
La photo de famille (tirée du site de l’APCQ)
C’est maintenant au tour de l’Association des propriétaires de cinéma du Québec de faire connaître sa position. Rappelons que monsieur Vincent Guzzo est le président de cette association.*
Le cinéma québécois: notre passion
Les récentes déclarations de Vincent Guzzo, Vice-président des Cinémas Guzzo et Président de l’APCQ, ont fait coulé beaucoup d’encre. Le but ici n’est pas de répondre aux insultes dirigées envers Monsieur Guzzo et par conséquent à l’égard des propriétaires de cinémas de l’ensemble du Québec. L’Association des propriétaires de cinémas du Québec aimerait clarifier et faire connaître sa position laquelle est endossée par tous ses membres.
Au début de l’année 2012, l’APCQ s’est doté d’un nouveau logo auquel il a attaché une signature: “Fiers partenaires de la réussite de notre cinéma”. Cette signature n’a pas été ajoutée pour faire “joli” mais bien parce que nous, propriétaires de cinéma, croyons au cinéma québécois et à sa réussite. Nous sommes partenaires, depuis toujours, à faire la promotion de notre cinéma auprès du grand public.
Le cinéma québécois a connu des années plus fastes que d’autres. Même si nous faisons abstraction de la notion de cinéma d’auteur et de cinéma commercial, il n’en demeure pas moins que la cuvée de l’année 2012 relève plus du cinéma d’auteur que celui qu’on dit commercial.
Il est difficile de prédire le succès d’un film. On pense que tous les éléments sont présents pour en faire un grand succès et hélas, on s’est trompé! Qui aurait pu prédire les succès de La grande séduction, Incendies, Monsieur Lazar? Même avec plusieurs années d’expérience dans le domaine, il aurait été bien difficile de prédire ces résultats. Malgré tout, nous croyons qu’il est nécessaire de respecter un certain équilibre dans les films produits. Notre cinéma national doit offrir une diversité dans les genres, c’est-à-dire, du film d’auteur à diffusion plus limitée au film commercial à très large diffusion. Oui il est parfois difficile de tracer une ligne définitive entre le film d’auteur et le film commercial comme le souligne Philippe Falardeau. C’est aussi avec notre diversité que nous développons un cinéma qui s’exporte.
Sachez que le passage du 35mm au cinéma numérique a demandé d’énormes investissements aux propriétaires de cinémas. Les cinémas ont investi plus de 80 millions dans la conversion et ce sans aide de l’état pour plusieurs d’entre eux. L’année 2012 n’est pas l’année escomptée par les propriétaires de cinémas: les obligations face aux investissements, un été décevant en raison de la trop belle température et la rareté des films porteurs. Toutes ces raisons sont bonnes pour expliquer le désappointement face aux résultats de cette année.
Les propriétaires de cinémas du Québec sont et demeureront les diffuseurs du cinéma québécois tant dans les années fastes que les années moins fastes.
Bon sang qu’on s’amuse…
* Notez que la lettre est retranscrite ici intégralement…
Cinéma québécois : le président de la SODEC fait le point.
Philippe Falardeau réplique à Vincent Guzzo.
À quand Occupation double au cinéma ?
Compte Twitter : @MALussier
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