
La chasse est présenté au FNC avec des s.t.f.
Voici un petit paragraphe extrait d’une chronique, lequel faisait écho au sempiternel problème de l’accessibilité au public francophone des films présentés dans les différents festivals de cinéma.
Sous-titres : combat perdu
C’est inévitable. Dès qu’un festival de cinéma montréalais – le FNC dans ce cas-ci – annonce sa programmation, des cinéphiles s’empressent d’exprimer leur colère à propos de l’épineux problème des sous-titres. «Non mais vous avez vu monsieur le journaliste ? Que des sous-titres en anglais ou presque !». Oui, On a vu. On voit même clair depuis des années. Et on s’indigne depuis encore plus longtemps que ça. En vain. Le problème est apparemment insoluble. Et le combat est perdu. Les cinéphiles francophones doivent maintenant choisir de fréquenter – ou pas – ces événements en toute connaissance de cause. Ils savent désormais que la plupart des productions internationales sélectionnées seront montrées avec des sous-titres en anglais (s’il s’agit d’une langue étrangère), ou carrément sans sous-titres (si le film a été tourné dans la langue de Shakespeare). Cette situation reste toujours aussi inacceptable, mais ainsi vogue la galère. Pour toutes sortes de raisons, rien ne changera. Jamais. Il n’y a plus lieu de s’en émouvoir, mais plutôt d’en faire son deuil.
Les réactions engendrées par ce court texte m’indiquent qu’il existe deux écoles de pensée face à cette épineuse question.
Il y a d’un côté ceux qui, bien qu’ils soient bilingues et parfaitement capables de lire des sous-titres en anglais (c’est mon cas), en font une question de principe. Personnellement, je trouverai toujours aussi inacceptable que des films produits au Canada, Antiviral par exemple, puissent être présentés dans des festivals québécois en version originale anglaise sans sous-titres français. Aux dernières nouvelles, il y avait toujours deux langues officielles en ce pays.
De l’autre il y a ceux, et je constate qu’ils se font de plus en plus nombreux, qui estiment que cet état de fait ne dérange en rien. Après tout, nous sommes à peu près tous bilingues, et l’anglais est la langue de la mondialisation. Que ça nous plaise ou non. Où est le problème ?
Alors, on abandonne ?
Note : un coup d’oeil à la programmation du FNC indique que des efforts semblent avoir été faits cette année pour les films sélectionnés en «présentation spéciale». Tous les films présentés en compétition officielle à Cannes sont en effet montrés à Montréal avec des sous-titres français. Seule exception : Post Tenebras Lux (Carlos Reygadas).
Ajout : J’ai beaucoup écrit sur ce sujet au fil des ans. Le problème est essentiellement de nature économique. Exemple : pour un film canadien tourné en anglais, un distributeur ne voudra pas investir les sommes requises pour un sous-titrage en français s’il n’a pas l’assurance de pouvoir rentabiliser sa copie sur le marché francophone. Aussi plate que ça. Pour ceux que le sujet intéresse, voici un lien vers une chronique écrite l’an dernier :
Quand on se compare, on se désole.
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el-noeliste
5 octobre 2012
07h46
Même les plus pervers des hentai à tentacules se trouvent en VOSTFR…
C’est si compliqué pour des films?
hdufort
5 octobre 2012
10h51
Les technologies évoluent et les festivals de cinéma pourront bientôt offrir aux spectateurs des lunettes de réalité augmentée, comme celles qui sont fabriquées par Google ou par Vuzix. Ces lunettes deviendront l’équivalent, pour le cinéma, des “guides audio” dans les musées. Chaque spectateur pourra afficher les sous-titres dans la langue de son choix (lorsque disponible!). Il y aura aussi moyen d’ajouter les commentaires du réalisateur, les noms des personnages en surimpression et d’autres informations (lorsqu’elles sont disponibles). Il y aura peut-être même moyen de “crowd-sourcer” les sous-titres, lorsqu’un film est disponible dans une langue moins internationle (par exemple, un film en hongrois).
L’ère des sous-titres ajoutés à la pellicule, ou nécessitant un grand afficheur sous l’écran (souvent à moitié caché par des touffes de cheveux) est peut-être révolue. La gestion des sous-titres “traditionnels” est lourde, coûteuse, et exige une certaine organisation, que ce soit de la part de l’équipe de production/post-production, des distributeurs ou des organisateurs du festival. Des gros sous.
