Marc-André Lussier

Marc-André Lussier - Auteur
  • Le blogue de Marc-André Lussier

    Journaliste à La Presse depuis 1995, Marc-André Lussier est fou de cinéma...
  • Lire la suite »

    Partage

    Mardi 13 novembre 2012 | Mise en ligne à 15h06 | Commenter Commentaires (33)

    À quand Occupation double au cinéma ?

    Tout ce que tu possèdes - 1

    «Il faudrait qu’on recommence à faire des films que le monde veut voir», lance pour sa part le président de l’Association des propriétaires de cinéma du Québec, Vincent Guzzo…

    «Les gens doivent réaliser quelque chose : les films qui font cinq millions, on peut bien les appeler des films de «mangeux» de popcorn, mais au moins ils se payent. Les autres à subventions, qui font juste 500 000 $ et sont supposément world renowned acclaimed, c’est correct, mais ils coûtent de l’argent aux contribuables.»

    Selon Vincent Guzzo, il est temps de renouer avec des thèmes qui font partie de notre culture, comme le hockey, qui est d’ailleurs le sujet du film Les pee-wee 3D, qui sort en décembre.

    «Notre culture n’est pas toujours de faire des films artistiques, «lamentards», où on se plaint toujours de quelque chose. Faisons quelque chose qui va distraire le monde», implore-t-il.»

    Bon. Par où on commence ? Il y a tellement de clichés et d’idées reçues dans ces déclarations que c’en est presque gênant. Cet extrait est tiré d’un article publié dans le Journal de Montréal ce matin, coécrit par les collègues Maxime Demers et Cédric Bélanger, deux excellents journalistes soit dit en passant.

    L’article en question fait écho à la désaffection populaire envers les films québécois et la chute dramatique des recettes au box-office cette année. L’ancien président d’Alliance, Guy Gagnon, a commenté en déclarant qu’«il faudrait plus de films commerciaux», et Vincent Guzzo, de la chaîne du même nom, a renchéri avec les déclarations mentionnées plus haut.

    Premièrement, personne ne conteste l’ampleur du désastre cette année. Mais plutôt que de faire porter l’odieux à ces films «supposément world renowned acclaimed», il serait peut-être bon aussi de regarder du côté de ces films à grands budgets (dans le contexte québécois bien sûr), construits autour de vedettes. Et qui ne parviennent pourtant pas à obtenir le succès escompté. L’empire Bossé (avec Guy A. Lepage) constitue probablement l’exemple le plus éclairant cette année.

    Aussi, il est faux de prétendre que les films de «cinq millions se payent». Pratiquement aucun film québécois n’entre dans ses frais. Et les «gros» films à vocation commerciale qui ne rencontrent pas leurs objectifs entraînent avec eux des pertes plus lourdes que les «films artistiques, «lamentards», où on se plaint toujours de quelque chose». D’autant que les perspectives de rayonnement international pour les productions de ce genre sont pratiquement nulles.

    Aussi faut-il plutôt regarder la moyenne des recettes par écran pour obtenir une meilleure idée de la «performance» d’un film. Comparer les recettes globales de Skyfall à celles de Tout ce que tu possèdes est complètement ridicule. Il convient d’ailleurs de souligner qu’avec une moyenne de 2 539 $ par écran*, le très beau film de Bernard Émond occupe le quatrième rang au palmarès et ce, même dans sa deuxième semaine d’exploitation. Devant lui, trois superproductions hollywoodiennes : Skyfall bien sûr (17 651 $ / écran) ; Wreck-it-Ralph (3 678 $ / écran), et Flight (3 211 $ / écran]*.

    Qu’un disciple d’Éric Duhaime ait cette conception tronquée du financement de la culture, soit. Mais qu’un directeur de l’une des plus grandes chaînes d’exploitation de films au Québec ne comprenne même pas le principe du financement des films sur le territoire où il fait de la business, cela dépasse l’entendement. Je rappelle que Vincent Guzzo est aussi président de l’Association des propriétaires de cinéma du Québec.

    Monsieur le président sera probablement heureux le jour où l’on annoncera l’adaptation cinématographique d’Occupation double. Ça ce serait bon. Et tant pis pour ces films de pauvres supposément world renowned acclaimed.

    Rappelons par ailleurs que la société Quebecor tente d’obtenir un siège au conseil d’administration de la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC).

    * Source : Cinéac.

    Compte Twitter : @MALussier


    • Excellent commentaires de Mr. Guzzo. Parfois au Québec il semble que personne n’a le droit de critiquer la qualité des films financés par l’état.

      Je vais fréquemment au cinéma avec ma conjointe. S’il y a quelques années on allait voir des films québécois, on a cessé lentement de ce déplacer pour ces films. Par la suite j’ai continué à louer quelques films québécois mais depuis un an je n’ai pas du en louer un. En fait je pense que le dernier qu’on a loué était Strabuck (ou Mr. Lazar).

