement les bienvenus, voir: Dominique Strauss-Kahn (DSK)

      Par contre;

      Je ne suis pas le seul à avoir connu quelques homosexuels qui avaient un tel mépris envers l’hétérosexualité qu’ils se comportaient avec les hétérosexuels comme si l’hétérosexualité était une tare qu’ils se devaient de corriger.
      Ou pire, comme si l’hétérosexualité des autres n’existait tout simplement pas.

      Évidemment dès qu’on dénonce ça c’est nous qu’on accuse d’homophobie.
      Alors si dénoncer certains comportement homosexuels c’est de l’intolérance, logiquement tous ceux qui ont dénoncé le comportement de DSK sont tout autant coupables d’intolérance.

      Autrement ça veut dire qu’il y a deux poids et deux mesures dans notre société.

    • Certains commentaires sont assez affligeants. Pour ce qui est d e proposer à Almodovar de venir au Québec pour subventionner ses films, il vit très bien en Europe où le cinéma n’est pas complètement asphyxié par Hollywood. Ici, heureusement on a les festivals pour faire connaître les films, les DVD pour les voir car Guzzo ne les met pas à l’affiche. Et surtout de bons critiques éclairés avec l’esprit plus ouvert que certains de leurs lecteurs ;-)

    • Denoncourt ? Ooooh! My God.

      J’étais sûre que vous parliez du metteur en scène Serge Denoncourt qui a dit en 1993 qu’il n’embaucherait aucune grosse à l’opéra en parlant du “manque de crédibilité des grosses divas de 40 ans”.

      Moi qui aime beaucoup Marie-Nicole Lemieux et Measha Brueggergosman –entre autres “grosses”– j’ai décidé de boycotter tout ce que fait Denoncourt. Depuis 10 ans.

    • @ jfleduc

      «Les obèses sont les seuls à pouvoir se sortir de leur propre dépendance»

      Visiblement, vous ne connaissez strictement rien à l’obésité. Vous savez, les ignares sont les seuls à pouvoir se sortir de leur propre ignorance…

    • Intéressant!
      Ben moi je suis un Raoul! Un Raoul en partie, je dois préciser! Et j’ai assez d’ouverture et de recul pour admettre le ridicule de cette attitude alors je ne monte pas dans les rideaux face à ceux qui ont une vision plus standard, disons.

      La liberté d’expression et l’ouverture d’esprit a le dos large, je trouve. Ne pas accepter l’opinion de ceux pour qui certaines choses dépassent les limites, n’est pas faire preuve d’ouverture non plus.

      Ça va dans les deux sens, ces choses là pis un Raoul comme moi, ça s’intéresse pas à des films dont l’auteur y exprime une préoccupation évidente pour tout ce que son zizi lui cause comme bonheurs et problèmes. Et encore moins pour les plaisirs et malheurs d’une grosse adipeuse!

    • «Ouinnnn! Ouinnnn! [son de bébé qui pleure] On peut critiquer l’hétérosexualité, mais pas l’homosexualité. C’est pas juste, bon!» -Un frustré qui est surtout pas homophobe

      C’est quoi le rapport avec ce que dit le critique espagnol? Dire du cinéma d’Almodovar qu’il nous encourage au plaisir suprême de se faire sucer par un homme est aussi ridicule que dire du cinéma de Tarantino qu’il nous encourage au plaisir divin de faire exploser la tronche d’un mec ou de lui couper une oreille.

    • @kallisoon

      Dire que ça nous encourage à… est exagéré mais faire remarquer que chez certains auteurs, une certaine obsession des préoccupations ziziteuses ou sanguignolantes ou gouinfriques sont ce qui défini le plus leur signature, est une remarque tout à fait justifiable. Y peuvent le faire mais je ne suis pas obligé de trouvé ça intéressant.

    • T’appelles ça comment l’oeuvre d’un type qui se scotch-tape un oeil après le zizi pour tenter de me faire découvrir le monde à cette hauteur par une vision de cyclope?