Mais le problème des sous-titres a deux composantes, l’une liée à la technologie et l’autre, liée à la volonté (humaine et financière). Si la volonté est absente, alors toute la technologie du monde ne mènera pas à des sous-titres dans la langue de chez-nous.
senateur_dupont
5 octobre 2012
11h34
Abandonner? Jamais! Abandonner à propos de ce sujet c’est renier sa propre culture et renier l’accessibilité à celle-ci.
“Après tout, nous sommes à peu près tous bilingues, et l’anglais est la langue de la mondialisation.”
Malheureusment, nous ne sommes pas à peu près tous bilingues. Donc la prémisse de base de cette affirmation est fausse. Je suis bilingue, mais je vis avec une personne qui ne parle que le fançais. Il se trouve que cette personne aime bien voir autre chose que les gros blockbuster américains traduits.
S’il arrive que le film soit disponible en version sous-titrée sur le net. Je ne me gênerai pas pour le télécharger. Jusqu’à présent, c’est la seule solution (illégale soit!) que j’ai trouvée au manque se sous-titre en français.
En tant que francophone, je ne me sens vraiment pas respecté dans cette situation. Que ce soit pour les films en salle… ou pour les produits DVD mis en location ou en vente… Ils devraient tous comporter une option de sous-titres en français… quitte à reculer leur date d’entrée en marché. (Ils suffit de comparer les spécificités des DVD vendus en zone 2 versus ceux vendus en zone 1… rares sont ceux qui ne comportent pas au moins une version sous-titrée en français.)
jon8
5 octobre 2012
12h07
Le sous-titre, en général, n’est-il pas déjà à la base une source de distraction dont l’activité cinéphile pourrait se passer ?
pinguepongue
5 octobre 2012
12h34
Attention sur un détail: Nous ne sommes pas tous bilingues au Québec. À Montréal, probablement, mais peut-être pas en région.
J’ai récemment eu une discussion sur le sujet avec un ami lorsque je suis allée voir Mahler auf der couch au Cinéma du parc. Le film était en allemand sous-titrés anglais. Ça ne me dérangeait pas, mais mon ami en question n’était pas du tout content pour à peu près les mêmes raisons que dans l’extrait mentionné. Même si, initialement, sa frustration me faisait rire, après en avoir discuté, je trouvais qu’il avait raison et qu’il ne faut pas négliger les sous-titres en français, même si ils coutent (probablement) plus chers à faire.
Je crois, toutefois, que sur DVD, les films étrangers ont pour la plupart des sous-titres français et/ou anglais (mais pas toujours). Les exceptions, ironiquement, sont les films français, qui ont (la plupart du temps) que des sous-titres anglais.
goupil
5 octobre 2012
13h35
@jon8
Remplacez «sous-titre» par «doublage» dans votre commentaire de 12h07.
unholy_ghost
5 octobre 2012
17h17
Voilà une des raisons pourquoi les adultes ne vont plus au cinéma.
unholy_ghost
5 octobre 2012
17h19
Il y a aussi une question d’éducation. Les ados ne sont pas tous bilingues et ce sont eux qui seront les cinéphiles de demain.
J’ai pourtant l’impression que les ados sont beaucoup plus bilingues que nous ne l’étions à leur âge. Mais peut-être est-ce une fausse impression… M-A. L.
goupil
5 octobre 2012
18h20
@M-A.L.
Les ados francophones de la région montréalaise sont probablement + «bilingues» que la/les génération-s précédente-s.
Cela dit, quelles sont les raisons sociales, politiques et économiques qui sous-tendent cette tendance?
Les jeunes francophones parlent-ils «bilingue» comme Elvis Gratton? Ou comme Earl Tremblay de Yes Sir Madame! ?
Et les anglos-québécois sont-ils davantage bilingues, eux?
jon8
5 octobre 2012
18h41
@goupil
j’aime encore mieux un bon doublage (rare, je sais) que du sous-titré. Le medium cinéma devrait pouvoir s’affranchir de l’exercice de lecture.
