Marc-André Lussier

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    Journaliste à La Presse depuis 1995, Marc-André Lussier est fou de cinéma...
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    Lundi 10 décembre 2012 | Mise en ligne à 11h26 | Commenter Aucun commentaire

    Distribution en salle : un joueur de moins…

    CRAZY - 1
    C.R.A.Z.Y.

    Le Devoir nous apprenait samedi, sous la plume de Stéphane Baillargeon, la fermeture du service de distribution en salle de la société TVA Films. Cette nouvelle ne surprend évidemment personne. Aucun film portant bannière TVA Films n’a pris l’affiche en salle en 2012. À vrai dire, il faut remontrer jusqu’au 7 octobre 2011 pour trouver un titre lié à cette entreprise : French Immersion !

    Vrai que TVA Films a eu moins de flair au cours des récentes années, du moins sur le flanc québécois. Si Piché – Entre ciel et terre compte parmi les succès de l’entreprise, on remarque aussi dans son catalogue des titres comme French Kiss, ainsi que le fameux Pour toujours les Canadiens… Cela dit, la société compte aussi de beaux films à son actif, notamment C.R.A.Z.Y. (Jean-Marc Vallée), Délivrez-moi (Denis Chouinard), et Dédé à travers les brumes (Jean-Philippe Duval).

    Le domaine de la distribution de longs métrages en salle est en profonde mutation. C’est d’ailleurs le mois prochain que tombera la décision du Bureau de la concurrence à propos de l’acquisition du géant Alliance Vivafilm par Entertainment One (Films Séville), un autre géant. Si la transaction est approuvée, la distribution en salle au Québec ne sera pratiquement plus l’affaire que d’un seul méga distributeur. Il ne restera plus autour que Métropole Films, qui possède un catalogue très riche en films d’auteurs; Remstar (dont la vocation n’est pas encore bien définie sur le plan artistique), et quelques autres sociétés indépendantes (K Films Amérique, Fun Film, A-Z Films, Axia Films, Filmoption, etc.)*.

    En vérité, cela n’est guère rassurant. Ni pour le créateur, ni pour le cinéphile…

    * Petite précision : Bien entendu, les distributeurs indépendants font du travail de terrain dans un contexte de plus en plus difficile. Et doivent tirer leur épingle du jeu en dénichant des oeuvres originales. Ces distributeurs n’ont souvent pas les moyens de rivaliser avec les «majors» québécois pour les titres internationaux plus «porteurs» (Audiard, Almodovar, Von Trier et cie). La distribution de ces films-là au Québec fait en effet souvent partie d’une entente globale de distribution en Amérique du Nord. Et le distributeur québécois doit alors harmoniser sa stratégie de lancement à celle du distributeur américain. J’ai dénoncé ce non sens à maintes reprises.

    Compte Twitter : @MALussier


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