Marc-André Lussier

Archive du 20 décembre 2012

Jeudi 20 décembre 2012 | Mise en ligne à 11h37 | Commenter Commentaires (25)

Et The Hobbit vous aimez ça ? Vraiment ?

Hobbit - 1

Il est de ces choses que je m’explique mal parfois. Le succès monstrueux qu’a obtenu The Hobbit au cours de la semaine en est une. Voici un extrait de ma chronique hebdomadaire de vendredi dernier :

The Hobbit est à l’affiche. En fait, il s’agit du premier volet d’une nouvelle trilogie de Peter Jackson qui, dix ans plus tard, nous replonge dans la Terre du milieu, mais en visant cette fois un public plus jeune. Avec ce premier opus du «prequel» du Seigneur des Anneaux, injustement nommé «voyage inattendu» tellement rien ne ressemble davantage à un volet Tolkien qu’un autre volet Tolkien, on en prend pour au moins trois ans encore. Auquel il faudra ajouter les trois siècles de suppléments qui débouleront inévitablement lors de la sortie du long-métrage sur toutes les autres plates formes. Apparemment, on présume que les admirateurs de ces séries-là n’ont pas de vie. Récemment, le vizir néo-zélandais n’était d’ailleurs pas peu fier d’annoncer que la version «intégrale» de cet Unexpected Journey, disponible en vidéo l’an prochain, sera encore plus longue. À 170 minutes déjà bien comptées au cadran, on croyait pourtant être repus et rassasiés. Comme ces frustres nains qui s’imposent dans la maison de Bilbo et dévorent en une soirée la ration annuelle d’une armée entière.

À défaut de la comprendre, on ne peut qu’être admiratif devant la dévotion que des millions de spectateurs portent à cette œuvre.

Il y a toutefois aujourd’hui une telle surenchère sur le plan des avancées technologiques qu’une production ambitieuse de cette nature doit miser sur cet aspect pour se faire valoir. La forme de projection suscite d’ailleurs plus de commentaires sur les réseaux sociaux que la qualité intrinsèque de l’œuvre. Non seulement The Hobbit est présenté en 3D, mais il a aussi été tourné en 48 images par seconde (plutôt qu’en 24 images par seconde, selon la méthode traditionnelle). Ne semblant pas trop vouloir prendre de risques, Warner propose d’ailleurs la version «48» dans quelques salles seulement. Jackson estime de son côté que cette double vitesse de défilement a un effet concret sur la fluidité des images et des mouvements.

En vérité, il faut au spectateur un bon moment avant de s’habituer. Cette nouvelle technique rehausse en effet le caractère déjà artificiel des images de synthèses. Ce qui veut dire que le spectateur aura parfois l’impression que le film est projeté en vidéo, sur un immense plasma 3D plutôt que sur un écran de cinéma. Jackson n’ayant visiblement pas encore satisfait sa fascination pour les sécrétions corporelles de toutes natures, la vision de certaines scènes se révèle, dans ces conditions, carrément dégoûtantes. Il ne faudrait pas s’en étonner pour autant. Il suffit de rappeler que le cinéaste, aujourd’hui l’un des plus puissants du monde, a fait ses classes dans le cinéma gore. Son premier long métrage, Bad Taste (suavement rebaptisé Dans l’cul au Québec à l’époque), avait d’ailleurs marqué les esprits dans les années 80. En 24 images par seconde et en 2D, c’était déjà bien assez…

Je fais visiblement partie d’une minorité. Mon estimée collègue Sonia Sarfati a vu le film deux fois. Cette grande spécialiste de l’oeuvre de Tolkien a même apprécié le travail d’adaptation de Peter Jackson encore davantage au deuxième visionnement. Faudra peut-être que j’y retourne…

La critique de Sonia Sarfati.

Ma capsule vidéo.

Compte Twitter : @MALussier

Lire les commentaires (25)  |  Commenter cet article






Jeudi 20 décembre 2012 | Mise en ligne à 9h04 | Commenter Un commentaire

Le Gatsby opulent de Baz Luhrmann

Gatsby - affiche

Alors que s’achève 2012, entraînant à sa suite sa kyrielle de reportages spéciaux, des bandes annonces de films attendus en 2013 font leur apparition sur le web. Parmi les plus récentes, celle de The Great Gatsby. Cette adaptation du célèbre roman de Fitzgerald aurait en principe dû prendre l’affiche ces jours-ci, mais sa sortie fut repoussée de quelques mois, histoire de laisser un peu plus de temps à Baz Luhrmann. La sortie nord-américaine étant prévue le 10 mai (le 15 mai en France), il ne serait pas étonnant que le film se retrouve sur la Croisette.

Quoi qu’il en soit, ce report permet aussi à Leonardo DiCaprio de ne pas se faire compétition lui-même. Le jubliatoire Django Unchained prend en effet l’affiche dans quelques jours (25 décembre). J’ai d’ailleurs eu la chance d’assister à une conférence de presse tenue à New York dimanche dernier, à laquelle participaient Quentin Tarantino, Jamie Foxx, Leonardo DiCaprio, Christoph Waltz, Samuel L. Jackson, Kerry Washington et Don Johnson. Le compte-rendu dans notre édition de samedi.

Aussi samedi, je signe avec mon comparse Marc Cassivi le reportage sur les meilleurs films de 2012. La semaine suivante (29 décembre), le cahier Cinéma sera en grande partie consacré au traditionnel reportage sur «les 20 films qui marqueront 2013».

En attendant, voici la bande annonce de The Great Gatsby. Vous pouvez lire ici l’analyse qu’en fait le magazine Première.

Lien YouTube.

Compte Twitter : @MALussier

Un commentaire  |  Commenter cet article






publicité

  • Twitter

  • Catégories

  • Blogues sur lapresse

    publicité

  • Calendrier

    juin 2012
    L Ma Me J V S D
    « mai   juil »
     123
    45678910
    11121314151617
    18192021222324
    252627282930  
  • Archives

  • publicité