Marc-André Lussier

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    Lundi 27 février 2012 | Mise en ligne à 9h32 | Commenter Commentaires (17)

    Retour sur les Oscars…

    Streep - 1

    29 ans après Sophie’s Choice

    Il n’y a pratiquement plus de suspense dans les soirées des Oscars. Tellement d’indices jalonnent le parcours menant à la plus grande soirée du cinéma hollywoodien qu’il devient maintenant facile de prévoir l’issue du vote dans ses grandes lignes. The Artist dans les catégories de pointe; Hugo dans les catégories techniques. Les autres se partagent les quelques statuettes qui restent. The Descendants et Midnight in Paris se sont inscrits seulement une fois chacun au tableau d’honneur, mais ils se sont néanmoins distingués dans les catégories du scénario (adaptation pour Alexander Payne; original pour Woody Allen). Ce n’est pas rien.

    Les surprises, quand elles surviennent, arrivent généralement du côté des catégories d’interprétation. Les acteurs étant les plus nombreux au sein de l’Académie, il arrive très souvent que les lauréats répètent aux Oscars le même discours qu’ils ont livré aux SAG Awards (Screen Actors Guild Awards). Quand il y a décalage, il faut habituellement regarder dans les catégories de soutien. Or, le décalage est survenu hier dans la catégorie de la meilleure actrice. Viola Davis (The Help), lauréate du SAG Award, était établie favorite. Cela dit, on sentait bien depuis quelques semaines le vent tourner légèrement à la faveur de Meryl Streep.

    Nommée 17 fois, l’actrice est tellement dans une classe à part que nous avions tous l’impression qu’elle croulait sous les statuettes. Or, Meryl Streep n’en comptait que deux dans sa collection avant hier soir. Le premier, qui consacrait son rôle de soutien dans Kramer vs. Kramer, lui a été remis en 1980. Le deuxième, obtenu grâce à son inoubliable performance dans Sophie’s Choice, lui a été attribué en 1983. Rien depuis. Sa performance dans The Iron Lady, dans lequel elle incarne Margaret Thatcher, transcende le film de très loin. L’on ne pouvait qu’être ravis de ce nouveau sacre.

    Un mot sur l’incroyable parcours de Monsieur Lazhar. Nous étions un peu déchirés entre le coeur et la raison. Le coeur était d’autant plus emballé que plusieurs médias américains de référence laissaient entendre que si jamais il y avait une surprise à venir dans la catégorie du meilleur film en langue étrangère, c’est Monsieur Lazhar qui déjouerait les pronostics. Or, Une séparation était un choix tout à fait logique. Le film d’Asghar Farhadi est sublime. Bravo à lui. Et bravo mille fois à Philippe Falardeau.

    Pour ce qui est le cérémonie elle-même, j’avoue pouvoir difficilement me prononcer. Je rédige des textes pendant les moments d’animation et les numéros de variétés. Billy Crystal me semble avoir fait une animation «à l’ancienne» efficace. Parfaitement en phase avec le ton nostalgique de la soirée. Je vous invite à lire le compte-rendu de mon comparse Cassivi.


    Les Oscars en mode nostalgie (la chronique de Marc Cassivi).

    Hommage à une grande époque (ma chronique).

    The Artist entre dans la légende (compte-rendu).

    Sacha Baron Cohen (The Dictator) répand les cendres de Kim Jong-Il sur Ryan Seacrest.

    Compte Twitter : @MALussier


    • Pour revenir sur ces Oscars spécial Botox, je ne commenterai pas encore le fait que c’est rarement le meilleur film qui l’emporte. Je vais plutôt aller vers la catérgorie du meilleur scénario original qui, heureusement, sauve souvent mon interêt pour ces trophés. Il y a beaucoup moins d’erreurs dans cette catérgorie que dans les 2 catégories principales (meilleur film et meilleur réalisation). Encore une fois, cette catégorie a sauvé la mise en reconnaissant le travail de Woody!

      Pour le reste, je vais seulement dire ceci. Admettons pour le plaisirs que l’Artiste était le meilleur film (mettons), personne ne pourra me faire croire que la réalisation de Malick, ou même celle de Scorcese, n’était pas supérieure à celle d’Hazanavicious! Au niveau de la réalisation, Malick a réalisé un chef-d’oeuvre alors que l’autre a fait un petit film bien sympa!

    • La porte est maintenant ouverte pour un autre OSS 117! Avec plus d’action, plus de course, plus d’explosions!

      J’ai hâte!!! :^)))

      Sans blagues, Jean Dujardin est un acteur de très haut calibre et il n’a rien volé. Il a un talent brut. Et en plus, il semble totalement sympathique, ce monsieur, ce qui est une valeur ajoutée…

    • En parlant de Botox, qu’est-ce qui se passe avec les joues de Tom Cruise? C’est du gras ou du Botox?

    • Mes deux films préférés: Brides Maids, The Descendants. Dommage pour Clooney. Quant à The Iron Lady, le contenu était faible. Je n’ai pas vu les autres films. Allen me tape sur les nerfs. The Artist, un pastiche du cinéma Hollywoodien, je préfère les vrais films de cette époque. Quant qu’au film de Falardeau, en tant qu’ancienne enseignante décrocheuse qui a déjà eu des pensées suicidaires, c’ est l’histoire de l’enseignante qui s’est suicidée que j’aimerais voir au cinéma. Mais comme il n’y a pas beaucoup de femmes cinéastes et qu’on sait que le féminisme a tout réglé, que les hommes font pitié, que les immigrants diplômés sont meilleurs que les Québécois (es) diplômé (es), je leur laisse ma place parce que j’ai le sentiment que je ne vaux rien, que les diplômes universitaires ne valent rien au Québec. Je trouve qu’il n’y a pas beaucoup de respect pour les professeurs, pas beaucoup de respect pour les femmes non plus dans la société québécoise.