      Du cinéma de gay!

    • @ceux qui n’apprécient le commentaire de jfleduc,

      Sans dire que 100% des obèses sont responsables de leur condition, je dirais que véhiculer la non responsabilité face à l’obésité est un phénomène bien plus aberrant à mon sens.

      D’accord qu’il ne faut pas tomber dans les généralisations, l’homophobie, les préjugés, le racisme etc. Mai nous vivons cependant le retour du balancier dans notre société à force de tout normaliser par acceptation sympathique. Nous somme au niveau de la discrimination positive à outrance.

      Il ne faut plus critiquer, ni dire quoi que ce soit à propos des minorités, de l’homosexualité ou des obèses, mais l’inverse est devenu IN et tendance. La surexposition des différences au cinéma, dans la mode, à la télé est devenu une marque d’originalité et de caractère. Vraiment?

      Un faible pourcentage des personnes en sur-poids le sont pour des causes médicales, la majorité le sont en raison de leur mode de vie sédentaire et d’une mauvaise alimentation. Ce serait d’affirmer le contraire qui serait selon moi une fausseté.

      Mais il est bien plus facile de partir des mouvement d’obèses qui s’acceptent tel qu’ils sont, de rendre la chose belle et courageuse et de revendiquer des accommodation dans notre société que de chercher les causes réels et de travailler sur soi pour retrouver l’équilibre santé.

      Faisons un film sur le sujet à la place et rions un bon coup! Ben oui…

    • M. Lussier,

      Toujours bons vos blogues. Simples et pertinents, sans fla fla. Et vous n’avez plus jamais écrit “m’est avis que”. Je vous adore. :)

    • @sim01
      “Un faible pourcentage des personnes en sur-poids le sont pour des causes médicales …”
      Et les problèmes d’estime de soi, c’est une raison médicale ? Prenez tous les problèmes psychologiques qui font que beaucoup de gens sont obèses et vous verrez que ce n’est plus “un faible pourcentage”.

    • @gl000001

      Attendez, par les problèmes d’estime de soi voulez vous parlez des gens qui mangent leur émotions comme remède à leur mal de vivre?

      La santé globale c’est de soigner son corps et son esprit, généralement les deux vont ensemble. Le sport est un antidépresseur naturel et les résultats remonte l’estime de soi. Je peux en témoigner.

      Les autres peuvent continuer à manger des chips devant la télé en pleurant sur leur sort de victimes de leur corps.

      Par simple curiosité, quel serait votre solution? Quel est votre point?

    • @sim01
      Problème de nature psychologique = psychologue ou psychiatre. C’est clair pourtant.

      En refusant de voir ces problèmes, c’est drolement semblable à ceux qui disent des dépressifs “qu’ils ont juste à se prendre en main”. Votre réponse est donc simpliste.

      Et les problèmes d’estime de soi ont souvent une cause plus profonde que le corps.

      Et quand j’ai dit “estime de soi” ce n’était qu’un exemple. Il y a d’autres problèmes de nature psychologique qui peuvent causer l’obésité et autres problèmes.

    • @ sim01

      Vous êtes visiblement très fier de votre hygiène de vie et on sent bien la jouissance que vous éprouvez à pouvoir regarder de haut ceux qui ne vivent pas selon les mêmes principes de vie. Voilà qui m’apparaît très, très petit. Si petit en fait, qu’on ne s’étonne pas que vous ayez besoin des gros pour vous grandir.

      Les gens comme vous sont bien plus nuisibles à la société que les obèses. Vouloir imposer sa volonté jusque dans le corps de l’autre, c’est ajouter une pierre de plus dans l’édification d’une société fasciste.

    • @ astyanax

      Wow! Que de colère pour si peu. Il semble y avoir un refoulement qui date en vous par rapport à ce sujet sensible. Il faudrait que vous en parliez sérieusement pour votre bien.

