Marc-André Lussier

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    Journaliste à La Presse depuis 1995, Marc-André Lussier est fou de cinéma...
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    Jeudi 15 novembre 2012 | Mise en ligne à 17h22 | Commenter Commentaires (20)

    Philippe Falardeau réplique à Vincent Guzzo…

    Avec la permission de l’auteur, je reproduis intégralement la missive qu’a publiée Philippe Falardeau sur sa page Facebook aujourd’hui :

    Monsieur Guzzo,

    Il est de bon ton d’évoquer l’argent des payeurs de taxes pour mousser un agenda idéologique ou financier.  En évoquant l’intérêt des contribuables dans le financement du cinéma, vous ne défendez ni un principe de justice fiscale, ni une vision cohérente du financement de la culture, mais bien vos intérêts commerciaux. Et vous le faites en citant des choses que vous savez fausses.

    Reprenons vos arguments un à un. Vous dites : «Il faudrait recommencer à faire des films que le monde veut voir». D’abord, je ne connais aucun cinéaste, même le plus ténébreux, qui souhaite faire des films que personne ne veut voir. Ensuite, bien malin celui qui peut prédire à l’avance si un film (qu’il soit une comédie ou un drame) sera un succès commercial. Contrairement à un sac de popcorn qu’on achète, car on sait exactement ce qu’il va goûter, les films sont des objets singuliers dont le goût n’est jamais assuré d’avance. Personne au Québec, ni à Hollywood ne sait «ce que les gens veulent voir». Parlez-en au producteur de catastrophes tels John Carter et de L’appât, deux films semble-t-il que «le monde voulait voir»!

    Examinons maintenant votre deuxième affirmation : «Les gens doivent réaliser quelque chose : les films qui font cinq millions, on peut bien les appeler des films de «mangeux» de popcorn, mais au moins ils se payent.» C’est faux, ces films ne se payent pas. Ce fait est extrêmement bien documenté. Ce que vous vouliez sans doute dire, c’est que ces films sont payants pour vous, propriétaire de salle, ainsi que pour les distributeurs. C’est à peu près tout. Ils ne font pas leur frais, ne dégagent aucun profit pour les investisseurs et l’argent ne retourne pas dans les poches du contribuable.

    Troisième affirmation : «Les autres (films) à subventions, qui font juste 500 000$ et sont supposément «world renowned acclaimed», c’est correct, mais ils coûtent de l’argent aux contribuables.» D’abord, TOUS les films sont subventionnés, incluant les grosses comédies populaires. Ensuite, les films qui font 500 000 au box-office ont souvent un ratio coût/recette bien plus avantageux que les films populaires dont vous faites allusion. Concrètement, ces oeuvres que vous qualifiez dédaigneusement d’«autres films à subvention» coûtent souvent moins d’argent au contribuable. Il est utile de rappeler que, peu importe si un film rapporte beaucoup ou peu, l’argent va D’ABORD à payer le propriétaire de salle, et RAREMENT OU JAMAIS dans la poche du producteur et encore moins du public. Votre collègue Guy Gagnon a dit qu’Omerta a bien marché avec ses 2,8 millions. Il a surtout bien marché pour les propriétaires de salle qui ont recueilli presque la moitié de cette somme. Mais avec un budget de 7 millions, ce film «se paye» moins que bien des films «world renowned acclaimed».

    Finalement, vous dites que «Notre culture n’est pas toujours de faire des films artistiques, «lamentards», où on se plaint toujours de quelque chose. Faisons quelque chose qui va distraire le monde». Il y a un nombre incalculable de préjugés et d’imprécisions dans cet énoncé. Sans doute vouliez-vous dire : «Notre culture ne se reflète pas toujours dans certains films… » Quant aux films lamentards, ce ne sont peut-être pas ceux que vous croyez. Dites-moi franchement monsieur Guzzo, auriez-vous donné votre aval à un film dont la prémisse est la suivante : un frère et une sœur jumeaux apprennent qu’ils sont issus de l’union incestueuse de leur mère et leur frère lors d’un viol en temps de guerre ? Ou encore :  un réfugié algérien dont la famille a été assassinée devient remplaçant dans une classe où la maîtresse s’est pendue ? D’après vous, est-ce que «le monde» comme vous dites veut voir ce genre de films ? Ces deux films lamentards subventionnés (Incendies et M. Lazhar) ont rapporté plusieurs millions de dollars au Québec seulement. Ils vous ont rapporté beaucoup d’argent.