Impossible d’être 100% concentré à lire tout en regardant les images, ce qui fait manquer les subtilités, pourtant si précieuses.
Bref, retour à la case départ: rien ne vaut un film dans sa version originale, dans une langue que l’on maîtrise en profondeur. Et si dans 20, 50 ou 100 ans, l’Anglais (ou le Bulgare) est le ”langage du cinéma”, alors so be it!
Une langue est un outil au service de l’homme, et non l’inverse.
shinywood
5 octobre 2012
18h52
Chapeau au Cinéma Cartier à Québec qui sous-titre lui-même plusieurs des films qui prennent l’affiche chez lui. Alors en attendant, merci à ceux qui trouvent des solutions.
goupil
5 octobre 2012
19h12
@jon8
Une image est à lire de toute façon. Alors il y a de la lecture partout.
S’affranchir de la lecture des mots?
Il y a plein de plans au cinéma qui comportent des signes alphabétiques aussi.
Je vais vous donne un exemple simple : le Tintin de Spielberg, vu en version française bluray.
J’ai trouvé assez dégueulasse merci, que toutes les inscriptions soient en anglais. Alors que la base de départ de Tintin est profondément franco-belge.
À l’heure ou le numérique aurait facilement pu adapter le visuel au contexte original.
Alors on est colonisé ou on ne l’est pas.
Et que fait-on, selon votre prémisse?
Faut-il se priver du cinéma iranien, coréen, japonais, etc?
Personne n’a le temps de maitriser toutes ces langues.
Particulièrement en plan rapproché, le doublage tue tous les films.
PS Je suis parfaitement bilingue franco-anglo.
unholy_ghost
5 octobre 2012
19h28
“Une langue est un outil au service de l’homme, et non l’inverse.”
Et ben non, lis le texte d’Heidegger sur la technique.
bimboom
6 octobre 2012
01h58
Je me souviens de cette chronique. N’est-ce pas là l’argent et le beurre d’un festival? On veut voir des primeurs! Si on préfère le s.t.f. on a juste à attendre un peu. Et un peu plus, on a le version doublée à la TV.
Les festivaliers ont raison de se plaindre lorsqu’on voit que ça se fait pourtant ailleurs comme vous le disiez dans votre chronique. C’est peut-être que là-bas il y a un seul festival de cinéma tandis qu’ici…
Pour qu’on en fasse un cas, c’est sûrement qu’il y a, à la base, trop de dialogues dans ces films sinon on en parlerait pas. C’est pas ça à quoi ça sert une image?
hdufort
6 octobre 2012
05h21
Quel est l’intérêt d’aller voir un film non anglophone (disons, hongrois, japonais ou espagnol) pour se taper des sous-titres en anglais? Bien franchement, ces films ne sont pas tournés en anglais et le sous-titre anglais est une approximation des dialogues d’origine, comme le seraient des sous-titres en français. Voilà la pertinence du sous-titre français dans un festival de films internationaux: il n’est pas plus “original” que le sous-titre anglais.
hdufort
6 octobre 2012
05h23
Bref (pour terminer mon message précédent), en tant que public francophone dans une province francophone, il est tout à fait pertinent de s’attendre à des sous-titres en français lorsque le film a une bande sonore dans une autre langue que le français ou l’anglais.
guyt54
6 octobre 2012
09h14
Bof, la bataille du français, on l’a pas mal perdu. Regardez comment votre collègue Cassivi a pris les devants pour défendre Ariane Moffatt qui a ouvert le festival de la francophonie avec une chanson en anglais. En gros, quelle ouverture sur le monde! Nous, on est pas des vieux boomers qui haïssent les anglais, de dire Cassivi.
Vous lui ferez part de mon plus grand mépris.
Perso, pour le principe. je boycotte tout film étranger qui n’est pas traduit ou sous-titré en français. Les films en langue anglaise, je les regarde en dvd en v.o. avec sous-titre en anglais pour rien manquer. Parlez-moi pas d’une traduction en argo parisien, je me sens encore plus méprisé.
goupil
6 octobre 2012
12h53
Le Québec en Amérique du Nord, c’est un peu le village d’Astérix.