      Je ne parle que pour nous mais le cinéma québécois malheureusement nous ennui depuis quelques années. Quand je regarde l’offre, je vois trop de drames, trop de films complexes, bref on est de retour dans le style “Le sexe des étoiles” ou “Léolo”. J’imagine qu’il y a un public mais nous on veut voir des films divertissants qui nous détendent, pas des films pour critiques professionnels de cinéma (genre Dogville).

      Désolé si ça choque les créateurs d’ici c’est mes impôts qui payent pour vos oeuvres alors oui les films devraient s’adresser au payeur de taxes. Si vous voulez faire des Léolo, finance-le vous même.

    • Il faut traduire les propose. Guzzo va s’intéresser d’abord aux recettes et profits des exploitants de salles et même s’il est le président de propriétaires ayant des intérêts communs avec les siens.

      Oui, les recettes par écran peuvent être un indicatif mais les propritétaires et distributeurs peuvent avoir eu raison de ne pas programmer tel film à tel endroit. Combien de sièges dans la salle ? Le taux d’occupation par salle pourrait être une donnée intéressante.

      Pour la critique de Guzzo sur l’artistique, elle est certes cliché mais comporte une part de vérité. Pourquoi doit-on être pessimiste si souvent ou à la limite misérabiliste dans plusieurs films québécois ?

      Roméo Onze, je l’ai trouvé bon mais il y a pas beaucoup d’espoir dans ce film. Un petit peu quand même mais pas tellement. Cela peut être réaliste.

      Deus autres fils loués ceux-là : Marécages. Pas très jojo non plus. Et pas plus pour ”Le Vendeur”. Le pessimisme semble être un choix artistique et pas juste au cinéma ici au Québec.

      Pour Guzzo, j’irai pas dans ses salles et même qu’il présenterait un film ayant une valeur ”artistique”, elles ne sont pas sur mon chemin d’ailleurs et je déteste l’ambiance de ces complexes. Surtout ceux de banlieue. Dans la salle cela peut être correct mais avant de s’y introduire…

    • Pour Tout ce que tu possèdes et je regarde dans la région du Montréal métropolitain, il n’est pas programmé dans beaucoup de salles et dans certaines peu de présentations, notamment dans le seul Guzzo qui le met à l’affiche à Laval.

      Pour ma part, ce serait un film de fin de semaine genre dimanche après-midi ou en début de soirée.

      Seul Beaubien et Cineplex Forum l’offre à ce moment là.

      Je vais pas assez souvent au cinéma pour tirer des conclusions par salle comme une visite au Beaubien en 2006, mais où le film français était programmé un jour de semaine en tout début de soirée à l’heure du souper. Est-ce qu’on devrait s’étonner que la salle était pratiquement vide.

      L’autre fois à L’Excentris, en début de soirée plus vers 19 heures mais le dimanche, là j’avais eu le temps de souper sur le pouce pour arriver et il restait un peu de place. Salle pas mal pleine. Suffisamment à mon goût en tous les cas.

      C’est à eux de faire leur programmation et nous n’avons pas toutes les données et le public peut être imprévisible, on fait juste s’interroger sur certains choix de programmation. C.est eux qui connaissent leur marché pareil.

    • Voici une critique de “Café de flore” sur un site américain…. Plusieurs autres films québécois y sont d’ailleurs nommés. Ça reflète un peu l’intérêt étranger envers notre cinéma.

      http://www.filmschoolrejects.com/reviews/cafe-de-flore-dwalb.php

    • «Il faudrait qu’on recommence à faire des films que le monde veut voir»
      Les films à recette (dans les 2 sens du terme), c’est bon pour Hollywood où les scénarios sont imprimés au même rythme qu’un journal et où les budgets sont présents. Comme dans beaucoup de domaines, le Québec doit créatif pour être compétitif. Les petits marchés comme le Québec ne pourront jamais compétitionner avec les James Bonds et Titanic de ce monde. La force de nos films doit se retrouver dans nos scénarios d’abord et avant tout car on ne pourra jamais camoufler un scénario faible avec des milliers d’effets spéciaux et têtes d’affiche à 20 M$.

      Il y a des navets dans le cinéma populaire comme dans le cinéma d’auteur. Le problème avec le cinéma québécois ces derniers temps est le manque de bonnes histoires. Je ne sais pas à quel point le génie créatif est à sec en ce moment ou si c’est simplement le manque d’audace de TéléFilm qui est en cause (subventionner les films de nouveaux scénaristes/réalisateurs ou donner le GO à un film que le monde ne penserait pas vouloir voir justement, mais qui s’avérait être une révélation, etc.).

      Bref, Monsieur Guzzo n’a qu’à se blâmer lui-même. Qu’il innove dans son domaine. Qu’il fasse les lundi québécois à 5$. Qu’il programme ses salles vides avec de vieux succès. Mais la solution n’est certainement pas de produire plus de films comme la filmographie de Katherine Heigl et Jennifer Lopez.

