Marc-André Lussier

Archive, juillet 2012

Lundi 30 juillet 2012 | Mise en ligne à 7h48 | Commenter Aucun commentaire

Le grand Chris Marker est mort… *(Ajout)

Marker - 2

Triste nouvelle ce matin. Le grand Chris Marker n’est plus. Ayant notamment collaboré avec Alain Resnais au tout début de sa carrière, le vénéré cinéaste fut révélé au monde il y a 50 ans grâce à un court métrage de science-fiction La jetée. Cette oeuvre majeure – et très influente – marquera les esprits.

Je reproduis ici les notes biographiques du cinéaste, telles que mises en ligne par le site français Allocine.fr :

Artiste éclectique, Chris Marker est à la fois cinéaste, photographe, caméraman, technicien, poète, journaliste, artiste multimédia, créateur, et baroudeur. Après avoir suivi les cours de Philosophie de Jean-Paul Sartre, il rejoint la Résistance comme parachutiste pendant la Seconde guerre mondiale. Employé ensuite par l’Unesco, il parcourt le monde et rend compte de ses observations dans ses films et les revues auxquelles il collabore. Après un documentaire “subjectif” en 1952 sur les Olympiades, Olympia 52, il co-réalise un court métrage en forme d’essai avec Alain Resnais, Les Statues meurent aussi, dénonciation acerbe du colonialisme.

Marker impose rapidement sa marque et devient l’un des grands rénovateurs en France du court métrage et du documentaire. En parcourant les pays socialistes, il filme de nombreuses images qui deviennent documentaires sur Pékin, la Sibérie ou Cuba, et se fait ainsi le témoin des changements majeurs du globe, tout en insérant sa propre vision dans ces boulversements. Sa renommée internationale est lancée avec un court métrage de science-fiction, en 1962, La Jetée, montage déconcertant d’images fixes qui illustrent un commentaire en voix off. Terry Gilliam s’en inspirera fortement pour L’Armée des 12 singes.

Cinéaste engagé, Marker a promené sa caméra de l’Asie aux usines Lip, prenant parti et refusant les concessions, à travers un grand nombre de films. En 1977, Le fond de l’air est rouge fait figure de synthèse, où il tente pendant près de quatre heures d’analyser et de comprendre le tournant qu’a pris le XXe siècle dans les années 60. En 1982, Sans Soleil ouvre la voie de ” l’essai cinématographique ” : c’est à la fois un essai, un montage, un documentaire, une fiction, avec un soupçon de commentaires philosophiques. Il y développe un certain intérêt pour les techniques numériques, qui le mène à réaliser en 1996, Level Five, une réflexion autour de la bataille d’Okinawa.

Marker a également réalisé des portraits de cinéastes, comme Une Journée d’Andrei Arsenevitch sur Andrei Tarkovski, ainsi que A.K., sur Akira Kurosawa, tourné sur le plateau de Ran. La plupart de ses films peuvent être vus autant comme des autoportraits que des interrogations personnelles, où il exprime sa sympathie pour toute forme de révolution culturelle. Alain Resnais dit de lui qu’il préfigure l’homme du XXIe siècle.

Liens utiles :

La page Wikipédia.

La seconde vie de Chris Marker (interview Les Inrocks).

Chris Marker est mort (Libération).

Chris Marker par Agnès Varda (vidéo Télérama).

* Ajout : Chris Marker, explorateur du siècle (Jean-Michel Frodon).


Lien YouTube.

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Samedi 28 juillet 2012 | Mise en ligne à 9h31 | Commenter Commentaires (6)

La nouvelle Bond Girl…

Bond 2

(Photo : Jorge Silva)

Vous avez probablement déjà vu cette séquence hier. Mais regardons-la de nouveau. Pour le plaisir…

La cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Londres ne pouvait être comparable à celle des Jeux de Pékin il y a quatre ans (mise en scène par Zhang Yimou), mais Danny Boyle s’en est néanmoins tiré avec les honneurs. Grâce à des tableaux ingénieux, un soupçon d’irrévérence, des touches d”humour tout britannique, sans oublier le catalogue musical le plus riche de la planète, le réalisateur de Slumdog Millionaire a gagné son pari. Bravo.