Imaginons un album d’Astérix où les Gaulois diraient «OK, on va faire bilingue avec le latin pour accommoder les Romains»…
Le prochain album serait : «Les aventures d’Astérix le Romain».
C’est exactement ce que nous sommes en train de faire au Québec.
Beaucoup d’immigrants nous méprisent pour notre mollesse, que nous camouflons sous le concept douteux d’ouverture et de tolérance.
bimboom
7 octobre 2012
01h30
Juste un commentaire pour Marc-André “Sous-titres : combat perdu” et guyt54 “Bof, la bataille du français, on l’a pas mal perdu”.
On a perdu quoi au juste? Dans le cas de Marc-André, est-ce qu’on avait plus de s.t.f. dans les festivals avant? Ou dans LE festival il y a bien longtemps? Et pour guyt54 vous en faites une question de principe, comme Marc-André d’ailleurs!
Comme l’a écrit hdufort, il y a une réponse fort simple: la technologie. J’ai l’impression qu’on crée une distance entre le cinéma et le festival. shinywood écrit ” Chapeau au Cinéma Cartier à Québec qui sous-titre lui-même plusieurs des films qui prennent l’affiche chez lui”.
Avant d’adopter une attitude défaitiste, il faudrait peut-être demander aux cinémas des festivals pourquoi ils ne font pas comme à Québec. C’est pas si loin ça!
En terminant, l’anglais comme menace, vraiment! C’est vrai que je ne fais pas des affaires. Mais on s’en attend tellement! La réelle menace nous surprend toujours où on ne s’y attend pas…
Je serais surpris de voir combien sont tannés du doublage “Made in France”. Mais ça c’est une autre question.
À titre de référence, je viens d’ajouter à la fin de cette entrée de blogue un lien qui vous mènera vers une chronique plus détaillée, écrite l’an dernier. M-A.L.
guyt54
7 octobre 2012
08h25
@binboom
Défaitiste? Je dirais plutôt réaliste.
Je cite textuellement M. Cassivi:
“L’anglais n’est plus, pour la plupart des Québécois de moins de 40 ans, la langue de «l’ennemi». C’est une langue internationale commune, que l’on a intérêt à maîtriser si l’on veut s’ouvrir au monde. ”
Référence:
http://www.lapresse.ca/debats/chroniques/marc-cassivi/201206/16/01-4535656-la-langue-dariane.php
Son opinion rejoint celle de mes étudiants (j’enseigne dans un programme technique niveau cégep). Mes étudiants vont quand même un peu plus loin: la langue française n’est pas quelque chose d’utile, ça serait plus simple si tout le monde parlait anglais.
S’offusquer parce qu’un film est présenté exclusivement en anglais? Bin voyons, les vieux “zélotes monomaniaques de l’indépendance”, ouvrez-vous sur le monde un peu!
jon8
7 octobre 2012
12h09
”Et que fait-on, selon votre prémisse?
Faut-il se priver du cinéma iranien, coréen, japonais, etc?
Personne n’a le temps de maitriser toutes ces langues.”
Et voilà.
D’où l’absurdité, à long terme, ”big picture”, d’une situation de bilinguisme.
99,99% des gens d’une société ne pourront, dans leur vie, maîtriser plus d’une langue. Et ”maîtriser” est un grand mot…
Or, la communication, pour l’espèce hyper-sociale qu’est l’Homo Sapiens, c’est la colonne vertébrale de sa vie.
À partir du moment où l’on sait que *véritablement* maîtriser une langue est long et difficile, il devient évident qu’il vaut mieux en choisir une seule. Du moins, pour exprimer les choses les plus subtiles et complexes qui traversent notre esprit. Chose de plus en plus fréquente en ce 21e siècle.
L’exercice de communiquer à haut niveau, déjà truffé de difficultés sur plusieurs plans, n’a pas besoin, en plus, d’un puéril combat de langue. Combat propulsé de toute manière par du patriotisme de bas étage et autres attachements émotionnels pseudo-identitaires plus liés à l’ego qu’à toute forme de logique…
Bottomline: l’artiste, l’intellectuel ou le scientifique qui décide de faire passer le contenu avant le contenant, choisira l’outil de communication (langue) selon ses besoins de diffusion et d’échange. Point à la ligne.