      - Une fan des bons films (commerciaux et d’auteurs)

    • Le gros problème avec les films québécois, c’est que les films à petit budget ne sont présentés la plupart qu’à Montréal et Québec. J’habite à Shawinigan et je n’ai pas accès à ces films. Je trouve ça complètement navrant. S’ils étaient présentés partout au Québec, la réaction serait peut-être différente. Avant j’habitais Montréal et c’était ce que j’aimais de cette ville: l’accès à toute l’offre cinématographique. Pas parce qu’on n’habite pas les grandes villes que nous sommes cons pour autant. À mon avis, si le film n’est présenté que sur certains écrans, il ne mérite pas son financement car il n’est pas accessible pour tous les québécois. Là vous allez me dire que c’est une question de coût et que les salles dans les régions ne les veulent pas nécessairement et tout le kit. Je comprends mais une réflexion s’impose. Cinéma québécois subventionné? 100% si 100% accessible.

    • @sebbouchard Je trouve vos propos vraiment désolant!! Des film comme Léolo sont nécessaire tout comme Incendies et tout ces films d’auteur magnifique qui sont réalisé ici !! Moi je pense qu’au contraire nous avons une très belle diversité entre cinéma d’auteur et grands publics!! Croyez vous sebbouchard que les payeurs de taxes on juste envie de voir les Boys et Elvis Gratton !!

      @ crispers Vous avez raison, ce type de film n’est peut être pas assez diffusé dans certaines région du Québec!!

    • Mr. Lazhar 3m
      Incendies 3.6m
      Café de Flore 1.5m

      Le cinéma plus pointu fonctionne à un certain niveau. Il n’y a pas que les propriétaires de salles qui souffrent. Il reste combien de distributeurs québécois?

      E1 (Les Film Séville et Les Films Christal) a acheté Alliance. Métropole détient une toute petite part du marché. Remstar est à la recherche d’un premier véritable succès. TVA Films n’a pas sorti de films en presque 2 ans. Les autres distributeurs sont minuscules. (Filmoption, K-Films, Niagara, Axia, Les films du 3 mars etc…)

      On se dirige vers une crise d’identité du cinéma québécois.

      Pour financer un film par Téléfilm Canada et la SODEC, les producteurs doivent absolument se trouver un distributeur.

      Ce distributeur s’occupe de payer un minimum garanti (souvent entre 8 et 10% du budget) pour boucler le financement du film. Ce montant leur donne le droit de distribuer le film. Ces montants sur des films à plus grand budget sont un investissement colossal dans certains cas. Il est indispensable pour ces projets de récupérer leur argent au box-office. Si ces films s’effondrent, non seulement les institutions gouvernementales, mais aussi la compagnie de distribution subissent les répercussions de ces échecs.

      Avec la fusion E1/Alliance, quel autre joueur pour sa permettre financièrement de financer les films beaucoup plus couteux? Aucun des petits distributeurs n’a les reins assez solides pour se permettre de payer des minimums garantis élevés et voir ces films s’effondrer au box-office.

      Le conglomérat E1/Alliance choisira les meilleurs projets. Le reste essayera de se trouver un distributeur. Qui osera financer les films plutôt pointus ou de répertoire avec des budgets moyens (entre 4 et 5m)?

      Qui va jouer à la roulette russe du cinéma québécois?

    • J’ai regardé cinq minutes d’Occupation double hier avec une mauvaise réception : les visages se décomposaient en des multitudes de carrés, il y avait une foule de jump cuts, le son était hachuré, c’était cinq minutes de cinéma expérimental passionnantes, je dois dire.

    • J’ai déjà eu à parler au téléphone à M. Guzzo dans le cadre de mon travail. J’ai été brièvement confronté à un beauf désagréable et imbu de lui-même. Pas étonnant de lire ce genre de commentaire qui lui est attribué. Depuis lui avoir parlé, je me fait un point d’honneur de n’aller voir aucun de mes films “world renowned acclaimed” dans ses salles…

    • @sebbouchard Je suis d’accord pour que mes impôts servent à payer des films comme Les boys ou Starbuck. Mais je e vous trouve bien prétentieux de penser que tout le monde est comme vous et votre femme. Je suis payeuse d’impôts et j’ai très hâte de de voir le film de m. Émond ou encore celui de m. Rose qui me permettront de prendre quelques moments de détente dans la vie tumultueuse d’aujourd’hui pour reprendre un peu contact avec mon âme et mon coeur. Essayez, ça vous fera du bien.

    • J’ai lu l’article ce midi au restaurant. Comme un malaise dans notre cinéma. Dans les bonnes intentions de Guzzo de dénoncer un réel problème j’ai ressenti une irritante interrogation.