    J’ai toujours appuyé publiquement l’idée d’un équilibre entre les films personnels et les films grands publics. Les deux se nourrissent mutuellement. Mais bien malin celui ou celle qui peut tracer la ligne définitive entre le film d’auteur et le film commercial, entre les films lamentards et les films que «le monde veut voir», entre l’art valable et l’art non valable. Si vous souhaitez remettre en question l’idée même du financement public pour le cinéma, dites-le directement et nous aurons un débat clair.  Mais cessez de prendre en otage les contribuables pour protéger vos intérêts financiers.

    Philippe Falardeau.

    La solution miracle (chronique de Marc Cassivi).

    À quand Occupation double au cinéma ?

    Compte Twitter : @MALussier


    • BAM!

    • Dans les dents!! C’est le moins qu’on puisse dire!! Bravo Philippe Falardeau, très belle analyse!!

    • Ce GUZZO….

      Il y a longtemps que j’évite ses cinémas. Il est assez évident qu’il n’a aucun amour du cinéma mais seulement de l’argent.

      Il faut le voir dans la troisième partie du documentaire : “Dans un cinéma près de chez vous” où il y apparaît avec son gros cigare… Risible.

    • Voici les films québécois que j’ai aimé ou trouvé correct dans les 10 dernières années: Maurice Richard, Incendies, Monsieur Lazhar, Crazy, La grande séduction, De père en flic, Le sens de l’humour, Starbuck, Bon cop bad cop, 5500 rue des Ormes, Les 7 jours du Talion, Mesrine, Dans une galaxie près de chez vous, Aurore, Horloge biologique, Congorama, L’âge des ténèbres, Les 3 ptits cochons, Tout est parfait.

      Je suis pas le plus grand consommateur de film québécois mais, je dois pas être très loin de la moyenne non plus. Ce que je remarque, c’est que les films québécois qui me rejoignent misent sur l’humour, un solide scénario ou touche une personnalité marquante.

      Quand on voit des films comme Vendu et les Dangereux il est légitime de remettre en question les subventions aux films québécois. Je n’ai pas vu le film Le torrent, mais son box-office est de 10 000 $ pour un budget d’au-dessus 1 million de dollar. Des fois, je me dis qu’on devrait peut-être faire moins de film mais d’en faire des meilleurs. On aurait peut-être un meilleur ratio subventions/box-office.

      Mais bon, c’est sûr qu’entre subventionner des danseurs contemporains nudistes ou des films québécois, je prèfère subventionner les films québécois.

    • Le problème vient du financement. Les critères, les cadres et les normes imposés par Téléfilm Canada bloquent l’exploration et l’exploitation créatrice de nos artisans et forcent à toujours utiliser le même langage, le même discours entendu ad nauseam. Le cinéma québécois souffre d’un grand manque de diversité parce que ceux qui lisent des scénarios et approuvent les productions prennent le public pour des cons. Malgré le fait que Monsieur Lazhar et Incendies soient d’excellents films, ils reste relativement inoffensifs contrairement à ce qui se fait présentement dans les autres pays nordiques ou en Asie (plus particulièrement en Chine, au Japon et en Corée du Sud). Un peu d’innovation et d’irrévérence ne nous ferait pas de tort. Et qui dit diversité ne dit pas abrutissement. Des grands réalisateurs comme Kubrick, Herzog, Bergmann ou Fellini, voire même Spielberg, Von Trier ou Aronofsky, s’ils avaient évolué dans le système de production canadien, n’auraient jamais tourné un seul mètre de pellicule. C’est ça le plus inquiétant. Et si on explorait un peu plus, peut-être que les gens seraient plus enclins à découvrir notre cinéma, j’dis ça comme ça.