Si vous décidez d’écrire un livre ou de faire un film en Alyawarra, vous devez être conscient des limites que ça implique.
Le français, bien que moins extrême, suit la même logique. D’ailleurs, toutes les langues de la planète suivent la même logique. Il devient donc complètement absurde d’entrer dans un pattern de victimisation. Une langue EST en compétition avec les autres langues comme outil de communication et rien n’y changera jamais. À l’échelle de l’homme c’est peut-être difficile à saisir, mais sur 100 générations tout devient un peu plus clair.
J’adore la langue française, qui est ma langue maternelle. Mais je suis conscient que cette adoration est égocentrique et jamais je ne l’imposerait à mes enfants.
Si mes arrières arrières petits-enfants choisissent, dans un futur pas si lointain, de complètement ignorer la langue française au profit d’une autre, je ne me retournerai pas dans ma tombe. J’ai confiance qu’ils choisiront ce qui est le mieux pour eux et pour leur évolution. Et, surtout, je m’attend à ce que la société et le gouvernement en place respecte ce type de choix.
lecteur_curieux
7 octobre 2012
13h41
Un film présenté au Québec, en principe, devrait être soit doublé ou encore avec des sous-titres en français.
Mais dans un festival qui veut des primeurs ? Cela semble difficile de se réaliser et à temps, à moins de voir les films plus tard après qu’ils soient passés par Cannes ou encore beaucoup plus tard.
Pour un film en anglais ? Je préfère aucun sous-titre personnellement car ils vont venir me distraire. Si c’est du polonais ou bien du suédois des sous-titres en français sont les bienvenus. Je peux bien aussi lire ceux en anglais.
Alors on fait quoi ? On attend que le film passe sur Télé-Québec ?
lecteur_curieux
7 octobre 2012
14h25
À Venise…
http://www.labiennale.org/it/cinema/mostra-69/film/sel-uff/orizzonti/wadjda.html
”v.o. arabo – s/t inglese, italiano”
Alors c’est une question d’économie, de prestige ou de culture ?
Qui paye et qui fait quoi ? Dans quelles conditions serait-il possible ici d’avoir des oeuvres sous-titrées ? On semble dire avec plus de financement des festivals et public ? Si c’est le festival qui doit s’occuper du sous-titrage ou bien d’équiper les salles cela prend de l’argent.
Mais en dans les pays européens, le sous-titrage est-il encore plus répandu ? C’est-à-dire pas seulement pour les Festivals ?
bimboom
8 octobre 2012
00h18
Merci pour vos liens Marc-André et guyt54.
Marc-André, j’ai relu avec intérêt votre article.
http://www.lapresse.ca/debats/chroniques/marc-cassivi/201207/17/01-4546136-quand-on-se-compare-on-se-desole.php
Et guyt54, l’article de Marc Cassivi paru en juin 2012.
http://www.lapresse.ca/debats/chroniques/marc-cassivi/201206/16/01-4535656-la-langue-dariane.php
Ce que je comprends, Marc-André, c’est que ça ne vaut pas le peine pour une salle de cinéma de s’équiper pour des sous-titres français à l’année si ça sert seulement pour quelques jours pour un festival.
Et, guyt54, j’ai l’impression qu’au-delà de la langue, les Québécois de moins de 40 ans ont plus envie de parler “affaires”. Et, personnellement, c’est ce qui me dérange le plus.
J’ai plus de quarante ans, je ne suis pas bilingue et je ne suis pas dans le monde des affaires. C’est un choc de générations qu’il est bon de souligner.
Juste pour ne pas banaliser la chose et rappeler que nous existons.
perfide
8 octobre 2012
09h30
Pour rester concret, il faut savoir que les personnes âgées de moins de 30 ans, ne savent pas lire.
hdufort
9 octobre 2012
20h48
@bimboom,
Ce n’est pas parce que vous ne comprenez pas les “jeunes” qu’ils ont nécessairement des tares culturelles.
bimboom
10 octobre 2012
01h11
@hdufort: j’exprimais une impression bien personnelle. Je ne pense pas qu’ils ont un manque au niveau de la culture.
Et il est là le hic. J’avoue que je ne comprends pas le fait de banaliser le français. Au risque de passer pour un “vieux”!