      Les propriétaires de cinéma sont plutôt tributaires des gros films américains. Ils construisent des salles à la fine pointe de la technologie pour vivre l’expérience 3D IMAX etc. C’est une question de forme. Pour le fond, on repassera.

      «Il faudrait qu’on recommence à faire des films que le monde veut voir» dit Guzzo. Comme vous l’avez mentionné ce sont les films qu’ont fait pour qu’ils soient vus qui causent problème. Les gens ne vont pas les voir!

      Je pense qu’il nous faudrait un grand succès par année et tout le monde soient contents. Je regardais notre meilleure année dans l’article et c’est l’année où Crazy est sorti. C’est peut-être trop demander?

    • Sur L’empire Bossé (avec Guy A’ Lepage) pas sûr qu’Éric Duhaime ou encore les rs¸adios conservatrices étaient d’accord avec cela.

      LOL ;)

      Puis Guzzo n’a probablement été consulté non plus, est-ce qu’il croyait lui au succ;es commercial de ce film ? Quel a été son comportement lors de sa sortie ?

      Les gens de cette entreprise doivent quand même connaître le commerce quand ils se mêlent de parler de culture trop là cela se gâte. Il faut faire avec eux lorsque cela s’applique.

      Pour les films artistiques à faible potentiel commercial, peut-être une petite place à l’occasion ou dans certaines salles mais à part de cela… Ils y croient pas.

      Que ce soit un lobby ou un syndicat ou peu importe qui se met à parler des contribuables ou de la population plutôt que de ce que cela lui rapoorte lui dans ses poches, il faut pas croire cela. Il est là pour défendre les propriétaires de salles et on supposerait tous mais comme c’est lui qui est là cette année, il parle plus en pensant à sa grosse chaîne.

      Mangeux de Pop Corn ? Là et chez Cineplex pas juste du Pop Corn, des pizzas aussi et des tas d’autres friandises en quantité.

    • “Bon. Par où on commence ? Il y a tellement de clichés et d’idées reçues dans ces déclarations que c’en est presque gênant. “…Ah, vraiment?? Alors j’imagine qu’on peut donc dire, sans crainte, que M. Lussier a voulu combattre le feu par le feu, parce que je vois plus d’exagérations et de manque de nuance dans cet article que dans les propos de M. Guzzo.

      Il faut premièrement se mettre dans la peau de M. Guzzo. Oui, il veut vendre des billets. Ok. On l’a tous compris. Il y a vraiment quelqu’un qui s’indigne à voir un businessman vouloir faire de l’argent? On va vraiment monter sur nos grands chevaux pour ça? S’indigner de ça?

      Deuxièmement, c’est la réaction à de tels propos (qui ne sont certes pas très nuancés) qui me désole. Parce que chaque fois qu’on apportera une critique au cinéma québécois, on se fera lancer des pierres??! C’est peut-être pour ça que le cinéma du Québec stagne, pris entre ses deux pôles, soit la comédie bon-enfant avec Patrick Huard, parsemée de quelques “jokes” macho pour que l’homme qui accompagne sa femme dans la salle ne se sente pas émasculé d’aller voir “encore une autre comédie québécoise avec Patrick Huard”, soit un film ULTRA dramatique qui ressemble davantage à un épisode de téléroman (dont les Québécois sont friands) de deux heures qu’à un long métrage qui offre quoi que ce soit d’original ou d’intéressant.

      Chaque fois qu’on parle de faire du renouveau au cinéma québécois (le “commercial”, du moins), on se fait taper sur la tête et on se fait poster 75 liens vers la liste de prix qu’Incendies et que C.R.A.Z.Y. ont gagné. Ok, oui, deux excellents films, mais sortent-ils réellement des barrières polarisées mentionnées plus haut? Non.

      À quand du cinéma québécois fantastique? “Sur le seuil”, “Le Marais”, “Truffe”…On est capable! Et, contrairement à M. Guzzo, ce que je dis, c’est que le cinéma québécois “commercial”, il est déjà trop présent sur nos écrans. C’est du téléroman de deux heures ou de la comédie qui jongle soit avec les clichés montréalais, soit les clichés banlieusards. Ce qu’on veut, c’est quelque chose qu’on n’a jamais vu. C’est de l’audace. C’est une variété dans les genres cinématographiques, avec l’étampe de la fleur de Lys.

      Du drame et de la comédie popcorn, non merci. On en a eu déjà beaucoup. Il y en a du très très bon, je le concède, mais avant que les clichés s’établissent et se cimentent, s’il-vous-plaît, un peu de renouveau!

      P.S.: À quand un VRAI film québécois badass? À quand du dialogue qui ne sonne pas faux dans ce genre de film? Quand les mots d’un “doorman”, sacres inclus, sonnent comme s’ils étaient prononcés par un gars de la clique du Plateau Mont-Royal, c’est difficile d’y croire, désolé. Même dans les films de Michel Jetté, le dialogue sonne souvent faux…on peut faire mieux que ça!