    • Dans les quotidiens français c’est l’euphorie, la totale comme ils disent là-bas. Imaginez, un film étranger sacré premier meilleur film pour la cuvée de 2012. Après Marion Cottillard, voici Jean Dujardin béatifié à son tour comme premier acteur français à recevoir un tel honneur! Et Hazanavicius que je ne connaissais pas du tout! Même le p’tit chien-chien a eu son nonosse lui itou.

      La soirée des Oscars en tant que telle est d’un ennui lancinant et pénible. Sans suspense, sans âme et sans émotions, seul le Botox doit prédominer selon le mot de teamstef. Ou bien c’est l’âge ou bien c’est le déja vu, mais depuis quelques années je n’allume plus pantoute. Deux jours avant c’était la cérémonie des Césars! Et en mai prochain, retour à Cannes! Se pourrait-il qu’on parle trop de ce genre d’évènements? Tout le temps, partout partout partout! Oui c’est ça, on en parle beaucoup parce que c’est trop payant que d’en parler.

    • Moi qui écoute religieusement les oscars depuis ma naissance (41 ans)… Je me suis couché à 10h45 pus capable des interminables pubs de L’Oréal par ci L’Oréal par là. Ça sentait les vieux oscars des années 1980. Une chance qu’il y avait le Crique du Soleil. Sinon pas besoin de valium pour dormir juste à écouter cette endormante cérémomie.

    • Une soirée des Oscars sans surprise où ils ont oublié une catégorie importante celle du meilleur “facelift” de la soirée. C’est tout simplement ridicule.À commencer par l’animateur, Billy Crystal qui avait l’air plus jeune que sur les extraits montrés de son film Harry met Sally. Les bons côtés de la soirée sont le numéro du cirque du soleil, le diatribe de Chris Rock sur l’ajout de voix sur des films d’animation et le discours sobre et élégant de Christopher Plummer pour sa victoire dans la catégorie du meilleur second rôle. À l’opposé, les petites mise en scènes des présentateurs Robert Downey, Emma Stone, Will Farrel et les mesdames du film Bridesmaid entre autres étaient pénibles à regarder. C’est petit sketchs sont une tendance qui sont à la hausse parmi les présentateurs et c’est une des raisons pourquoi la cérémonie des Oscars ne finit plus de finir. Aussi, l’animateur Billy Crystal et ses blagues de mononcle ont rarement atteint leurs cibles. Nous sommes loin de la classe de feu Johnny Carson qui demeure à mon avis le meilleur animateur qui a animé les Oscars.

    • Quant qu’au. Pas encore habile avec le clavier du IPhone.

    • @ pied gauche

      À propos de Tom Cruise: je crois qu’il c’était mis des boules de cotons dans les joues. Un peu comme Marlon Brando dans le film le Parrain.

    • Pourquoi le Botox? Parce que les gens perdent leur pouvoir de séduction et les privilèges qui vont avec. La société n’aime pas les vieux.

    • Je suis très heureuse pour The Artist; je dois avouer que quand j’ai sorti de la salle après son visionnement (bien avant les nominations), c’était déjà joué d’avance; Ils allaient gagner les plus grands honneurs avec ce film, et Jean Dujardin une belle satuette amplement mérité. Faut pas oublier que c’est une académie très peu représentative de la population qui vote…

      Très contente aussi pour Hugo, un coup de coeur cette année (d’ailleurs je cours l’acheter demaine). Par contre, le prix pour la cinématographie aurait vraiment du aller à Tree of Life, un des films les plus magnifique qu’il m’a été donné de voir. Même si le maquillage de The Iron Lady semblait bien et que les effets de Hugo sont bien, ils auraient pu au moins donner 1-2 prix à Harry Potter, ne serait-ce que pour couronner une série fort réussie.

      Et les oubliés, comme Michael Fassbender dans son rôle pour Shame méritait une nomination (et même Carey Mulligan en soutien), Melancholia absent, Take Shelter, Drive… Vraiment on aurait pu larguer Extremely Loud and Incredibly Close, et un peu aussi War Horse. On changera pas les goûts d’une académie de petits vieux hommes blancs!

    • @scotch

      “Je trouve qu’il n’y a pas beaucoup de respect pour les professeurs, pas beaucoup de respect pour les femmes non plus dans la société québécoise.”

      “La société n’aime pas les vieux.”

      Angry white female?

    • J´adore Billy Cristal

    • @pied_gauche
      Il semble que la Chiantologie ne fait pas que gonfler l’égo.

    • @turkinski

      Exact. Personne n’aime être insulté.

    • @turkinski
      Surtout quand on paye pour se faire insulter c très frustrant. Ça ressemble à du masochisme.

    • @ elisef

      « Et les oubliés, comme Michael Fassbender dans son rôle pour Shame méritait une nomination (et même Carey Mulligan en soutien), Melancholia absent, Take Shelter, Drive… Vraiment on aurait pu larguer Extremely Loud and Incredibly Close, et un peu aussi War Horse. On changera pas les goûts d’une académie de petits vieux hommes blancs! »

      Et comment… une honte que Shame ait été aussi ignoré. Ah l’Académie puritaine jusqu’au bout!

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