    • Je vais seulement continuer à faire ce que je fais depuis longtemps, soit de ne jamais mettre les pieds dans ces cinémas Guzzo à la gloire des machines à boules. J’ai décidé de ce boycott suite à d’innombrables fois ou on devait sortir en courant au début du film pour aviser d’un problème évident avec le format du film sur l’écran. Ils se fichent du cinéma chez Guzzo.

    • Serait-il possible d’avertir ceux d’entre nous qui n’ont pas encore vu Incendies et Monsieur Lazhar des ’spoilers’ que contiennent cette lettre?..

      Merci

    • BOUM!

      REMSTAR et CINESPIN (GUZZO), même combat.

      Ce que Guzzo n’ose pas dire (ou il ne le réalise tout simplement pas), il gère une grosse machine à boule tonitruante et il te lance des films au visage. Il comprend le cinéma comme un gros de tour de sécheuse au mode SPIN. Il ne veut pas réfléchir, il veut compter des $. Il veut pas lire, il veut des chiffres. La culture, il s’en fout.

      Cependant, j’ai un reproche à faire à notre cinéma: en général, c’est juste plate. Peu importe le tiroir: comédie populaire, film personnel, terroir. En général, ce sont des soaps de TV à la Fabienne Larouche, pas biens écrits, sur écrits, verbeux, avec plus de locations, plus de musique américaine et plus de bruits visuels ou sonores. On pense qu’en projetant simplement des soaps engraissés sur grand écran, en 7.1, et vite vite vite, qu’on fait du cinéma.

      Je ne compte plus le nombre de films que j’ai abandonnés au bout de cinq minutes (cinéma populaire comme d’auteur): Bon Cop, Dumont, Polytechnique… des films pesants, prévisibles, sans STYLE. Le problème n’est jamais l’histoire, c’est le toujours le style. Au cinéma, on a tout vu depuis longtemps, il reste la manière. Parce que le cinéma coûte cher, les producteurs, les scénaristes, les réalisateurs et les financiers font des collages avec ce qui a marché; et ça marche rarement — ou pas très bien.

      Mais de temps en temps, on a CONGORMA (quel mauvais titre!), MON ONCE ANTOINE, ELLE VEUT LE CHAOS, QUICONQUE MEURT, MEURT À DOULEUR, LA GRANDE SÉDUCTION…

    • Tout à fait d’accord avec monsieur Falardeau.

      Je crois que le problème est un problème de diffusion…
      Dans les régions (l’Outaouais), nous avons enfin le nouveau Emond (Tout ce que tu possèdes) depuis cette semaine! Le film est diffusé 2 fois par jour à 12h40 et à 19h!!! Je suis presque surpris qu’il y ait une diffusion à 19h!!!!
      Rebelle de Nguyen vient d’arriver dans un cinema à rabais (avec 3 representations par jour en apres-midi uniquement)…. Rebelle n’a jamais été diffusé ici dans les salle régulière…
      Le troisième cinema de la région (un Cineplex) ne présente, encore une fois, aucun films québécois!!!!

      Je suis un amateur de cinéma québecois et de ses film un petit peu moins grand publique… Mais aller voir un film un jour de semaine en après-midi, c’est impossible…
      Donc, quand est-ce que je peux aller les voir????

    • Falardeau n’a pas tout à fait raison, ni Guzzo d’ailleurs. J’ai moi aussi constaté une certaine morosité dans le cinéma québécois depuis quelques années et malgré mon goût pour les films d’auteurs, très peu de ce qui a été offert dernièrement m’a rejoint, idem du côté commercial.

      La qualité générale des films québécois semble avoir diminué, un peu comme aux États-Unis, il faut se tourner vers les séries télé pour voir ce qui se fait de meilleur au niveau créatif et commercial.

      Oui Guzzo n’a pas mis de gants blancs pour sa sortie, oui il parle pour ses intérêt financier, mais il serait exagéré de croire qu’il n’y a aucun éléments valables dans son discours. Falardeau, lui, ne peut que prêcher pour sa paroisse, avec toute l’intelligence et la fougue qui le caractérise, mais lui aussi sait très bien que nous traversons une période moins intéressante pour le cinéma québécois.

