Marc-André Lussier

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    Journaliste à La Presse depuis 1995, Marc-André Lussier est fou de cinéma...
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    Samedi 15 décembre 2012 | Mise en ligne à 7h47 | Commenter Commentaires (3)

    Une icône nommée Streisand…

    Streisand - 1

    Barbra Streisand dans The Guilt Trip

    Elle s’est fait rare au cinéma au cours des 20 dernières années. À part ses participations dans la série des «Fockers», Barbra Streisand n’avait pas tenu un rôle principal au cinéma depuis The Mirror Has Two Faces, le dernier film qu’elle a tourné en tant que réalisatrice. C’était en 1996.

    Barbra Streisand est une icône comme il ne s’en fait plus. Lors d’une conférence de presse tenue plus tôt cette semaine à Los Angeles, à laquelle j’ai assisté, on pouvait sentir l’émoi chez les collègues américains (particulièrement chez ceux qui exercent le métier depuis quelques années), du seul fait de sa présence dans la pièce. Vous connaissez probablement les célèbres sketches Coffee Talk de Saturday Night Live : Mike Myers y interprétait Linda Richman, une animatrice complètement subjuguée par son amour pour Barbra. She’s Like Butter; I’m little verklempt, talk amongst yourselves, i’ll give you a topic…. Discuss.

    Ce qu’on a pu constater à la lumière de ce qu’elle a révélé au cours de cette (trop courte) conférence de presse, c’est qu’à l’instar de plusieurs des artisans de sa génération, Barbra Streisand ne se reconnaît plus dans le cinéma hollywoodien, c’est à dire, le cinéma produit par les grands studios. C’est ce cinéma-là qu’elle connaît; ce cinéma qui l’a vue grandir, et qui en a fait une icône, en marge, bien entendu, de sa brillante carrière de chanteuse.

    «Les temps ont beaucoup changé, a-t-elle dit. Et je n’aime plus ce milieu autant. Ça devient de plus en plus difficile de trouver des projets intéressants. Je suis davantage attirée vers les drames intimistes, des films qui pourraient être produits pour 18 ou 20 millions de dollars, mais ce genre de productions n’intéresse plus Hollywood.»

    En cela, ses propos rappellent ceux qu’avaient tenus Sydney Pollack. Il y a quelques années, alors qu’il était à Toronto en tant que producteur, le vénéré cinéaste, réalisateur de The Way We Were (l’un des plus célèbres – et meilleurs – films – qu’a tournés Barbra Streisand) m’avait confié avoir du mal à trouver à l’intérieur du système des projets qui pouvaient l’allumer.

    Aussi, il n’est pas dit que Barbra Streisand s’adonne encore à la réalisation. «Je ne sais pas si je ferai un autre film un jour, dit-elle simplement. Pour l’instant, il n’ y a rien de concret.»

    Celle qui s’est battue comme une forcenée pour que les femmes aient aussi leur place à Hollywood, apporte évidemment toujours son soutien à celles qui choisissent de passer derrière la caméra. Quand Kathryn Bigelow a obtenu l’oscar de la meilleure réalisation grâce à The Hurt Locker, le premier attribué à une réalisatrice dans toute l’histoire des Oscars, c’est d’ailleurs Barbra Streisand qui lui a remis.

    Au cours de cette conférence de presse, nous avons aussi appris que Barbra Streisand reste toujours bien au fait de l’actualité cinématographique. À l’instar de Catherine Deneuve, elle voit pratiquement tout. Elle a en outre beaucoup apprécié Les Misérables récemment…

    «J’adore le fait que Tom Hooper ait laissé chanter ses acteurs en direct, observe-t-elle. Cela ajoute beaucoup d’authenticité aux performances. C’est ce que nous avions fait pour A Star is Born à l’époque. Parce que je suis incapable de faire du lip-synch. Je ne peux pas retrouver une émotion identique à celle que j’ai ressentie pendant l’enregistrement d’une chanson en studio trois mois plus tôt.»

    Oui les temps changent. Mais Barbra restera toujours Barbra…

    Barbra Streisand : une actrice rare.

    La bande annonce de A Star is Born, l’un des films que Barbra Streisand préfère :


    Lien YouTube.

    Compte Twitter : @MALussier


    • C’est quoi sa relation avec Céline? Pas l’antisémite, l’autre, celle de Charlemagne
      C’était l’idole de Céline. Mais, on dirait que suite à un disque commun, il se soit passé quelque chose entre les deux.

      Si quelqu’un pouvait m’informer des derniers potins, je lui en serais fort gré.
      Nousnoune veut savoir

    • “À l’instar de Catherine Deneuve” évidemment on comprend entre stars. Concernant l’autre star, Nousnoune, pas Nousnoune mais Céline la nôtre, je pense que c’est une question de cinéma.

      Je vois même poindre l’ombre d’un reproche à son bien-aimé parsemé d’une pointe de jalousie. Je résume ainsi: “Ben voyons, René, comment ça tu me trouves pas un rôle au cinéma comme Brabra?”

      C’est vrai que quand t’a “Des fleurs sur la neige” dans ton CV, la barre est haute.

    • CÉLINE pourrait nous surprendre comme comédienne… mais en choisissant bien son premier rôle. Je lui DÉCONSEILLE fortement et gentiment celui de La Callas.

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