    • +1 pour crispers!! J’habite la côte nord et évidemment, le cinéma d’ici ne nous passe pas ce genre de film sauf au festival Cinoche. IL vont toujours privilégier des films qui sont certain de remplir les salles… Mais d’un autre coté, les histoires des films d’auteur sont souvent d’un ennuie mortelle alors je ne suis pas surpris du manque d’intérêt.. Toujours la meme chose, mon enfant est mort, dépression… .Ma femme est morte, je bois…. etc etc etc etc etc etc Pas très jojo!!

    • @stef27 : Nos scénarios? Notre force??? Le dialogue constitue une part clé d’un scénario…et c’est un des points qui mine sérieusement les films du Québec qui ne se classent pas dans la catégorie des comédies.

      Je ne veux pas Occupation Double : The Movie, mais je ne veux pas un épisode de 2 heures des Poupées Russes quand je vais voir un film. Le misérabilisme, comme l’a énoncé quelqu’un plus haut, ça commence à sérieusement sentir le réchauffé.

      Et du cinéma commercial, ça sous-entend forcément des “mauvais films”?? C’est un peu simpliste comme association, non? Transformers, c’est commercial, et c’est un film atroce. Mais Fargo, Lord of the Rings, Die hard, Looper…ce sont des films commerciaux. Sont-ils mauvais? Du tout. The Raid : Redemption a coûté à peine 1 million et demi…avez-vous vu ce qu’ils ont fait? C’est à couper le souffle…un des meilleurs films d’action des dernières années…

      Ces films ont certes coûté plus cher à produire que nos productions québécoises, mais, somme toute, je crois que de volontairement baisser les bras devant un budget plus serré, c’est se complaire dans la facilité et donner de mauvaises excuses pour écrire un autre gros drame misérabiliste plutôt que d’arriver avec quelque chose d’à la fois original et qui plaira aux masses.

      Ce n’est pas le budget, le vrai obstacle. C’est l’homogénéité de ce qu’on se permet.

    • Le ‘problème’ des films québécois par rapport au box office, c’est les petits échantillon.

      Si tu tire pile ou face, tu as 0.5 chances d’avoir un succès. Si tu tire 1000 fois dans l’année, ton espérance est 500 et les probabilités que tu en obtienne moins de 475 succès est d’à peine 6%.

      Si tu tire pile ou face 4 fois, ton espérance est de 2 mais les chances que tu obtienne aucun succès sont de 6.25%.

      Vous voyez ou je veux en venir?

      Si tu sors peu de film dans une année, les possibilités qu’ils soient tous des flops sont réelle. C’est évident qu’on va avoir une plus grande variance que le cinema américain d’une année à l’autre. On se reprendra l’an prochain.

    • @Loulou27

      Je ne sais pas si vous regardez les films commerciaux américains dans leurs versions originales,
      mais si oui, vous êtes forcé d’admettre que nos “artiste du playeau” font un travail d’acteur remarquable.
      Et remarquez à quel point les acteurs et actrices américains sont choisi pour leurs physiques et que leurs jeux d’acteurs est terriblement mauvais sans parler du contenu du film totalement abrutissant. Un peu comme leurs petites chanteuses en shorts taille basse, voix médiocre, aucun contenu ou originalité. Mais bon, c’est comme ça ici depuis un bon moment, on veux être comme les américains avec une culture populaire médiocre et abrutissante à souhait. Tant pis pour l’art et la poésie, maintenant on veux juste divertissement vide (J’ai rien contre ça quand c’est occasionnel) sans jamais n’avoir à vivre d’émotions, réfléchir, ou apprendre quelque chose.
      Un film qui va me faire me poser des questions et réfléchir?? HAAAA NOOOOON!!! Allons voir American Pie 13 à la place.

    • @Loulou27

      ” Mais Fargo, Lord of the Rings, Die hard, Looper…ce sont des films commerciaux. Sont-ils mauvais?”

      Vous n’avez pas tort là-dessus, mais il ne faut pas oubliez qu’ils nous servent 5000 navets avant de nous en servir un qui à du sens, et vous remarquerez que c’est toujours les mêmes réalisateurs qui font les bons films.
      Oh et en passant…Die Hard? Du grand cinéma? Allons donc…Bruce Willis n’as pas le centième du talent d’un Rémy Girard.

    • Un facteur important à prendre en compte selon moi : le prix du cinéma aujourd’hui ! Je me souviens m’être dit à plusieurs reprises que tel ou tel film québécois m’intéressait avant sa sortie en salles.

      Par contre, après réflexion, considérant le prix que ça coûte aujourd’hui pour aller voir un film sur grand écran, je me suis souvent dit : bof, à 30 $ la soirée en couple, je vais attendre de le louer.