      Ce qu’il faut surtout espérer, c’est que les interventions de l’artiste et du gestionnaire fasse bouger une industrie qui en a bien besoin…un industrie en fin de cycle.

    • À lire Frappier, Falardeau et autres gens de l’industri, les producteurs ne font jamais d’argent en produisant des films, qu’ils “marchent” ou non en salle. J’ai beau défendre la culture québécoise et son cinéma, j’aimerais beaucoup qu’on m’explique pourquoi des gens – Frappier, Robert,Robert, etc – produisent encore des films. S’ils perdent toujours de l’argent avec ce métier ils font quoi pour payer l’hypothèque? Et je demande ça sans ironie aucune, j’essaie sincèrement de comprendre.

    • Article de Luc Boulanger avec des intervenants comme Frappier lu. Finalement, chacun prêche pour sa paroisse et défend ses propres intérêts. Rien d’étonnant et c’est plutôt normal.

      Mais il faut plutôt arriver à concilier les divers intérêts quand c’est possible pour ceux concernés. Pas obligé qu’ils s’aiment d’amour.

      Pour M. Lazhar, je voulais bien le louer lors de ma dernière et rare visite au club vidéo cet été mais la copie était sortie. Je vais probablement le louer sur iTunes.

      Il y a peu de fils québécois sur iTunes, peu au Superclun Vidéotron, aux dépanneurs les plus près, il y a aussi très peu de choix en bière de micro-brasserie mais j’achète peu et pas souvent. Alors, il faudrait qu’il y ait une multitude de petits comme moi pour équivaloir à quelques grands mordus.

      Guzzo, il n’est pas sur mon chemin. Le plus simple d’accès pour moi c’est Banque Scotia finalement. Les autres, il faut prendre le métro ou bien une belle marche.

      ————————-

      En Outaouais ? Si j’habitais proche et avais le temps moi j’irais au ciné-campus de l’UQO si le film m’intéresse.

      À Montréal, je serais dans le bout de l’Udm, bien oui le ciné-campus là aussi ou bien sinon à Outremont au théâtre Outremont.

    • Guzzo n’a pas tort. Le cinéma québécois est ennuyeux et attire tres peu de gens. Il le sait, meme les films US avec de gros noms tel que Tom Hanks, Julia Roberts et j’en passe, ne font plus courrir les foules comme avant.

    • Personnellement, j’évite tout film à qui un rôle a été donné à un humoriste ou autre (Eric Salvail, René Angelil, la gang de star académie ect ect). Au bout du compte, j’ai pas tellement regardé de films Québecois depuis 6-7 ans!! Ça me rejoint tout simplement aucunement si je compare à ce qui a été fait dans les années 80-90 disons!

    • Tant à dire sur le sujet…

      Commençons par parler du blogue de l’Édito… sur le marché du Livre:

      ”Vivre de sa plume comme écrivain, on le sait, ce n’est pas évident au Québec. Le bassin de population est insuffisant ici. Et comme l’accès au marché français n’est pas une sinécure pour les auteurs québécois, rares sont ceux qui peuvent en faire leur gagne-pain.”

      Voilà. Le marché Québécois, seul, est insuffisant. Il faut exporter. Or, on peut exporter du porc, des meubles et des avions, mais des livres et des films c’est plus difficile. À cause de la langue et/ou de la culture.

      Ce que ça implique ? Très simple: ça veut dire que le marché est non-viable. Un marché, quel qu’il soit, dépendant de l’état pour survivre, ce n’est pas un marché, c’est un service public.

      Or, autant j’endosse l’idée qu’un service public comme le Bixi soit déficitaire année après année, autant j’émet de sérieuses réserves sur le fait de soutenir *artificiellement* un marché comme le cinéma dont, ultimement, le but réel est de créer une banque d’archives culturelle/sociales sur pellicules.

      Le cinéma coûte cher à produire. En fait c’est l’art de luxe par excellence. C’est comme ça, voilà tout.
      Si la population Québécoise ne ”vote” pas made in QC en choisissant plutôt un film américain, je ne vois pas pourquoi ça devrait être payé pas les contribuables, qui, souvent, ne verront même pas ce film.