      Sachez que mon “hygiène de vie” comme vous le dites n’a pas besoin des “gros” pour me valoriser. Je n’éprouve aucune jouissance à regarder les autres de haut mais j’éprouve une grande satisfaction à aider les autres à adopter et maintenir un mode de vie santé.

      Je pratique deux métiers dans la vie et l’un d’eux consiste à entraîner des équipes sportives de niveau secondaire. C’est désastreux de constater le nombre de jeunes souffrant d’embonpoint dans les écoles de nos jours. Cependant, lorsque j’en influence ne serait-ce qu’un seul à adopter un mode de vie sain par mes conseils en nutrition et en entrainement, je fais beaucoup plus pour cette cause que ceux qui préfèrent pleurnicher et sortir les excuses et toutes les causes inimaginables pour justifier l’inaction et le phénomène de l’obésité.

      J’ai déjà eu du poids en trop dans ma vie et j’ai eu à faire le ménage dans ma tête comme beaucoup avant de réaliser ce que je devais faire pour me remettre sur les rails. Aider les autres en les appuyant et en les encourageant donne bien plus de résultats que de pleurer avec eux sur leur sort dans un coin en trouvant des défaites sans proposer les solutions.

    • @ sim01

      «Les autres peuvent continuer à manger des chips devant la télé en pleurant sur leur sort de victimes de leur corps.»

      Je vous trouve bien méprisant pour quelqu’un qui veut juste «aider» les autres…

      Si quelqu’un veut de votre soutien pour perdre du poids, vous serez alors tout à fait bienveillant de lui donner un coup de main. En attendant, ce qu’un individu fait de son corps ne vous regarde tout simplement pas.

    • @ astyanax
      Qu’y a-t-il de méprisant dans le fait de dire que trop de gens préfèrent mal s’alimenter et écoute trop de télévision tout en chialant sur leur poids?

      N’est-ce pas une réalité, triste mais bien présente? Que ça me regarde ou non comme vous le dites ne m’enlève en aucun cas le droit d’émettre mon opinion sur le sujet.

      Savez vous ce que certains de mes collègues et autres personnes me disent lorsque je leur parle des mes entraînements réguliers pour les marathons?

      Que je suis fou, que je vais avoir les genoux finis, que je n’ai plus de vie. Le même mépris lorsqu’il me voient manger sur l’heure du lunch, ça se moque de ma nourriture santé et ça prétend que je n’ai plus de plaisir a manger.

      Et vous savez ce qu’ils me disent ces gens à la bedaine? Ben eux ils n’ont pas le temps de bien manger, eux ils ont une vieille blessure qui les empêche de se maintenir en forme. Eux ils ont les moyens de manger dans les restos et de vivre la grosse vie et ils le font par choix. La condescendance vous croyez qu’elle est à sens unique dans notre société?

      Le sentiment de culpabilité des personnes obèses les poussent souvent à se regrouper dans la mesquinerie envers les gens qui leur reflètent ce qu’il ne sont pas mais aimeraient être. En faire le sujet de films rigolos est le summum non?

    • @ sim01

      Les gros ne sont pas malheureux parce qu’ils sont gros, ils sont malheureux parce qu’ils se sentent jugés et méprisés par les gens comme vous. Il y a longtemps que vous auriez compris ça si vous n’étiez pas englué dans toute cette autosatisfaction.

    • @ sim01 21h23

      La question n’est pas de savoir si les personnes obèses sont responsables ou pas de leur état et c’est sans importance quand je regarde Adele, par exemple, ou Measha Brueggergosman. Elles ont de la voix, du charisme, c’est tout ce qui compte. Même chose au cinéma. Si Depardieu n’était pas gros, ce ne serait plus Depardieu.

      Le nouvel intégrisme religieux: l’hygièèèèèèèène de vie.

      Fichez-nous la paix.

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