      Pourquoi ? Parce que les salles de ciné, selon moi, sont dorénavant réservées aux films à grand déploiement, avec des effets spéciaux qui en valent vraiment la différence de prix lorsque regardés sur grand écran. Les films québécois, d’aussi bonne qualité puissent-ils être, sont rarement des films débordant d’effets visuels.

      Donc pour ma part, je ne vois pas l’intérêt de payer 24 $ par couple, plus le pop-corn, pour voir un film qu’on peut se louer à 6 $ sans sacrifier le «plaisir visuel»…

    • Gros soupir de soulagement. En lisant le titre, j’ai cru 2 secondes qu’il y a avait réellement une réflexion ou pire, un projet de porter sur grand écran ce concept minable…

    • @regel : Si on fait de l’échantillonnage, celui-ci se doit d’être proportionnel à la taille des industries respectives dont il est question. Donc, proportionnellement, sur le nombre de films québécois qui sortent, quel pourcentage est merdique, versus le pourcentage de films merdiques produits aux É-U? Au moins, aux États, ils ont de la diversité des genres. Même si le quota de films merdiques est peut-être supérieur.

      Des chanteuses pop en p’tites shorts, on en a au Québec aussi. Marie-Mai, c’est quoi? Infini-T, Gabrielle Destroismaisons, Jacynthe…il faut arrêter de mettre la culture québécoise sur un piédestal, c’est ce qui l’empêche d’avancer et de prendre une réelle expansion. De se comparer aux Américains, et de se dire qu’on est “tellement moins trash qu’eux”. Se complaire dans nos clichés en se disant qu’au moins, ces films-là et cette musique-là vient de “chez nous”, si certains disent que c’est encourager l’industrie locale, moi je dis que c’est d’en entretenir les limites.

      Un film qui fait réfléchir, c’est bien. Mais si ça implique que, systématiquement, ça tombe dans le sur-dramatique, le moralisateur et le presque déprimant, ce que je dis, c’est que ça reste dans l’esprit hermétique des clichés québécois. Vous trouvez peut-être que ces clichés se comparent avantageusement à ceux de nos voisins du Sud, reste quand même que ce sont des clichés dans notre industrie. Et qu’on peut innover.

      Pourquoi donc, au Québec, condamne-t-on systématiquement le divertissement “vide”, comme vous vous complaisez à l’appeler? Parce que nous, avec nos racines européennes, on est TELLEMENT plus intelligent que les crétins de mangeux de hot dogs des U.S.A.? C’est quoi cette prétention? Les Américains ont bien des défauts, mais leur cinéma recelle de perles et, historiquement, c’est un des plus grands cinémas au niveau international.

      Et, en passant, l’effervescence d’une industrie se fait aussi à travers ses succès dans la culture de masse. Faites de l’argent avec un Transformers, vous en récolterez assez pour investir dans d’autres projets plus intéressants. C’est peut-être pourri, mais ça génère un engouement et des revenus envers une industrie, lui permettant de multiplier ses produits et, conséquemment, de rendre prospère une industrie qui pourra éventuellement explorer de nouveaux horizons.

      De toute façon, je n’appuie pas la production de navets, je ne fais que mentionner ces balises dont l’industrie du cinéma québécois se fait elle-même prisonnière.

      Bruce Willis? Pas le centième de talent d’un Remy Girard? C’est une opinion, et je la respecte. Mais Twelve Monkeys, la trilogie Die Hard, The Sixth Sense, Pulp Fiction, Le Cinquième Élément et Sin City…vraiment, tous des films merdiques, oui…En terme de filmographie, c’est vrai que ça ne vaut pas 1% de ce que Rémy Girard a accompli comme comédien…voyons donc…encore la culture québécoise sur un piédestal.

      C’est déplorable qu’on ne veuille pas non plus s’avouer qu’une fois de temps en temps, ça fait du bien, du gros divertissement léger et sale. Ça peut aussi être bien réalisé, bien joué et bien rendu. Film réfléchi ou poétique n’égale pas film de qualité. Un peu simpliste comme association.

    • @Loulou27
      Vous êtes très drôle car vous apporter de l’eau à moulin, soit que vous ne faites que lire en diagonale, soit que vous n’avez rien compris.
      Premièrement, Marie-Mai? Mais c’est exactement ce que je disait aussi, que ici, depuis un bon bout de temps on se force d’être aussi insipide que les américains au niveau artistique, elle es es un preuve irréfutable.
      Ensuite, je n’ai pas systématiquement bashé la culture vide j’ai même mis en parenthèse que je n’avais rien contre ça, à petite dose, mais là, la dose est tellement immense, que s’en es rendu indigeste.
      Et Pour le jeu d’acteur, ce n’est pas parce que le scénario es bien que l’acteur principal sait jouer. Mais si on bet une grosse vedette à la tête d’un navet, le navet va se vendre et les incultes demanderont une deuxiême portion. Et vraiment Bruce fait parti de ceux qui ne sont capable que d’avoir expressions facials : content de lui ou content de lui en ayant mal à son épaule qui saigne.
      Bref la qualité de jeu de l’acteur n’as pas souvent en lien avec la qualité du scénario. Des acteur sans failles jouent dans des navets, et des truffes à belle gueule ou belles cuisses pourront participer à de très grand films.

