Marc-André Lussier

Marc-André Lussier - Auteur
  • Le blogue de Marc-André Lussier

    Journaliste à La Presse depuis 1995, Marc-André Lussier est fou de cinéma...
  • Lire la suite »

    Vendredi 1 mars 2013 | Mise en ligne à 7h58 | Commenter Commentaires (4)

    Avoir su, pas de 3D pour Astérix !

    Astérix - Affiche

    Au Québec, Astérix et Obélix au service de Sa Majesté semble emprunter la voie du succès. Avec des recettes d’un peu plus de 300 000 dollars au cours du premier week-end d’exploitation, le film de Laurent Tirard s’est hissé en tête du box-office québécois, surclassant même les productions hollywoodiennes. Alors que s’amorce la semaine de relâche scolaire, Astérix maintiendra sans doute un bon rythme de croisière.

    On sait qu’en France, le film n’a pas obtenu le succès escompté du tout. À peine 3,8 millions de spectateurs. Pour une superproduction de ce genre, c’est peu. Comparativement aux trois épisodes précédents, on peut même parler d’échec.

    À l’occasion de la sortie là-bas du film en DVD / Blu-ray (disponible depuis le 20 février), les producteurs Olivier Delbosc et Marc Missonnier ont fait leur post-mortem au cours d’une interview accordée au magazine Première (no. 432 – février 2013).

    Je retranscris ici deux des questions auxquelles les producteurs ont répondu sans détours.

    Avez-vous mésestimé la dégradation de l’image de la saga après le médiocre Astérix aux jeux Olympiques ?

    Olivier Delbosc : Le troisième volet que vous évoquez «surfait» sur la confiance et l’engouement suscités par Astérix et Obélix – Mission Cléopâtre, d’Alain Chabat. Pour le nôtre, à l’inverse, la méfiance et la réserve étaient de mise. Notre communication n’a pas dû être assez bonne pour pallier ce manque de désir. C’est une évidence, sinon nous n’aurions pas fait aussi peu d’entrées la première semaine.

    Quelle autre autocritique formuleriez-vous ?

    Marc Missonnier : Aujourd’hui, on ne ferait pas le film en 3D, même si, de l’avis des spécialistes, elle était aboutie. Lorsque nous avons pris la décision de tourner le film ainsi, l’attrait pour la 3D était très fort. Nous nous sommes donc donné les moyens de tourner en relief, ce qui a augmenté le budget de 4 à 5 millions d’euros. Lors de la sortie, on a hélas constaté que le public préférait voir le film en 2D car le billet était moins cher… Ce qu’on pensait être un atout s’est révélé un fil à la patte.

    Missonnier est aussi revenu sur les cachets des stars du film. Dany Boon avait notamment été pointé du doigt quand le producteur Vincent Maraval avait jeté son pavé dans la mare au mois de décembre en publiant une missive dans laquelle il dénonçait en outre les cachets trop élevés consentis aux acteurs. Missonnier fait remarquer que le cumul des salaires de toutes les stars du film compte pour environ 8% du budget total, qui s’élève à 61 millions d’euros.

    Les liens :

    Le cinéma français en crise (lui aussi !)

    Un peu de magique potion en 3D ?

    Compte Twitter : @MALussier


    • Le 3D n’était pas nécessaire dans ce film et n’ajoutait rien à l’histoire. Le film est bon, rigolo sans être hilarant mais bien fait et sympathique sous plusieurs aspects. Je l’ai bien aimé et il surclasse facilement “Astérix aux jeux olympiques” qui était franchement nul! C’est le genre de film que je vais prendre plaisir à revoir de nouveau. Peut-être aura-t-il un plus grand succès au Québec qu’en France…

    • Ce que je trouve dommage c’est que dans la région de l’outaouais il ne semble pas y avoir de version “pas 3D” .. donc il faut payer plus cher même si on n’aime pas ce genre de technologie.

    • Tout a fait dans l’mille. C’est drôle comment les français arrivent à mettre le doigt directement dessus le bobo – la raison de l’insuccès d’un film – alors qu’ici on tourne autour de la question sans vraiment vouloir y répondre. Les peureux de québécois, qui n’osent jamais dire la vérité de peur de déplaire, m’exaspèrent et me donnent honte d’être québécois. Comme l’autre disait; ils ont peur d’avoir peur.

      Et pendant ce temps, nous on continue de faire des films en 3D, malgré nos moyens très déficients alors que tout le monde sait que la demande pour ce “produit bonbon”, est à la baisse. Ah oui, et le fait que les français enregistre une année record au cinéma alors que nous, une année de crise…, c’est sans doute une coïncidence j’imagine?

      À vouloir être trop politiquement correcte les québécois sont publiquement mauviette. Ile ne me ressemblent en rien et c’est pourquoi j’ai honte d’être québécois. Quand vous voudrez vraiment savoir pourquoi plus personne ne vont voir les films québécois, vous me le demanderai et je vous direz précisément ce qui en est et ce qu’il faut faire pour s’en sortir. Mais en attendant continuez d’avoir peur, gagne de peureux.

    • Oups, désolé j’ai vu mes erreurs après publications.

    Vous désirez commenter cet article?   Ouvrez une session  |  Inscrivez-vous

    publicité

  • Twitter

  • Catégories

  • Blogues sur lapresse

    publicité

  • Calendrier

    mars 2013
    L Ma Me J V S D
    « fév   avr »
     123
    45678910
    11121314151617
    18192021222324
    25262728293031
  • Archives