      Bien sûr, si on considère officiellement que c’est un service public, alors il vaudrait peut-être voir la chose complètement à l’inverse et ne plus tenter du tout de faire des blockbusters pour laisser le divertissement pop corn aux gros joueurs.

    • @ astg

      Ce ne sont pas les producteurs qui ne font pas d’argent, ce sont les FILMS. Les films québécois ne font JAMAIS leurs frais, les petits comme les gros (surtout les gros). Les producteurs, enfin leurs boites de production, reçoivent environ 10% du budget total d’un film. Vous comprendrez assez vite pourquoi les gros producteurs ne chialent pas trop contre le système actuel. C’est leur bébé…

    • Bravo. Et que ceux qui sont d’accord avec Monsieur Falardeau fassent comme moi et plusieurs autres: boycotter les cinémas Guzzo.

    • Je suis un cinéaste et mon cinéma ne convient pas au Québec car il y a juste ici que j’ai pas fait de festival, donc je ne peux pu faire de demande de subvention. Mon genre est la comédie fantastique et je ne viens pas d’Outremont et je n’ai pas été à Concordia, tout ces éléments font de moi un candidat moins intéressant car notre cinéma d’aujourd’hui au Québec c’est du léchage de botte et du léchage d’influence, notre cinéma ressemble plus à un trip d’une d’élite corrompu qui s’amusent sur le dos des contribuables. La sélection officiel de la Sodec, qui est présenté à Canne, est présenté dans une petite salle avec environ 30 québécois dedans, c’est ça votre rayonnement internationale… Il y a malheureusement trop de film qui sont fait par des gens Jet Set qui n’avait aucune aptitude artistique dans leur jeunesse mais qui ont les moyens d’entrer dans ce cercle fermé. J’ai entendu quelqu’un d’influent dire à un fils de producteur, dans une autre branche artistique, qu’il lui promettait de faire de lui un Xavier Dolan: son film, mauvais selon moi…ses aptitudes artistiques: il fait le même film que tout le monde à Concordia ou à l’Inis. Personnellement, faire des films ici m’a fait découvrir que ailleurs ils en font des maudit bon films. Pour notre milieu du cinéma ce n’est pas important de faire de quoi de rentable, la plupart sont indélogeable et leur passion se limitent à faire rouler la machine alors la seule façon de faire des meilleurs films est de ne pu aller voir ces films mal subventionné. Je suis donc en partie d’accord avec M.Guzzo, il faut faire des films pour le public et pas pour l’ego personnel d’un petit riche. Un gros traumatisme dans un scénario va attirer le monde mais ça veut pas dire que c’est nécessairement bon! Malheureusement c’est devenu notre recette. À quand le salaire de base pour faire éclore les vrais artistes?

    • Le problème, c’est que je suis d’accord avec les deux. C’est vrai qu’un cinéaste souhaite toujours que son film soit vu et qu’il soit populaire. D’un autre côté, je comprends aussi M. Guzzo qui veut faire de l’argent avec son cinéma… c’Est une entreprise privée qui doit en faire. Alors, il a le droit à son opinion et il peut présenter les films de son choix dans ses cinémas. Si les gens ne sont pas contents, ils peuvent toujours aller ailleurs. Contrairement aux cinéastes, M. Guzzo ne reçoit aucune subvention pour présenter des fils aux téléspectateurs… il doit choisir les films présentés en fonction du profit estimé… c’est ça une entreprise. Dans sa lettre, M. Falardeau soulève des points tout à fait honorables et justes… mais j’ai tendance à croire qu’il attaque la mauvaise personne.

      Monsieur Guzzo parle aussi à titre de président de l’Association des propriétaires de salles de cinéma du Québec. M-A. L.

    • Il y a quelque chose que je ne comprend pas. J’habite tout près d’un cinéma Guzzo, et la majorité des films québécois y sont présentés. Chaque fois que j’y vais, la salle est vide. Alors pourquoi attaquer M. Guzzo ? Ce n’est pas lui qui ne présente pas les films, c’est le public qui n’y va pas. Et il le constate. Pourquoi lui tirer dessus ?

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