    • Ce qu’il faut avant tout éliminer, c’est le Financement d’artistes vedettes BS pour des films poches. Exemples: Bossé, Angle Mort (surper film québécois presque entièrement tourné à Cuba! beau petit voyage payé pour nos BS du cinéma québécois), Le poil de la Bête et tous les films de Guillaume Lemay Thivierge, Cabotins, et, ma foi, tant d’autres.

      Alors de là à dire qu’il faut faire des films plus grand public, Guzzo a complètement tort. C’est exactement ce qu’on a tenté de faire avec les films ci-dessus. Cependant certains films grand public ont bien réussi, comme Bon Cop Bad Cop, ou de Père en Flic.

      Au bout du compte on se rend compte que probablement la SODEC a un trop gros budget et sort une couple de films pourris par année, soit elle choisit mal les projets qu’elle finance. Quand on sait que des films qui rapportent moins de 100 000$ sont financés à plus de 3M$ par la poche des contribuables québécois, pour payer des employés de l’industrie du cinéma GRASSEMENT payés et vivant la belle vie, moi c’est ça qui me fâche.

    • @sebbouchard

      Des argument du genre ”c’est mes impôts qui payent pour vos oeuvres”, j’en ai soupé. Non mais qu’est-ce que ça veut dire?

      Et si j’étais médecin et que je vous voyais en clinique pour un suivi de cancer du poumon (exemple extrême), et que je décidais soudainement de vous renvoyer chez vous en vous disant que je suis tannée que mes impôts paient pour ceux qui ont fumé toute leur vie et qu’il faut maintenant les soigner aux frais des payeurs de taxes, vous trouveriez ça juste???

      Ce n’est pas parce qu’un petit pourcentage de la population désire se faire offrir autre chose que du divertissement qui fait 5M$ au box office que cette partie de la population n’y a pas droit.
      C’est le principe du financement public!!!

    • Le problème de M. Guzzo c’est qu’il veut rentabiliser ses écrans et maximiser ses ventes de pop corn et de friandises, qui sont nettement plus profitables que le prix d’entrée. En présentant un film où la salle est vide, il n’accomplit pas son but…. Son problème c’est qu’il n’en présente pas de ces films…. Compter le nombre de films québécois que Guzzo présente, une infime minorité.

    • @sebasduf
      .
      D’accord avec vous. Le cinéma est devenu pour moi l’endroit où aller vivre une expérience en 3D.

    • @Loulou27
      Je n’ai rien contre Transformers – que je n’ai pas vu – mais je ne peux m’empêcher de sourire quand je lis:
      Faites de l’argent avec un Transformers, vous en récolterez assez pour investir dans d’autres projets plus intéressants.

      1-Un peu simpliste comme raisonnement, pas sûr que ça fonctionne comme ça…
      2- je ne sais pas pourquoi mais ça me fat penser aux pétrolières qui construisent des hôpitaux :)

      Fargo et Pulp Fiction des films commerciaux? Au même titre qu’Incendies je suppose.

    • Dans les statistiques de l’Observatoire de la culture et des communications du Québec, il y a une multitude de chiffres et auxquels on peut faire dire bien des choses…

      http://www.stat.gouv.qc.ca/observatoire/publicat_obs/film.htm#pdf

      Guzzo veut un film québécois produisant des recettes de 5 millions et plus ? Mais c’est quelque chose de rare. Depuis 1985, seulement 9 films québécois ont réussi cela. Ou encore en terme, d’assistance, pas plus que six films québécois ont franchi le cap du million d’entrées, pas plus que dix, le cap du 700 000 et pas plus que 18 le cap du 500 000 entrées.

      On peut aussi regarder le taux d’occupation des salles que je trouve faible mais il faudrait analyser cela en fonction des heures de diffusion. Le taux d’occupation pour les films québécois est un peu plus élevé que pour les autres fils mais regardez d’autres tableaux dont la part dans les résultats d’exploitation.

      Cela reste que c’est à Montréal même que les cinéphiles sont les mieux servis pour tous les films. Ainsi, en 2011, 522 des 574 fils projetés au Québec ont été diffusés à Montréal, pour les fils québécois c’est 61 sur 71. En analysant, le tableau 4.3.1 à la verticale plutôt qu’à l’horizontale comme ils le font.