Cliquez ici pour voir l’extrait (via Dailymotion).

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Jeudi 26 juillet 2012 | Mise en ligne à 8h28 | Commenter Un commentaire

69e Mostra de Venise : un festival de pointures

Venise 12 - Affiche

Commençons d’abord par la nouvelle la plus décevante. Aucun film québécois n’a été retenu par les sélectionneurs de la 69e Mostra de Venise. Ni dans la sélection officielle, ni dans les sections parallèles. On fondait pourtant de bons espoirs sur Inch’Allah, nouvelle offrande d’Anaïs Barbeau-Lavalette, produite par la société micro_scope (Incendies, Monsieur Lazhar). Selon toute vraisemblance, Inch’Allah, dont la sortie au Québec est prévue le 28 septembre, sera lancé au TIFF (du moins, on présume – la sélection canadienne n’a pas encore été annoncée !) sans avoir été préalablement montré dans un autre festival international. On remarque en outre aussi l’absence de ce titre dans le programme du Festival de Locarno.

Visiblement, le nouveau président de la Mostra, Alberto Barbera, a voulu se démarquer dès les départ en orchestrant une programmation canon, constituée d’oeuvres signées par de grands noms. Terrence Malick, Olivier Assayas, Takeshi Kitano, Kim Ki-duk, Marco Bellochio, Brian de Palma, Xavier Giannoli, Harmony Korine, Brillante Mendoza, et Ulrich Seidl concourent notamment pour le Lion d’or. Et Robert Redford, Suzanne Bier, Jonathan Demme, Pascal Bonitzer, Amos Gitai, Spike Lee, et Manoel de Olivera proposent de leur côté leur nouvel opus hors-compétition.

Nous serions en avril qu’on aurait carrément l’impression d’apprendre aujourd’hui le contenu de la programmation du Festival de Cannes…

La 69e Mostra de Venise sera lancée le 29 août avec The Reluctant Fundamentalist de Mira Nair. L’homme qui rit, de Jean-Piere Améris, clôturera l’événement le 8 septembre. Notons que Marc-André Grondin est la vedette de cette adaptation du roman de Victor Hugo.

La liste des films (telle que publiée par L’Express)

Compétition :

LA CINQUIEME SAISON de Rosens Woodworth
UN GIORNO SPECIALE de Cristina Comencini
SPRING BREAKERS d’Harmony Korine
FILL THE VOID de Rama Burshtein
PARADISE: FAITH d’Ulrich Seidl
LINHAS DE WELLINGTON de Valeria Sarmiento
OUTRAGE: BEYOND de Takeshi Kitano
TO THE WONDER de Terrence Malick
APRES MAI d’Olivier Assayas
SUPERSTAR de Xavier Giannoli
LA BELLE ENDORMIE de Marco Bellochio
AT ANY PRICE de Ramin Bahrani
PASSION de Brian de Palma
PIETA de Kim Ki-duk
THY WOMB de Brillante Mendoza
BETRAYAL de Kirill Serebrennikov
E STATO IL FIGLIO de Daniele Ciprì

Hors-compétition :

THE COMPANY YOU KEEP de Robert Redford
L’HOMME QUI RIT de Jean-Pierre Améris
LOVE IS ALL YOU NEED de Suzanne Bier
CHERCHEZ HORTENSE de Pascal Bonitzer
SUR UN FIL… de Simon Brook
ENZO AVAILABLE MUSIC LIFE de Jonathan Demme
TAI SHI O de Stephen Fung
LULLABY TO MY FATHER d’Amos Gitai
SHOKUZAI de Kiyoshi Kurosawa
BAD 25 de Spike Lee
THE RELUCTANT FUNDAMENTALIST de Mira Nair
GEBO ET L’OMBRE de Manoel de Oliveira
SHARK de Kimble Rendall
DISCONNECT d’Henry Alex Rubin
THE ICEMAN d’Ariel Vromen

Sélection officielle : compétition officielle.

Sélection officielle : hors compétition.

Sélection officielle : Orizzonti (nouvelles tendances).

Venice Days (section parallèle)

Semaine internationale de la critique (section parallèle)

Homme qui rit - 5

L’homme qui rit, film de clôture

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