    • Je suis un payeur de taxes et j’exige que les créateurs fassent les films que je veux voir. Demain, quand je vais aller au cinéma, je voudrais que Denys Arcand fasse une comédie grand public, avec un peu de vulgarité mais pas trop, un ou deux scénarios, ça ne me dérange pas, bien éclairé, avec Patrick Huard, mais pas Rémi Girard, lui je veux pas le voir. Pas plus que 1h45 et un budget de 500000 dollars max. Un caméo de Guillaume Lemay-Thivierge serait apprécié. Si seulement c’était vrai, ce serait la société rêvée!! Mais non, les artistes vont continuer à faire ce qui leur tente, au détriment de mon argent et de qui je suis réellement. D’ailleurs, si j’avais été là quand Michel-Ange à peint une chapelle, je n’aurais jamais accepté ça, pas assez de croix, des couleurs très sombres, les Italiens payeurs de taxes n’auraient jamais dù accepter ça.

    • Quelle belle gigantomachie nous est présentée dans le cadre de la série “Dans un cinéma près de chez-vous” entre »Rolland Smith, fou de cinéma et Vincent Guzzo, fou de rentabilité. À voir pour comprendre ce qu’il en est de la cinéphilie au Québec et de la bêtise humaine animant bien des exploitants de salle de cinéma. Autant serez-vous animés par le désir de voir de vrais bons films, autant serez-vous (peut-être) dégoûtés par la perception basse, mesquine et incroyablement stupide d’un certain acteur du milieu de la distribution cinématographique québécoise. Consultez le segment “Perdu de vue” de Historia: http://www.historiatv.com/webtele/toutes-les-videos-pour-cette-emission-7.27156?show=1.48813&target=1.1079731

    • Je veux bien aller voir des films québécois, voire même des films tout court, quand ils sont bons. L’ennui c’est que j’habite en région (pas en plein bois, 1 heure de Montréal seulement). Un beau cinéma qui date de quelques années à peine, 8 belles salles, le 3D, le numérique. Tout le nécessaire quoi!

      Le problème? LA PROGRAMMATION. Ah, pour les insipides (et trop nombreux !) films d’ados, pas de touble. Ils se rendent tous chez nous…et s’y incrustent pour plusieurs semaines. Même chose pour tous les déboulés de la mode l’invasion-des-polyvalentes-par-les-vampires-blêmasses: on ne peut pas les manquer!

      Les succès blockbusters pour enfants en 2 ou 3D, même chose. Le jour, le soir, ils ont leur écran!

      Mais les bons films, qu’ils soient québécois, français ou américains, ça…Avec de la chance, ils atterrissent chez nous le temps d’une semaine ou deux (si on n’est pas là ou si on doit rester à la maison pour soigner la grippe des enfants, c’est just too bad!). Même certains grands succès fort attendus connaissent ce triste sort. Sans compter les films attendus, dont on nous présente la bande-annonce, et qui finalement n’aboutissent même pas chez nous!

      (Parenthèse: je vous fais grâce des acrobaties (et des kilomètres!) qu’il me faut faire à la période des Oscars si je veux avoir vu un tant soit peu des principaux films en nomination avant la remise des prix!)

      Bien sûr, on a le ciné répertoire. C’est là que se retrouvent trop souvent, en ce qui nous concerne, plusieurs excellentes productions françaises ou québécoises. Avant, c’était le lundi soir. Maintenant, c’est le dimanche: une représentation l’après-midi (!) et une en soirée. Vous avez intérêt à être là ce dimanche-là et un conseil, réservez: il y a foule! (ce qui prouve d’emblée qu’il y a des amateurs de bon cinéma chez nous aussi, pas seulement à Montréal!)

      Non, je n’habite pas en rase campagne. Je vous le dis, une heure à peine de Montréal par la 10. Mais loin, loin, si loin pour un(e) cinéphile… Et comme le problème doit se retrouver ailleurs au Québec, c’est peut-être par là qu’il faudrait commencer la réflexion.

      Je veux aller voir des films québécois. De tous les genres. Comédies. Drames. Films “d’auteur” (drôle d’appellation selon moi parce que pour tout film, quel qu’il soit, il a bien fallu qu’il y ait quelqu’un pour l’écrire au départ!). Montrez-les moi, c’est tout!

    • Lu une réplique intéressante de Guzzo dans le Journal de Montréal…

      ”L’homme d’affaires croit que l’industrie doit concentrer ses efforts sur les meilleurs scénarios. «Louis Cyr et Gabrielle ont eu de bonnes entrées, car leurs scénarios étaient bons, a-t-il ajouté. Ce n’est pas le cas de Hot Dog.» ”

      Pour moi, cela confirme qu’il ne sait pas ce qui va faire le succès du film ou pas, et qu’il trouve les explications après coup.

    Vous désirez commenter cet article?   Ouvrez une session  |  Inscrivez-vous

    publicité

  • Twitter

  • Catégories

  • Blogues sur lapresse

    publicité

  • Calendrier

    novembre 2014
    L Ma Me J V S D
    « oct    
     12
    3456789
    10111213141516
    17181920212223
    24252627282930
  • Archives

  • publicité